Nouvelle ministre de la culture : fin de la série "Bourre Pif dans l’PAF !" sur l’audiovisuel public, ou saison 6 ?

 

Conseillère "culture" du président de la République jusuq'à ce matin,

auparavant Présidente de l’établissement public

du château, du musée et du domaine national de Versailles.

Catherine Pégard est également originellement journaliste

et a même été rédactrice en chef au Point …

 

Sorry its not set :(

 

 

Quid désormais des chantiers en suspend,

comme celui de la réforme de l'audiovisuel public

souhaitée au plus haut niveau de l'état de puis des années ?

Emmanuel Macron, 

il y a bientôt 9 ans,

sur France 2 :

 

 

Où en est cette problématique

depuis 2017 ?

Prudence politique,

risques sociaux,

contraintes institutionnelles

et stratégie de survie

La réforme annoncée, suspendue, relancée,

est-elle aujourd'hui morte et enterrée,

ou pour le moins menacée ?

Mme Pégard qui succède à Rachida Dati sera-telle, rue de Valois,

la 6ème ministre à reprendre le flambeau ?   

 

Sorry its not set :(

 

La politique culturelle française connaît une phase de transformation profonde,

marquée par la montée en puissance du numérique,

la fragilisation des modèles économiques des médias ...

 

2019 :

Franck Riester

ouvre cette séquence en tant qu’ancien rapporteur de la loi Hadopi.

Il porte un premier texte de loi

sur la communication audiovisuelle

qui est abandonné en raison de la crise sanitaire

mais déjà,

défend l’idée d’un rapprochement des sociétés de l’audiovisuel public.

 

 

En 2020,

Roselyne Bachelot arrive avec une priorité :

la pandémie.

action est dominée par la gestion de la crise,

mais elle joue tout de même un rôle clé

dans la suppression de la contribution à l’audiovisuel public,

qui est remplacée par un financement budgétaire.

Cette réforme ouvre un débat durable sur leur indépendance et leur visibilité dans le budget de l’État.

Elle soutient également la montée en puissance de France.tv

et la stratégie numérique de Radio France,

sans réellement considérer que la création d’une holding serait un progrès.

Elle argumente toujours 2 ans même après avoir quitté le ministère …

 

 

En 2022,

Rima Abdul‑Malak prend le relais.

Elle défend une vision plus offensive du service public,

notamment face aux plateformes mondiales.

Elle soutient l’idée du rapprochement,

la lutte contre la désinformation,

la régulation des plateformes

et la montée en puissance de l’ARCOM,

née de la fusion CSA‑Hadopi.

Sous son mandat,

la question du financement pérenne de l’audiovisuel public reste centrale,

avec des arbitrages budgétaires sensibles.

Comme ici au Sénat.

 

 

En 2024,

un bref passage d’Aurore Bergé rue de Valois,

Rachida Dati met l’accent sur la souveraineté culturelle

et la visibilité des œuvres françaises,

tout en poursuivant les chantiers sur l’audiovisuel public

pour que les entreprises se rapprochent :

elle insiste sur la nécessité d’une gouvernance commune

pour que le dossier avance vraiment,

et finalise la "sanctuarisation" du financement via la TVA.

Elle répète son argumentaire à chaque interview,

depuis des années.

 

 

 

La tutelle

comme Radio France et France Télévisions

ne manquent pas d’idées ni de volonté,

depuis plus de 5 ans maintenant …

Mais elles évoluent dans un environnement où l’incertitude politique,

les contraintes budgétaires,

les obligations de service public

et la culture interne

rendent les transformations plus lentes qu’elles le seraient dans le secteur privé !

 

Sorry its not set :(

 

Certains des dirigeants du "Privé"

comme Rodolphe Bermer à la tête de TF1

s’engagent d’ailleurs publiquement,

comme il y a encore quelques jours au Sénat  :

 

 

Mais d’autres figures du PAF

jettent de l’huile sur le feu régulièrement,

depuis des années,

comme Cyril Hanouna

désormais à RTL et W9,

mais à l’époque encore sur une chaîne du groupe Bolloré

en janvier 2023 :

 

 

Mais pour nombre d’observateurs …

La lenteur du rapprochement timidement amorcé est due aussi,

voire surtout,

aux enjeux de carrière.

Une rivalité stratégique,

feutrée mais réelle,

s’est installée.

Les dirigeant(e)s cherchent à défendre leur pré carré

et leur influence

dans un contexte de réforme décidément incertaine.

Elles coopèrent par nécessité,

mais elles se surveillent,

car la future architecture du service public pourrait redistribuer les cartes.

Au bout de 5 ans

il est toujours question de peser dans les arbitrages politiques,

d’orienter la future gouvernance,

de protéger l’identité de chaque entreprise ….

Et surtout, incarner le leadership du service public !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le février 2026.

 

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