A nouveau quelques manifs sur les ronds points en vue ce samedi. Devant les appels qui pullulent sur les RS, les médias tradis voient jaune, et enfilent leurs gilets de sauvetage !

 

Et si le 17 octobre n’était pas qu’un hashtag ?

Ce samedi, les Gilets jaunes ont tenté un retour sur le terrain,

À Paris, un cortège parti de Jussieu a rejoint l’Hôtel de Ville :

mobilisation structurée, revendications classiques, avec surtout les services publics.

Dans le Var, à Bandol,

rassemblement plus convivial autour d’un rond‑point,

façon pique‑nique citoyen,

mais même colère sur les prix des carburants à plus de 2 euros le litre.

À Besançon, une poignée d’irréductibles au rond‑point de Palente,

fidèles depuis huit ans,

martèlent que « le mouvement ne s’est jamais arrêté ».

En parallèle, les appels sur les réseaux sociaux se multiplient,

notamment via Telegram, signe d’un malaise diffus.

 

Aucune manifestation n’est encore déclarée en préfecture,

aucun syndicat n’est à l’origine de l’appel initial,

même si certains leaders politique à gauche ou à la droite radicale 

invitent à manifester :

 

Sorry its not set :(

 

Bondy, Beauvais, Montluçon, Alençon...

Des noms qui,

un matin de novembre il y a bientot 8 ans,

ont pris une couleur :

le jaune.

300 000 personnes selon le chiffre officiel se sont postées

sur les ronds-points, les parkings, les péages le 17 novembre 2018.

Une France immobile,

comme si la République avait tiré le frein à main pour se regarder en face.

 

 

C’est cette vidéo

postée par une internaute,

hypnothérapeute de profession.

Pour le coup ... 

Elle n'a pas endormi

mais plutôt réveillé les foules …

Jacline Mouraud, le 18 octobre 2018 dénonce sur Facebook

"la traque aux automobilistes".

Sa tirade, filmée dans son salon, dépasse plus de 5 millions de vues et devient le premier déclencheur viral de la colère qui mènera aux Gilets jaunes.

 

Sorry its not set :(

 

Il y a 8 ans,

les réseaux sociaux commençaient à conquérir l’attention

mais globalement,

radios et TV faisaient toujours office de boussole.

BFMTV dépassait 20 millions de téléspectateurs cumulés,

avec des pics à 10,9 % de part d’audience.

Le 20h de TF1 rassemblait 7 millions de Français,

celui de France 2 :  5 millions ...

Les matinales radio structuraient l’agenda du matin, hiérarchisaient les émotions.

Les médias traditionnels étaient encore des digues,

contenaient la colère,

organisaient le récit,

donnaient un cadre national à une émotion brute.

 

Aujourd’hui la colère réapparait

avec la même thématique de départ,

et les médias traditionnels en sont réduis à courir après les publications

qui pullulent à nouveau sur les RS.

 

 

En effet,

lee rapport des français

à leur médias pros

a changé !

Selon INA et Médiamétrie :

la consommation des JT a chuté de 40 à 60 %

chez les moins de 35 ans !

Le 20h de TF1 est tombé à 4,5 – 5 millions,

celui de France 2 à 3,5 – 4…

Les moins de 35 ans représentent désormais

moins de 10 % de l’audience des JT...

La génération qui s’apprête à peser dans la vie politique

ne les regarde plus.

Elle s’informe ailleurs :

TikTok, YouTube, Instagram, WhatsApp, Telegram.

 

 

Même les chaînes d’info

qui demeurent centrales

sont réellement "vieillissantes" !

BFMTV : âge médian 56 ans, moins de 35 ans 8–10 %.

CNews : âge médian 58 ans, moins de 35 ans 6–8 %.

LCI : âge médian 57 ans,

moins de 35 ans 7–9 %.

franceinfo TV : âge médian 52 ans, moins de 35 ans 12–14 %.

Les jeunes adultes sont dans les flux, les formats courts, les bulles algorithmiques.

 

Sorry its not set :(

 

Les radios généralistes,

demeurent solides,

mais tout aussi "grisonnantes" :

France Inter :

6,7 millions d’auditeurs quotidiens.

RTL :

5,5 millions.

franceinfo :

4,5 millions.

Europe 1 : 2,2 millions.

Sud Radio demeure aussi puissante via sa diffusion sur les réseaux sociaux qui pallient sa faible couverture FM ...

 

Sorry its not set :(

 

Les moins de 30 ans ne représentent plus que 5 à 14 % de l'audience des généralistes.

Et dans les matinales,

la part des jeunes tombe à seulement 3 à 10 % !

 

Alors, si la France se remettait "en jaune",

l’histoire ne se raconterait sans doute

plus du tout de la même manière.

 

 

Elle serait plus difficile à couvrir

pour les médias pros,

et les forces de l'ordre,

en raison de la proéminence des réseaux cryptés.

Les multitudes de publications saturant l’espace

rendrait la situation moins prévisible

et compréhensible

puisque les signaux faibles ne seraient plus aussi publics.

 

Donc ...

Si un mouvement type

"gilets jaunes"

devait renaître,

il serait plus diffus,

plus numérique,

et bien plus insaisissable…

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 12 septembre 2026,

actualisé dimanche 13.

 

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