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Guerre et crises multiples, climat anxiogène ... Comment l'audio lutte désormais face à la suprématie des images ? Edito. (le 01-04-2026)

 

Ce mercredi encore,

l’image règne.

Elle s’impose sur nos écrans,

nos réseaux,

dans nos conversations.

 

Sorry its not set :(

 

Elle fixe l’agenda,

elle impose l’émotion,

elle oriente le débat public.

Elle décide de ce qui doit nous inquiéter,

de ce qui doit nous diviser,

de ce qui doit s’imposer dans la journée.

Et dans le tumulte du Proche‑Orient,

elle façonne et pervertie parfois…

la perception même du réel.

 

Sorry its not set :(

 

L’image aujourd’hui,

n’est plus seulement un support.

Elle est devenue un acteur.

Et pendant que les chaînes d’info à la télévision

s’arrachent la moindre séquence,

la radio se révèle à nous comme un média moins anxiogène.

Consomateurs de réseaux sociaux, 

et de TV d'invo continu,

beaucoup sont aussi la recherche de voix

qui ne cherchent pas à impressionner, mais à éclairer.

Des voix qui ne sont pas à l’antenne pour enflammer,

mais pour aider à comprendre.

 

 

Ces voix qui accomplissent ce que les institutions devraient toujours garantir :

la hiérarchie des faits,

la clarté du sens,

la stabilité du débat public.

Cette voix, ce sont celles des grandes stations nationales :

RTL, France Info, France Inter

and co ...

Des antennes qui, depuis des décennies,

structurent la vie démocratique

du pays

et qui ne se laissent pas gouverner par le dictat de l’image.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a aussi les radios locales,

surtout celles de service public du réseau ICI,

celles qui au-delà de leur flux d’antenne

et des illustrations du conflit qu’elles diffusent en FM ,

publient également sur leurs sites des posts illustrés,

des cartes,

des vidéos du Proche‑Orient.

Elles regardent les conséquences de cette actualité globale, 

vu de chez elles: 

c'est leur ADN, 

leur intestimable valeur ajoutée.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que en ces temps de domination des smartphones,

l’information internationale n’est plus lointaine,

les médias locaux répercutent sur leur terrain les conséquences du conflit,

de l’engagement des militaires

de leurs garnisons,

aux prix de l’essence qui flambent

et aux troubles qui peuvent impacter les quartiers.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que ce qui se joue à Gaza, à Jérusalem ou à Tel‑Aviv

résonne dans nos écoles, nos mairies, nos quartiers.

Témoin cette vidéo publiée

par ICI Provence : 

Carnaval de la Plaine à Marseille :
les carnavaliers brûlent un "Caramantran"
à l'effigie de "Netha Voyou" :
 
 

Parce que la République,

aujourd’hui,

se joue aussi dans la manière dont on explique ce qui se passe à 4 000 kilomètres.

 

Sorry its not set :(

 

Leur différence

et leur complémentarité d'offre

est essentielle.

Les radios locales qui gèrent toujours "l'après"

des municipales,

ne se laissent pas entraîner par le flux.

Elles ne se laissent pas gouverner par l’image.

Elles contextualisent la crise

et la replacent dans un cadre républicain, citoyen, compréhensible.

Elles rappellent que l’information n’est pas un spectacle,

mais un service public de proximité.

 

 

Pendant que les chaînes

d’info TV

tournent en boucle sur les mêmes séquences vidéo,

les radios nationales rappellent en distanciant ce que les images ne montrent pas :

les causes, les conséquences, les responsabilités, les enjeux diplomatiques,

ce que les responsables publics disent…

et ce qu’ils taisent.

Elles rappellent que la démocratie ne se nourrit pas de bruit,

mais de compréhension.

Que la République ne se construit pas sur l’émotion,

mais sur la raison.

 

Sorry its not set :(

 

Et pendant que les plateaux télé s’enflamment,

les radios locales racontent,

elles,

l’autre réalité :

celle des communes où l’on s’inquiète,

où l’on débat,

où l’on cherche à comprendre.

Elles racontent la politique vécue, pas seulement commentée :

la République au quotidien,

ce que les caméras ne filment toujours peu sinon en région avec France 3 :

 

Sorry its not set :(

 

Les menaces,

les discussions dans les écoles,

les tensions dans les associations,

les débats dans les familles :

autant de déclinaisons en proximité qui nourissent les offres locales. 

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a surtout cette autre dimension,

plus discrète mais essentielle :

la radio,

qu’elle soit nationale ou locale,

ne se contente pas de diffuser.

Elle écoute,

et elle recueille.

L’interactivité qui tend à nouveau à être tendance avec le nouvel état-major constitué à la tête du réseau ICI,  

tente d’accueillir à nouveau la parole des citoyens,

des élus,

des acteurs du terrain.

Elle fait vivre ce que la République a de plus précieux :

la circulation de la parole,

la confrontation des idées,

la possibilité de comprendre avant de juger.

 

 

La radio,

c’est le média qui ne demande pas de posture.

Pas de regard fixé sur un écran.

Pas d’attention capturée par un défilement d’images.

Elle accompagne,

respire,

laisse le temps au pays de penser.

 

Sorry its not set :(

 

Alors oui, l’image domine.

Elle éclaire fort, mais elle éclaire étroit.

La radio, elle, éclaire large, juste, et pour longtemps.

Elle éclaire là où la République respire.

 

Sorry its not set :(

 

Alors peut-être l'image règne désormais …

Ok !

Mais l’audio démontre son indispensable complémentarité.

Parce que dans une démocratie,

il faut bien un média qui garde la boussole.

Un média qui ne cède ni à l’émotion,

ni à la panique,

ni au vacarme.

Un média qui, chaque matin,

rappelle que la République commence…

par une voix qu’on écoute.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 1 avril 2026.

 

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Réforme de l'audiovisuel public reléguée aux calendes grecques ... Catherine Pégard, ministre de la culture, ce lundi matin sur France Inter. (le 30-03-2026)

 

"Plutôt que de s'interroger sur les structures,

sur lesquelles à l'évidence on peine à trouver un consensus,

il faut plutôt penser à améliorer le fonctionnement du service public,

qui est notre bien commun,

dit Catherine Pégard.

Il faut qu'il puisse affronter des transformations de la société".

 

Il n'y aura donc pas de réforme de l'audiovisuel public

d’ici l’élection présidentielle.

Mais le projet de holding,

qui devait réunir France Télévisions, Radio France et l'INA,

ne devrait pas pour autant être délaissé ! 

 

 

C’est comme si nous parlions d’un animal mythologique :

la holding de l’audiovisuel public,

cette créature annoncée depuis 2018,

promise depuis 2019,

relancée en 2020,

enterrée en 2021,

ressuscitée en 2023,

re‑enterrée en 2024,

et qu’on vient d’embaumer définitivement ce matin.

 

Sorry its not set :(

 

La nouvelle ministre de la Culture nous explique que

"ce n’est pas le moment”.

Comme si elle disait :

on n’a pas de majorité,

pas de consensus,

pas d’envie …

Et surtout pas de courage !

 

Sorry its not set :(

 

Franck Riester avait lancé l’idée :

“Une grande maison commune, moderne, efficace, unifiée.”

Cela a donné 3 rapports,

4 consultations,

de multiples powerpoints …

et zéro réforme.

Puis Roselyne Bachelot a dit :

“On verra plus tard.”

Rima Abdul-Malak a dit :

“On verra encore plus tard.”

 

Sorry its not set :(

 

Et Rachida Dati

en mode Anny Cordy a dit :

“Les dirigeantes me disent qu’elles voudraient bien

mais qu’elles ne peuvent point.”

Et ce matin, Catherine Pégard

a dit :

“Il n’y aura pas de loi dans les prochains mois.”

 

Sorry its not set :(

 

La holding de l’audiovisuel public rejoint Notre-Dame-des-Réformes-Impossibles,

juste à côté de la taxe carbone

et de la fusion des régions.

 

Sorry its not set :(

 

Pourtant,

et même si comparaison n’est pas toujours raison,

pendant qu’on hésite en France,

ailleurs, on agit !

En Suisse, la SSTR : Une structure intégrée depuis… 1931,

4 régions linguistiques, un pilotage commun, une stratégie claire,

et un ensemble conforté il y a 15 jours par voix de référendum.

En Grande Bretagne, la BBC :

Une gouvernance unique,

une stratégie numérique cohérente,

un financement discuté mais assumé.

Quand la BBC se réforme,

elle se réforme vraiment.

En Allemagne, l'ARD/ZDF :

2 mastodontes, mais qui coopèrent, mutualisent, codéveloppent.

Et surtout : une vision industrielle.

En Italie, la RAI :

Politisation chronique, instabilité permanente…

et pourtant, une structure unifiée.

 

Sorry its not set :(

 

Même l’Italie,

avec toutes ses turbulences,

a réussi à faire ce que la France n’ose même pas tenter !

Tout en se souvenant tout de même que la RAI,

comme la BBC, 

n'ont jamais été démantelées, 

pour leurs activités radio et TV.  

 

Sorry its not set :(

 

Ce matin, la France n’a pas renoncé à une holding.

Elle a renoncé à une vision,

une stratégie,

une réforme de structure,

une clarification des missions,

une modernisation du service public,

et à l'actualisation des savoir-faire.

 

Sorry its not set :(

 

Renoncement parce que les directions ne voulaient pas,

les syndicats ne voulaient pas,

le Parlement ne voulait pas,

et que le gouvernement ne voulait plus ... assez.

Tout le monde était contre,

sauf sans doute l’intérêt général !

 

Sorry its not set :(

 

Était‑ce la dernière chance

avant qu’un autre camp politique ne décide de s’en occuper à sa manière ?

Quelle idée…

La France n’a jamais attendu une alternance pour faire des réformes brutales :

elle attend juste d’être sûre que personne ne les comprennent

pour y renoncer.

La holding, c’était un peu le vaccin avant la tempête.

On l’a laissé au frigo,

on a perdu la notice,

et ensuite on dira :

“Ah, dommage,

il fallait le faire avant.”

 

Sorry its not set :(

 

Pendant ce temps les anglais, les suisses, les allemands, les italiens avancent,

nous,

on avance aussi,

mais en mode moonwalk :

ce n’est pas grave,

on verra plus tard :

après les élections,

après les crises,

après les problèmes.

 

 

Alors,

dernière chance ?

Sans doute plutôt une énième occasion bradée

de faire une réforme calme,

avant que quelqu’un ne décide de la faire en mode tronçonneuse.

Le député RN et ex journaliste

Philippe Ballard,

ne cache pas les intentions de son parti

s'il accède au pouvoir : 

 

 

En France,

on ne réforme jamais trop tôt,

mais souvent trop tard…

Rendez-vous dans 14 mois,

en mai 2027.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 30 mars 2026.

 

 

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Algorithmes, push, scroll ... Meta et YouTube condamnés aux USA. Comment capter les publics des RS vers les médias tradis, sans être soupçonné de susciter des addictions ? (le 29-03-2026)

 

Meta condamné aux Etats Unis

la semaine passée

pour avoir rendu les adolescents dépendants à Instagram,

comme YouTube …

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’avait été

il y a quelques années

Mac Donald’s pour avoir rendu un client dépendant à ses produits !

 

Sorry its not set :(

 

Deux industries,

deux univers,

un même mot :

addiction.

Les médias parlent plutôt de "dérives",

de "risques",

de "controverses".

Il faut dire que les médias traditionnels adoptent les mêmes process :

pour alerter,

faire revenir,

retenir,

et fidéliser.

 

Sorry its not set :(

 

 

Quand McDo vend un Big Mac,

les chaînes de TV pour la plupart proposent un JT

"sauce nostalgie",

avec une recette inchangée depuis 1987 !

 

 

Sorry its not set :(

 

Meta, lui, ne fait pas dans la fidélisation,

mais dans le micro‑dopage attentionnel :

scroll infini,

notifications qui surgissent comme des pop-ups de casino,

algorithme qui nous connaît mieux que notre psy …

Les plateformes sont un peu le McDo du cerveau,

mais en version livraison 24/7.

 

 

Du coup ...

Pour dénoncer les mécanismes addictifs des RS

ou ceux de la restauration rapide,

beaucoup de médias traditionnels avancent sur la pointe des pieds.

Ils décrivent les symptômes,

mais rarement le système.

Ils montrent les dégâts,

mais rarement l’architecture.

Et ces jours-ci pour nombre d’observateurs aux États‑Unis,

la justice fait le travail que les médias n’osent pas faire !

Les juges américains disent ce que beaucoup de rédactions n’ont jamais osé formuler clairement :

Meta a conçu des produits pour rendre les jeunes accros,

comme McDonald’s survend des burgers

pour rendre les clients dépendants.

C’est un modèle que les médias américains ont longtemps traité comme un sujet périphérique,

presque moral,

jamais politique.

Il aura fallu ces condamnations spectaculaires

pour que la presse se décide à regarder le problème en face.

 

Sorry its not set :(

 

Chez nous,

l’Europe a "régulé"

avant même que les médias ne racontent vraiment l’histoire.

Le DSA, le DMA, le RGPD, l’IA Act :

autant de cadres qui reconnaissent explicitement

que les plateformes peuvent manipuler, orienter, capter…

Même si dans les journaux, à la télévision, à la radio,

le récit reste souvent timide.

Il est question de

"protection des mineurs",

de "transparence",

de "modération",

rarement de captation comportementale,

de design addictif,

de pouvoir algorithmique.

 

Sorry its not set :(

 

Une bataille livrée par Jean Marie Cavada,

ex PDG de Radio France

quand il a ensuite siégé comme député au parlement européen.

Il l'expliquait il ya 4 ans déjà sur TV 5 Monde en affirmant :

"Les GAFA sont des prédateurs de démocratie".

 

 

Le dossier a ensuite été porté par l’ex commissaire européen français,

Thierry Breton :

 

 

Cette opposition au gouvernement américain

qui soutient ses GAFAM

vaut donc à Thierry Breton d’être depuis plusieurs mois

"persona non grata" aux Etats Unis !

Ce dessin de presse

publié par le Canard Enchainé

en raconte plus que de longs discours ! 

 

Sorry its not set :(

 

Face aux plateformes,

l’enjeu de la captation et de la fidélisation des cibles

reste une bataille difficile à livrer pour les médias

même en tentant de les copier :

avec des formats courts

“à la TikTok”,

des replays qui s’enchaînent comme des cornets de frites

sans fond,

des notifications push qui clament : “on existe encore !”.

Mais ça reste du scroll artisanal !

Gare à ne pas aller trop loin

disait la semaine dernière

face à ses confrères

et concurrents du secteur privé

la Présidente de France Télévisions

Delphine Ernotte :

 

 

Les affaires Meta et McDonald’s peuvent-elles inspirer les médias traditionnels

quand les addictions sont devenues la matrice de toute l’économie numérique

dont ils font partie ?

La justice américaine en tous cas n’a plus peur des mots,

et l’Europe tente de faire respecter ses règles

car l’addiction n’est pas un dérapage,

c’est la conséquence d’un projet désormais globalisé.

Ce que dénonce d’ailleurs des acteurs des RS

suivis particulièrement par le jeune public

comme ici sur Instagram :

 

 

Les médias traditionnels ne rendent pas leurs publics “addicts”

comme McDo ou Méta,

mais tentent de maintenir une habitude,

un peu comme un Fast Food espère que ses clients reviennent,

sans pouvoir mettre de la dopamine dans leurs frites…

Le sel de l’info vérifiée des médias tradis

parviendra-t-il à faire saliver le public

nourri pour beaucoup

par les influenceurs

et les fake-news ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 30 mars 2026.

 

 

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Gorafi ci ... Gorafi là ! Le site français roi de l'humour sur le web réécrit l'histoire de la presse : il sera, à l'ancienne, bientôt dispo en version papier... Comme tous les journaux ! (le 26-03-2026)

 

Il y a des annonces qui ressemblent à des canulars !

Et puis il y a celles du Gorafi.

Le site satirique, né sur Internet, s’apprête à sortir…

en version papier.

 

Sorry its not set :(

 

Oui,

du vrai papier !

Celui qu’on plie,

qu’on froisse,

qu’on oublie dans le train.

Et là, on se dit :

"Très drôle, les gars et les filles, c’est quoi la chute ?"

Mais cette fois, la chute…

c’est un business plan.

 

 

Parce que le Gorafi,

avant d’être une blague nationale,

c’est une success story

très sérieuse.

Créé en 2012, au moment où la campagne présidentielle virait déjà à la caricature,

le site s’inspire ouvertement du Onion américain créé en 1988.

 

Sorry its not set :(

 

Deux journalistes,

Sébastien Liebus et Pablo Mira,

bricolent un faux site d’info pour se moquer des vrais.

Le duo popularise alors le site grâce à leurs chroniques au Grand Journal

sur Canal +.

Et ça marche !

Très vite,

les titres deviennent viraux,

les captures d’écran circulent,

certains se font piéger,

parfois même des élus !

Le Gorafi devient un miroir déformant de l’actualité…

et parfois, un miroir tout court.

 

Sorry its not set :(

 

Le Gorafi

c’est le nom détourné du Figaro,

le quotidien conservateur fondé en 1826.

 

Sorry its not set :(

 

Ses créateurs cherchent un nom qui sonne comme un vrai journal,

mais qui soit suffisamment tordu pour signaler la parodie.

Ils jouent avec les lettres,

tombent sur “Gorafi”,

et là…

illumination !

C’est crédible, absurde, presque élégant.

Et surtout : c’est un clin d’œil transparent pour qui veut le voir.

Le Gorafi, c’est donc Le Figaro passé au shaker,

un hommage moqueur à la presse traditionnelle,

et une manière de dire dès le titre :

"On va vous parler comme un journal…

mais on va tout déformer."

 

Sorry its not set :(

 

Mais derrière l’humour,

il y a un modèle.

Le site attire une audience jeune,

connectée,

difficile à toucher par la presse traditionnelle.

Il se décline en livres, en chroniques télé, en produits dérivés.

Bref : le Gorafi, c’est de la satire…

mais c’est aussi une marque.

 

Sorry its not set :(

 

Alors pourquoi le papier ?

Parce que, paradoxalement, dans un marché où tout s’effondre,

la satire, elle, tient debout.

La presse française a perdu 40 % de sa diffusion papier en dix ans.

Les recettes pub ont chuté de plus de 60 % depuis les années 2000.

Et chaque année, 200 à 300 kiosques disparaissent.

Le papier, aujourd’hui,

c’est un champ de ruines.

 

Sorry its not set :(

 

Sauf pour la satire.

Le Canard enchaîné né en 1915 vend encore plus de 300 000 exemplaires par semaine.

 

 

Charlie Hebdo tourne autour de 50 000 à 60 000.

 

Sorry its not set :(

 

Siné Mensuel survit grâce à un lectorat fidèle,

prêt à payer pour un ton introuvable ailleurs.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que la satire,

c’est l’un des rares segments où le lecteur paie pour la plume,

pas pour l’info brute.

 

 

Et c’est là que le Gorafi a flairé l’opportunité.

Sur le web, l’humour est gratuit,

copié, remixé, pillé.

En print, il devient un objet culturel.

Un truc qu’on achète,

qu’on garde,

qu’on offre.

Un truc qui a une valeur symbolique,

mais aussi économique.

Le Gorafi en papier,

ce n’est donc pas un caprice nostalgique.

 

Sorry its not set :(

 

C’est un positionnement.

Un moyen de sortir du flux numérique,

de créer un produit premium,

de monétiser autrement

qu’avec des clics.

Et surtout,

de rejoindre la grande tradition française de la presse satirique,

celle qui a toujours préféré le trait d’esprit au fil d’actualité.

 

 

Alors oui,

c’est paradoxal !

Un média né du numérique qui se met au papier,

c’est comme si Uber lançait une calèche.

Mais dans un pays où l’actualité ressemble de plus en plus à une parodie…

il fallait bien que la parodie finisse par devenir un journal.

 

Pour s'abonner au Gorafi "print" : 

https://shop.legorafi.fr/products/abonnement-gorafi-mag?srsltid=AfmBOop0qMBxj0LUHT3ki6sHmUSy9cMzHMPpdbMpGqpDD5H9Gj8My0tF&selling_plan=692189823309&variant=53143171137869

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 26 mars 2026.

 

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Numérique, streaming, nouveaux usages ... Même des institutions historiques ne parviennent plus à rester viables : aux USA l'emblématique CBS Radio News va fermer. (le 24-03-2026)

 

C’est décidément la fin d’une époque aux États-Unis 

avec l’annonce de la fermeture du service d’info du réseau CBS radio !

 

Sorry its not set :(

 

Cette rédaction,

qui fournissait des contenus à environ 700 stations locales,

cessera définitivement de produire le 22 mai 2026.

 

Sorry its not set :(

 

Vu de France,

on pourrait croire que la crise de CBS News n’est qu’une péripétie médiatique de plus.

Une ligne dans la rubrique “économie des médias”.

Mais non.

Ce qui se joue là‑bas, c’est un symptôme.

Un symptôme brutal, presque obscène,

de ce que devient l’information dans la première démocratie du monde.

 

Sorry its not set :(

 

CBS News,

c’est un monument.

C’était la voix qui annonçait la mort de Kennedy,

la guerre du Vietnam, le Watergate.

Aujourd’hui, ce monument tremble.

Pas à cause d’un scandale du à une fake news qui aurait été diffusée

pas à cause d’un excès … 

A cause de l’indifférence d’un public qui a déserté,

d’annonceurs qui ont fui,

et peut-être aussi d’un pays qui ne sait plus en qui croire,

y compris ses médias.

 

Sorry its not set :(

 

CBS n’a pas été victime d’un complot,

mais du marché.

Aux États‑Unis,

comme de plus en plus ailleurs y compris chez nous,

l’information n’est pas un service public,

c’est un produit.

Et quand le produit ne se vend plus,

on le retire du rayon.

Parce qu'en plus à la différence de notre vieux continent,

le journalisme n’y est pas protégé :

ou il est rentable ou il disparaît.

 

Sorry its not set :(

 

Le groupe Paramount, sa maison‑mère, est étranglé par la dette.

Et dans la liste des “coûts non essentiels”,

figure désormais… l’information.

Celle qui coûte cher,

qui demande du temps,

des bureaux à l’étranger,

des correspondants,

des enquêtes.

Tout ce que TikTok ou YouTube n'ont pas !

Mais tout ce que le marché ne veut plus payer !

 

 

Et puis il y a aussi le contexte politique.

Aux États‑Unis,

l’information est devenue un sport de combat.

Fox News d’un côté,

ABC ou MSNBC de l’autre,

chacun son camp, chacun sa vérité.

CBS, elle, a tenté dit-on de rester au centre :

mauvaise pioche !  

Le centre aux Etats Unis c’est un no man’s land

où personne ne clique et où personne ne paie.

Ce n’est pas seulement un média qui s’effondre :

c’est un repère, une sorte de boussole.

Un symbole d’un pays qui, autrefois, croyait encore à la vérité,

à la vérification,

à la nuance

et qui aujourd’hui préfère le clash, le commentaire, l’émotion instantanée.

 

Sorry its not set :(

 

C’est ce que souligne  le journaliste Rob Pratt depuis KDKA à Pittsburgh,

l’une des 700 stations abonnées au service info de CBS Radio.

Il incarne la tradition des grandes voix

qui font encore vivre l’esprit des stations historiques américaines.

 

 

Vu de France,

cette histoire devrait nous inquiéter.

Parce que quand un pays laisse mourir ses grands médias généralistes,

ou imagine fragiliser son audiovisuel public,

il laisse mourir quelque chose de plus profond :

sa conversation commune.

Sa capacité à se parler,

à se comprendre,

à débattre sur des faits partagés,

mais de façon maîtrisée, modérée,

à la différence de la jungle des réseaux sociaux …

 

Sorry its not set :(

 

L’Amérique n’a pas seulement perdu confiance en ses médias.
Elle a manifestement perdu l’idée même qu’un média puisse être un bien commun,

essentiel en démocratie.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 24 mars 2026.

 

 

 

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Aurait-il été un prophète en son pays, mais singulièrement maladroit auprès des médias ? Lionel Jospin tire sa révérence au lendemain des municipales ... (le 23-03-2026)

 

Quel paradoxe d’apprendre en ce lendemain d’élections municipales

le décès de l'ancien premier ministre !

La politique territoriale

de Lionel Jospin

a en effet indéniablement marqué une étape décisive dans l’histoire de la décentralisation française.

En renforçant les collectivités locales et en structurant l’intercommunalité,

il contribue alors à moderniser l’action publique et à adapter l’organisation territoriale aux enjeux contemporains.

Son action,

à la fois dans la continuité

et dans l’innovation,

laisse un héritage durable qui façonne encore aujourd’hui

la gouvernance locale.

Ainsi, Jospin apparaît comme l’un des acteurs majeurs de la consolidation du pouvoir local

en France,

dans une vision républicaine fondée sur la proximité,

l’efficacité et la solidarité territoriale !

 

Sorry its not set :(

 

Il se dit souvent que Lionel Jospin a été victime des médias...
C’est une lecture confortable, mais elle évite l’essentiel :

Jospin n’a pas seulement subi

le système médiatique,

il a aussi refusé de le comprendre.
Et ce refus,

dans une époque où l’image devenait centrale,

a fini par se retourner contre lui.

Comme à la fin du débat avec Jacques Chirac en 2002. 

Les 2 candidats à la Présidentielle se félicitent de ne pas s'être invectivé

pendant l'émission : 

 

 

Car Jospin a longtemps pensé que la politique pouvait se passer de communication.
Qu’un programme solide,

une parole rationnelle,

une posture d’homme d’État suffiraient.
C’était une vision noble, peut-être,

mais profondément déconnectée de l’évolution du débat public.
Pendant que la scène médiatique se transformait,

lui restait figé dans une culture politique des années 1970.

 

 

Son rapport aux médias n’était pas seulement distant :

il était dit-on "rigide".
Il ne voulait pas incarner,

il ne voulait pas se raconter,

il ne voulait pas jouer le jeu.
Mais dans un système où l’absence de récit est immédiatement comblée par d’autres,

cette posture a laissé un vide.
Un vide que les médias ont rempli à leur manière :

en le décrivant comme froid, technocratique, indécis.
À défaut de maîtriser son image,

il l’a laissée aux autres.

Témoin cette parodie des Guignols de l’info sur Canal + 

après le débat de l’entre 2 tours en 2002 :

 

 

Pour nombre d’observateurs,

l’affaire de son passé trotskiste illustre parfaitement

cette incapacité stratégique.
Pendant des années,

il a nié.


Résultat :

il a cumulé les inconvénients.
Le soupçon d’opacité,

la perte de crédibilité,

et l’impression d’un homme qui ne contrôle pas son propre récit.
Dans un système médiatique moderne,

c’est une faute majeure.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis

il y a le 21 avril 2002…
On peut incriminer la dispersion de la gauche,

l’abstention,

le contexte.
Mais il faut aussi regarder la campagne elle-même :
une communication hésitante,

une présence médiatique faible,

un candidat qui semblait absent du terrain symbolique.
Face à un Jean-Marie Le Pen

omniprésent

et un Jacques Chirac rompu à la dramaturgie politique,

Jospin a mené une campagne sans incarnation.
Dans une élection présidentielle,

c’est presque suicidaire.

 

 

Après 2002,

son retrait médiatique a été salué comme un geste de dignité.
Mais on peut aussi y voir la confirmation d’un malaise plus profond :
Jospin n’a jamais trouvé sa place dans un espace public

où la politique se joue autant dans les images que dans les idées.
Il a préféré disparaître plutôt que d’affronter un système qu’il jugeait dévoyé.
Un choix respectable, mais qui dit aussi l’incapacité d’une génération politique à s’adapter.

Témoin ce reportage en 2002 dans les coulisses de sa campagne :

 

 

La relation de Lionel Jospin aux médias n’est pas seulement celle d’un homme réservé.
C’est peut-être l’histoire d’un responsable politique

qui a sous-estimé la puissance de la médiatisation,

qui n’en a pas compris les règles,

et qui en a payé le prix.
Son parcours rappelle peut-être une vérité simple :
dans la démocratie contemporaine,

refuser la communication,

c’est renoncer à une partie du pouvoir...

 

Sorry its not set :(

 

Le pouvoir ...

il est aussi du côté des médias !

Il y a quelques années après un crash d'avion de ligne,

Radio France avait été épinglée

pour avoir collé à l'annonce de cette tragédie la diffusion du titre

" Tombé du ciel "

de Jacques Higelin.

Ce lundi matin, 

une autre grande maison a fait fort !

Derrière le micro du matinalier

qui révèle à l'antenne le décès de l'ancien premier ministre, 

une pub des Pompes Funèbres Générales ...

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 23 mars 2026.

 

Voir l'article

"Cachez cette France Périphérique, et son vote, qu'on ne saurait voir !" De l'utilité des médias de proximité, quand les chaines natios se focalisent sur les métropoles et les enjeux politiciens nationaux ... (le 22-03-2026)

 

Quelles radios,

quelles télévisions,

avez-vous écouté ou regardé ce dimanche soir ?

Les grandes chaînes produites depuis Paris,

se sont focalisées en majeur partie sur les grandes métropoles,

et singulièrement la ville capitale.

 

Alors ...

Au delà de l'intérêt des conséquences nationales supposées de ce scrutin, 

sans doute avez-vous zappé sur vos stations régionales

ou leurs sites et applis,

ou bien encore sur les sites des jounaux de Presse Quotidienne Régionale

à la recherche des résultats qui vous concernent,

vraiment...

 

Bien qu'il s'agisse d'un scrutin de proximité,

les doctes analystes de studios ou de plateaux

ont dans les grandes largeurs fait preuve de jacobinisme.

Alors ...
Sans doute que l'analyse du scrutin montrera

que la majorité des électeurs des grandes agglos ont joué une partition assez traditionnelle :

même en cas d'alertance,

ce sont les partis institutionnels qui ont conservé le pouvoir.

 

Mais quid de l'autre France, 

les 60 % de la population de ce qu'il est convenu de nommer

"la France périphérique " ? 

"Ouvriers, employés, jeunes et retraités issus de ces catégories,

petits paysans constituent ce qu’on peut appeler les nouvelles classes populaires",

expliquait pourtant il y a 12 ans déjà le géographe Chritophe Guilluy...

"Ces populations habitent désormais dans des territoires éloignées du marché de l’emploi.

Mais cette France est invisible aux yeux des élites !"

 

Alors ...

Conséquence ce dimanche :

nombre de localités de taille moyenne,

ont choisi de confier leur gestion à des extrêmes.

Quelque minutes seulement après l'annonce des premiers chiffres à 20 heures;

un représentant du Rassemblement National s'en satisfaisait d'ailleurs sur une chaîne d'info continue,

sans vraiment parvenir pour autant à se faire entendre :  

les animateurs de la soirée étant focalisés sur les grandes villes !

 

Pas de place pour cette "France périphérique "

décrite par Guilluy : 

"La défiance des classes populaires

vis-à-vis des responsables politiques

gagne maintenant les maires,

qui sont considérés comme impuissants face au délitement du territoire

et eux-mêmes victimes des décisions et des représentations portées par les élites.

Politiquement,

ces nouvelles classes populaires sont désormais très éloignées des grands partis,

c'est pourquoi elles constituent l'essentiel des abstentionnistes et des électeurs du Front national."

 

De l'utilité des médias de proximité :

qu'ils puissent être

ou redevenir,

les haut-parleurs de ces localités tombées en déshérence,

abandonnées par les échelons centraux...  

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 22 mars 2026.

 

 

 

 

 

Voir l'article

Municipales, proximité : entre chaines TV tradis, d'info continue, et le numérique ... Comme dans les urnes, les choix s'éparpillent ... (le 16-03-2026)

 

France 3,

incontestable leader  !!!

4,8 millions de téléspectateurs ce dimanche,

et près de 8 millions sur les sites. 

Les médias de proximité ont une indéniable une valeur ajoutée :

Ils peuvent focaliser sur certaines communes 

ignorées par les formats nationaux ...

Ce sont par exemple celles considérées comme formant la fameuse

"France Périphérique",

délaissée par le pouvoir central.

 

 

Sorry its not set :(

 

Du côté des chaînes info :

BFM TV est clairement en tête sur cette soirée

entre 19 et 23 heures.

Avec 691 000 téléspectateurs,

elle domine nettement ses 3 concurrentes.

 

 

Mais LCI

solide deuxième,

la talonne :

Avec 612 000 téléspectateurs,

elle est très proche de BFMTV en part d’audience.

La chaîne confirme sa montée en puissance sur les soirées politiques.

 

 

CNews est en retrait,

avec 402 000 téléspectateurs,

la chaîne d’opinion à l’éditorial axé sur la droire radicale

se positionne loin derrière BFMTV et LCI.

Manifestement, le format plus idéologique fonctionne moins bien sur un scrutin local.

 

 

Franceinfo TV,

avec une belle performance tout de même sur l’ensemble de la journée

s’avère plutôt faible sur la tranche 19h–23h

avec 297 000 téléspectateurs.

Même si ce dimanche aura été la meilleure journée historique en nombre de téléspectateurs pour le canal 16,

avec 9,4 millions de téléspectateurs touchés

et 1,8 % de PdA.

 

 

 

Cette chaîne du groupe France Télévisions,

qui fêtera bientôt ses 10 ans sur la TNT,

semble avoir subi une forme de concurrence en interne.

France 2,

mais logiquement surtout France 3,

ayant capté l’essentiel du public du service public.

 

Sorry its not set :(

 

 

 

Tout en tenant compte de l’évolution des modes de consommation des médias,

France 3 dans l'hexagne,

comme les 9 stations ultramarines des 1ères,

restent donc la colonne vertébrale de toutes les TVs,

pour les soirées des élections municipales.

 

 

 

 

 

 

Même si les locales de BFM TV,

jouent aussi leur rôle d’acteur de la démocratie locale.  

France 3

et de manière plus modeste les locales de BFM

sont toujours plus challengées

par les chaines d’info continue

et surtout le numérique.

 

Globalement …

 

Sorry its not set :(

 

(Tableau Ouest France)

 

TF1 domine l’entrée de soirée

mais ne cherche plus à régner sur toute la soirée.

 

 

France 2 conserve un rôle institutionnel mais perd du terrain.

Les chaînes info sont devenues le cœur du débat politique

et le numérique qui a absorbé la fonction “résultats”.

 

Force est de constater que les soirées électorales

ne sont plus un “événement unique”

mais un écosystème éclaté !

Le public navigue entre les chaînes généralistes,

les chaînes d'info continue,

et les réseaux sociaux ou les sites locaux.

Désormais,

le modèle dominant n’est plus la soirée TV,

mais la circulation multi-écrans.

 

Sorry its not set :(

 

Et ça a été le cas durant toute la campagne

comme l'a montré ce doc de France Télévisions, 

réalisé en Normandie :

 

https://www.france.tv/france-3/normandie/debats-elections-municipales-2026-normandie-caen/8265111-elections-municipales-2026-la-campagne-se-passe-aussi-sur-les-reseaux-sociaux.html

 

La bataille se joue évidemment sur la proximité

pour laquelle France 3 avec son réseau unique en Europe

demeure la référence incontestée en télévision :

avec ses résultats par commune,

cartes régionales,

ses correspondants locaux.

Le format est robuste, peu spectaculaire, mais indispensable.

 

Sorry its not set :(

 

La rapidité :

c’est l’affaire des chaînes info.

Elles regardent depuis Paris les résultats tomber dans les territoires

et les traduisent en débats et réactions avec leurs invités d'envergure nationale.

Très vite l’éditorialisation tourne

aux enseignements à tirer au plan national,

valorisés avec les bandeaux en continu.

Au fil de la soirée une certaine redondance s’installe ...

 

Sorry its not set :(

 

Une concurrence évidente

ou la complémenatarité aux médias traditionnels explose désormais :

la recherche d’infos via le numérique :

résultats en temps réel,

cartes interactives,

push …

C’est la rapidité absolue

et surtout la possibilité d'une personnalisation

puisque l’internaute y trouve les infos à propos de sa commune.

FTV revendique 20,3 millions de visites au global sur franceinfo.fr (application et site)

et les sites numériques en région et en Outre-mer ce dimanche.

7,7 millions de visites sur leurs sites régionaux de France 3 / ICI

3,5 millions de vues 

et 30,95 millions d’impressions sur leurs vidéos dédiées aux municipales sur les réseaux sociaux,

sur la journée du 15 mars.

 

Sorry its not set :(

 

C’était marginal en 2001.

La bascule vers ces nouveaux écrans s’est renforcée dès 2014.

Depuis 2020, et donc la période covid,

cet usage apparaît désormais dominant !

 

Thierry Mathieu,

e-crosmedia

le 16 mars 2026.

 

 

Voir l'article

TikTok Radio déboule ce vendredi sur l'appli favorite du jeune public ... Nouveau coup dur pour les radios musicales ? (le 13-03-2026)

 

Comme un signal d’alarme,

mais pas comme une condamnation …

Voilà,

dit-on,

comment les radios musicales "jeunes" doivent voir TikTok Radio

qui prend une autre dimension à partir de ce vendredi.

 

Sorry its not set :(

 

 

 

TikTok Radio existait depuis 2021 sous une autre forme,

via un partenariat avec SiriusXM.

Après quatre ans,

cette collaboration a pris fin,

ouvrant la voie à une "relaunch" plus ambitieuse avec iHeartMedia .

Elle permet une diffusion beaucoup plus large,

disponible gratuitement sur l'application,

et aussi déjà sur 28 radios locales à travers les États-Unis.

 

 

 

Elle se veut plus immersive :

elle transforme la radio en une sorte de “For You Feed” en direct,

où les tendances musicales et culturelles de TikTok

deviennent des programmes radio à part entière :

c’est pour ses concepteurs un nouveau standard de rapidité et de réactivité.

Restent donc pour les stations qui ciblent les mêmes jeunes gens

qui sont accrocs à la plateforme TikTok

à intégrer ces codes

tout en capitalisant sur leur identité

pour continuer à jouer un rôle central dans la vie de leurs jeunes auditeurs.

 

Sorry its not set :(

 

A NRJ, Skyrock, ou Fun Radio

de ne plus lutter contre la "découverte" pure,

mais sur celui de l'incarnation et de l'exclusivité.

Skyrock conserve son public jeune grâce à Planète Rap,

devenu un rendez-vous social incontournable

que TikTok ne peut pas copier :

l'artiste est en studio,

freestyle en direct,

et crée un événement unique chaque soir.

L'auditeur ne vient pas juste pour la musique,

mais pour la caution culturelle de Fred Musa, l'animateur

 

 

Les radios ne sont plus seulement sonores ;

elles deviennent des usines à contenus visuels

pour occuper le terrain des réseaux sociaux.

NRJ et Fun Radio filment systématiquement leurs matinales.

 

 

Elles découpent les meilleurs moments de Manu dans le 6/10, 

ou de Bruno en "réels"

ou vidéos TikTok.

La radio devient donc le fournisseur de contenu

pour les plateformes mêmes qui la concurrencent,

redirigeant l'audience vers l'antenne.

 

Reste qu’historiquement,

les radios jeunes étaient les "prescripteurs"

qui décidaient des tubes de demain...

 

 

 

Aujourd'hui, ce sont les algorithmes qui remplissent ce rôle. 

TikTok Radio diffuse les morceaux au moment exact de leur viralité,

alors que les radios hertziennes attendent souvent plusieurs semaines

pour valider un titre dans leurs playlists.

 

Sorry its not set :(

 

Mais surtout,

la radio de TikTok s'appuie sur des milliards de données d'écoute

et de création de vidéos,

garantissant une programmation ultra-affinée

que les études d'audience classiques ne peuvent égaler.

L'atout des radios françaises reste l'animation humaine.

TikTok Radio entend s’attaquer à ce point fort

en plaçant des créateurs de contenus influents derrière le micro,

plutôt que des animateurs radios classiques.

 

Sorry its not set :(

 

En intégrant des stars de la plateforme

comme Lele Pons ou Carter Gregory,

TikTok Radio récupère des communautés

déjà engagées qui suivent ces personnalités partout.

Le lancement du TikTok Podcast Network, en parallèle de l’antenne "radio"

renforce cette concurrence en proposant des formats longs et narratifs,

un domaine où les radios françaises essaient justement de se réinventer. 

 

Sorry its not set :(

 

Un catalogue regroupera jusqu'à 25 podcasts animés par des créateurs TikTok.

Les émissions seront distribuées par iHeartPodcasts

et diffusées sur toutes les principales plateformes audios.

Pour celà des studios de podcasts en co-branding viennent d’ouvrir

à Los Angeles, New York et Atlanta.

"L’ambition est de toucher un public plus large,

de collaborer entre les plateformes au-delà de TikTok"

dit Dan Page,

le responsable mondial des partenariats médias et de licences de TikTok,

dans un communiqué partagé avec ADWEEK.

 

Sorry its not set :(

 

Et enfin …

Contrairement aux radios françaises qui doivent acheter de la publicité

pour attirer les jeunes,

TikTok Radio est autopromue

au sein même de l'application la plus utilisée par cette cible.

Un simple bouton dans l'application TikTok

permet de basculer sur le flux radio,

créant un écosystème fermé

où l'utilisateur n'a plus besoin de sortir

pour consommer du contenu audio linéaire.

 

Sorry its not set :(

 

 

Mais …

En France,

cette concurrence pourrait être freinée par les débats parlementaires récents

qui visent à limiter l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux

et à instaurer un "couvre-feu numérique"…

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 13 mars 2026.

 

 

 

Voir l'article

Guerre en Iran, éditions spéciales en continu ... Quid des autres enjeux comme les municipales en France ce dimanche . Seront-elles victimes de la fatigue informationnelle ? Edito. (le 11-03-2026)

 

Version audio : 

 

 

 

Depuis dix jours,

l’actualité française tourne autour d’un seul axe, un seul mot,

un seul horizon :

l’Iran.

La guerre, les frappes, les réactions diplomatiques,

les cartes, les experts…

Et cette impression, familière désormais, que tout le reste disparaît !

 

Sorry its not set :(

 

Mais il semble que déjà, une question se pose,

pour ne pas dire s’impose :

sommes‑nous déjà en train de basculer dans une nouvelle fatigue informationnelle ?

 

Sorry its not set :(

 

Les premiers jours,

l’audience a explosé.

Les chaînes info ont bondi, les JT ont repris des couleurs,

les sites d’actualité ont saturé.
C’est le réflexe classique :

quand le monde tremble, on se tourne vers les médias.
On veut comprendre, vérifier,

se rassurer.

Mais très vite, un autre mouvement apparaît.
Un mouvement plus silencieux, plus diffus : la lassitude.
C’est dû à la répétition des mêmes images,

aux bandeaux “URGENT”

qui ne le sont plus vraiment

aux notifications qui font vibrer à chaque instant nos smartphones,

jusqu’à ne plus devenir du bruit.
Avec ce sentiment, partagé par beaucoup, qui s’installe :

on tourne en rond,

on regarde la même boucle,

on attend les dernières inepties d’un Président de superpuissance

qui encore et encore alterne entre le blanc et le noir

d’une demi-heure à une autre .

 

Sorry its not set :(

 

C’est ça, la fatigue informationnelle :

ce n’est pas de l’indifférence,

pas non plus du désintérêt,

mais de l’épuisement.

Alors que pendant ce temps,

un autre sujet tente d’exister,

une actualité qui, en temps normal, occuperait les matinales, les débats, les JT :

les municipales dont le 1er tour aura lieu dimanche prochain.

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui, elles sont globalement invisibles,

effacées pour ne pas dire écrasées.

Des interviews sont annulées,

des débats repoussés, 

les candidats sont relégués aux pages intérieures,

ou bien à la fin des journaux de radio et de télévision,

quand c’est possible.
La campagne se joue dans les marges :

l’audiovisuel -surtout public-

et la presse quotidienne régionale,

bataillent pour honorer leur promesse

et rivaliser contre les réseaux sociaux, avec leur lot d’intox partisane

et de fake news.

Sorry its not set :(

 

Ce contexte particulier n’est pas qu’une difficulté pour les médias,

c’est un problème démocratique :

moins de visibilité,

c’est moins de débat.
Moins de débat,

c’est moins de mobilisation.
Et moins de mobilisation,

c’est une élection qui se joue dans l’indifférence.

 

Sorry its not set :(

 

Les rédactions sont face à un dilemme :
continuer à couvrir la crise internationale majeure, évidemment…
mais sans sacrifier tout le reste, et renoncer à l’équilibre.
Sans oublier que la vie démocratique continue, même quand le monde s’embrase.

L’enjeu, maintenant, c’est de réintroduire de la respiration,

de la hiérarchie,

du pluralisme …

de sortir de la boucle !

 

Sorry its not set :(

 

Redonner de la place

aux enjeux locaux,

aux débats de fond,

aux questions qui touchent le quotidien,

parce qu’une démocratie ne peut pas vivre au rythme d’une seule actualité

même quand elle est brûlante

et qu’elle semble tout absorber.

La guerre en Iran écrase tout,

mais elle ne doit pas nous écraser, 

nous

et nos médias ! 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 11 mars 2026. 

Voir l'article