"Je t'aime, moi non plus !" Manifs et heurts = succès des TV d'info en continu, pourtant si décriées ! Zoom sur la défiance des publics...

 

Gilets jaunes, cortèges étudiants, manifestations sociales, réunions politiques :

les journalistes y sont bousculés, parfois évacués, souvent pris à partie.

Ils seraient "du côté du pouvoir",

"du côté des puissants",

"du côté de ceux qui ne comprennent pas".

 

 

Premières ciblées,

les chaines d’info continu

considérées comme des totems politiques:

 

CNews, pour les uns, c’est la dérive idéologique

pour les autres, la libération du débat :

 

 

BFMTV, pour certains c’est la dramatisation permanente

pour les autres, la seule chaîne qui montre "ce qui se passe vraiment ».

Le député LFI Antoine Léaument

sur Sud Radio :

 

 

 

LCI n’est pas accusée d’être radicale,

mais souvent d’être trop sage,

pas d’être incendiaire,

mais d’être trop proche du centre,

pas d’être militante,

mais d’être trop institutionnelle.

 

 

France Info est également mise en cause,

avec l'interview dont se plaint cette semaine Sarah Knafo,

députée européenne Reconquête,

le parti d’Éric Zemmour.

Elle renvoie le public sur ses réseaux sociaux :

 

 

Longtemps

France Télévisions et Radio

France avaient l’image de piliers,

de repères,

de lieux où l’on cherchait la neutralité,

la distance,

la mesure.

FTV est désormais accusée d’être de gauche par les uns,

trop institutionnelle » par les autres.

Radio France suivant ses chaines est tour à tour jugée militante, élitiste.

Le sanctuaire n’existe plus.

Les rédactions du service public sont désormais prises dans la même mêlée

que certaines chaînes privées.

 

Même la porte-parole du gouvernement intervient

après le conseil des ministres

pour rappeler qu’elle accueille tous les médias,

dès lors qu’ils sont professionnels :

Maude Bregeon :

 

 

Dans la rue,

des jeunes gens refusent eux de parler à certains médias

lors de leur conférence de presse :

 

 

A Orléans,

le journaliste de Médiapart est évacué dimanche dernier

par des vigiles

du congrès du RN :

 

 

Le rapport aux médias du RN s’était éclairci

lors de la commission d’enquête parlementaire sur le pluralisme des médias,

dont le rapporteur vient d’être nommé porte‑parole

de la campagne de Marine Le Pen.

 

Sorry its not set :(

 

Des journalistes s’insurgent …

Comme Jean Luc Lemoine sur W9

quand les journalistes ne sont plus en capacité d’exercer leur métier,

comme évacués d’un congrès ou d’une manif :

 

 

Baptiste des Monstiers

témoigne sur RMC de ses expériences

en aillant travaillé pour plusieurs médias.

Il réagit au positionnement de LFI

par rapports à certains médias : 

 

 

Pendant ce temps, une autre révolution silencieuse avance :

le repli vers le web.

Les jeunes s’informent sur TikTok, YouTube, Instagram.

Les influenceurs deviennent des éditorialistes.

Les algorithmes favorisent les contenus extrêmes.

Les bulles de filtre créent des réalités parallèles.

 

Un internaute diffuse en direct ce samedi après midi 

une équipe du média de droite radicale

"Frontières",

proche de CNews, 

éjectée du cortège par les manifestatnts. 

 

 

Alors la question n’est plus :

"À qui faire confiance ?"

mais :

"Peut‑on encore partager

une même réalité ?"

Les chercheurs le disent :

la défiance n’est plus un symptôme,

elle devient un acteur de la crise démocratique.

Les journalistes sont contestés comme les institutions, les élus, le régulateur,

et les plateformes le sont tout autant puisque chacun,

sans la moindre déontologie

et en favorisant l’entre-soi y fabrique son propre récit.

 

Sorry its not set :(

 

Albert Camus écrivait que

"les journalistes sont les historiens du quotidien".

Mais lorsque le quotidien lui‑même se fracture,

lorsque les récits se multiplient,

lorsque les vérités deviennent concurrentes,

alors ce sont les historiens qui se retrouvent

sans chronologie,

sans fil,

sans terrain stable !

 

Sorry its not set :(

 

Toujour est-il que,

samedi dernier ...

Les chaînes d’info ont réalisé une journée exceptionnelle 

BFMTV domine avec 7,2 % de PDA,

plus du double de sa moyenne.

CNews suit à 5,5 %,

passant devant M6 et frôlant le million en soirée.

LCI progresse à 3,9 %,

tandis que franceinfo atteint 1,9 %.

Avec 18,5 % cumulés,

les chaînes d’info demeurent le premier réflexe du public

lors d’un événement de crise.

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 31 octobre 2026.

 

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