Guerre et crises multiples, climat anxiogène ... Comment l'audio lutte désormais face à la suprématie des images ? Edito.

 

Ce mercredi encore,

l’image règne.

Elle s’impose sur nos écrans,

nos réseaux,

dans nos conversations.

 

Sorry its not set :(

 

Elle fixe l’agenda,

elle impose l’émotion,

elle oriente le débat public.

Elle décide de ce qui doit nous inquiéter,

de ce qui doit nous diviser,

de ce qui doit s’imposer dans la journée.

Et dans le tumulte du Proche‑Orient,

elle façonne et pervertie parfois…

la perception même du réel.

 

Sorry its not set :(

 

L’image aujourd’hui,

n’est plus seulement un support.

Elle est devenue un acteur.

Et pendant que les chaînes d’info à la télévision

s’arrachent la moindre séquence,

la radio se révèle à nous comme un média moins anxiogène.

Consomateurs de réseaux sociaux, 

et de TV d'invo continu,

beaucoup sont aussi la recherche de voix

qui ne cherchent pas à impressionner, mais à éclairer.

Des voix qui ne sont pas à l’antenne pour enflammer,

mais pour aider à comprendre.

 

 

Ces voix qui accomplissent ce que les institutions devraient toujours garantir :

la hiérarchie des faits,

la clarté du sens,

la stabilité du débat public.

Cette voix, ce sont celles des grandes stations nationales :

RTL, France Info, France Inter

and co ...

Des antennes qui, depuis des décennies,

structurent la vie démocratique

du pays

et qui ne se laissent pas gouverner par le dictat de l’image.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a aussi les radios locales,

surtout celles de service public du réseau ICI,

celles qui au-delà de leur flux d’antenne

et des illustrations du conflit qu’elles diffusent en FM ,

publient également sur leurs sites des posts illustrés,

des cartes,

des vidéos du Proche‑Orient.

Elles regardent les conséquences de cette actualité globale, 

vu de chez elles: 

c'est leur ADN, 

leur intestimable valeur ajoutée.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que en ces temps de domination des smartphones,

l’information internationale n’est plus lointaine,

les médias locaux répercutent sur leur terrain les conséquences du conflit,

de l’engagement des militaires

de leurs garnisons,

aux prix de l’essence qui flambent

et aux troubles qui peuvent impacter les quartiers.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que ce qui se joue à Gaza, à Jérusalem ou à Tel‑Aviv

résonne dans nos écoles, nos mairies, nos quartiers.

Témoin cette vidéo publiée

par ICI Provence : 

Carnaval de la Plaine à Marseille :
les carnavaliers brûlent un "Caramantran"
à l'effigie de "Netha Voyou" :
 
 

Parce que la République,

aujourd’hui,

se joue aussi dans la manière dont on explique ce qui se passe à 4 000 kilomètres.

 

Sorry its not set :(

 

Leur différence

et leur complémentarité d'offre

est essentielle.

Les radios locales qui gèrent toujours "l'après"

des municipales,

ne se laissent pas entraîner par le flux.

Elles ne se laissent pas gouverner par l’image.

Elles contextualisent la crise

et la replacent dans un cadre républicain, citoyen, compréhensible.

Elles rappellent que l’information n’est pas un spectacle,

mais un service public de proximité.

 

 

Pendant que les chaînes

d’info TV

tournent en boucle sur les mêmes séquences vidéo,

les radios nationales rappellent en distanciant ce que les images ne montrent pas :

les causes, les conséquences, les responsabilités, les enjeux diplomatiques,

ce que les responsables publics disent…

et ce qu’ils taisent.

Elles rappellent que la démocratie ne se nourrit pas de bruit,

mais de compréhension.

Que la République ne se construit pas sur l’émotion,

mais sur la raison.

 

Sorry its not set :(

 

Et pendant que les plateaux télé s’enflamment,

les radios locales racontent,

elles,

l’autre réalité :

celle des communes où l’on s’inquiète,

où l’on débat,

où l’on cherche à comprendre.

Elles racontent la politique vécue, pas seulement commentée :

la République au quotidien,

ce que les caméras ne filment toujours peu sinon en région avec France 3 :

 

Sorry its not set :(

 

Les menaces,

les discussions dans les écoles,

les tensions dans les associations,

les débats dans les familles :

autant de déclinaisons en proximité qui nourissent les offres locales. 

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a surtout cette autre dimension,

plus discrète mais essentielle :

la radio,

qu’elle soit nationale ou locale,

ne se contente pas de diffuser.

Elle écoute,

et elle recueille.

L’interactivité qui tend à nouveau à être tendance avec le nouvel état-major constitué à la tête du réseau ICI,  

tente d’accueillir à nouveau la parole des citoyens,

des élus,

des acteurs du terrain.

Elle fait vivre ce que la République a de plus précieux :

la circulation de la parole,

la confrontation des idées,

la possibilité de comprendre avant de juger.

 

 

La radio,

c’est le média qui ne demande pas de posture.

Pas de regard fixé sur un écran.

Pas d’attention capturée par un défilement d’images.

Elle accompagne,

respire,

laisse le temps au pays de penser.

 

Sorry its not set :(

 

Alors oui, l’image domine.

Elle éclaire fort, mais elle éclaire étroit.

La radio, elle, éclaire large, juste, et pour longtemps.

Elle éclaire là où la République respire.

 

Sorry its not set :(

 

Alors peut-être l'image règne désormais …

Ok !

Mais l’audio démontre son indispensable complémentarité.

Parce que dans une démocratie,

il faut bien un média qui garde la boussole.

Un média qui ne cède ni à l’émotion,

ni à la panique,

ni au vacarme.

Un média qui, chaque matin,

rappelle que la République commence…

par une voix qu’on écoute.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 1 avril 2026.

 

Logo d'e-crossmedia Pour découvrir nos autres actualités cliquez ici !