Meta condamné aux Etats Unis
la semaine passée
pour avoir rendu les adolescents dépendants à Instagram,
comme YouTube …

Comme l’avait été
il y a quelques années
Mac Donald’s pour avoir rendu un client dépendant à ses produits !

Deux industries,
deux univers,
un même mot :
addiction.
Les médias parlent plutôt de "dérives",
de "risques",
de "controverses".
Il faut dire que les médias traditionnels adoptent les mêmes process :
pour alerter,
faire revenir,
retenir,
et fidéliser.

Quand McDo vend un Big Mac,
les chaînes de TV pour la plupart proposent un JT
"sauce nostalgie",
avec une recette inchangée depuis 1987 !

Meta, lui, ne fait pas dans la fidélisation,
mais dans le micro‑dopage attentionnel :
scroll infini,
notifications qui surgissent comme des pop-ups de casino,
algorithme qui nous connaît mieux que notre psy …
Les plateformes sont un peu le McDo du cerveau,
mais en version livraison 24/7.
Du coup ...
Pour dénoncer les mécanismes addictifs des RS
ou ceux de la restauration rapide,
beaucoup de médias traditionnels avancent sur la pointe des pieds.
Ils décrivent les symptômes,
mais rarement le système.
Ils montrent les dégâts,
mais rarement l’architecture.
Et ces jours-ci pour nombre d’observateurs aux États‑Unis,
la justice fait le travail que les médias n’osent pas faire !
Les juges américains disent ce que beaucoup de rédactions n’ont jamais osé formuler clairement :
Meta a conçu des produits pour rendre les jeunes accros,
comme McDonald’s survend des burgers
pour rendre les clients dépendants.
C’est un modèle que les médias américains ont longtemps traité comme un sujet périphérique,
presque moral,
jamais politique.
Il aura fallu ces condamnations spectaculaires
pour que la presse se décide à regarder le problème en face.

Chez nous,
l’Europe a "régulé"
avant même que les médias ne racontent vraiment l’histoire.
Le DSA, le DMA, le RGPD, l’IA Act :
autant de cadres qui reconnaissent explicitement
que les plateformes peuvent manipuler, orienter, capter…
Même si dans les journaux, à la télévision, à la radio,
le récit reste souvent timide.
Il est question de "protection des mineurs",
de "transparence",
de "modération",
rarement de captation comportementale,
de design addictif,
de pouvoir algorithmique.

Une bataille livrée en particulier par l’ex commissaire européen français,
Thierry Breton :
Cette opposition au gouvernement américain
qui soutient ses GAFAM
vaut à Thierry Breton d’être depuis plusieurs mois
persona non grata aux Etats Unis !
Face aux plateformes,
l’enjeu de la captation et de la fidélisation des cibles
reste une bataille difficile à livrer pour les médias
même en tentant de les copier :
avec des formats courts “à la TikTok”,
des replays qui s’enchaînent comme des cornets de frites sans fond,
des notifications push qui clament :
“on existe encore !”.
Mais ça reste du scroll artisanal !
Gare à ne pas aller trop loin disait la semaine dernière
face à ses confrères et concurrents du secteur privé
la Présidente de France Télévisions Delphine Ernotte
Les affaires Meta et McDonald’s peuvent-elles inspirer les médias traditionnels
quand les addictions sont devenues la matrice de toute l’économie numérique
dont ils font partie ?
La justice américaine en tous cas n’a plus peur des mots,
et l’Europe tente de faire respecter ses règles
car l’addiction n’est pas un dérapage,
c’est la conséquence d’un projet désormais globalisé.
Ce que dénonce d’ailleurs des acteurs des RS
suivis particulièrement par le jeune public
comme ici sur Instagram :
Les médias traditionnels ne rendent pas leurs publics “addicts”
comme McDo ou Méta,
mais tentent de maintenir une habitude,
un peu comme un Fast Food espère que ses clients reviennent,
sans pouvoir mettre de la dopamine dans leurs frites…
Le sel de l’info vérifiée des médias tradis
parviendra-t-il à faire saliver le public
nourri pour beaucoup
par les influenceurs et les fake-news ?
Thierry Mathieu
e-crossmedia
le 30 mars 2026.
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