Editorialiste connue pour ses combats sociétaux,
ancienne directrice de Marianne,
aujourd’hui à la tête de la revue L’Audace !,
chroniqueuse dans Franc-Tireur ,
elle intervient également chaque semaine
comme hier soir encore
sur LCI …
C’est sur France Inter
qu’elle a choisit ce mercredi de déclarer sa candidature.
après avoir lancé son mouvement le mois dernier
Figure engagée,
elle s’est illustrée dans plusieurs combats :
la défense de l’école républicaine, contre ce qu’elle appelle « l’effondrement pédagogique » ;
la critique des dérives technocratiques, notamment dans l’éducation et la santé ;
la lutte contre l’uniformisation culturelle, qu’elle associe à une forme de "mondialisation sans âme" ;
la promotion d’un souverainisme humaniste, centré sur la transmission, la nation et le rôle de l’État,
l’alerte sur les fractures sociales,
qu’elle décrit comme "le symptôme d’un pays qui ne sait plus où il va".

En France,
les précédents de journalistes qui entrent en politique sont rares et souvent contrastés.
Le cas le plus emblématique reste celui de Noël Mamère.
Journaliste à l’ORTF puis à Antenne 2, visage familier des JT,
il bascule dans l’écologie politique,
devient maire de Bègles,
député,
puis candidat à la présidentielle en 2002.
Résultat : 5,25 % des voix.
Retraité désormais,
il intervient à nouveau comme journaliste sur divers médias.
Il s’en expliquait en 2018 aux Assises du journalisme à Tours.
Plus récemment, Éric Zemmour a déjà une première fois tenté, lui, la conquête suprême.
Chroniqueur, polémiste, omniprésent sur CNews et dans Le Figaro,
il fonde son parti, Reconquête, et se présente à la présidentielle de 2022.
Résultat : 7,07 % au premier tour.
Une démonstration de puissance médiatique, mais aussi de ses limites :
aux législatives qui suivent, il est éliminé dès le premier tour.
Autres figures majeures du journalisme "entrées" en politique
sans prétendre à la fonction suprême ...
Jean‑Jacques Servan‑Schreiber. Cofondateur de L’Express en 1953.
Président du Parti Radical, député de la Manche, puis maire de Nancy en 1971,
il incarne l’idée que le journalisme peut être un laboratoire d’idées
avant de devenir un projet politique.
Françoise Giroud suit une autre trajectoire.
Directrice de Elle, cofondatrice de L’Express, elle est appelée au gouvernement
Dominique Baudis, correspondant de TF1 à Rome puis présentateur,
quitte le plateau pour la mairie de Toulouse,
qu’il dirige plus de dix ans, avant de présider le CSA
et de devenir Défenseur des droits.
Jean-Marie Cavada, Président de Radio France
devient député européen sous les couleurs centristes.
François Baroin, passé par le journalisme à Europe 1 pendant 5 ans,
deviendra député RPR, ministre de l’Intérieur, de l’Économie,
et maire de Troyes
et Président de l'association des maires de France.
Philippe Ballard, ancien journaliste de LCI,
devient député du Rassemblement national en 2022
et se retrouve parfois sur des plateaux avec Loic Signor,
député macroniste lui
et également ex reporter à la TV,
Ils sont décidément nombreux à être passé du rôle d’interviewer
à celui d’interviewé :
Audrey Pulvar, Aymeric Caron, Bruno Roger-Petit, et Robert Ménard …
Laurent Joffrin, ex-directeur de Libération, lance un mouvement politique en 2020,
sans percée électorale notable.
Citons encore l’actuelle locataire de la rue de Valois Catherine Pégard (ex-Le Point)
ou Myriam Lévy (ex-Le Figaro) …
A l’étranger,
le passage du journalisme au pouvoir est presque un classique.
Winston Churchill est d’abord correspondant de guerre :
ses reportages musclés en Afrique du Sud lui construisent une stature
qu’il transformera en leadership politique.

Boris Johnson, lui, vient du Daily Telegraph et du Spectator :
plume provocatrice, style iconoclaste, puis député, maire de Londres et Premier ministre.
Michael Gove, ancien journaliste, devient ministre de l’Éducation puis de la Justice.
En Italie Benito Mussolini débute comme journaliste socialiste,
dirige Avanti! puis fonde Il Popolo d’Italia
pour accéder au pouvoir.

Silvio Berlusconi qui n’a jamais été journaliste
mais grand patron de presse et de télévision, propriétaire de Mediaset et de journaux
utilise son empire médiatique comme tremplin politique.
Aux États-Unis, Warren G. Harding commence comme éditeur du Marion Star
avant de devenir sénateur puis président en 1921.

Plus récemment,
Sarah Palin passe des sports à la télévision locale d’Alaska au poste de gouverneure,
puis à une candidature à la vice‑présidence.
En Australie, Tony Abbott suit le même schéma :
journaliste, puis Premier ministre.
Le journalisme peut donc parfois être une école du pouvoir,
une rampe de lancement, ou …
un tremplin manqué !
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 14 octobre 2026.
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