Quid des médias de proximité ? Quelle place pour les municipales des 15 et 22 mars prochains, quand l'opinion et l'essentiel des médias sont focalisés sur la guerre ?

 

Les maires seront élus d'ici quelque jours ...

Mais la mère des valeurs

reste-t-elle la proximité,

en pleine crise internationale ?

Comment pour les médias,

gérer le lointain,

mais aussi et d'abord

leurs terrains

et leurs cibles ?

 

Sorry its not set :(

 

La guerre en Iran domine les ondes,

les écrans,

les conversations,

les réseaux sociaux.

Les chaînes d’info nationales font leur plein d’audience,

les éditions spéciales à rallonge monopolisent les antennes,

les plateformes s’enflamment.

 

Sorry its not set :(

 

Pendant que le monde retient son souffle,

la vie locale ne s’interrompt pas pour autant.

Dans une semaine,

les habitants des fameuses 36000 communes françaises

voteront au premier tour

pour choisir leur maire,

leurs élus,

leurs priorités pour les six années à venir.

 

 

Cette échéance mérite sans doute mieux

que d’être reléguée au second plan

et la dimension "Proximité",

du traitement de l’actualité

apparaît tant bien que mal, 

mais plus que jamais

comme une "valeur ajoutée" !

Les décisions municipales façonnent le quotidien :

l’état des routes,

la sécurité du quartier,

la rénovation de l’école,

l’ouverture d’une crèche,

la gestion des déchets,

la place du vélo,

l’accès aux soins,

la vitalité du commerce de proximité ...

Ce sont des sujets concrets, visibles, palpables.

Des sujets qui, loin des tensions internationales,

conditionneront toujours la qualité de vie de chacun.

 

 

Alors,

"le lointain" inquiète

l’opinion publique,

et monopolise évidemment l’attention.

Sauf celles des candidats

toujours mobilisés malgré tout

par leurs derniers jours de campagne électorale

sur leur terrain,

sur les médias "traditionnels",

mais surtout aussi maintenant

via les Réseaux sociaux.

Comme Remy Lavenant

ce candidat agé de 25 ans, 

dans l'Essonne...

 

 

Parce qu’en réalité,

et paradoxalement, 

les communes sont souvent

en première ligne

face aux crises mondiales :

hausse des prix de l’énergie,

tensions sociales,

adaptation climatique,

solidarité avec les populations touchées,

accueil parfois de réfugiés.

Les maires ne sont pas des spectateurs :

ils absorbent, amortissent, organisent…

Ils sont les gestionnaires du réel.

 

Sorry its not set :(

 

Paradoxalement

dans ce contexte,

les radios,

télévisions,

comme la presse quotidienne

de proximité,

ont sans doute plus que jamais ces jours-ci,

un rôle essentiel :

tout en prenant en compte la réalité du contexte international,

il leur faut maintenir le lien entre les habitants et leur territoire.

Donner la parole aux acteurs du terrain,

éclairer les programmes,

expliquer les choix,

confronter les promesses aux réalités :

offrir des repères du concret,

redonner aussi du sens

à ce qui se joue ici.

 

Sorry its not set :(

 

La démocratie locale

reste un espace où chaque voix compte réellement,

où l’on peut encore agir, décider, peser :

là où se construit, jour après jour, la vie commune.

 

Alors …

La guerre doit évidemment être traitée avec rigueur !

Comme ici sur le site de la Charente Libre : 

 

Sorry its not set :(

 

Mais sur le plan éditorial,

l’équilibre entre cette crise au Moyen Orient

ou en Ukraine

passée au second plan, 

relève d’une alchimie complexe

à "doser". 

Un média local n’a pas vocation à commenter heure par heure

l’actualité du conflit qui enflamme les pays du golfe

ou continue à tuer dans le Dombas...

 

Sorry its not set :(

 

Mais …

Pour ne pas être considéré comme un média seulement "complémentaire",

celui qu’on vient lire écouter ou regarder après les chaines nationales,

il s’agit de diffuser l’essentiel.  

C’est important pour la crédibilité du média.

Mais surtout,

il faut savoir relier le global

au local !

 

 

Pour les journaux de PQR,

radios,

et télévisions locales et régionales

c'est l’occasion d’estampiller

leur différence avec les autres médias,

de faire la démonstration de l’impérieuse nécessité de leur format :

être un repère,

voire un refuge identitaire,

dans un moment d’angoissante confusion globalisée…

 

Sorry its not set :(

 

Regarder le monde,

être sensible aux crises,

depuis sa fenêtre

et avec sa sensibilité,

sa culture locale,

depuis chaque territoire !

Cultiver sa raison d’être,

son ADN …

En ces temps désormais globalisés,

la dimension"géographique", 

additionnée à l'incontournable proximité "affective"

sont à nouveau,

on ne peut plus,

d'actualité !

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 06 mars 2026.

 

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