Proposition de loi sur la modernisation de la radio débattue au Sénat : la République entend protéger un pilier menacé par les constructeurs automobile, la transition numérique et les tensions éditoriales.

 

Ce mardi 13 octobre,

le Sénat examine la proposition de loi

du sénateur Laurent Lafon,

au moment exact où la radio française traverse trois secousses majeures :

Tout d'abord ,

l’offensive des constructeurs automobiles !

 

Sorry its not set :(

 

 

Il en est question au Mondial de l’Auto à Paris.

Tesla, BYD, BMW, Volkswagen ...

plusieurs constructeurs ont commencé à supprimer le tuner FM de leurs modèles.

Chez Tesla, la radio hertzienne est même devenue une option payante.

Le tableau de bord se transforme en plateforme :

Spotify, TuneIn, Apple Podcasts…

et la radio pro^reent dite disparaît.

 

Sorry its not set :(

 

Pour les constructeurs,

c’est une logique industrielle :

moins de composants, plus d’abonnements, plus de contrôle sur l’écosystème audio.

Pour la radio, c’est un choc :

un tiers de l’écoute se fait en voiture.

La loi Lafon répond directement à cette menace :

FM + DAB+ obligatoires dans tous les véhicules neufs.

Comme en France,

certains pays de l’Union européenne s’opposent à la disparition de la radio dans les voitures neuves.

Comme la Belgique 

 

La Suisse, les Pays‑Bas et l’Italie aussi :

tous protègent la diffusion hertzienne,

essentielle pour l’info,

la sécurité et la mobilité.

Face aux constructeurs, l’Europe veut préserver un accès gratuit et universel. 

 

Deuxième front :

la transition numérique.

Sur le papier, le DAB+ est l’avenir,

dans la réalité,

alors que la multiplication des émetteurs se poursuit,

il crée des zones de tension.

Quand France Musique ferme des émetteurs FM dans certaines régions,

les auditeurs découvrent que leur poste ne reçoit plus rien.

Le discours institutionnel parle de modernisation ;

eux voient une coupure.

 

Sybile Veil, Présidente de Radio France :

 

 

Nombre d'acteurs, 

parmi lesquels de nouveaux venus sur le marché

y voient une opportunité

 

Sorry its not set :(

 

Le groupe NRJ,

longtemps prudent,

vient de lancer le 5 octobre toute Nostalgie 60 / 70 sur le DAB+,

enrichissant son bouquet thématique disponible en numérique.

 

 

Comme si le DAB+ n’était plus une option

mais un territoire à occuper, un moyen d’étendre encore en hertzien ses marques

et de préparer l’après‑FM.

 

Troisième front :

le pluralisme,

avec 2 cas emblématiques.

 

Sorry its not set :(

 

Première radio de France,

France Inter se retrouve régulièrement accusée de pencher idéologiquement.

L’affaire Guillaume Meurice, il y a deux ans, a cristallisé ces tensions :

suspension, polémiques, tribunes…

Lors de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public,

plusieurs élus ont pointé France Inter comme le cœur du “biais idéologique” du service public.

Et tout récemment,

la station a connu une grève après l’annonce de l’arrivée d’un journaliste de Valeurs actuelles :

motion , débats internes sur le pluralisme, et départ de l’éditorialiste.

France Inter reste la radio la plus écoutée du pays…

mais aussi la plus scrutée, la plus commentée,

 

Mémona Hintermann, journaliste , ex membre du CSA

 

 

Autrefois généraliste et consensuelle,

Europe 1 est devenue depuis 5 ans

et son intégration au groupe Bolloré

le symbole d’un virage éditorial vers la droite de l’échiquier politique,

avec pour slogan la liberté d’expression.

 

Sorry its not set :(

Dominique Reynié,

fondateur de la Fondation Pour l'innovation Politique

donne son point de vue au micro de Laurence Ferrari :

 

 

Avec une ligne politique affirmée,

la station qui semblait en perdition a reconquis un large public,

mais elle est aussi contestée,

prise entre positionnement stratégique

et critiques sur son virage idéologique.

 

Globalement …

La proposition de loi défend l’idée que la radio mérite un statut spécifique,

veut rester un service d’intérêt général,

pas un contenu noyé dans un catalogue.

Dans certaines voitures neuves, elle n’existe plus par défaut,

dans certaines régions elle disparaît de la bande FM,

dans certains débats elle peine à incarner le pluralisme qu’elle revendique.

Le sénateur Laurent Lafon se dit confiant pour l’avenir de son texte.

 

 

La question n’est plus technique,

mais presque constitutionnelle.

La radio est‑elle encore un pilier du débat public,

ou un flux parmi d’autres dans le grand marché

des services rendus aux publics ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 13 octobre 2026.

 

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