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Du terrain aux réseaux, du streaming first au site commun radio‑TV ... la rentrée du réseau France 3. Entretien avec son directeur Christophe Poullain.
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Quelle valeur ajoutée pour la télévision régionale en cette année d'élection nationale ?
Quid du rapprochement avec les radios publique de proximité du réseau ICI ?
Comment compenser la fuite des téléspectateurs vers le digital ?
Coup de fil au Durecteur du réseau France 3,
Christophe Poullain
"Notre priorité est éditoriale
puisqu’on est dans une année de présidentielle et de législatives.
La campagne électorale se lance,
on est déjà dans un magma informationnel de dingue,
ça part de tous les côtés entre les vérités, les contre-vérités.
Notre rôle va être d’éclairer, de décrypter, d’expliquer et de prendre le pouls des électeurs, des Français.
On fait,
comme on l’a déjà fait précédemment,
une consultation citoyenne avec les copains de la radio publique de proximité,
le réseau ICI.
Pour prendre le pouls des Français sur les grandes thématiques,
la première c’est sur la jeunesse
et donc à partir de là on essaiera de décrypter et de porter les attentes.
On sera présent tout au long de la campagne à partir de maintenant,
on sera sur tous nos supports :
ça c’est l’éditorial…"

Vous mettez l’accent aussi sur le streaming First …
"Notre rentrée est en effet aussi numérique.
On est déjà présent évidemment sur le web avec la vidéo,
mais nous étions trop faibles sur la vidéo verticale.
Notre grand enjeu, c’est notre présence sur les réseaux sociaux..."
"On a signé juste avant la fin de saison dernière
un accord avec les partenaires sociaux
qui nous permet de nouvelles pratiques professionnelles
et donc d’être vachement plus présents sur les RS.
De moins en moins de gens regardent la télévision,
de plus en plus se tournent vers les réseaux sociaux,
c’est inéluctable,
c’est le sens de l’histoire,
c’est comme ça."
"Et puis,
puisque nous sommes aussi une télévision qui a dans son ADN le documentaire et le magazine,
on est franchement en train de donner un nouveau sens au récit
via le streaming first
On pense d’abord à la plateforme avant les antennes
et ça nous permet de faire des trucs assez formidables, de nouvelles écritures."
Les téléspectateurs qui vous regardent,
vous dites que ce sont vos voisins…

"On vit avec eux, on a les mêmes particularités, les mêmes soucis qu’eux.
On est en alerte en permanence
et on n’attend pas les élections pour traiter des sujets qui qui comptent,
mais on les porte en les touchant du doigt."
Est-ce qu’il faut qu’on fasse une croix
sur ce grand projet porté depuis des années
du rapprochement avec la radio
puisqu’on sent que les politiques ne sont plus dessus ...

Ou est-ce que c’est toujours quelque chose que vous avez dans les cartons ?
"C’est toujours d’actualité.
Effectivement, il y a des décisions politiques qui qui ne nous appartiennent pas,
et donc moi je me concentre sur ce qu’on peut faire.
On a toujours le projet l’année prochaine d’un site commun entre la radio et nous,
un site unique où tous les papiers que nous ferons seront dessus nos vidéos.
D’ailleurs nos vidéos, elles le seront dès les semaines qui viennent.
Vous le savez
puisque nous nous étions parlé quand j’étais encore directeur à Lille
combien j’ambitionne de pouvoir opérer ce rapprochement !
Ce sont de lourdes machines, ça se fait au coup par coup."

"Nous allons travailler ensemble sur les élections,
sur un certain nombre de choses d’autres évènements ...
On travaille toujours à des à des rapprochements immobiliers
pour réunir les équipes de radio et de télévision …
Mais ce n’est pas si simple puisqu’on a des manières de travailler différentes.
Il y a des réunions qui sont en cours
pour essayer de trouver une organisation commune
donc on y vient petit à petit.
Mais c’est vrai que l’impulsion politique n’est plus là pour l’instant …"
Est-ce qu’elle devrait vous tomber sur la tête
si les élections faisaient sortir des urnes des élus
avec une volonté beaucoup plus tranchée ?
"Je ne fais pas de prospective,
je n’en sais rien …
Les élections n’ont pas eu lieu et je ne suis pas devin !
Donc …
Un pas après l’autre on est au jour le jour,
nous dans les dans la construction éditoriale,
quand on peut,
on travaille avec nos confrères,
ça se passe différemment d’une région à l’autre ...
Il y a des stations qui sont très avancées,
d’autres un peu moins,
mais on a toujours ça en tête."

"En tout cas depuis hier,
les régions de France 3 ont repris la diffusion des matinales des radios locales de ICI.
On n’a jamais voulu les laisser tomber mais elles nous coûtaient cher,
alors on a essayé de réduire la voilure
parce que on a aussi des contraintes budgétaires qui sont fortes !"
Cette saison 2026 – 2027 devra s’écrire différemment des précédentes ?
"Plus que jamais,
on a le rôle à jouer parce que je crois que même si l’élection est nationale,
la conséquence d’une politique mise en place derrière concerne tout le monde.
Quand on regarde les enquêtes qui sont faites, ce sont des questions de proximité qui mobilisent l’opinion.
C’est l’avenir des jeunes, les portables à l’école, le pouvoir d’achat …
Ce sont des sujets que nous nous traitons tous les jours,
nous connaissons en ce moment les sujets, les interrogations, les questions et les gens qui les posent.
C’est une vraie force et la preuve entre guillemets que ça correspond à une attente !"

"On a fait des cartons d’audience cet été, y compris sur les es réseaux sociaux, et notre site.
On est tellement paumés entre les fakes news,
ou du fait attaques extérieures que notre boulot apparait évidemment sincère, juste équilibré.
On doit servir de boussole !"
Thierry Mathieu
e-crossmedia
Le 1er septembre 2026.
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