Réinventer les médias pour le mobile : TF1 fait l’actualité avec son annonce de "flux vertical", comme tous les médias qui sont déjà en marche : question de survie !

 

Au-delà de TF1 l’enjeu est bien de révolutionner les médias traditionnels

télévision, radio, presse

pour les adapter au support plébiscité par les jeunes,

ce rectangle vertical qui remplace l’écran du salon,

la radio du matin

et le papier du journal.

 

Sorry its not set :(

Car tout se joue désormais là :

dans la verticalité d’un smartphone,

dans la vitesse d’un geste,

dans la logique d’un fil qui ne s’arrête jamais.

Les médias doivent rivaliser avec les réflexes du pouce,

les flux infinis,

les algorithmes qui décident avant nous.

Et c’est dans ce paysage en mouvement

que TF1 fait ces jours-ci l’actualité.

 

Sorry its not set :(

 

En 2027,

TF1+ intégrera un flux vertical, pensé pour le mobile et monétisable.

Le groupe avance fort :

TF1+ revendique 45 % de part d’audience sur les 15–34 ans

et 14 millions de jeunes touchés chaque mois.

Ses franchises comme Star Academy …

 

 

Ou encore Secret Story, Koh-Lanta ou The Voice

cumulent 90 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux

et ont généré près de 4,4 milliards de vidéos vues cette année.

 

Sorry its not set :(

 

Autrement dit :

les marques TF1 vivent déjà massivement dans les flux verticaux

de TikTok, Instagram et YouTube.

Le groupe entend désormais ramener une partie de cette consommation sur TF1+,

où il maîtrise la donnée, la recommandation et la monétisation :

ne plus seulement adapter la télévision au mobile,

mais inventer carrément une forme de télévision

pour le mobile.

 

La révolution est d’ailleurs déjà bien engagée pour tous les acteurs.

Dès 2023,

France Télévisions installe ses formats explicatifs et incarnés sur YouTube.

 

Sorry its not set :(

 

Le groupe assume que les jeunes ne reviendront pas spontanément vers les plateformes maison.

Avec ADspace•ia et la stratégie “Total Vidéo Premium”

(TV + YouTube + Prime Video),

le service public avance avec une idée simple :

être là où se trouve le public.

 

 

M6 accélère avec M6+ (2023)

et les M6 Agents (2024),

une suite d’IA capables de briefer, planifier, acheter, analyser.

Les formats courts circulent déjà sur TikTok, Instagram, YouTube.

 

 

Objectif :

devenir la plateforme publicitaire la plus simple à acheter,

façon Meta Ads.

 

RMC–BFMTV s’est focalisé sur une offre du type

"info native mobile".

Chez Altice,

le temps réel est déjà un format dédié smartphone.

Depuis 2018, les contenus info se verticalisent ;

notifications, lives, breaking news s’enchaînent.

Avec RMC BFM Ads,

le groupe fait de YouTube un relais de puissance.

 

Sorry its not set :(

 

L’actualité comme le divertissement se consomme debout,

entre deux messages,

dans la vitesse du quotidien.

 

Au-delà de la télévision,

les autres médias traditionnels sont eux-aussi très engagés dans cette bataille :

La radio se fragmente elle aussi.

France Inter, France Info, France Musique, France Culture …

 

 

RTL comme Europe 1 inondent le web

avec leurs extraits calibrés pour TikTok et Instagram.

Les sessions de Sud Radio sont transformées en capsules verticales

et la diffusion de la chaine repose pour beaucoup via ses live sur Youtube

pour palier son parc d’émetteur FM modeste.

ICI,

le réseau des locales de Radio France

démultiplie les formats mobiles de proximité.

 

 

 

La Presse écrite a même été pionnière malgré elle …

Dès 2018, Le Parisien produit des vidéos verticales.

En 2019, Le Figaro lance des formats explicatifs sur YouTube.

En 2020, Ouest‑France expérimente les stories.

 

 

En 2021,

20 Minutes investit TikTok.

Les enquêtes deviennent des produits dérivés numériques :

vidéos, podcasts, carrousels, newsletters.

La presse écrite comprend avant les autres

que les jeunes publics ne lisent plus les site de ses journaux,

mais y aterrissent via les réseaux sociaux.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cette marche collective,

l’initiative de TF1 présentée en grande pompe hier mercredi

est un signal supplémentaire.

Elle rappelle que le centre de gravité des médias a basculé :

il ne se trouve plus dans la capacité à se glisser dans les usages,

mais à s'imposer là où se joue désormais la vie médiatique.

 

Sorry its not set :(

 

Reste une question,

essentielle.

Ces mutations sont pensées pour faire vivre les marques,

compenser la baisse de la pub en linéaire,  

et reconquérir leurs audiences via les nouveaux canaux.

Mais ramèneront‑elles vraiment pour autant les jeunes générations

vers les flux traditionnels ?

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 6 novembre 2026.

 

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