Focus sur 3 leaders qui ont sévi à la TV alors qu'un fils TRUMP pourrait relancer l'émission qui a fait connaitre le Président.

 

Sorry its not set :(

 

Amazon va t elle ressusciter

The Apprentice,

l’émission qui avait propulsé Donald Trump

dans le paysage télévisuel américain ?

Son fils aîné, Donald Trump Jr., en serait le maître de cérémonie.

Le géant du streaming

réfléchit à capitaliser sur la marque Trump,

devenue un actif médiatique aussi puissant que clivant.

 

 

La télévision ne fabrique pas seulement des émissions,

elle fabrique des personnages.

 

Sorry its not set :(

 

Donald Trump, Silvio Berlusconi  ou Volodymyr Zelensky

sont arrivés au pouvoir après avoir occupé les écrans

et leurs parcours télévisuels ont laissé des traces très concrètes

dans leurs pratiques publiques.

 

Sorry its not set :(

 

Avant la politique,

il y a donc eu The Apprentice.

Une émission où Donald Trump incarnait un patron qui tranche, qui élimine, qui dramatise.

Le programme était monté

pour le présenter comme celui qui “voit tout,

comprend tout, tranche tout.

Sa fameuse formule “You’re fired!”

quand il éliminait un candidat

n’était pas seulement une réplique

et aujourd’hui ses limogeages rapides,

parfois annoncés sur les réseaux sociaux,

sont commentés comme une prolongation

de cette dramaturgie.

 

 

Dans l’émission,

tout tournait autour du présentateur.

Dans l’exercice du pouvoir

sa communication est également axée

sur la figure du dirigeant ...

 

 

Avec une forte présence médiatique

et un usage intensif des canaux directs.

 

Il y a aussi le cas en Italie

de Silvio Berlusconi. 

Le milliardaire a conceptualisé son ascension différemment :

gouverner comme on programme une grille télé.

Sans animer lui-même une émission à l’antenne,

il a créé Mediaset,

un empire audiovisuel qui a façonné l’esthétique

de la télévision italienne :

 

Sorry its not set :(

 

avec les variétés de Canale 5

leurs plateaux lumineux et leur ton chaleureux,

les journaux télévisés de ses chaînes,

où la hiérarchie de l’information construisait un récit optimiste

et même ses interventions téléphoniques en direct dans les talk-shows !

 

Sorry its not set :(

 

Il a importé dans la politique

les réflexes d’un constructeur d’empire audiovisuel.

Il décidait des formats, des tonalités, des visages.

De la même manière en politique,

il a choisi ses cadres,

imposé son rythme

et contrôlé le récit ..

 

.

 

En participant en France à la création de la 1ère version

de la 5 en 1986, 

il avait les mêmes intentions : 

 

 

En gouvernant

il a conservé les mêmes préceptes :

mettre en scène la réussite,

atténuer le conflit,

scénariser l’optimisme proximité,

humour, gestes spectaculaires,

une manière de gouverner où la communication occupe une place centrale, presque comme un format télévisuel.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis

il y a le cas de Volodymyr Zelensky :

la fiction comme matrice de communication.

Son passé d’artiste lui a donné une grammaire de l’émotion et du rythme,

qu’il applique à la politique.

Il ne gouverne pas

“comme un acteur”,

mais comme un auteur :

celui qui écrit, cadre

et incarne le récit d’un peuple en guerre.

 

 

Les monologues face caméra,

adressés directement aux citoyens sont courts

les scènes de dénonciation de la corruption, filmées en plan fixe.

les séquences de mobilisation nationale,

structurées comme des appels à l’unité.

 

 

Quand un dirigeant vient de la télévision,

il n’arrive pas avec un simple programme.

Il arrive avec un vocabulaire visuel,

une grammaire narrative,

une culture de la séquence.

Et cette culture, on la retrouve souvent ensuite

dans sa manière d’exercer le pouvoir.

La télévision ne produit pas seulement des images.

Elle produit des réflexes,

des cadres,

des séquences.

Et parfois,

elle produit pour le meilleur

ou pour le pire ... des dirigeants.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 3 mai 2026.

 

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