On entre dans Média Square
comme on entre dans un futur qui a déjà commencé.
Le bâtiment inauguré le week‑end dernier n’est pas seulement flambant neuf :
il respire une idée, presque une conviction.
Celle que le service public peut encore prendre de l’avance.
Dans les couloirs,
un producteur radio croise une journaliste web,
qui elle‑même rejoint une équipe TV en train de préparer un live vertical pour les réseaux sociaux.
Ici, plus de frontières.
Les métiers se mélangent, les formats se répondent, les contenus circulent.
On comprend vite que Média Square n’a pas été conçu pour loger des rédactions :
il a été pensé pour les faire travailler ensemble, comme un organisme vivant.
"Avant,
on était chacun dans notre monde ",
glisse un technicien en montrant la régie universelle,
un espace où les écrans forment une mosaïque hypnotique.
Maintenant, tout est IP, tout est modulable,
tout peut basculer d’un studio à l’autre. "
Pour le Directeur Général
c'est un investissement incontournable
comme il l'explique dans la matinale de la 1ère
l'équivalent en France,
de France Inter :
Pourtant,
la RTBF avec ce nouveau siège
n’a pas renoncé à son ancrage régional.
Dans une salle de coordination,
une carte de Wallonie‑Bruxelles affiche les implantations
de Liège, Charleroi, Mons, Namur, Arlon...
Les équipes locales y produisent chaque jour les journaux de proximité,
les décrochages info,
les chroniques qui racontent la vie des territoires.

"C’est notre colonne vertébrale "souffle une rédactrice.
" Sans les régions, on perdrait notre raison d’être."
Dans ce dispositif, Vivacité occupe une place à part.
C’est la radio populaire, celle qui parle aux familles, aux travailleurs, aux villages, aux supporters.

Celle qui fait vivre les marchés, les brocantes, les clubs de foot, les routes encombrées, les histoires locales.
Dans le nouveau bâtiment, elle est au cœur du dispositif, comme un rappel :
la modernité n’a de sens que si elle reste proche des gens.

Les chiffres d'audience récents confirment que cette stratégie fonctionne.
La RTBF tutoie désormais les 40 % de part de marché radio,
un niveau rare en Europe.
La Une reste solide autour de 20 %,
Tipik progresse sur les jeunes,
Auvio s’impose comme deuxième plateforme de streaming en Fédération Wallonie‑Bruxelles.
Les podcasts explosent,
les formats courts s’installent,
les audiences sociales s’élargissent.

Le service public n’est pas en train de rattraper le train :
il est en train de changer de locomotive.
Le Roi des Belges et son épouse sont venus le constater
lors de l'inauguration ...
Au dernier étage,
un responsable technique montre une baie vitrée
donnant sur le Mediapark en construction.
"Regardez, dit‑il.
Dans quelques années,
la VRT notre soeur flamande sera là, l’IHECS aussi, BX1,
des écoles,
des studios pour le cinéma ..."

"On va travailler dans un véritable quartier des médias."
Bruxelles se donne les moyens de devenir un hub européen,
et la RTBF a pour ambition d'en être l’un des moteurs.

Média Square n’est pas seulement un siège.
C’est un manifeste.
Celui d’une RTBF qui refuse la nostalgie,
qui assume la modernité,
qui croit encore à la mission de rassembler, d’informer, de divertir, de relier.
Un lieu où l’avenir des médias ne se prédit pas :
il se fabrique, chaque jour, dans les studios, les couloirs, les open spaces, les régies.
Un avenir où radio, TV et web ne sont plus des mondes séparés,
mais les trois voix d’un même service public.
Leur Union, faisant leur force.
Thierry Mathieu
e-crossmedia
le 26 juin 2026.
Pour découvrir nos autres actualités cliquez ici !
Ce site utilise uniquement des cookies nécéssaires a son bon fonctionnement 💪 !