Historiquement le Tour de France,
ce n’est pas une fête du vélo,
pas une célébration du sport, ...
C’est une vengeance de journaliste !
En 1903 Henri Desgrange
patron du journal L’Auto
veut écraser son concurrent
Le Vélo.

Il invente donc une course impossible :
faire le tour complet du pays,
raconter la France,
vendre du papier,
et accessoirement
épuiser les coureurs.

Les journalistes suivent la course en train, en voiture, parfois à vélo.
Ils écrivent des pages entières, des récits héroïques, des souffrances, des paysages …
Le Tour est un feuilleton de papier,
les journalistes sont des romanciers.

Dès 1924 Radio-PTT arrive !
Les premières chroniques radiophoniques sont bricolées :
enregistrées dans les gares,
dans les hôtels,
parfois dans les cafés où les coureurs reprennent des forces.

A l’occasion de cette 18e édition de la Grande Boucle
à chaque étape, les résultats et le classement sont "radiophonés" par la Tour Eiffel.
En 1948 Radio Luxembourg
installe un reporter permanent sur la route,
et en 1953 Europe n°1 suit le Tour avec un camion technique qui émet… quand il peut.
avec parfois un son tellement mauvais
qu’on ne sait plus si c’est un sprint ou un orage.
La télévision entre en scène en 1950.
Les caméras arrivent
et le Tour devient un décor,
une carte postale animée, géante.
Les coureurs, vus du ciel dès 1958,
ressemblent parfois à des fourmis énervées.
La première arrivée sur les Champs Elysées est diffusée en 1975.
De 1980 à 2010
c’est l’industrialisation du spectacle
et les moyens qui explosent
avec les survols des avions-relais pour la transmission des images en direct,
des dizaines de motos,
des régies mobiles et des caméras embarquées.
Dès 1998
France 2 diffuse l’intégralité des étapes de montagne.
La radio, elle, devient une machine de guerre :
reporters embarqués,
directs permanents,
habillages sonores ...
Comme ici à la radio hollandaise :
Ensuite …
Le numérique prend le guidon,
avec en 2014 les GPS en temps réel,
les cartes interactives,
les coulisses sur Snap,
les commentaires sur Facebook et Twitter,
les vidéos sur YouTube et les podcasts.
Le Tour devient un produit multimédia,
un concours de “qui a la meilleure story Instagram”
ou l'ITW qui se veut plus tendance
que celles pratiquées par les médias tradis …
Le Tour redevient aussi une histoire locale,
racontée par ceux qui le vivent sur la route
ou par la foule qui partage en direct sur Facebook
ou même avec beaucoup plus de hauteur !
Désormais tout est hyper connecté
et technologique :
radios en FM, DAB+ et streaming,
avec, comme pour tous les médias pros,
leur offre sur le web et les réseaux sociaux.
Et coté TV :
drones, Caméras 4k Flux multiples,
gérés par des cars-régie
comme celui que nous invite à visiter
Ouest France :
Le Tour de France 2026 mobilise près de 2 000 journalistes,
issus d’environ 100 pays.
La course est diffusée dans 190 territoires.
Les plus gros contingents de pros de l’info
viennent de Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Danemark, Slovénie, Colombie, États-Unis
et surtout de France,
avec FTV et Radio France comme radio diffuseurs officiels.
ICI a l'exclusivité de la présentation de l'étape du jour
par le direvteur de course
comme ce samedi pour le contre la montre à Barcelone :
Puisque cette année
le Mondial 2026 de foot se joue en Amérique du Nord,
les matchs sont disputés en Europe en soirée
voire la nuit comme ce samedi :
les audiences ne se cannibaliseront pas !

Même si les coureurs du peloton
aussi supporters des Bleus
auront du mal à suivre
le Mondial !
Comme le raconte France Inter ...
Le Tour de France,
c’est l'une des rares histoires
où les médias ont autant changé que la course elle-même.
123 ans après L’Auto,
on ne sait plus très bien si ce sont les journalistes qui suivent le Tour…
ou si c’est le Tour qui continue de les entraîner à toujours plus performer,
et rivaliser pour la compétition des audiences !
Thierry Mathieu
e-crossmedia
le 4 juillet 2026.
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