Les lignes éditoriales des radios, à la manière des algorithmes, favorisent elles l'entre-soi ? Démonstration, par l'absurde (?), après la commission sur l'audiovisuel public.

 

Il y a des moments où l’actualité ne révèle pas seulement ce qui se passe…

Elle révèle qui parle,

et à qui.

La fin de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en est un parfait exemple.

 

Sorry its not set :(

 

Écoutons France Inter.

La station publique reste fidèle à sa ligne :

déontologie, neutralité, pédagogie.

Elle parle aux auditeurs exigeants,

diplômés,

urbains,

attachés au service public,

à la cohérence éditoriale,

à la qualité de l’information.

Inter raconte une commission qui a parfois viré au procès politique,

qui a mis en cause le travail des journalistes,

qui a confondu critique et soupçon.

Elle défend son cœur de cible :

un public qui veut comprendre comment on fabrique l’info,

et pourquoi la méthode compte autant que le résultat.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale de France Inter,

de Patrick Cohen,

personnellement mis en cause,

et auditionné par la commission : 

 

 

Europe 1,

qui se revendique "média d'opinion"

comme sa soeur en TV CNews

parle à une cible plus politico‑sensible,

plus réactive,

plus attentive aux rapports de force

qu’aux mécanismes internes des rédactions.

Europe 1 met en avant un rapporteur "clivant",

un rapport menacé d’être enterré,

des tensions entre groupes parlementaires.

Elle insiste sur les enjeux financiers,

les milliards du service public,

les déficits.

C’est une ligne éditoriale plus frontale, plus politique,

qui parle à un public en quête de récit,

de confrontation,

de décisions qui tranchent.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale d'Europe 1

de Laurent Tessier,

Rédacteur en chef de l’émission

"Pascal Praud et Vous" :

 

 

Au fond,

les deux radios ne racontent pas la même histoire…

Parce qu’elles ne parlent pas au même monde.

France Inter parle du métier,

pour un public qui valorise la rigueur et la nuance.

Europe 1 parle du pouvoir,

pour un public qui veut comprendre qui gagne,

qui perd,

et pourquoi ça chauffe.

 

Sorry its not set :(

 

Deux lignes éditoriales.

Deux cibles.

Deux récits...

Suivis par d'autres médias qui eux-aussi ont relaté le feuilleton

de façon bien différentes voire opposées,

suivant leurs publics !

 

Comme Yann Barthez sur TMC

du groupe TF1

 

 

Ou Gilles Verdez

chez Cyril Hanouna sur W9 : 

 

 

La commission d’enquête

aura aussi illustré la manière dont chaque média parle à cible,

qui,

comme sur les réseaux sociaux,

se regarde lui‑même.

Le public est un fervent acteur

de "l'entre-soi",

tant dénoncé pourtant

lorsqu'il s'agit des médias ... 

 

 

Sorry its not set :(

 

 

lllustration ? 

Selon l'analiste d'opinion Paul Cébille, 

qui a travaillé pour l'IFOP ...

"Le rapporteur UDR Charles Alloncle

est passé de 4 500 abonnés en janvier 2025

à plus de 77 000 aujourd’hui.

Une progression inédite, sans équivalent chez les autres députés."

 

Sorry its not set :(

 

"À titre de comparaison,

Jérémie Patrier-Leitus,

qui préside la commission,

est quant à lui passé de 3 500 à 7 600 abonnés sur la même période.

Charles Alloncle figure désormais dans le top 40

des députés les plus influents sur X,

juste devant son collègue du RN Sébastien Chenu."

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 11 avril 2026.

 

 
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