Quand les candidats à la Présidentielle parlent en direct aux électeurs via l'IA, en favorisant le nombrilisme et l'entre-soi. Quid du journalisme tradi ?

 

Les partis n’auraient-ils plus besoin des médias professionnels

pour parler aux électeurs ?

C’est en tous cas ce qu’ils disent,

c’est assumé,

revendiqué.

Et c’est un séisme pour le journalisme professionnel,

comme le sous-entend ce reportage

du 20 heures de France 2 .

 

 

Pour Renaissance,

Stanislas Guerini l’a déclaré publiquement :

"L’IA va transformer la manière dont nous faisons campagne."

 

Sorry its not set :(

Gabriel Attal résume la stratégie :

"On doit parler à chacun,

là où il est.

Or “là où il est”,

ce n’est plus seulement dans une matinale,

ni un JT,

ni dans un débat !

 

 

C’est sur X,  Instagram, TikTok, sur WhatsApp,

dans des flux personnalisés, invisibles,

non vérifiables.

L’IA écrit les tracts, calibre les messages,

répond aux commentaires.

 

 

La campagne devient une production éditoriale automatisée, sans médiation journalistique.

 

Du côté du RN :

l'IA pour saturer l’opinion d’images émotionnelles !

 

Sorry its not set :(

 

Jordan Bardella ne s’en cache pas :

"L’IA est un outil comme un autre. »

Un outil qui génère des images anxiogènes à la chaîne :

des rues en flammes,

des frontières poreuses,

des foules menaçantes.

Comme au lendemain des émeutes

suite à la victoire du PSG : 

 

 

POLITICO a compté :

23 images IA dans 81 publications.

Le RN n’a plus besoin d’un reportage,

ni d’un plateau,

ni d’un contradicteur.

Il travaille en fonction de l'algorithme

d’un électeur potentiel isolé devant son écran.

 

Sorry its not set :(

 

Pour LFI :

l’IA pour parler à un électorat multilingue

sans passer par les médias.

Jean‑Luc Mélenchon défend l'tutilité de l'IA,

comme ici lors d'une interview sur Brut :

 

 

Manuel Bompard parle d’accessibilité démocratique".

L’IA traduit automatiquement en arabe, turc, tamoul, portugais.

Une campagne multilingue,

à coût quasi nul,

sans passer par les médias traditionnels.

 

Sorry its not set :(

 

Trois partis,

trois stratégies…

une même révolution !

Ils ne se parlent pas,

ne se rejoignent sur rien,

s’opposent sur tout.

Sauf sur un point :

l’opinion publique est désormais sur les réseaux sociaux,

plus massivement que sur les médias traditionnels.

Sur TV 5 Monde

cette cadre de l'AFP pose la vraie question : 

 

 

Les partis n’auraient-ils donc

plus besoin des journalistes

pour atteindre les électeurs ?

C’est une révolution

politique,

médiatique,

démocratique.

 

Sorry its not set :(

 

Et c’est ici que se joue

la survie du journalisme professionnel.

Parce que pour la première fois,

chaque électeur reçoit son message,

dans sa langue,

avec ses préoccupations,

à n’importe quelle heure.

Au risque qu'elle devienne une campagne privée,

sur mesure.

sans contradiction,

sans contre‑champ...

 

Alors le journalisme professionnel perd sa fonction première :

mettre en commun ce que la démocratie disperse.

Ce n’est pas seulement une crise des médias,

c’est une crise du débat public.

 

Sorry its not set :(

 

Alors comment faire,

pour les journalistes,

dans ce nouveau contexte ?

Comment continuer à exercer un métier

fondé sur la vérification,

la contradiction,

la mise en perspective,

la déontologie,

alors que les partis s’adressent directement à l’opinion

dans des bulles numériques imperméables ?

 

Sorry its not set :(

 

En vrai

signe des temps ...

Les candidats adoptent le rôle des influenceurs sur le web !

Jacques Trentesaux,

co-fondateur de Médiacités,

a déjà estimé sur france info :

qu'il est temps d'éveiller l'esprit critique des citoyens. 

Ce qu'il dit à propos des "influenceurs"

peut s'entendre aussi à propos des politiques ...

 

 

Parce que la révolution est en marche,

et que si les partis prétendent stratégiquement

pouvoir se passer des médias professionnels,

les citoyens,

eux,

n’ont en réalité jamais eu

autant besoin de journalistes !

Ce que raconte magnifiquement 

la vidéo diffusée ce mardi par le groupe TF1

sur ses réseaux sociaux : 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 9 juin 2026.

 

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