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Allier proximité affective et géographique : le 13 heures de France 2 cherche à faire s’envoler son audience depuis Dieppe, capitale du cerf-volant !

« Tous avec les marins !!! ».

A peine les titres du JT  de la mi-journée énoncés à l’antenne, des manifestants se font entendre !

Le plateau est installé sur la place du marché, le public est nombreux et souhaite que SON sujet de préoccupation essentiel soit traité à la Une, puisque l'édition est réalisée depuis chez eux.

Mais Julian Bugier lance son premier sujet, celui qui est prévu au conducteur : les records de la Bourse et l’inquiétude des petits investisseurs. Puis le deuxième :  la hausse du prix des carburants et les camions dont les réservoirs sont siphonnés sur les parkings d’autoroutes, puis la Covid qui inquiète à nouveau avec le port du masque obligatoire dès lundi pour certains écoliers...

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Il est déjà 13 heures 07 : en pied du reportage le présentateur a, enfin, l’occasion de valoriser sa présence, Place du marché sur le port à Dieppe :

"J’en profite …

Ça ne concerne pas les enfants ici, la Normandie n’est pas concernée pour l’heure".

Arrive, enfin, le sujet d’intérêt général, essentiel là où est réalisé le journal, qui concerne toutes les familles qui vivent de la pêche.

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Le Président des ports de pêche de Normandie est invité, le téléspectateur assiste au départ d’un bateau en mer, un journaliste vient nous confirmer depuis les portes de l’Élysée que les négociations débutent, un pêcheur témoigne de son histoire : depuis 4 générations sa famille vit de la pêche.

De la difficulté pour une chaine nationale d’allier les proximités: géographiques, et affectives.

Dans la forme cette formule délocalisée du 13 heures hors du périphérique parisien apporte un air frais indéniable.

Mais dans le fond elle nécessiterait de parier à fond sur une hiérarchisation façon «Vu d’ici».

Surtout à la mi-journée : la cible c'est essentiellement les inactifs, attachés aux traditions et patrimoines, aux régions et aux problématiques de vie quotidienne.

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Un micro-trottoir réalisé au marché, samedi, soulignera ensuite les attentes du public en vue de l'élection présidentielle, les préoccupations de dieppois qui ne sont pas différentes de tous les Français, d’hexagone comme d’outremer :

les services publics, la baisse des charges, les difficultés de recrutement :

de la pure proximité affective vérifiable partout, mais vue, ici, des bords de Manche.

 

Un producteur de Lin regrettera de devoir envoyer sa plante en Chine pour qu’elle devienne du fil, un atelier itinérant pour apprendre à faire des conserves soulignera "la nécessité de construire du lien, d’échanger, de participer".

Le maire, communiste, de cette ville moyenne de 29000 habitants accueilli en fin d’édition résumera la problématique :

«Quand on s’appuie sur l’histoire locale et les savoir-faire, on se projette dans l’avenir »

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En effet.

Et donc, quitte à délocaliser un "13 heures chez vous ", autant l’assumer d’emblée et parier là-dessus, dès le début du journal, et rompre, pourquoi pas, avec le format pensé sur les berges de Seine.

Profiter des quais qui bordent la Manche à pleins poumons, rafraichir la réflexion, et surfer ou prendre de la hauteur à la manière d'un cerf-volant, sur l'air du temps.

A ce bémol près :

Ce 13 heures est une louable initiative des équipes de francetélévisions au service, et pour le coup, au plus près des publics.

 

e-crossmedia, !e 4 novembre 2021.

 

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