Un bâtiment, des écrans, des ateliers ...
Le projet s’appelle donc Musip, il a été annoncé ce lundi à l'UNESCO
et il promet de réconcilier les Français avec les médias.
Le projet est soutenu par Radio France, Le Figaro, l'AFP, Charlie Hebdo plusieurs groupes de PQR et RSF.

Dans un pays où la défiance envers les médias atteint des sommets,
où les réseaux sociaux ont remplacé les journaux de 20 heures pour une génération entière,
le Musip arrive comme une réponse directe à ce que ses fondateurs appellent
“l’urgence démocratique”.
Son initiateur,
Antoine Mariotti,
journaliste à France 24,
le répète depuis dix ans.

Dans une interview accordée à sa propre chaîne,
il préconise :
"On doit expliquer comment l’information se fabrique,
parce que la démocratie ne peut pas fonctionner si les citoyens ne comprennent pas les mécanismes."
Et c’est bien cette promesse qui structure le projet :
ouvrir les portes de la fabrique de l’info,
montrer les choix,
les doutes,
les vérifications,
les biais…
bref, tout ce que le public ne voit jamais.
Le Musip, prévu pour 2029 à Paris, proposera un parcours immersif en trois volets :
La fabrique de l’info :
studios radio et télé, ateliers de mise en page, simulations de conférences de rédaction,
la guerre des récits : fake news, propagande, deepfakes, influence numérique.
Et puis également une thématique essentielle intitulée "Info & démocratie" :
liberté de la presse, censure, rôle des médias dans les crises.
Dans un entretien au Figaro,
Mariotti insiste sur la dimension participative :
"Le visiteur doit pouvoir devenir journaliste le temps d’une heure."
On pourra donc choisir un sujet, vérifier une info, hiérarchiser un JT, répondre à une fake news… comme dans une vraie rédaction.
Le conseil scientifique du Musip est présidé par Annick Cojean,
grand reporter au Monde.
Dans une interview au quotidien,
elle résume l’enjeu :
"Il faut redonner du sens à l’information, et rappeler qu’elle est un bien commun."
Autour d’elle :
historiens, journalistes, spécialistes de la désinformation, chercheurs…
près de 80 personnalités mobilisées pour construire les contenus :
journalistes (Laure Adler, Camille Diao), historiens (Patrick Eveno, Alexis Lévrier), spécialistes de l’info (Nathalie Sonnac), experts de la désinformation (Rudy Reichstadt),reporters internationaux (Clarissa Ward, Colette Braeckman) …
Le musée est annoncé pour 2029,
mais des contenus sont disponibles dès aujourd’hui
en version numérique ...

Et avant l’ouverture physique,
deux expositions itinérantes par an sont prévues dès 2027,
avec un lancement à Vichy,
puis une étape à Los Angeles.
Budget annoncé :
20 millions d’euros, financés par mécénat et fonds publics.
Le Musip n’est pas un gadget culturel.
C’est une tentative de réparer le lien entre citoyens et journalistes,
de rendre visible ce qui est habituellement invisible,
de redonner du sens à un métier souvent caricaturé.
Un musée pour comprendre l’info,
la démocratie peut‑être aussi,
et pour réapprendre à se parler.
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 28 septembre 2026.
Pour découvrir nos autres actualités cliquez ici !
Ce site utilise uniquement des cookies nécéssaires a son bon fonctionnement 💪 !