Rentrée radio et tv : les mamies font de la résistance dans leur couloir, parallèle à celui des Digitaux Natifs qui ont d’ores et déjà les oreilles et les regards ailleurs.

 

Nouveaux meneurs de jeux par-ci, nouveaux décors par-là, ajustement d’horaire ici,

habillage d’antenne tout juste repeaufiné là …

A regarder et écouter les grandes enseignes publiques et privées qui bataillent pour conserver leurs publics,

et constatent globalement à chaque sondage

leur fragilisation ...

Quid de cette rentrée ?

Où sont les nouveautés qui peuvent accrocher les oreilles ou les regards,

et prétendre se doter de nouvelles armes pour séduire un plus large public ?

Il est bien évidemment risqué d’oser évaluer la qualité d’un plat dès le premier service, un jour de rentrée,

que des réglages demeurent nécessaires,

que les brigades en cuisine vont affiner leurs savoir-faire …

 

Il faut reconnaître aussi que l'auditeur ou le téléspectateur n'aime pas être perturbé dans ses habitudes,

et que des évolutions ne peuvent être pratiquées que lentement, discrètement, de manière à peine perceptible même .

Oui, mais alors ...

 

Sorry its not set :(

 

Depuis une vingtaine d’années la montée en puissance du web sonne comme une menace pour les offres traditionnelles,

et s’est décidément installée comme une complémentarité voire une alternative aux usages traditionnels.

A part la mise en valeur des déclinaisons des rendez-vous d'antenne

sur les sites des stations ou des chaines soit dans la voix ou des bandeaux à l’image,

en quoi cette évolution agit-elle sur le fond des programmes ?

Quid de ce qu'il est convenu d'appler "le web au centre" qui induit la proéminence de l'image,

et l'instantanéité de la diffusion par tout à chacun, 

dues en particulier à l'usage du smartphone ?

 

Sorry its not set :(

 

Nombre de paires d’yeux, d’oreilles, pour ne pas dire de papilles, restent perplexes…

Chaque acteur du marché affiche pourtant un appétit débordant,

sa volonté de proposer un menu actualisé.

De nouveaux Chefs, issus du mercato qui n’intéresse surtout que le microcosme, sont sensés apporter leurs nouvelles recettes,

et pourquoi pas être suivis par leurs propres fidèles.

Force est de constater pourtant qu’au menu, ce sont globalement toujours les mêmes bonnes vieilles soupes qui sont servies.

Certains plats prétendent être plus épicés alors qu’ils deviennent en réalité insipides pour une large partie du public qui lui préfère les podcasts ou les plateformes.  

Chacun pourtant prétend vendre du frais et du vivant, pour ne pas dire du circuit court, histoire de faire croire que dans ce domaine aussi l’air du temps serait pris en compte,

alors que la recette et le process de fabrication, n’évolue guerre et que le produit sent pour beaucoup désormais la conserve.

 

Depuis ce matin c’est, comme depuis toujours, à qui proposera la plus alléchante des promesses.

Comme le jour de la publication des sondages :

"Tout le monde est gagné d’avoir content" comme le disent en souriant les commentateurs sportifs !

 

Sorry its not set :(

 

Au final la rentrée radio – tv du circuit traditionnel n’évolue globalement qu’à la marge,

en réalité donc sur la forme...

Le fond de la problématique, l’évolution du mode de consommation des médias,

n’a que peu d’incidence sur l’évolution des offres.

La réelle et objective prise en compte de la proéminence du web en général et des réseaux sociaux en particulier, semble pour ainsi dire laissée de côté,

pour ne pas dire traitée par le mépris.

Pour nombre de médias historiques qui exposent leurs prétendues nouveautés à grand renfort d’auto-promo aujourd’hui,

ce fossé qu’il faut bien qualifier de "générationnel" est aussi la conséquence d’une résistance au changement.

Tant que ça dure et qu’il reste un public, il faut bien que les machines tournent :

c’est une évidence !

Mais pourquoi à tous crins s’opposer aux évolutions dictées par l’évolution du marché, aux nécessaires réorganisations qu’elles impliquent et à l’évolution des savoir-faire ?

 

Celà conduit à assumer la responsabilité du fossé qui se creuse, entre l'auditoire adulte et sénior,

et les consommateurs" digitaux natifs" qui sont d’ores et déjà fidèles à leurs propres médias.

Heureusement certains sont d’ailleurs très valeureux sur le web et cherchent à ne pas perdre contact, eux, avec un plus large public.

Ils sont quelques-uns déjà à relever le flambeau tant sur l’info que le divertissement,

et ne ressentent pas encore le besoin de dégainer tambours et trompettes pour baliser la rentrée !

Mais un jour, sans doute, cela viendra !

 

Pour sourire ...

Il y a plus de 50 ans alors que personne n'imaginait l'arriver du web et des réseaux sociaux, ,

Jean Yanne et Bernard Blier avaient conceptualisé une partie de la problématique ...

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Mathieu,

Président d'e-crossmedia,

le 28 aout 2023.

 

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