France-Suede : 32° prévus, les "pauses fraîcheur" pourraient se comprendre... Tout de même globalement, le sport se met-il a genoux ?

 

Le 16 juin 2026,

au MetLife Stadium :

France – Sénégal,

Il fait 23 degrés,

une soirée douce,

presque idéale pour jouer au football.

Et pourtant : 18 ème minute, pause fraîcheur.

 

Sorry its not set :(

 

Vu du Sénégal,

avec ce YouTuber qui commente en direct et en public

depuis Dakar : 

 

 

Les joueurs s’arrêtent,

l’arbitre attend, le stade retient son souffle ...

Et sur les chaines - diffuseurs officielles

les écrans de publicités s’en donnent à cœur joie !

 

 

Le sélectionneur français en profite pour recaler sa stratégie avec ses joueurs, et s’adapte :

 

 

Le champion du monde 

commentateur star

Bixente Lizarazu, lui, dit ce que tout le monde pense :

"Le foot n’est pas un sport à interruptions.

Là, on casse le jeu pour vendre du temps d’antenne."

 

Huée du stade lors de la rencontre Canada - Qatar, 

contre cette pause fraicheur ...

 

 

Le journaliste de France Télévisions

Patrick Montel s'en émeut

après son footing matinal.

Il dénonce sur ses réseaux sociaux cette dérive …

 

 

Ce Mondial n’est pourtant pas le premier étage

d’un immeuble où le sport s’effondre

sous le poids du marché.

 

Sorry its not set :(

 

En formule1 aussi,

les pilotes dénoncent ces dérives

comme Fernando Alonso, double champion du monde :

"On change l’heure des Grands Prix pour la télé, pas pour le sport."

Pour Lewis Hamilton, sept fois champion du monde :

"On ne devrait pas courir dans des conditions où les pilotes s’évanouissent.

Tout ça pour le spectacle ".

 

 

A Doha, Abu Dhabi, Djeddah les circuits sont refroidis artificiellement pour maintenir l’asphalte sous 50°C,

les courses sont décalées la nuit, non pour la sécurité, mais pour l’audience mondiale.

Et de nouveaux projets de circuits continuent à émerger comme le raconte L’Equipe :

 

 

Idem pour certains sports équestres :

la cavalière Pénélope Leprevost,

vice‑championne olympique par équipes à Rio 2016,

médaillée aux Championnats du monde et d’Europe, le dit sans détour :

"On demande aux chevaux de performer dans des environnements artificiels.

Ce n’est plus du sport,

c’est du décor."

Elle parle du Longines Global Champions Tour à Doha,

un concours dans des arènes entièrement climatisées,

alors qu’il fait 40°C dehors.

 

 

Les chevaux sont transportés dans des conditions extrêmes

pour concourir sous air conditionné.

Ce sont des dépenses énergétiques colossales

pour maintenir un décor télévisuel.

 

C’est devenu banal pourtant

du côté des sports nord-américains : 

Même Gregg Popovich,

cinq fois champion NBA avec les San Antonio Spurs,

coach le plus titré de l’ère moderne, sélectionneur de Team USA de 2017 à 2021

dénonce ces dérives :

"On ne joue plus pour le rythme du basket.

On joue pour le rythme de la télévision."

Les fans de baskets s’expriment aussi sur leurs réseaux sociaux pour limiter les dégâts :

 

 

Et que dire de "Trojena",

dans le nord‑ouest de l’Arabie Saoudite

qui ambitionne d’être l’hôte des Jeux Asiatiques d’hiver 2029

et avec même des candidatures

évoquées pour les JO d’hiver 2030 ou 2034 !

Pistes 100 % artificielles,

enneigement intégral,

stations réfrigérées,

montagnes remodelées ?

 

 

Pour Sebastian Coe,

président de World Athletics :

"Organiser des Jeux d’hiver dans le désert, c’est une idée qui défie la logique sportive. La climatologue Valérie Masson‑Delmotte

enfonce le clou :

"Produire de la neige dans le désert est une aberration énergétique".

 

Pourquoi les fédérations acceptent-elles ?

Parce qu’elles n’ont plus le choix.

Parce qu’elles dépendent des droits TV,

que les sponsors exigent de la visibilité

que les diffuseurs imposent des formats,

et que le sport est devenu un produit audiovisuel.

 

Sorry its not set :(

 

Thomas Bach

ex-patron du CIO en fonction jusqu’au 23 juin 2025,

date à laquelle il quitte la présidence

pour devenir président d’honneur à vie, le dit sans détour :

"Les Jeux doivent s’adapter aux attentes du marché."

 

Sorry its not set :(

 

 

Alors …

La télévision dénature-t-elle le sport ?

Ou les fédérations ont-elles volontairement

renoncé à leur mission

pour se soumettre au marché publicitaire ?

Ce que nous avons vu le 16 juin 2026, à 23 degrés,

au MetLife Stadium,

ce n’est pas seulement une pause fraîcheur.

C’est une pause dans l’histoire du sport,

un moment où le jeu s’arrête pour que la publicité puisse continuer,

où le sport cesse d’être un sport pour devenir un produit.

 

Sorry its not set :(

 

Mais celà en tous cas

ne nuit en rien aux audiences

comme le claironne ce lundi matin le groupe M6 ! 

 

Sorry its not set :(

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 29 juin 2026 

 

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