Les nouveaux écrans... Avec, ou contre, le traditionnel petit écran ? Des candidats de la nouvelle Star Académie d'emblée calomniés sur le web, via les Réseaux Sociaux.

 

À peine la 14ᵉ édition de la Star Academy lancée,

un paradoxe surgi :

pour exister, pour séduire les jeunes, pour faire vivre l’audience,

elle doit être partout sur TikTok, Instagram, X ...

Mais pour chaque like gagné,

elle prend le risque d’être frappée par une polémique,

née d’un passé numérique des candidats

qu’elle n’a jamais contrôlé.

 

Sorry its not set :(

 

Comme en 2022, 2023, 2024, 2025…

la machine s’est remise en marche.

Les premières victimes de 2026 s’appellent Ydriss et Morgan.

 

Sorry its not set :(

 

Ydriss,

22 ans,

de Baie Mahault en Guadeloupe.

Un candidat déjà populaire sur internet avant d’entrer dans le château :

vidéos humoristiques, challenges, reprises musicales…

un profil calibré pour les réseaux,

suivi par des milliers de jeunes.

Exactement le type de candidat dont l’émission a besoin

pour toucher une génération qui ne regarde plus la télé linéaire.

Mais cette exposition est une arme à double tranchant.

Dès l’annonce de son entrée,

des internautes ont fouillé ses anciens comptes Facebook

comme on fouille un casier judiciaire :

quelques propos agressifs, des posts maladroits,

des captures d’écran qui tournent en boucle.

Rien de récent, rien de criminel…

mais suffisamment pour déclencher une tempête.

 

 

Morgan,

20 ans,

du Var.

Un profil artisanal :

petits concerts locaux, reprises sur Instagram, participation à des événements associatifs.

Un candidat qui, il y a dix ans, serait entré dans l’émission avec un passé numérique quasi invisible.

Mais en 2026, l’anonymat n’existe plus.

Son ancien Facebook, oublié depuis longtemps, a été passé au crible :

des propos jugés inappropriés, relayés par des comptes spécialisés dans les “dossiers” de télé‑réalité.

 

 

Et il y a aussi Amel,

22 ans,

fille d'un journaliste sportif de 48 ans,

qui a suscité des accusations de favoritisme sur les réseaux sociaux

après sa reprise du titre "Killing Me Softly",

et qui a été choisie comme vainqueuse de cette première soirée.

 

 

Comme tous les programmes ...

Star Academy

affronte un paradoxe :

dépendre des réseau, 

et en payer le prix !

La production applique sa doctrine :

ne jamais nommer les candidats,

protéger les élèves,

calmer les réseaux,

rappeler les valeurs de respect et de bienveillance.

Mais les réseaux sociaux, eux, n’ont pas de doctrine,

ils ont des algorithmes qui ne protègent personne.

C’est le paradoxe de la télé‑réalité moderne :

les réseaux sont le carburant de l’audience…

et le détonateur des polémiques.

 

Sorry its not set :(

 

Ce qui arrive à Ydriss et Morgan n’est pas un accident :

c’est devenu structurel et les exemples s’accumulent,

saison après saison

et les proches des candidats sont aussi ciblés.

Un article de Marie Claire raconte insultes, menaces, intrusions dans la vie privée des familles.

2022 : Anisha, fausse polémique sur des tweets inventés.

2023 : Louis, vidéos humoristiques sorties de leur contexte.

2024 : Ebony, harcèlement raciste massif.

 

Sorry its not set :(

 

2025 : Ema, submergée de messages haineux dès la réouverture de ses réseaux.

2025 : Christophe Pinna, polémique avant même le premier prime.

 

Des jeunes talents, des cours de chant, des larmes, des victoires...

Aujourd’hui, cette ambition doit composer avec une réalité nouvelle :

celle d’une génération dont chaque mot,

chaque photo,

chaque publication passée

peut ressurgir et devenir une affaire.

 

Sorry its not set :(

 

 

 

Ydriss et Morgan ne sont que des symptômes

d’un monde où la télé‑réalité n’est plus un divertissement,

mais un scanner social.

La question n’est plus artistique.

Elle est presque stratégique …

 

 

 

 

Comment continuer à faire avec les réseaux…

quand on sait qu’on peut en devenir

la première victime ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 12 octobre 2026.

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