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REDEVANCE et avenir de l'audiovisuel public : TV et radios publiques muettes dans 1 mois ?

 

 

 

Sorry its not set :(L’intersyndicale lance un appel à la grève de 24 heures et organise une manifestation nationale à Paris le 28 juin prochain.

Suppression de la redevance, fusion de France 3/France Bleu, fusions de services suivis de licenciements … CGT, CFDT, FO et SNJ craignent même la privatisation de France 2 !

 

Selon ces organisations "supprimer la redevance, ressource affectée, c’est précariser et paupériser l’audiovisuel public en le basculant sur le budget de l’Etat donc aux arbitrages et aux pressions politiques incessantes".

Elles souhaitent, entre autre, la mise en place d’un système "à l’allemande", l’indexation de cette taxe sur l’inflation, assortie d’un plan d’objectif et de moyens sur 5 ans.

 

La société des journalistes de Radio France, quant à elle, s'adresse sur Twitter aux 2 ministres en charge du dossier, rue de Valois et à bien-sur aussi à Bercy.

 

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Le 28 juin, ce sera donc 10 jours après le 2ème tour des législatives avec la reconduction, ou non, de l’actuelle majorité gouvernementale au Palais Bourbon…

Ce dossier n'apparaît pas, pour l'heure, dans le cadre de la campagne en vue du renouvellement des députés.

Il est donc utile de se remémorer les propositions des différents partis lors de la Présidentielle.

 

. Jean-Luc Mélenchon avait préconisé la mise en place d’une redevance progressive, en fonction des revenus “pour plus de justice sociale”.

Mais au sein de "NUPES", l'alliance créée depuis, les partis ont eu des positions plus nuancées ...

L’écologiste Yannick Jadot et le communiste Fabien Roussel par exemple étaient tous les deux favorables au maintien en l'état de la redevance.

Anne Hidalgo, elle, souhaitait mettre en place une redevance "universelle à tarif unique", payée par tous les foyers et non plus uniquement par ceux qui possèdent une télévision. La candidate du PS prennait en compte le fait que les programmes sont désormais toujours plus regardés et écoutés sur les tablettes ou les smartphones.

 

 

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. Emmanuel Macron a annoncé, lui, la suppression de la redevance dès cette année, compensée par un budget alloué directement par l’état,

sans plus de précision pour l’instant.

Le Président candidat avait ouvert le dossier dès sa première réunion publique de campagne à Poissy en officialisant son intention de la supprimer "la redevance télé ", sans plus de détail.

C'est son ministre de l'économie, reconduit depuis, Bruno Lemaire qui avait tenté de repréciser sa pensée quelques jours plus tard,

en assurant que l'existence même du service de l'audiovisuel public n'était en rien remis en cause, mais que c'est son mode de financement évolurait.

Le calendrier présenté était une réforme en 2023.

Mais depuis, le Président réélu a fait savoir qu'il souhait que la suppression intervienne "dès cette année".

Pour se faire une disposition devrait être prise en ce sens rapidement par l'assemblée nationale dans le cadre d'un projet de loi de finance rectificatif.

 

. Valérie Pécresse n'avait pas, tout d'abord, fait d’annonce à ce sujet, même si elle affirmait que la privatisation n’était "pas taboue".

Mais son équipe aux Républicains au fil de la campagne avait fini par préciser qu'en fait elle était "contre", assurant comme LREM qu’il faudrait "trouver une autre ressource du budget de l’État".

 

. Eric Zemmour comme Marine Le Pen proposaient tous les deux la suppression, ou privatisation, de l’audiovisuel public. 

La Présidente du Rassemblement National avait déclaré :

"On n'a pas besoin d'un service public de l'audiovisuel aussi important. Il est de plus en plus difficile de distinguer sa spécificité par rapport au privé".

"Nous sommes une grande démocratie, a-t-on encore besoin d’un audiovisuel public de cette taille ?"

N'auraient subsisté, si elle avait été élue Présidente de la République, qu’Outremer la 1ère avec ses 9 stations de part les océans, la chaîne franco-allemande Arte, et l’Institut national de l’audiovisuel (INA), mais qui "aurait été transféré au ministère de la Culture et aurait intégré les archives nationales".

 

 

Si les cartes ne sont pas rebattues après les législatives Rima Abdul-Malak, la ministre de la culture nommée la semaine dernière, sait maintenant quel est l’un de ses plus urgents chantiers …

 

 

 

 

e-crossmedia, le 26 mai 2022.

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