Le 15 septembre,
quatre candidats marginaux organiseront un “Débat Présidentiel”
sur YouTube.
Un rendez‑vous improbable,
sans organisateur identifié,
sans structure politique, sans rédaction donc évidemment sans aucune forme de déontologie …
Un débat auto‑produit,
vraisemblablement monté par les protagonistes eux‑mêmes
dans un format typique des productions YouTube marginales ou satiriques.

François Asselineau est le seul à disposer d’un programme :
Frexit, sortie de l’euro, de l’OTAN, souveraineté nationale et réindustrialisation.
Sa ligne reste celle d’un gaullisme souverainiste,
avec un État stratège et une politique étrangère de neutralité.
Il donne rendez-vous à ses militants régulièrement sur les réseaux sociaux
comme ce mercredi :

Francis Lalanne n’a pas de programme formalisé :
il porte un discours protestataire, lyrique, centré sur les libertés publiques et la dénonciation du “système”.
Ses propositions sont floues, émotionnelles, rarement traduites en mesures concrètes.
Il fait route sur des sites complotistes avec Dieudonné :
Vincent Flibustier :
bruxellois, il intervient comme satiriste, spécialiste de la critique du complotisme.
Il ne formule aucune proposition politique :
son rôle est la dérision, le contre-discours humoristique spécialiste des fake news,
et se présente comme formateur en IA .
Sylvain Durif (“Christ Cosmique”)
avance des idées ésotériques :
gouvernance planétaire, suppression des frontières, mission messianique.
Ses “propositions” relèvent du registre mystique, sans contenu institutionnel ou économique
Les médias pros en diffuseront-ils des extraits ?
Il y a fort à parier en tous cas
que de nombreuses reprises vont faire le buzz sur le web !
Même si aucun des participants
ne pourra prétendre à récolter les 500 signatures d’élus
nécessaires pour participer à l’élection !

Coluche reste la candidature atypique la plus célèbre de l’histoire présidentielle française.
En octobre 1980, il annonce sa candidature dans un style provocateur :
“Je suis candidat parce que les autres ne peuvent plus faire pire.”
Rapidement, les sondages affolent la classe politique :
jusqu’à 16 % d’intentions de vote,
un score qui menace directement François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing.
Coluche attire les jeunes, les ouvriers, les déclassés, les abstentionnistes.
Il incarne une France qui ne se reconnaît plus dans les partis traditionnels.
Les médias amplifient le phénomène :
interviews, chroniques, caricatures ...
Il devient un symbole de contestation, un miroir de la crise politique de l’époque.
Après 6 mois, Coluche renonce officiellement.
Les médias couvrent son retrait comme un événement national.
Coluche a ouvert la voie à toutes les candidatures atypiques qui suivront.
Il a montré que la présidentielle est aussi un espace de contestation, de satire, de colère sociale…
et parfois de vertige démocratique.
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 31 aout 2026.
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