Il n’y a pas le feu que dans le sud-ouest de l’hexagone …
Les 44 stations locales de service public
se calcinent sur des chardons ardents :
seulement 3,7 pour cent d’audience
à la dernière vague publiée par Médiamétrie,
derrière France Culture.
Elles comptent pourtant plus de 1500 collaborateurs,
soit un tiers des effectifs du groupe.
Elles emploient aussi plus de 250 vacataires,
indispensables au fonctionnement quotidien.
Leur budget annuel se situe entre 200 et 220 M€,
soit quelques 30 % du budget global de Radio France.
Elles constituent le principal dispositif de proximité
et nourrissent de par leur présence sur les terrains une large part
des éditions de France Inter, France Info et aussi France Culture.
Mais leur ADN ne réside pas seulement
dans l’envoi de reportages aux stations nationales !
Le réseau assure plus de 1 000 heures de programmes locaux par semaine,
un volume sans équivalent dans l’audiovisuel public.
La transformation vers la marque ICI
aurait dû renforcer la logique de réseau de service public de proximité
en coopération avec France 3.
Mais les 2 entreprises n’ont pas su honorer leur promesse à la tutelle :
une affaire qui traine depuis plus de 10 ans !
Résultat : une marque incomprise,
un lancement foiré,
une promesse de regroupement non honorée,
malgrès les jolies bonettes bleu clair des micros !
Exemple criant sous nos yeux en Gironde
à l’occasion des dramatiques incendies :
l’incapacité de la radio ICI
émise depuis Bordeaux
à codiffuser,
ne serait-ce que la captation des images dans son studio
et les nombreux témoignages qui remontent du terrain,
sur le canal TNT de Noa.
Le travail des équipes de Radio france,
comme celui de ceux de la 3 est remarquable.
Mais il n'est toujours pas valorisé,
ensemble.
Noa,
c'est une TV locale dédiée à l’Aquitaine,
unique à FTV
avec la station Via Stella en Corse.
Une chaîne créée en réalité,
comme le savent tous les décideurs de l’audiovisuel public,
pour satisfaire une directrice régionale,
qui a aussi été DRH
et qui était encartée CGT,
Elle est partie maintenant …
Mais quid de cette offre
à l’encéphalogramme plat en termes d’audience ?
Sa mission de service public ne serait-elle pas honorée
en mixant en ces temps de crise jamais connue sur un territoire hexagonal,
ses moyens et ses talents
au service des publics girondins, des landais, et de tous les estivants ?
Vu d’ici ...
Nombre de dirigeants et d’animateurs ou journalistes des radios locales de Radio France,
comme d’ailleurs du côté de France Télévisions en région
mais de manière moins souffrante,
se demandent où se situe leur devenir !
A l’horizon désormais très proche,
comme le sont les nuages de fumées de forêt qui intoxiquent largement le sud-ouest,
se trouvent les Présidentielles,
et les menaces clairement exprimées à l’encontre de l’audiovisuel public.
N’est-il pas temps de renverser la table,
de reposer les fondamentaux,
de re définir les missions,
de les actualiser
en fonction de l’évolution du mode de consommation des médias ?
Pourquoi ne pas miser sur une forme de "concrétude"
comme le disait une ex-candidate à la Présidentielle ?
Se montrer capable d’honorer sa mission de service public,
en optimisant les savoir-faire
et en faisant que l’union fasse la force ...
Nombre de dirigeants actuels
n’ont malheureusement pas en tête l’historique de ces maisons,
les radios locales créées en 1982.
Ces Mères et Pères fondateurs expérimentaient.
Ils diffusaient parfois des émissions imparfaites,
ils le reconnaissaient,
ils rebossaient,
et ils progressaient !
Où sont aujourd’hui ces élans ?
Cette volonté de tenter,
de se confronter de manière novatrice en travaillant le cross media Radio-TV
et en alliant les réseaux sociaux évidemment,
pour repartir à la conquête des publics …
Partis en fumée ?
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 29 juillet 2026 .
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