Vers,
enfin,
une vraie complémentarité ?
En tous cas,
Radio France prendra dorénavant en charge
le coût de la co-diffusion de ses matinales locales
ICI
sur france 3 !

C’est l’histoire d’un message adressé par un responsable des programmes
d’une des 44 radios locales de service public
à e-crossmedia,
ce jeudi matin 12 février.
Il témoigne,
en fonction des infos dont il dispose,
du ressenti
depuis les stations ICI :
"A cette minute précise,
les éditeurs visuels apprennent la non-reconduction de leur contrat
avec Edenpress au-delà de fin juin.
FTV ne veut plus mettre un centime dans les matinales filmées.
Ça fait partie,
dit-on,
du plan d'économies de Delphine Ernotte ".

Il faut savoir que la captation du programme
via les caméras disposées dans les studios de Radio France en région
dans les 41 stations désormais concernées
est jusqu'à aujourd'hui déléguée à une entreprise privée.
Elle n'est donc pas opérée
par des collaborateurs de France Télévisions,
qui pourtant est diffuseur.
France Télévisions se targuait jusqu’alors auprès de la tutelle
d’avoir multiplié ses heures de programmes dévolues aux régions
grâce à la co diffusion des matinales produites par Radio France.
Ce temps n'est donc pas révolu,
mais le financement de la co-diffusion des programme est "redistribué".
Parce que le montage initial
était fragile ...
Témoignage d’un ex-cadre de FTV
à e-crossmedia :
"Depuis des années,
il aurait fallu rompre le contrat avec Edenpress
au profit d’une filiale de production existante de la maison.
Façon de faire des économies tout en rapatriant les bénéfices à FTV"."

Mais une forme de "bricolage" a perduré...
Les co-diffusions se sont multipliées,
à moindre coût,
et malheureusement aussi
avec de moindre résultats en termes d’audience.

Pour le SNJ :
"La version actuelle représentait déjà un record de prix à la minute,
comment faire encore moins cher, sans impact majeur sur le résultat à l’antenne
et les conditions de travail des équipes d’ICI ?
Avec quelle édition visuelle, assurée par qui, dans quelles conditions ? Avec quelles images ?
L’improvisation et l’urgence n’ont jamais été de bonnes conditions
pour mener des projets à grande échelle"
Et puis aussi,
quitte à facher ...
Pourquoi ne pas constater qu’il s’agit en réalité d’un échec industriel :
Pour les matinales,
les 41 stations parviennent
à peine à séduire 70 000 téléspectateurs !
Voici les chiffres publiés à la rentrée dernière par nos confrères du site ozap :

A FTV d'investir
pour que ces sessions aient à l'écran
une valeur ajoutée télévisuelle !
Comme le groupe sait le faire avec succès,
outremer,
avec ses 9 stations des 1ères.
La station de la Réunion a été la première
du Paysage Audiovisuel Français
à proposer,
avec e-crossmedia,
une co diffusion de la matinale radio,
en TV .
Depuis ils ont bien évolué !

Charge aux 2 entreprises parties prenantes
aussi dans l'hexagone
de réellement savoir valoriser ces offres !
Est-ce réellement le cas ?
Où est l'appropriation de l'offre "Matinales"
dans la communication de FTV ?

Malgré 5 ans d’efforts en interne du côté de France Télévisions,
les diffusions de matinales
produites par Radio France
ne sont malheureusement toujours pas cooptées
par les équipes de la 3.
Pour nombre de collaborateurs de FTV en région aujourd’hui encore,
leur chaîne est diffuseur d’une offre qui ne les regarde pas.
Malgré les efforts de rapprochement tentés,
les équipes des radios et des télévisions publiques,
qui travaillent pourtant le même terrain,
n’ont pas opéré encore leur rapprochement au quotidien.
Oserais-je écrire que les gens de télévision
considèrent souvent encore la radio
comme un média mineur ?
Alors que l’évolution du mode de consommation des médias
fragilise tout autant l’un
que l’autre
de ces 2 canaux traditionnels !
Charge aussi sans doute à Radio France
de revoir les fondamentaux de l'offre
de ses radios locales
qui doivent retrouver leur ADN :
les 44 stations sont chacune des généralistes,
en proximité,
et donc se doivent d'épouser l'époque,
l'instant,
la vraie vie de leurs territoires.
Que les stations retrouvent leur légitimité de maîtrise d’antenne,
au plus près de la vie de leur zone de service,
et soient à nouveau organisées pour
d'abord, au lieu de singer les musicales,
se mobiliser au service de leur public.
Mais aussi …
Privilégier à nouveau l'interactivité,
redevenir en parallèle des RS,
le réseau social audio de référence !

N’est-il surtout pas temps
qu’une structure en charge du rapprochement
prenne le leadership,
pour mener à bien ce chantier d’intérêt général,
au service des régions,
de la proximité ?
Et que cesse le sempiternel refrain,
empreint de fausses notes,
qui depuis toujours donne le lead au désormais "has been"
jacobinisme ?

Toujours est-il que ...
Face à cette décision jugée inacceptable, un mouvement de grève est lancé à compter
du vendredi 13 février.
Comme le dit un communiqué des éditeurs menacés par cette réforme :
"Après six années d’investissement quotidien aux côtés des journalistes,
animateur·rice·s, technicien·ne·s et salarié·e·s de Radio France, les équipes refusent de
disparaître à l’approche d’une séquence électorale municipale majeure
(...)
Il s’agit également de défendre la pérennisation de ces métiers
et de leurs savoir-faire."
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 12 fevrier 2026.
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