Presse, Web, Radios, TV, témoins comme ils peuvent hier soir ... À Versailles, l’ombre de 1919 plane sur un accord qui n’en est pas un, celui de la paix introuvable, pour un texte sans portée réelle.

 

Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, 

la dramaturgie compte !

 

 

 Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et la France n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron se félicite tout de même

sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir,

dans ce même décor,

n’a été signé qu’un "un pré‑accord".

pour ne pas dire comme nombre d'observateurs aujourd'hui

un simulacre. 

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

 

Comme le raconte FTV

sur son site destiné aux jeunes gens Lumni :

 

 

Hier soir encore,

l’Histoire ne s’est pas faite,

elle se fait à nouveau attendre !

Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée

parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix,

que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie

a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes

et le mode de consommation des médias.

 

1973 : Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final…

qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 : Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard,

le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 :  Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire,

comme si de rien n’était.

 

2020 : Brexit Deal.

Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition.

Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, 

les miroirs,

et les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire "instrumentalisée".

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre….

d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias

ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé

sur les antennes et sur le web comme “historique”,

plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

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