Avec Charles LUYLIER, journaliste. Radio FREEDOM à la Réunion.

Charles LUYLIER , journaliste.

Radio FREEDOM, à la Réunion.

A été crée suite à  la libération de la bande FM en 1981. Elle leader sur le marché en termes d’audience. Son ADN c’est l’interactivité

  • Radio FREEDOM est mondialement reconnue comme championne de l’interactivité, cette période de confinement doit encore plus faire exploser le nombre de vos appels au standard ?

Les émissions de libre antenne font en effet le plein comme jamais. D’habitude, on parle aussi bien du rougail saucisse que des embouteillages mais depuis un mois 99 %  des auditeurs s’expriment ou posent des questions à propos du coronavirus. Même l’emblématique «Chaleur Tropicale» entre 20 heures et minuit est totalement changée.

D’ordinaire les gens appelaient la radio pour entrer en contact avec d’autres auditeurs, souvent à la recherche de rencontres coquines. Ils se donnaient rendez-vous dans la foulée quelque part sur l’ile.

Chaque soir un bon millier d’appels, et ça a doublé depuis le confinement. Mais ce qu’il se dit n’a plus rien à voir puisque les gens ne peuvent pas sortir de chez eux !  Alors ça tourne au débat, les gens qui souffrent de solitude ne peuvent plus que se contacter par téléphone, mais ca reste très important.

  • Certains des 30 salariés sont confinés chez eux ?

Notre programme repose depuis toujours sur l’interactivité, il faut donc maintenir à la station un standard hyper performant, et en réelle proximité avec l’animateur. Techniquement c’est indispensable.

En revanche les journalistes travaillent de chez eux. Moi-même, je présente les journaux du matin à la demi de chaque heure, en alternance avec les rendez-vous d’Europe 1 depuis mon salon. En plus des reportages, comme sur toutes les radios, FREEDOM utilise énormément ce qui se dit à l’antenne pour illustrer l’actualité. J’ai donc un smartphone très perfectionné, une tablette et 3 ordinateurs dont un est consacré à cela : il enregistre en permanence le flux, et je monte des extraits de cette «pige» ce qui enrichit notre offre et la singularise (en plus des papiers et interviews traditionnels).

La petite sœur FREEDOM 2, qui propose un programme musical, est produite en «voice-track» : les animateurs travaillent donc aussi sans difficulté de la maison pour enregistrer leurs interventions. Ils les envoient à la station, et c’est diffusé.

Certaines émissions de FREEDOM sont retransmises en simultané via Facebook Live, et il y a un bond énorme : nous n’avons jamais eu autant de viewers que depuis le début du confinement

  • Quelles incidences cette période aura-t-elle par la suite dans le fond comme dans la forme ?

L’auditeur est en train de comprendre que la radio n’est plus seulement de la radio, puisqu’il y a ces temps-ci un usage du numérique et des réseaux sociaux comme il n’y en a peut-être jamais eu.

Et puis l’usage du bon vieil autoradio a été globalement mis sur pause. L’image associée à la FM sera dorénavant encore plus incontournable

Pour nous, professionnel(le)s, il en restera des acquis (par exemple, pendant les cyclones qui s’abattent régulièrement sur l’ile). Il s’est trouvé des matins ou je n’étais plus en mesure d’aller à la station pour présenter les journaux … On démontre en ce moment qu’on pourra dans l’avenir assurer depuis la maison. Le confinement nous a fait progresser très vite là-dessus. C’est très formateur car cela nous conduit à remettre en question nos usages … Ce qu’on vit en ce moment est sans doute très salutaire.  

Radio Freedom crée depuis la libération de la bande FM en 1981 est leader sur le marché en termes d’audience. Son ADN c’est l’interactivité

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