Avec  Elodie SUIGO, France INFO.

Ici, à France Info nous travaillons pour le service public, je suis donc en mission de crise sanitaire.

Je viens quasiment tous les jours à Radio France pour réaliser mes interviews avec des personnalités qui interviennent au bout du fil  …

C’est très spécial car en dehors du personnel de sécurité qui assure notre protection et qui prend chaque jour notre température à l’aide d’un thermomètre laser à l’entrée de la maison Ronde, je ne croise quasiment personne dans le hall.

Les hôtesses d’accueil manquent, le comptoir est posé là sans vie et l’espace y est désert, les couloirs sont silencieux, mon bureau est totalement vide et pourtant je nettoie mon poste de

En résumé, nous sommes très peu nombreux dans les locaux ce qui créé un climat indescriptible à la rédaction.

Mais attention, contrairement aux apparences si vous tournez le bouton et que  vous vous mettez sur France info vous avez, certes des tranches qui se sont allongées et qui sont modifiées mais vous allez entendre de nombreuses voix car beaucoup de journalistes travaillent de chez eux et c’est la force du dispositif mis en place par la Direction générale de la maison ronde mais aussi par la direction de France info. Leurs buts étant de protéger le maximum de salariés en appliquant un confinement à distance.

Mais ce qu’il faut retenir de tout cela c’est que nous avons considérablement modifié nos façons de travailler, d’appréhender l’autre quel qu’il soit, notre collègue, notre invité … Imaginer d’autres formats à tel point qu’il en existe moins qu’avant.

Les espaces sont « déformés »… place aux respirations, aux prises de paroles plus longues, aux sourires… aux échanges avec les auditeurs qui prennent la parole.

 

En ce qui concerne mon travail, je contacte chaque jour des personnalités qui font partie de notre photo de famille, celles et ceux qui nous accompagnent de loin mais depuis des années à travers leurs films, leurs musiques, leurs exploits … J’ai besoin d’un très bon son et à distance, des deux côtés c’est compliqué de maintenir cela malgré la qualité des équipements fournis.

Au micro : Bernard Pivot, Louis Chedid, Claire Keim, Maxime le Forestier, Charlélie Couture nous accordent quelques minutes dans un espace-temps qui n’est plus le même depuis le début du confinement et l’arrivée de ce virus, de cet ennemi invisible avec lequel nous ne pouvons négocier. Charlélie Couture:

Et puis n’oublions pas que notre mission est de continuer à informer pour délivrer la bonne information mais aussi pour lutter contre la désinformation et les fake news qui polluent les réseaux sociaux.

La consommation d’information a déjà changé depuis bien longtemps avec l’arrivée d’internet.

Nous les journalistes, nous œuvrons chaque jour pour vérifier, « trianguler »… C’est de notre responsabilité et de notre devoir que d’enquêter et de rectifier ce qui doit l’être.

Un exemple avec cet internaute qui prétendait dans une vidéo devenue virale que le virus avait été fabriqué par l’institut Pasteur, alors que le document qu’il tenait dans les mains démontrait l’inverse.

 

En réalité, le Covid-19 permet aussi aux gens de se rendre compte qu’il faut avoir les bons réflexes, qu’il faut se doter d’outils pour trier le vrai du faux.

D’où l’importance des médias dit de « référence » comme France Info.

Le monde d’Elodie sur franceinfo :

du lundi au vendredi à 5 h 56,  9 h 53, 11 h 53, 15 h 51, 21 h 56, 23 h 51

39856426-icône-flèche-de-retour-signe.gi
COMMENT.jpg
BOUTON-copie-ORANGE.gif
QUI.jpg
POURQUOI.jpg
BON-CONTACT.jpg