Avec Antoine DROUX, 

journaliste, RTS le 1ère

Antoine DROUX ,

journaliste . RTS la 1ère

 

les finances publiques au secours du  secteur privé !

Partout dans le monde, de nombreux appels au secours sont  lancés depuis quelques jours par des entreprises de presse privées, particulièrement par des radios. Elles se retrouvent en situation financière dramatique.

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L'arrêt brutal de la consommation des ménages dès le début du confinement a provoqué une chute sans précédent des recettes publicitaires. 

e-crossmédia.com en parlait dès dimanche dernier. 

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C’est en Suisse que les pouvoirs publics ont été les plus rapides à réagir. Le Parlement fédéral a décidé d’allouer immédiatement aux médias plusieurs dizaines de millions en subventions directes. Les 11 radios et les 4 tv régionales romandes, donc francophones, vont en bénéficier.

Thierry MATHIEU.

  • C’est attendu par beaucoup de radios en France… Pourquoi ca va aussi vite chez vous ?

C’est logique et compréhensible si on considère notre organisation. En Suisse le service public, la RTS en Suisse Romande, ne prend que peu en charge l’action régionale et locale qui est dévolue au secteur privé.

C’est comme si chez vous en France c'était Alouette Fm  ou Alpes 1 par exemple qui en seraient chargées ...Ou si les 44 France Bleu ne dépendaient pas de Radio France, mais étaient indépendantes. Elles ne vivraient que de leurs recettes publicitaires et parfois quand même d’une aide de l’Etat, selon la santé économique de leur zone de diffusion… C’est à l’image du découpage fin du pays.

Leur mission locale au niveau cantonal et communal est pourtant essentielle. Elles sont privées  mais elles assument de fait au quotidien une mission de service public. En particulier bien sur du point de vue de l’information.

  • La démocratie en Suisse, c’est bien connu, est particulièrement vivace…

L’avis des citoyens est très fréquemment sollicité, on vote sans arrêt, et le même jour pour plusieurs questions. Au sujet de questions globales qui regardent toute la Confédération, mais aussi sur des thèmes qui relèvent de la proximité.

Au plan fédéral, vous diriez «national» en France, nous sommes appelés à nous prononcer généralement quatre fois par an, sur des initiatives populaires, des référendums facultatifs ou des référendums obligatoires. Ce sont des sujets qui sont traités évidement par la RTS.

Mais il y a aussi et surtout tous les autres votes, au plan cantonal voire communal qui sont tout aussi débattus. Ca c’est le domaine des radios de proximité. Elles sont privées mais leur mission d’information est donc tout aussi essentielle.

  • D’où la nécessité d’assurer leur survie, en dépit des lourdes menaces qui pèsent sur elles du fait de la chute de leurs ressources publicitaires en ces temps de COVID-19 ?

En effet… Les autorités ont intérêt a avoir des médias forts pour traiter ces sujets. Il faut sauvegarder, nourrir, ce maillage fort et précieux. Cela dit les aides seront allouées en fonction de la réalité économique de chaque radio ou télé. Certaines s’appuient sur des groupes de presse forts qui n’ont pas besoin forcément de fortes aides publiques.

D’autres en revanche en ont  besoin réellement, en particulier celles de l’arc Lémanique de Genève à Lausanne, en face d’Evian. Ca sera du cas par cas… Globalement, les radios privées de la Suisse Romande qui couvrent un tiers de la population suisse seront donc servies en fonction de leur situation propre, via une clé de répartition qui vaudra pour tout le pays. 

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