Scoop de la Dépêche du Midi avec les aveux de Jubilar à la Une : quand la presse éclaire… mais quand parfois aussi elle déraille.

 

Dans les grandes affaires judiciaires,

la publication d'un document

comme cette lettre adressée à ses avocats publiée par le quotidien de Toulouse 

ou un article

peuvent tout changer !

 

Sorry its not set :(

 

L’histoire des relations entre la presse et la justice est une route sinueuse,

faite de scoops qui éclairent…

et de dérapages qui aveuglent.

Parfois en effet les scoops font basculer l’Histoire …

 

A la Une évidemment

le “J’accuse” de Zola

qui finit par renverser la République !

En 1898 la justice est verrouillée, l’armée est sûre d’elle, l’opinion est hostile.

Et soudain,

L’Aurore publie ce texte qui dénonce les faux documents, l’antisémitisme,

les manipulations.

Le journal est vendu à la criée

comme le reconstitue au cinéma Roman Polanski.

 

 

L'article fissure l’institution militaire

et ouvre la voie à la réhabilitation de Dreyfus.

 

L’affaire Cahuzac :

Mediapart et le compte caché en 2012

Le ministre du Budget nie tout mais Mediapart publie un enregistrement :

“J’ai un compte à l’UBS.”

Comme le raconte à l’époque LCP :

 

 

C’est la chute immédiate du ministre, l’ouverture d’une enquête, puis la condamnation.

 

François Fillon :

Le Canard enchaîné et le “Penelopegate” en 2017.

En pleine campagne présidentielle,

Le Canard révèle les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon.

La campagne s’effondre, l’enquête s’ouvre, la condamnation tombe :

l’article a changé l’élection.

 

Sorry its not set :(

 

À l’étranger :

quand un scoop renverse un pays

le Watergate.

De 1972 à 1974 Woodward et Bernstein du Washington Post publient des révélations en cascade :

l’espionnage du Parti démocrate, les mensonges, les aveux…

Le National Géographic s’en souvient :

 

 

Richard Nixon devra démissionner.

 

Panama Papers :

la fuite qui expose les puissants en 2016 :

des millions de documents sur les sociétés offshore de dirigeants, sportifs, criminels sont publiés par une alliance de journaux

 

Sorry its not set :(

 

C'est l’une des plus vastes collaborations journalistiques de l’histoire avec plus de 370 journalistes dans 76 pays représentant plus de 100 médias qui a entrainé des enquêtes judiciaires dans des dizaines de pays.

 

Mais parfois,

la presse déraille …  

Et s’il y a une affaire qui symbolise ce dérapage,

avec celui de la justice 

c’est l’affaire Grégory.

Au cœur de ce naufrage médiatique,

le couple Bezzina occupe une place centrale :

Jean‑Michel correspondant RTL à Nancy

et Marie‑France journaliste indépendante pour Le Parisien, Le Figaro, Paris Match, Le Point, France‑Soir ...

 

Sorry its not set :(

 

Avec d'autres confrères il est vrai, 

ils relaient des “révélations”,

des pistes, des confidences d’enquêteurs,

des hypothèses psychologiques,

circulent entre les familles, les voisins, les gendarmes.

Pour vendre du papier et faire de l’audience,

les rédacteurs en chef veulent du feuilleton,

du rebondissement,

du drame.

 

 

Sous pression,

les journalistes commencent à raconter des pistes douteuses.

Des hypothèses deviennent des quasi-certitudes.

Des rumeurs deviennent des “informations”.

Des confidences deviennent des “révélations”.

 

Sorry its not set :(

 

Pour certains,

la presse a joué un rôle décisif, et lourd, dans l’emballement qui a conduit Dominique Baudis

à être publiquement accusé à tort,

puis profondément atteint psychologiquement.

Il était pourtant à l'origine journaliste comme le rappelle

le jour de son décès France Télévisions.

 

 

Demeure le sentiment d'une responsabilité professionnelle majeure dans la diffusion,

la légitimation

et la persistance de la rumeur...

 

Il y a aussi l’affaire d’Outreau de 2001 à 2005 :

Les journaux titrent : “Le réseau pédophile d’Outreau”, “Les monstres d’Outreau”.

13 innocents passent des années en prison.

La presse devra reconnaître son rôle dans la catastrophe,

comme le raconte La Voix du Nord :

 

 

 La Dépêche du midi nous rappelle ce lundi

que la presse peut encore faire avancer la vérité,

même si Cédric Jubilar demeure pour l'heure présumé innocent

tant qu’il n’aura pas confirmé à la justice ses aveux publiés aujourd’hui.

 

 

Mais l’histoire nous rappelle aussi qu’elle peut la déformer,

la précipiter, la briser.

 

Sorry its not set :(

 

Entre les scoops qui éclairent

et les emballements qui aveuglent,

la relation entre médias et justice est une danse fragile

où chaque pas compte.

Et où parfois, un simple article peut faire basculer une affaire…

dans le bon sens, ou dans le pire.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 6 juillet 2027.

 

 

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