Alors que se multiplient les crises climatiques, les moyens des médias de proximité se dissolvent bien qu'ils soient en première ligne. Les feux, les inondations ou les cyclones en font la démonstration ... par l'absurde !

 

Sorry its not set :(

 

Les médias de proximité sont des outils de sécurité civile

qui doivent être financés comme tels.

Pas comme des gadgets,

des suppléments, des variables d’ajustement.

Parce que quand la France brûle,

se noie, tremble, suffoque…

 

Sorry its not set :(

 

Il reste une seule chose qui ne doit jamais vaciller :

la voix qui dit où aller, quoi faire, comment survivre.

Cette voix,

c’est celle de la proximité,

et l’actualité,

le démontre sous nos yeux,

par l’absurde.

 

Sorry its not set :(

 

Ce ne sont pas les plateformes mondialisées qui soutiennent les sinistrés,

pas les géants du numérique,

pas les rédactions parisiennes :

ce sont les médias de proximité !

Ceux, pourtant qu’on affaiblit,

qu’on sous-finance,

que les recettes publicitaires privées abandonnent pour le digital,

que les budgets publics compressent pour “tenir l’enveloppe”.

 

 

En Gironde,

les fumées recouvrent la presqu’île.

Les routes vers le Cap Ferret se ferment,

les réseaux mobiles sont fragilisés. ...

À Biscarrosse, les fumées envahissent les quartiers,

Les évacuations se multiplient. 

Et ...

Qui informe, de manière éfficiente,

au plus près du terrain ?

ICI Gironde,

ICI Gascogne,

France 3 Aquitaine ...

 

 

Mais aussi TV7 Bordeaux,

les radios locales privées,

et avec,

sans déontologie,

les boucles WhatsApp de quartiers, les groupes Telegram “Feux Gironde”, et les pages Facebook des mairies...

 

Sorry its not set :(

 

Idem dans le Var ...

 

 

4Et en Corse ...

À Cuttoli‑Corticchiato, Afa, Peri, Appietto,

les routes se ferment, les hameaux s’isolent, les lignes tombent.

Mais ICI Radio Corse Frequenza Mora tient l’antenne.

 

Sorry its not set :(

 

France 3 Via Stella montre les images,

Sans déontologie,

les groupes Telegram “Feux Corse” signalent les foyers.

 

C’est absurde !

Les crises passées racontent la même histoire !

Dans le Pas-de-Calais, en 2023 et 2024,

les crues de l’Aa et de la Hem ont noyé

Blendecques, Saint‑Omer, Arques, Aire‑sur‑la‑Lys, Campagne‑lès‑Wardrecques.

Les habitants perdaient le réseau.

Mais ICI Nord, Delta FM, Radio 6, Wéo étaient là.

Plus tard,

les médias locaux ont suivi les conséquences.

 

 

Comme sur la côte d’azur en 2020 avec la Vallée de la Roya,

ou Outre-mer,

les médias de proximité sont des outils de survie

A Mayotte, La 1ère a elle même été impactée par le cyclone Chido 

 

 

A La Réunion pendant le cyclone Belal,

Saint‑Denis, Saint‑Paul, Le Port, Saint‑Leu, Cilaos, Salazie ont survécu

via Réunion La 1ère, Freedom, Exo FM. Sans eux, impossible de savoir quelles routes étaient effondrées.

 

A la Martinique :

Trinité, Morne‑Rouge, Saint‑Pierre, Fort‑de‑France ont tenu le coup

via Martinique La 1ère

et évidemment RCI.

 

Sorry its not set :(

 

Idem en Guadeloupe :

Saint‑François, Sainte‑Anne, Le Moule, Capesterre‑Belle‑Eau ont fait face

grâce à Guadeloupe La 1ère, Radio Haute‑Tension

et évidemment surtout RCI ...

 

Sous nos yeux,

c’est une vraie démonstration par l’absurde :

Les médias de proximité sont indispensables,

et pourtant l’ensemble du système les affaiblit !

Pour les médias privés, les recettes publicitaires fuient vers le digital, les régies désertent le local, les rédactions se réduisent.... Nombre d’antennes s’apprêtent à fermer.

Dans les médias publics,

la proximité devient pour les directions générales de l’intra-périph parisien une variable d’ajustement.

les budgets se sont contractés, les équipes locales doivent produire plus avec moins.

 

Sorry its not set :(

 

N’en déplaise aux tv et radios nationales

au-delà de leur investissement et de leur talent :

ce n’est pas de manière jacobine

qu'on gère au mieux une crise locale !

 

Sorry its not set :(

 

La gestion de crise est pertinente au plus près du terrain,

par ceux qui connaissent les routes, les vallons, les villages, les maires, les pompiers, les habitants.

 

La proximité n’est pas un gadget, pas un supplément, pas une variable d’ajustement, pas un outil de gestion de crise.

C'est un service essentiel,

une infrastructure de résilience,

un maillon vital pour la sécurité

et la démocratie.

Le financement des médias de proximité publics comme privés

doit être protégé, renforcé.

Il est grand temps enfin d’inverser la spirale infernale d’affaiblissement,

et de leur donner,

ou plutôt  de leur "redonner"

les moyens d'assurer leur rôle au sein des territoires.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 24 juillet 2024

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