Ce mercredi encore,
l’image règne.
Elle s’impose sur nos écrans,
nos réseaux,
dans nos conversations.

Elle fixe l’agenda,
elle impose l’émotion,
elle oriente le débat public.
Elle décide de ce qui doit nous inquiéter,
de ce qui doit nous diviser,
de ce qui doit s’imposer dans la journée.
Et dans le tumulte du Proche‑Orient,
elle façonne et pervertie parfois…
la perception même du réel.

L’image aujourd’hui,
n’est plus seulement un support.
Elle est devenue un acteur.
Et pendant que les chaînes d’info à la télévision
s’arrachent la moindre séquence,
la radio se révèle à nous comme un média moins anxiogène.
Consommateurs de réseaux sociaux,
et de TV d'info continue,
beaucoup sont aussi la recherche de voix
qui ne cherchent pas à impressionner, mais à éclairer.
Des voix qui ne sont pas à l’antenne pour enflammer,
mais pour aider à comprendre.
Ces voix qui accomplissent ce que les institutions devraient toujours garantir :
la hiérarchie des faits,
la clarté du sens,
la stabilité du débat public.
Ces voix,
ce sont celles des grandes stations nationales :
RTL, France Info, France Inter
and co ...
Des antennes qui, depuis des décennies,
structurent la vie démocratique
du pays
et qui ne se laissent pas gouverner par le dictat de l’image.

Et puis il y a aussi les radios locales,
surtout celles de service public du réseau ICI,
celles qui au-delà de leur flux d’antenne
et des illustrations du conflit qu’elles diffusent en FM ,
publient également sur leurs sites des posts illustrés,
des cartes,
des vidéos du Proche‑Orient.
Elles regardent les conséquences de cette actualité globale,
vu de chez elles :
c'est leur ADN,
leur inestestimable valeur ajoutée.

Parce que
en ces temps de domination des smartphones,
l’information internationale n’est plus lointaine,
les médias locaux répercutent sur leur terrain les conséquences du conflit,
de l’engagement des militaires
aux prix de l’essence qui flambent
jusqu'aux troubles qui peuvent impacter les quartiers.

Parce que ce qui se joue à Gaza, à Jérusalem ou à Tel‑Aviv
résonne dans nos écoles, nos mairies, nos quartiers.
Témoin cette vidéo publiée
par ICI Provence :
Il s'agit d'expliquer ce qui se joue à 4 000 kilomètres.

Leur différence
et leur complémentarité d'offre
est essentielle.
Les radios locales qui gèrent toujours "l'après"
des municipales,
ne se laissent pas entraîner par le flux,
ni gouverner par l’image.
Elles contextualisent la crise
et la replacent dans un cadre républicain, citoyen, compréhensible.
Elles rappellent que l’information n’est pas un spectacle,
mais un service public de proximité.
Pendant que les chaînes
d’info TV
tournent en boucle sur les mêmes séquences vidéo,
les radios nationales rappellent,
en distanciant,
ce que les images ne montrent pas :
les causes, les conséquences, les responsabilités, les enjeux diplomatiques,
ce que les responsables publics disent…
et ce qu’ils taisent.
Elles rappellent que la démocratie ne se nourrit pas de bruit,
mais de compréhension.
Que la République ne se construit pas sur l’émotion,
mais sur la raison.

Et pendant que les plateaux télé s’enflamment,
les radios locales racontent,
elles,
l’autre réalité :
celle des communes où l’on s’inquiète,
où l’on débat,
où l’on cherche à comprendre.
Elles racontent la politique vécue, pas seulement commentée :
la République au quotidien,
ce que les caméras filment peu,
sinon en région avec France 3 :

Les menaces,
les discussions dans les écoles,
les tensions dans les associations,
les débats dans les familles :
autant de déclinaisons en proximité qui nourissent les offres locales.

Et puis il y a surtout cette autre dimension,
plus discrète, mais essentielle :
la radio, qu’elle soit nationale ou locale,
ne se contente pas de diffuser.
Elle écoute aussi,
et elle recueille les ressentis des publics.
L’interactivité doit être de retour,
dit-on,
avec le nouvel état-major constitué à la tête du réseau ICI.
Cela aurait pour ambition d’accueillir à nouveau la parole des citoyens,
des élus,
des acteurs du terrain.
Elle ferait vivre à nouveau ce que la République a de plus précieux :
la circulation de la parole,
la confrontation des idées,
la possibilité de comprendre avant de juger :
c'est la mission du service public !
La radio,
c’est le média qui ne demande pas de posture.
Pas de regard fixé sur un écran.
Pas d’attention capturée par un défilement d’images.
Elle accompagne,
respire,
laisse le temps de penser.

Alors oui, l’image domine.
Elle éclaire fort,
mais elle éclaire étroit.
La radio, elle, éclaire large,
juste,
et pour longtemps.
Elle éclaire là où la République respire.

Alors peut-être que l'image règne désormais …
Mais l’audio démontre son indispensable complémentarité.
Parce que dans une démocratie,
il faut bien un média qui garde la boussole.
Un média qui ne cède ni à l’émotion,
ni à la panique,
ni au vacarme.
Un média qui rappelle que la République commence…
par une voix qu’on écoute,
et avec laquelle on peut échanger !
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 1 avril 2026.
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