Des piles : voilà ce qui manque au kit survie de la Croix Rouge proposé à partir d'aujourd'hui. Parce qu'en cas de crise la radio, surtout de proximité, demeure le sésame d'info, et de survie !

 

La Croix‑Rouge française

présente son kit d’urgence.

Mais un élément essentiel manque :

il ne relève pas de l’accessoire,

puisque dans les heures les plus sombres

devient un outil de commandement,

de cohésion et de protection des populations.

 

Sorry its not set :(

 

 Les médias locaux ne sont pas mis en avant :

Pourtant l’histoire récente de nos crises climatiques

est aussi celle de ces voix

et de ces images

qui ont tenu la République debout.

Leur rôle est essentiel !

 

Sorry its not set :(

 

1999 :

La tempête de Noël :

la France plongée dans la nuit.

Des millions de foyers privés d’électricité,

des territoires isolés,

des infrastructures effondrées

comme je l’ai vécu moi-même en Lorraine avec mon équipe.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cette obscurité,

les radios locales sont la dernière voix,

le dernier lien entre les habitants,

les maires et les préfectures,

quand par chance,

leur émetteur tient le coup.

 

Sorry its not set :(

 

Cela a été notre cas à France Bleu Sud Lorraine,

devenue aujourd’hui ICI.

Plongée dans les archives :

 

 

Les radios locales portent alors les consignes,

orientent les secours,

rassurent les familles.

Elles incarnent la voix de la continuité de l’État

au cœur du chaos.

.

Sorry its not set :(

 

2010 :

Xynthia : la submersion brutale.

En pleine nuit, l’eau envahit les quartiers littoraux,

les habitants n’ont plus de réseau.

Les radios locales comme France Bleu Loire Océan,

et France Bleu La Rochelle

diffusent les alertes vitales.

France 3 Poitou‑Charentes montre l’étendue des dégâts,

permettant aux autorités d’organiser les évacuations,

de protéger les plus vulnérables.

 

 

2017:

Irma : l’isolement absolu.

À Saint‑Martin et Saint‑Barthélemy,

les communications sont coupées.

Les infrastructures sont détruites.

Les radios locales,

RCI et Guadeloupe la 1ère

sont mobilisées mais difficilement accesibles pour les sinistrés.

Une équipe parisienne de France info crée alors une antenne événementielle sur place,

et assure la continuité de l’information.

La télévision régionale devient un outil de cartographie

indispensable pour les autorités.

 

2020:

Tempête Alex : la Roya et la Vésubie meurtries :

Routes arrachées, ponts effondrés, villages isolés.

 

 

ICI Côte d’Azur reste audible,

les maires défilent à l’antenne,

les pompiers diffusent les consignes.

France 3 Côte d’Azur apporte les images aériennes

qui permettent d’évaluer les dégâts,

de planifier les interventions,

de comprendre l’ampleur du désastre.

Malheureusement les équipes de radio de service pubic à Nice

et celles d’Antibes pour la TV

ne s’organisent pas sur le moment

pour adjoindre leurs forces de frappe

dans des antennes communes.

 

Sorry its not set :(

 

2021–2022 :

Les incendies du Sud.

Les radios locales guident les évacuations,

les télévisions régionales montrent l’évolution des feux.

 

Sorry its not set :(

 

Il faudrait aussi parler  ...
En 2023,

de la Tempête Ciaran avec la Bretagne et la Normandie frappées de plein fouet,

et des inondations du Pas‑de‑Calais

en 2023 et aussi en 2024

et évidemment du tragique cyclone à Mayotte …

 

 

Aujourd’hui,

un nouvel acteur s’est ajouté :

le smartphone.

Il permet aux habitants d’écouter les radios locales,

si la FM fait défaut,

de regarder France 3

ou la 1ère en direct,

de consulter les alertes préfectorales,

de suivre les consignes de sécurité.

Ils sont devenus un relais vital :

les médias signent des conventions 

avec la sécurité civile et honorent leur promesse

de service rendus aux publics.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ils ne sont pas un rempart absolu.

Car lorsque l’électricité tombe, 

lorsque les antennes relais s’effondrent,

lorsque les réseaux saturent,

le smartphone devient vulnérable.

La radio, elle, continue d’émettre.

 

Sorry its not set :(

 

Alors,

une question se pose :

pourquoi ce rôle n'est-il pas mis en évidence

dans le kit proposé aujourd’hui par la Croix‑Rouge ?

Pourquoi ne pas rappeler que Radio France,

via le réseau ICI,

est sous contrat avec la sécurité civile dans chaque département,

comme le sont les 1ères outremer,

ou France 3, en région dans l'hexagone.

 

Sorry its not set :(

 

Quand tout s’éteint !

la radio continue d’émettre.

Dans le kit de survie distribué à partir d’aujourd’hui

il faut des bougies,

des bouteilles d’eau minérale

,des couvertures de survie ...

 

Sorry its not set :(

 

Mais, 

il serait nécessaires d'y adjoindre

un bon vieux transistor

et des piles pour l’alimenter,

ainsi qu'une batterie de recharge

voire un capteur solaire USB

pour le portable  !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 17 avril 2026.

 

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