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TF1 - M6 : fusion, rapprochement ... Quand l’audiovisuel se révèle conservateur pour lutter contre la révolution en marche !

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Fusion annoncée des groupes TF1 et M6 : à regarder sous plusieurs angles !

Sorry its not set :(La décision, ce mercredi 27 avril, des actionnaires du groupe M6 de dire oui à ce mariage de raison aura sur le plan financier la conséquence de conquérir quelque 75% du chiffre d’affaires du marché publicitaire français.

La fusion doit encore être validée par l’Arcom et l’autorité de la concurrence d'ici janvier prochain.

 

 

Ce rapprochement va de pair avec le rachat du groupe Lagardère par Vivendi que détient Vincent Bolloré.

En attendant d’ici quelques temps la relance par le gouvernement du rapprochement des entreprises de l’audiovisuel public. Le projet de holding porté il y a 5 ans avait avorté, il apparaît à nouveau d’une brûlante actualité.

Reste à en définir la forme.

Le groupe Altice qui détient les chaines BFM et RMC n'est pas en reste.

L’heure des mastodontes est décidément advenue !

Rationalisation des coups, optimisation des moyens, positionnement stratégique pour permettre aux entreprises emblématiques françaises de continuer à exister face à la concurrence qui fait rage ...

Il s'agit  de s’unir pour avoir la force de lutter contre les offres numériques qui gagnent toujours plus de terrain, compte tenu de l’évolution du mode de consommation des médias.

Les succès croissant de Netflix ou Amazone prime en sont déjà la preuve.

 

Quelles incidences pour les offres de programme ?

La question de l’information est un enjeu démocratique essentiel : conserver malgré les fusions, l’indépendance des rédactions, un nécessaire pluralisme.

Il y a fort à parier aussi que des co-diffusions radio-tv-web se multiplient.

 

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Il est d’ores et déjà question que le petit matin de FUN Radio ait sa place sur le petit écran,

ce sera une offre supplémentaire du groupe M6 qui retransmet déjà le Morning d’RTL 2 sur W9,

l'émission quotidienne de Julien Courbet connait un beau succès sur M6.

 

Chez Altice la matinale d’RMC est très regardée sur une de ses chaînes TNT , "les grandes gueules" également sur une autre.

Et à l’inverse le son des chaines d’info continue BFM et BFM Business est relayé en FM et désormais en DAB+.

Plusieurs émissions d’Europe1 sont retransmises sur C News.

 

Coté service public la moitié des 7/9 de France Bleu sont maintenant retransmis par France 3.

Depuis longtemps outremer, les radios de service public diffusent certains de leurs programmes en simultané à la télévision sous leur marque commune La 1ère :Sorry its not set :(

au quotidien pour la matinale et chaque fois que des crises climatiques s’abattent sur les territoires : le recours au crossmédia est devenu quasi systématique.

 

 

Et puis, la construction de franceinfo : se poursuit d’année en année : la complémentarité entre les professionnels de radio et de télévision s’intensifie. Au-delà de quelques tranches en co-diffusion, c’est le travail en commun

des 2 rédactions qui tend à progresser. L'émission politique dominicale de France Inter est aussi co-diffusée.

 

Voilà donc l’air du temps, dicté par nos manières d’écouter la radio, de regarder la télévision, et d’être toujours plus séduits par des offres complémentaires depuis l’avènement du numérique.

Le nerf de la guerre demeure tout de même le financement de toutes ces offres que cherchent à optimiser les états-majors.

Mais ces bouleversements sont souvent vécus douloureusement par les professionnels des antennes, voire du web. Que ce soit dans le secteur public ou le privé, ces évolutions, sont accueillies par une forte résistance au changement.

Comme une forme de conservatisme qui cherche à contrecarrer une inévitable révolution. Mais les décideurs savent-ils accompagner leurs équipes ?

 

e-crossmedia, le 28 avril 2022.

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