Фёдорова, Fedorova, signifie : issue du don de Dieu.... Elle honore son patronyme chez Bolloré pour Poutine ! Décryptage d'une dérive délirante que nos institutions ne savent pas gérer !

 

Comment la France peut‑elle protéger la liberté d’expression

d’une propagandiste russe

mieux qu’elle ne protège son propre espace informationnel ?

Il y a des questions qui s’imposent dans le débat public

avec la force d’une évidence dérangeante.

Des questions simples, presque naïves,

mais qui révèlent un désordre plus profond....

 

Sorry its not set :(

 

C'est l’affaire Xenia Fedorova qui l’a fait surgir.

Ancienne présidente de RT France,

ce média interdit dans toute l’Union européenne pour propagande d’État,

elle intervient sur CNews,

chaîne d’information du groupe Bolloré.

Elle y commente l’actualité française, européenne, internationale.

Comme si de rien n’était.

Comme si l’interdiction de RT n’avait jamais existé,

comme si la guerre en Ukraine n’avait pas transformé la désinformation en arme.

Comme en parle parfaitement Libération : 

 

 

Le Président de la République lui‑même

dénonce publiquement, 

hier, l’ingérence russe

dans le paysage médiatique français.

 

 

Emmanuel Macron dit

que cette présence pose problème.

Il rappelle aussi que la prolongation du visa de Mme Fedorova ne dépend pas de lui.

Et que le droit français ne permet pas d’interdire à une personne de s’exprimer sur un plateau de télévision.

 

Un malaise public, nourri par un contraste saisissant

Ce malaise a pris une dimension particulière

lorsque Cyrille Amoursky,

journaliste ukrainien réfugié,

très présent sur les chaînes françaises,

a manifesté devant le siège de CNews.

 

 

Lui raconte la guerre,

les bombardements,

les morts,

les villes détruites.

Lui raconte ce que signifie vivre sous la propagande russe.

 

Sorry its not set :(

 

Il avait proposé un face‑à‑face à Xenia Fedorova.

Elle a refusé.

 

Hier devant les caméras,

il a eu raison de retirer sa proposition,

dénonçant une situation “indigne” et “dangereuse pour l’information”.

 

Le groupe Canal + de son côté dégage en touche

à l'instar du président du directoire, Maxime Saada : 

 

 

Mais ...

Pourquoi la France

se montre-t-elle incapable de gérer ce dilemme ? 

Le Parisien résume parfaitement le contexte : 

 

 

Le problème ?

Notre droit

a été conçu avant les guerres informationnelles.

D’abord, la liberté d’expression individuelle est protégée,

même pour les propagandistes !

En France,

on ne peut pas interdire à une personne de s’exprimer sur un média

en raison de son passé,

de ses opinions,

ou de son rôle dans un média étranger.

Interdire Fedorova serait assimilé à une censure politique.

 

Sorry its not set :(

 

Ensuite...

Les sanctions européennes visent RT,

pas ses dirigeants.

Elles interdisent la diffusion,

les financements,

les infrastructures.

Elles ne visent pas les individus,

sauf s’ils sont personnellement sanctionnés

ce qui n’est pas le cas.

 

Sorry its not set :(

 

Enfin, l’Arcom, le régulateur,

n’a aucun pouvoir sur les personnes.

Elle peut sanctionner une chaîne mais ne peut pas interdire un intervenant.

L’Arcom peut sanctionner CNews

si les propos relèvent de la désinformation,

s’il n’y a pas de contradiction,

si la présentation de l’intervenante est trompeuse.

Elle peut aller jusqu’à la mise en demeure,

la sanction financière,

la suspension d’émission.

Mais tant que la chaîne respecte formellement ses obligations,

elle ne peut pas empêcher la présence de Fedorova.

 

Pour une large partie de l’opinion,

cela ressemble à une faille béante.

Comme l'explique parfaitement franceinfo :

 

 

Alors,

pourquoi en est-on là  ? 

trois failles françaises :

D’abord,

une conception très large de la liberté de la presse,

qui protège la liberté éditoriale des médias privés,

même lorsqu’ils adoptent une ligne d’opinion très marquée.

Ensuite, une absence de doctrine face aux ingérences étrangères.

La France n’a pas de cadre clair pour les intervenants liés à des États hostiles.

Pas de règles spécifiques pour les médias d’opinion.

Pas de mécanisme de transparence sur les affiliations passées.

 

Sorry its not set :(

 

Enfin,

une régulation pensée pour l’audiovisuel

d’avant les réseaux sociaux,

puissante sur le pluralisme,

mais peu armée face aux stratégies d’influence.

 

Sorry its not set :(

 

L’affaire Fedorova révèle un déséquilibre profond :

la liberté éditoriale est immense,

la protection contre les ingérences est minimale.

C’est ce déséquilibre qui crée l’incompréhension,

qui nourrit la colère,

qui fait naître cette question, simple et terrible :

Comment la France peut‑elle protéger la liberté d’expression

d’une propagandiste russe

mieux qu’elle ne protège son propre espace informationnel ?

Tant que la France ne se dotera pas d’une doctrine claire face aux ingérences,

d’un cadre adapté aux médias d’opinion,

et d’une régulation pensée

pour les guerres informationnelles,

d’autres “affaires Fedorova” surgiront....

 

Thierry Matieu

e-crossmedia 

le 5 juin 2026.

 

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