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Ce que le 11 septembre a laissé dans nos oreilles à la radio, à la télévision et désormais sur le web ... La mémoire sonore d’un événement qui ne cesse de résonner ! (le 09-09-2026)

 

Le 11 septembre 2001 n’a pas seulement bouleversé New York :

il a redessiné la cartographie émotionnelle

de la musique mondiale.

Depuis vingt‑cinq ans,

les artistes

classiques, jazz, rock, hip‑hop, country, électro 

ont cherché à dire l’indicible,

chacun avec leur langage, leur ville, leur manière de respirer après la poussière.

 

Sorry its not set :(

 

Dans le monde classique,

la réponse la plus institutionnelle vient du New York Philharmonic,

qui commande en 2002

à John Adams

"On the Transmigration of Souls".

L’œuvre, prix Pulitzer, mêle orchestre,

chœur et voix anonymes des disparus :

un mémorial sonore devenu incontournable,

capté ici aux BBC Prims en 2003 :

 

 

Les programmateurs convoquent aussi l’Adagio for Strings de Samuel Barber,

The Unanswered Question de Charles Ives,

ou le 4’33’’ de John Cage, transformé en rituel de silence.

La mémoire se transmet aux nouvelles générations

avec Jessie Montgomery (Starburst)

et Tarik O’Regan (Triptych).

 

Mais l’un des monuments les plus singuliers naît sur un toit de Brooklyn.

De chez lui,

le compositeur William Basinski regarde la fumée envahir le ciel

tandis qu’une vieille bande magnétique se désagrège sur son magnétophone.

"The Disintegration Loops"

n’était pas pensée pour le deuil ;

elle devient, par la force des images,

l’une des œuvres emblématiques du 11 septembre.

 

 

Les médias s’en emparent,

les radios publiques la diffusent,

les musées l’exposent.

En 2011, elle entre au National September 11 Memorial Museum.

Une musique qui, en se détruisant, raconte ce que New York a perdu.

 

Le jazz, lui, répond par la communauté.

Dans les clubs du Village Vanguard,

du Blue Note ou de Smalls,

les musiciens instaurent une tradition discrète :

chaque 11 septembre, une ballade pour les disparus,

un chorus pour les secouristes,

un silence pour Manhattan.

 

La pop et le rock s’emparent aussi du traumatisme.

Bruce Springsteen signe

"The Rising",

inspiré par un pompier montant dans les tours.

 

 

Tori Amos livre

"I Can’t See New York",

vision poétique de la catastrophe.

 

Les Eagles écrivent

"Hole in the World",

lamentation sur le vide laissé par l’attentat.

 

 

Melissa Etheridge rend hommage aux secouristes

dans "Tuesday Morning".

 

Fleetwood Mac compose

"Illume (9‑11)",

réponse directe à la sidération.

 

 

La country devient un baromètre émotionnel national :

Alan Jackson touche l’Amérique avec "Where Were You ?

When the World Stopped Turning".

 

 

Toby Keith exprime une colère patriotique

dans "Courtesy of the Red".

Darryl Worley interroge la mémoire

et la guerre dans "Have You Forgotten ?"

Le hip‑hop new‑yorkais, lui, parle de la ville blessée.

Les Beastie Boys écrivent

"An Open Letter to NYC".

Le Wu‑Tang Clan signe "Rules",

réflexion sur la violence post‑attentats.

Sage Francis dénonce la récupération médiatique

dans "Makeshift Patriot".

 

Et Jay‑Z,

enfant de Brooklyn,

qui sera en concert a Paris ce jeudi

devient l’une des voix de la résilience :

Dès 2009,

"Empire State of Mind"

avec Alicia Keys

s’impose comme l’hymne d’une ville debout,

utilisé dans les commémorations,

les reportages,

les cérémonies.

 

 

La réponse est mondiale.

Au Royaume‑Uni,

Coldplay compose "Politik",

le jour même.

 

 

Mark Knopfler & Emmylou Harris écrivent

"If This Is Goodbye",

inspiré par les derniers appels des victimes.

Leonard Cohen médite la perte dans

"On That Day".

En Irlande, U2 multiplie les concerts caritatifs ;

The Cranberries signent

New New York, 

chanson sur la ville meurtrie.

 

 

Et en France,

Renaud & Axelle Red

publient "Manhattan‑Kaboul",

récit croisé entre un employé du World Trade Center

et une jeune Afghane tuée par les bombardements.

Une chanson devenue phénomène culturel,

récompensée aux Victoires de la Musique.

Captation ici,dès 2002, sur M6 : 

 

 

 

Depuis 2001,

la musique n’a jamais cessé de commémorer le 11 septembre.

Le classique construit des monuments.

Le jazz reconstruit des communautés.

Le rock et la pop racontent la sidération.

Le hip‑hop dit la ville.

La country dit le pays.

Et l’expérimental, avec Basinski,

dit l’effritement du monde.

 

Vingt‑cinq ans plus tard,

une certitude demeure :

New York n’a jamais cessé de respirer,

et la musique en est la preuve.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 9 septembre 2026

 

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Il y a 25 ans : La chute des tours jumelles à New York ... C’est aussi la démonstration d’un monde de l’info en mutation. (le 08-09-2026)

 

Le 11 septembre 2001 se raconte,

25 ans plus tard,

comme un tournant géopolitique.

Pour les médias, c’est aussi un électrochoc.

Un moment où le système révèle ses failles,

ses illusions, ses lenteurs

et sa difficulté à comprendre et admettre que le monde change de vitesse.

Ce mardi‑là, les tours du World Trade Center

ne sont pas les seules à s’effondrer.

 

 

A 8 heures 46

quand le premier avion percute la tour nord

les médias vivent encore dans un monde pré numérique

confortable , lent , presque arrogant...

 

Internet ?

Un gadget pour geeks.

Les connexions ? Un bruit de modem. Les réseaux sociaux ?

Ce n’est encore que de la science-fiction !

 

Sorry its not set :(

 

Le premier média américain à diffuser l’image

de cette page d'histoire qui se tourne

à l'échelle planétaire

est paradoxalement  une chaîne locale :

NY1.

 

À 8 h 48 ,

elle incruste à l’écran l’image d’une caméra météo implantée sur l’Empire State Building,

plus au nord que les tours, sur Manhattan,

2 minutes seulement après le premier impact :

Ecran pubs,

communiqué

éphéméride qui rappelle ce qui a marqué l’histoire de la ville les 11 septembre par le passé …  

Et la régie casse l’antenne :

 

 

Les géants, eux, arrivent en retard :

CNN à 8 h 49,

NBC à 8 h 51,

CBS à 8 h 52,

comme ABC

qui peine à diffuser l'image en interrompant une interview ...

 

 

À 9 h 03,

quand le second avion frappe la tour sud,

les télévisions du monde entier

diffusent déjà les images en direct.

 

 

Nous sommes avant l’émergence des réseaux sociaux.

A cet instant encore

la TV, la radio et la presse écrite demeurent,

les premiers témoins d’un monde …

qui bientôt va leur échapper.

 

Sorry its not set :(

 

En France,

il est 14 h 46.

Le premier à donner l’info, c’est Europe 1,

à 14 h 52.

France Info suit,

avec RTL.

France Inter est en pleine diffusion d’une émission enregistrée.

Les chaînes de télé,

elles,

mettent plus de temps à comprendre ce qui se passe.

 

Côté TV

LCI bascule la première en édition spéciale.

 

 

France 2 suit,

dans la foulée...

 

 

 

La radio parle avant de voir,

la télé voit avant de comprendre,

le web alors balbutiant regarde sans savoir quoi faire.

Dès les premières minutes en tous cas

les attentats de New-York figurent

parmi les événements les plus documentés ,

comme le note la RTS :

 

 

Pour mesurer l’impact médiatique du 11 septembre,

pourquoi ne pas  le comparer à trois autres méga‑événements :

un juste avant, un contemporain, un juste après :

la différence saute aux yeux.

 

Sorry its not set :(

 

La chute du Mur de Berlin,

12 ans plus tôt :

Les chaînes allemandes de l’Ouest (ARD, ZDF) sont regardées clandestinement en RDA

Le moment déclencheur n’est pas une image spectaculaire mais une phrase mal formulée :

Günter Schabowski annonce que les frontières sont ouvertes “sofort, unverzüglich”.

Les journalistes relaient immédiatement cette phrase,

qui provoque l’afflux de la population aux checkpoints.

Comme le raconte en direct à la télévision française

en direct sur la 2

Christine Ockrent :

 

 

Le Mur tombe parce qu’une information est tombée.

 

La guerre du Golfe,

10 ans avant  ...

c’est le premier conflit vécu à la radio ou à la télévision en direct.

CNN devient un acteur mondial,

mais le « live » est contrôlé, filtré, scénarisé,

comme ce document de l’INA avec Marcel Trillat nous le rappelle :

 

 

3 ans après les tours jumelles new-yorkaises,

le tsunami de 2004 :

Un choc immense, une tragédie mondiale.

Mais cette fois, les smartphones se sont démocratisés,

Le tsunami montre la puissance de sa déferlante sur les usages,

même si à la télévision qui diffuse les vidéos d’amateurs,

il n'est question que de "vidéastes"

et pas encore d’internautes …

 

 

Le 11 septembre 2001 est un événement charnière.

Il clôt l’ère des médias traditionnels.

Il inaugure l’ère numérique et consacre la globalisation médiatique :

c'est le dernier choc du monde pré‑numérique,

le premier séisme de l’histoire digitale,

et le moment où la globalisation médiatique devient incontournable.

Ce jour-là, les tours se sont effondrées.

Et avec elles, une manière de raconter le monde.

 

Sorry its not set :(

 

Les médias ont compris qu’ils n’étaient plus les maîtres du récit.

Juste les témoins parfois dépassés,

d’un monde ou de sa transcription

qui va désormais plus vite qu’eux.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 septembre 2026.

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Rentrée des musicales : à la recherche des enfants perdus ... (le 04-09-2026)

 

Il y a 10 ans,

les radios musicales attiraient près de 20 millions d’auditeurs quotidiens.

Les jeunes étaient là, massivement :

ils écoutaient deux fois plus la FM qu’aujourd’hui.

NRJ, Fun Radio, Skyrock…

c’était la bande-son

des 13‑24 ans.

 

Sorry its not set :(

 
NRJ est même devenue la première radio de France
en audience cumulée
à la rentrée en 2002.
C'était la première fois qu'une radio musicale obtenait cette place de leader,
devançant alors RTL qui dominait depuis plus de vingt ans.
13,4 % pour la panthère lors de cette mesure de l'institut Médiamétrie.
 
Elle dominait encore largement l'ensembe du marché en 2013 :
 
Sorry its not set :(

 

13 ans plus tard les musicales rassemblent 17,5 millions d’auditeurs.

Elles ont perdu 2,5 millions de personnes.

Et surtout :

les jeunes en grande partie ont disparu. Ils ont quitté la FM

comme on quitte une maison d’enfance devenue trop petite.

 

Sorry its not set :(

 

Selon plusieurs études …

Aujourd’hui, un jeune ne découvre plus la musique à la radio.

Il la découvre sur TikTok :

75 % des 13‑24 ans y trouvent leurs nouveaux artistes,

1 hit sur 3 sur Spotify

commence là,

et TikTok influence 63 % des écoutes sur les plateformes.

 

 

La radio n’est plus leur porte d’entrée.

Elle n’est plus leur rituel.

Elle est devenue un usage résiduel.

 

Conséquence sur les audiences en FM …

En 2016, NRJ tournait autour de 5 millions d’auditeurs quotidiens,

elle n’est plus qu’à 3,6 millions et a donc perdu près d’un tiers de son public.

 

Sorry its not set :(

 

Fun Radio était à 2,6 millions en 2016 et est tombée à 1,6 million soit une chute de 40 %.

 

Skyrock était autour de 4 millions il y a 10 ans,

elle oscille aujourd’hui entre 3,1 et 3,3 millions

soit 700 000 auditeurs perdus sur dix ans, malgré des pics ponctuels.

 

Europe 2 (ex Virgin Radio) était à 2,5 millions en 2016,

elle est aujourd’hui à 1,03 million

Plus de la moitié du public s’est envolé

et le retour à la marque initiale ne fait pas de miracle.

 

Les radios musicales qui se portent le mieux…

sont celles qui parlent aux adultes.

Nostalgie : 5,6 % d’audience,

1h49 de durée d’écoute.

 

 

RFM : 1h26 comme RTL2.

Chérie FM : 3,1 % d’audience.

Les 35‑55 ans sont devenus le cœur de la radio musicale.

Ce sont eux qui écoutent encore longtemps, tous les jours,

sur la FM.

Alors pour limiter la casse, les musicales qui ciblent les plus jeunes ont créé leurs webradios thématiques :

NRJ Hits, Fun Urban, Skyrock Klassiks …

 

Sorry its not set :(

 

Ou encore Chérie 80, RFM Pop‑Rock…

Elles sont devenues cruciales.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que la publicité, elle aussi, a déménagé :

–8 % sur la FM, mais +14 % sur le digital audio, +22 % sur le programmatique, +31 % sur les formats ciblés.

Les annonceurs veulent du ciblage, de la data, du retargeting.

La FM ne peut pas le faire.

Les webradios, si :

elles sont devenues la nouvelle frontière stratégique ET économique.

 

Dans ce paysage musical qui se recompose,

il y a quatre stations qui vivent hors des catégories habituelles :

France Musique, Radio Classique, FIP… et Radio Nova.

En FM, France Musique pèse

1,8 % d’audience cumulée,

c’est la première musicale culturelle du pays.

Elle représente environ 1 auditeur sur 50 dans le marché radio.

 

 

Son public est âgé : 60 % de 55 ans

et plus et 30 % de 45‑54 ans.

Mais ses webradios, elles, racontent une autre histoire : 

France Musique Jazz, Baroque, Classique+, Contemporaine… réalisent 2 à 3 millions de sessions mensuelles, sur un public de 35‑55 ans.

C’est aussi une écoute longue, souvent 40 minutes et plus.

 

Sa rivale frontale Radio Classique affiche en FM 1,7 % d’audience cumulée

soit 1 auditeur sur 60 dans le marché radio.

Mais elle détient l’une des plus longues durées d’écoute de France : 1h42.

Son public est encore plus âgé : 70 % de 60 ans et plus, 20 % de 50‑59 ans.

Mais là aussi, le numérique change tout  …

 

Sorry its not set :(

 

Les web radios réalisent 1,5 à 2 millions de sessions mensuelles,

avec un public 40‑55 ans :

pour la pub,

c’est une attractivité forte pour les annonceurs des marques premium.

 

En FM, FIP pèse 1,1 % d’audience cumulée.

C’est l’une des plus petites radios nationales :

elle représente à peine 1 auditeur sur 90 du marché.

Mais en numérique, c’est une autre planète :

12 webradios thématiques — Jazz, Groove, Rock, Monde, Électro, Pop, Reggae…

Elle capte 3 à 4 millions de sessions mensuelles, sur un public 30‑50 ans.

Son offre premium est très recherchée par les annonceurs culturels.

FIP est l’exemple parfait d’une marque plus puissante en numérique qu’en FM.

Et puis il y a Nova.

En FM, elle explose : 3,7 % d’audience cumulée

à la dernière vague publiée par Médiamétrie,

contre 1,6 % un an plus tôt.

 

Sorry its not set :(

 

Elle représente désormais 1 auditeur sur 27 dans le marché radio,

un bond spectaculaire !

Et son flux numérique suit : 1,2 à 1,5 million de sessions mensuelles,

avec un public de 25‑45 ans,

une hybridation réussie entre radio, streaming et culture urbaine.

Nova est la preuve qu’une radio musicale peut encore grandir,

si elle parle à un public très ciblé,

en l’occurrence curieux, urbain, hybride, à cheval entre FM et les plateformes.

 

Alors, que raconte cette rentrée ?

Que la radio musicale est devenue un média adulte,

que les jeunes sont partis vers TikTok, Spotify, YouTube,

que les webradios sont devenues la nouvelle frontière tant stratégique qu’économique.

Et que la bataille, désormais, se joue entre la FM

avec ses propres webradios et ses réseaux sociaux…

et les plateformes mondiales qui ont capté la jeunesse.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 4 septembre 2026.

 

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Voici venir les candidats à la Présidentielle "farfelus", champions de fake news sur les RS... De quoi regretter Coluche, même s'il n'avait pas fait rire tout le monde ! (le 31-08-2026)

 

Le 15 septembre,

quatre candidats marginaux organiseront un “Débat Présidentiel”

sur YouTube.

 

Un rendez‑vous improbable,

sans organisateur identifié,

sans structure politique, sans rédaction donc évidemment sans aucune forme de déontologie …

Un débat auto‑produit,

vraisemblablement monté par les protagonistes eux‑mêmes

dans un format typique des productions YouTube marginales ou satiriques.

 

Sorry its not set :(

 

François Asselineau est le seul à disposer d’un programme :

Frexit, sortie de l’euro, de l’OTAN, souveraineté nationale et réindustrialisation.

Sa ligne reste celle d’un gaullisme souverainiste,

avec un État stratège et une politique étrangère de neutralité.

Il donne rendez-vous à ses militants régulièrement sur les réseaux sociaux

comme ce mercredi :

 

Sorry its not set :(

 

Francis Lalanne n’a pas de programme formalisé :

il porte un discours protestataire, lyrique, centré sur les libertés publiques et la dénonciation du “système”.

Ses propositions sont floues, émotionnelles, rarement traduites en mesures concrètes.

Il fait route sur des sites complotistes avec Dieudonné :

 

 

Vincent Flibustier :

bruxellois, il intervient comme satiriste, spécialiste de la critique du complotisme.

Il ne formule aucune proposition politique :

son rôle est la dérision, le contre-discours humoristique spécialiste des fake news,

et se présente comme formateur en IA .

 

 

Sylvain Durif (“Christ Cosmique”)

avance des idées ésotériques :

gouvernance planétaire, suppression des frontières, mission messianique.

Ses “propositions” relèvent du registre mystique, sans contenu institutionnel ou économique

 

 

Les médias pros en diffuseront-ils des extraits ?

Il y a fort à parier en tous cas

que de nombreuses reprises vont faire le buzz sur le web !

Même si aucun des participants

ne pourra prétendre à récolter les 500 signatures d’élus

nécessaires pour participer à l’élection !

 

Sorry its not set :(

 

Coluche reste la candidature atypique la plus célèbre de l’histoire présidentielle française.

En octobre 1980, il annonce sa candidature dans un style provocateur :

“Je suis candidat parce que les autres ne peuvent plus faire pire.”  

Rapidement, les sondages affolent la classe politique :

jusqu’à 16 % d’intentions de vote,

un score qui menace directement François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing.

Coluche attire les jeunes, les ouvriers, les déclassés, les abstentionnistes.

Il incarne une France qui ne se reconnaît plus dans les partis traditionnels.

 

 

Les médias amplifient le phénomène :

interviews, chroniques, caricatures ...

Il devient un symbole de contestation, un miroir de la crise politique de l’époque.

Après 6 mois, Coluche renonce officiellement.

Les médias couvrent son retrait comme un événement national.

 

Coluche a ouvert la voie à toutes les candidatures atypiques qui suivront.

Il a montré que la présidentielle est aussi un espace de contestation, de satire, de colère sociale…

et parfois de vertige démocratique.

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 31 aout 2026.

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1 er débat de la présidentielle : LCI a signé un record historique, mais le débat était aussi simultanément diffusé sur YouTube, ce qui change la portée commerciale et juridique des tentatives de diffusion parallèles de BFMTV et CNews. (le 28-08-2026)

 

Le Medef avait conclu avec LCI un contrat d’exclusivité

pour la diffusion télévisée du débat.

La captation était assurée par une société de production privée

mandatée par le syndicat patronal

qui fournissait le signal officiel (image + son).

Cette exclusivité a permis à LCI de signer une journée historique :

1,03 à 1,04 million de téléspectateurs,

11 % de PDA,

et même 4,9 % de PDA sur la journée,

faisant de LCI la chaîne la plus regardée de France ce jeudi.

 

Sorry its not set :(

 

Mais cette exclusivité était télévisuelle,

pas numérique.

Le débat était simultanément disponible sur YouTube,

en accès libre.

Autrement dit :

l’exclusivité de LCI était réelle,

mais pas totale.

 

 

 

BFMTV a installé ses propres caméras dans l’enceinte du court Philippe‑Chatrier

au Stade Rolland Garros ou était organisé l'évènement

et a commencé à diffuser des images,

le son,

avec des commentaires en plateau,

sans autorisation,

violant l’exclusivité contractuelle.

Le Medef a alors coupé le son,

laissant BFMTV avec des images muettes.

 

Sorry its not set :(

 

CNews a diffusé des images également,

sans le son,

et sans autorisation...

Ce vendredi, 

elle en tire une leçon  ...

 

 

Sur le plan contractuel :

les deux chaînes ont violé l’exclusivité …

Mais quelle est la valeur commerciale d’une exclusivité télévisuelle

quand le même contenu est accessible gratuitement en ligne ?

Même si le débat était sur YouTube,

l’exclusivité télévisuelle a permis à LCI d’attirer plus d’un million de téléspectateurs,

de dominer la journée,

de renforcer son statut de chaîne politique de référence.

 

Sorry its not set :(

 

Pour BFMTV et CNews :

une tentative de “rattrapage” mais leur diffusion illégitime n’a pas payé :

BFMTV : 217 000 téléspectateurs,

CNews : 181 000.

 

Sur le plan strictement juridique, ces 2 chaines ont violé :

l’exclusivité contractuelle,

le droit d’auteur sur le signal,

le droit voisin du producteur du flux,

et potentiellement le droit à l’image des participants.

Le Medef aurait pu engager une action en contrefaçon,

demander réparation pour préjudice commercial,

voire saisir l’Arcom pour manquement aux règles de diffusion.

 

Sorry its not set :(

 

Mais la diffusion sur YouTube introduit un effet atténuateur ... 

Selon les données communiquées par LCI

et reprises par notre confrère Puremédias,

la retransmission du débat a généré plus de 300 000 “téléspectateurs digitaux” en direct,

ce qui inclut YouTube,

le site de LCI et les autres plateformes numériques. 

Le contenu était donc déjà public, accessible, gratuit, non géobloqué.

Cela ne légalise pas la reprise télévisuelle,

mais cela réduit l’ampleur du préjudice,

la valeur de l’exclusivité,

et la capacité à démontrer un dommage financier direct.

 

 

Il y a déjà eu des précédents

mais jamais dans un contexte où YouTube brouille les frontières

Fillon–Juppé 2016, municipales 2020, Macron–Le Pen 2017,

mais aucun n’avait cette configuration :

exclusivité TV,

violation par deux chaînes,

coupure de son par l’organisateur,

et surtout donc diffusion simultanée sur YouTube !

C’est donc la première fois que la frontière entre exclusivité télévisuelle

et accessibilité numérique

crée un flou juridique.

 

Sorry its not set :(

 

La présidentielle se jouera donc pour les médias

sur le terrain juridique.

Le débat du Medef a révélé une tension nouvelle :

l’exclusivité télévisuelle n’est plus un monopole absolu

dès lors que le signal circule librement sur les plateformes,

le droit audiovisuel se retrouve face à un dilemme inédit :

comment protéger une exclusivité

quand le contenu est simultanément public ?

 

La guerre des audiences ne fait que commencer.

Celle des droits, elle, vient d’ouvrir une nouvelle forme de bataille ….

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 28 aout 2026.

 

Voir l'article

234 ... jours avant le 1er tour de la Présidentielle. Et un et deux et trois - zéro pour LCI, qui diffuse ce jeudi, même à l'heure du thé, le 1 er débat ! (le 26-08-2026)

 

16h45…

Un horaire à priori improbable,

presque contre‑productif pour faire de l’audience,

même si en cette fin août une bonne partie du pays n’a pas encore repris le travail

et pourrait donc être disponible pour regarder un débat politique.

 

Sorry its not set :(

 

Cette France encore en tongs,

en terrasse,

et qui rêvasse sur un transat à bien d’autres choses qu’à la prochaine Présidentielle

sera-t-elle au rdv ?

En réalité …

Peu importe !

 

 

LCI, la chaîne info du groupe TF1,

dégaine là une sacrée cartouche

en diffusant le direct

d'un débat qu’elle ne produit pas,

n’organise pas,

ne maîtrise pas techniquement puisque le flux est réalisé

par un prestataire mandaté par le MEDEF…  

 

Sorry its not set :(

 

 Les concurrentes BFMTV, CNews, Franceinfo

ne rechigneront pas à reprendre les images,

puisque c'est l'organisation patronale qui les produit…

Si une phrase dérape, si un candidat explose, si un moment devient viral…

tout le monde reprendra les images

quand bien même elles auront été diffusées en direct par LCI !

Brut a ouvert le placard aux archives …

 

 

Idem pour radios, le web, les réseaux sociaux, la presse écrite…

les éditions du soir des radios vont forcément en parler,

les sites d’info vont découper les séquences,

les journaux de vendredi matin titreront sur les moments forts ...

Mais surtout les équipes des candidats vont nourrir leurs sites de campagnes

avec des extraits

et les réseaux sociaux vont s’emparer du débat.

 

Sorry its not set :(

 

Le direct demeure une valeur ajoutée,

mais une séquence politique ne vit surtout

que si elle circule.

Surtout pour les moins de 40 ans qui désertent les grand-messes de l’info

et qui passent par TikTok, Instagram, X, YouTube…

Par les verticales, les extraits, les réactions, les commentaires.

Et même en direct puisqu’au-delà de la TNT,

le débat sera Co diffusé à sur le site TF1info, ainsi que sur YouTube et X.

 

Sorry its not set :(

 

La bataille médiatique va être impitoyable jusqu’à l’élection présidentielle.

Parce que l'élection ne se jouera pas seulement entre les candidats.

Elle va se jouer entre les médias pros,

entre les chaînes info,

entre les plateformes,

entre les radios,

entre les journaux…

Et surtout sur les réseaux sociaux,

 

Sorry its not set :(

 

A 16h45,

le groupe TF1 tire le premier

avec une journaliste maison

ce qui donne l’impression que le terrain lui appartient.

Amélie Carrouër désormais en charge de l’invité de la matinale d’LCI  apparaitra au centre du dispositif.

 

 

Sorbonne, ESJ, iTélé, LCI, remplacements aux JT de TF1…

Une journaliste qui sait tenir un plateau, cadrer des présidentiables,

et éviter que le débat ne parte en vrille.

 

Avant la création de LCI

La Chaine Info

pionnière sur l'info continue de France,

le slogan de TF1 qui venait tout juste d’être privatisée

était …

 

 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossedia

Le 27 aout 2026.

 

 

Voir l'article

Copyright frenchy : quand la nation solidaire donne le LA , ce sont les médias qui orchestrent. M6/RTL en font la démonstration ce jeudi soir pour les sinistrés des incendies. (le 25-08-2026)

 

Un concert, des artistes, des appels aux dons :

une soirée où les médias cessent de commenter le réel

pour tenter de le réparer.

Et ce geste, en France, n’est jamais anodin.

Parce qu’ici, les médias ne sont pas seulement des raconteurs d’histoires.

Ils sont parfois les héros du roman national.

 

 

Les sociologues le disent depuis longtemps. !

Pour Dominique Cardon

professeur à Sciences Po, directeur du Médialab :

"Les médias traditionnels apportent le cadre, la hiérarchie, la légitimité.

Les réseaux sociaux apportent la vitesse, l’émotion, l’horizontalité".

Selon le belge Geoffrey Pleyers

professeur à l’Université de Louvain, chercheur au CNRS

et spécialiste des mobilisations contemporaines :

"Nos mobilisations sont devenues affectives, morales, virales.

Les médias servent d’amplificateurs, de stabilisateurs".

Et pour Camille Rondot,

chercheuse à l’Université de Lausanne, spécialiste des institutions médiatiques :

"Les institutions médiatiques restent essentielles pour structurer l’élan citoyen.

Les réseaux sociaux captent l’énergie brute,

mais ne la transforment pas en action durable".

 

Sorry its not set :(

 

En clair :

les médias ne remplacent pas l’État.

Mais ils comblent ses interstices, donnent forme à la solidarité, la rendent opérante …

En 1954 , une nuit glaciale, une France transie, et une voix qui fend le brouillard,  

celle d’un abbé, député de Meurthe et Moselle,

depuis très décrié, 

l'abbé Pierre :

“Mes amis, au secours…”

 

 

À cet instant, Radio Luxembourg, la future RTL, ne raconte plus la misère, elle la combat.

C’est la première mobilisation nationale déclenchée par un média.

 

4 ans plus tard Europe 1 invente un ton :

direct, populaire, haletant.

Bellemare devient le conteur national de la solidarité.

“Vous êtes formidables”,

c’est :

6 000 émissions, des anonymes aidés, des collectes massives.

 

 

Sur Europe 1 toujours,

en 1985  ...

 

Sorry its not set :(

 

Coluche et la naissance des Restos du Cœur :

un micro, une indignation, une idée, un appel.

 

 

Avec avec les Enfoirés

TF1 transformera l’initiative radiophonique de Coluche

en rendez-vous national :

la télévision massifie, stabilise, pérennise.

 

 

Un après les Restos

c’est au tour du service public de se mobiliser avec le Téléthon :

une idée américaine… réinventée à la française.

Dès 1954, Jerry Lewis avait lancé à Hollywood, un marathon caritatif de 16 heures.

En 1987,

Antenne 2 et Radio France importent l’idée…  

 

 

30 heures de direct,

des plateaux partout dans le pays,

les radios locales associées et mobilisées.

Les chaînes publiques deviennent infrastructures de solidarité nationale.

 

 

Du côté de Radio France :

la solidarité institutionnelle permanente !

France Inter : tempête de 1999, canicule de 2003, Haïti, Liban, Ukraine.

France Info : inondations du Var, incendies en Corse, crises migratoires.

France Bleu devenu ICI, avant même cet été et la mobilisation des équipes pour les incendies

 

Sorry its not set :(

 

Tempêtes de 1999,

Xynthia, 

inondations à Nîmes ou en Picardie,

méga feux en Gironde 2022,

catastrophe de l’arrière-pays niçois,

crises agricoles….

 

Sur France Musique également 

des concerts solidaires ...

 

 

En France, les médias ne sont pas seulement des entreprises,

ce sont des institutions morales.

Parce que le paysage audiovisuel est pour beaucoup centralisé,

capable de mobiliser des millions de personnes en simultané.

La France adore les grandes causes,

les mobilisations nationales,

les élans collectifs

portés par leurs artistes et leurs médias qui savent toujours être fédérateurs

même en ces temps d'hégémonie des réseaux sociaux.

 

Sorry its not set :(

 

Ce que nos médias font

est perçu comme une singularité culturelle.

Une manière très française

de dire que les médias ne sont pas seulement des témoins.

C’est ce qu’a dit sur ses réseaux sociaux

l’un des initiateurs du concert de ce jeudi soir

animateur star d’M6 et RTL,

au plus fort des incendies cet été en Gironde …

 

 

Les chaines sur lesquelles Julien Courbet officie quotidiennement

ajoutent un chapitre à cette histoire où les médias refusent d’être spectateurs et choisissent d’être des acteurs

et non seulement des observateurs,

des catalyseurs d’empathie, des infrastructures de mobilisation.

Une histoire française...

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 26 aout 2026.

 

Voir l'article

Rentrée des médias en cette année Présidentielle : comme continuer à exister chez les jeunes consommateurs de Web et RS ? (le 25-08-2026)

 

Ils ont de 18 à 22 ans, et voteront pour la première fois en mai prochain.

Ils n’ont pas grandi avec les médias traditionnels,

mais dans un monde où l’actualité se consomme en vertical, en 12 secondes, entre deux messages …

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui les chiffres sont sans appel :

60 % des 18-24 ans s’informent sur TikTok.

55 % sur YouTube.

45 % sur Instagram.

Et seulement 12 % regardent un JT chaque semaine !

Ce sont les données publiées et documentées par Reuters Institute, et Médiamétrie.

Ce n’est pas une rupture, c’est un déplacement massif, silencieux, irréversible.

 

Sorry its not set :(

 

Alors, que font les médias traditionnels ?

Ils avancent, s’adaptent, se glissent dans ce flux qui n’a plus de rendez-vous,

plus d’horaires, plus de frontières,

et chacun, à sa manière, écrit un nouveau chapitre.

 

Sorry its not set :(

 

TF1,

longtemps symbole du grand écran,

a compris que l’avenir se joue…

sur un écran de 6 pouces.

Elle lance TF1+,

une plateforme pensée pour les moins de 35 ans avec des formats courts,

des décryptages, des contenus mobiles.

Elle s’est alliée à Gaspard G,

créateur YouTube suivi par les jeunes

pour une série d’entretiens politiques diffusée sur YouTube et TF1+.

La 1ère était consacrée dès le 8 avril dernier à Jean-Luc Mélenchon,

comme le dit le directeur de l’info du groupe Thierry Thuillier :

 

 

Les extraits du JT deviennent verticaux, adaptés à TikTok.

Les vidéos montent à 1 ou 2 millions de vues.

Les contenus progressent de +40 % sur les 18–30 ans.

TF1 ne demande plus aux jeunes de venir à elle. Elle va vers eux.

 

Idem du coté de France Télévisions

qui a pris le virage numérique avec méthode :

sur TikTok : des capsules verticales, des coulisses, des explications rapides.

 

 

Sur Slash : des documentaires courts, des enquêtes, des formats engagés.

Les vidéos explicatives atteignent 300 000 à 1 million de vues,

Slash dépasse 1,5 million d’abonnés.

Les contenus progressent de

+60 % sur les 18–24 ans.

Le service public ne renonce pas à son exigence,

il la traduit dans un nouveau langage.

 

M6, souvent plus silencieuse, avance pourtant aussi avec constance :

M6 Info est désormais verticalisé, pensé pour les smartphones.

Elle propose des décryptages courts, montre les coulisses de ses programmes.

Les formats courts dépassent 150 000 à 400 000 vues.

 

 

Les coulisses montent à 1 million de vues.

Les extraits adaptés en vertical progressent de +35 % sur les

18–30 ans.

 

Coté audio,

Radio France a compris que la conversation ne se passe plus seulement sur ses ondes.

Elle va sur Twitch avec des journalistes en direct,

des questions spontanées,

des échanges sans filtre.

 

 

Les chaines du groupe de radios publiques sont sur TikTok et Snapchat

avec des formats courts, des explications, des rappels de dates.

Les lives réunissent de 5 000

à 20 000 jeunes,

les formats courts dépassent 100 000 vues,

les podcasts narratifs montent à 300 000 écoutes.

 

La presse écrite n’est pas en reste :

Les titres qui apprennent un nouveau langage.

Le Monde, Libération, Le Parisien, 20 Minutes…

Tous ont compris que le texte ne suffit plus.

Le Monde dépasse 2,5 millions d’abonnés sur YouTube ;

ses vidéos explicatives montent à 3 millions de vues.

Le process est expliqué ici par la rédaction,

en 4 minutes 30 chrono !

 

 

Libération fait du face-cam,

20 Minutes chasse les intox sur TikTok,

Le Parisien explique l’actualité en 30 secondes.

La presse ne renonce pas à son expertise.

Elle la traduit dans les codes des plateformes.

 

Et puis il y a dans le PAF un cas à part : Arte.

la chaîne culturelle européenne a conquis les jeunes

sans renoncer à son exigence avec sur TikTok par exemple

des formats pédagogiques, historiques, culturels.

Résultat : 1 million d’abonnés.

Des vidéos de 500 000 à 2 millions de vues :

+ 70 % sur les 18–30 ans.

 

 

Arte est devenue une marque culturelle… jeune.

 

Mais pendant que ces médias traditionnels se réinventent,

d’autres acteurs dominent déjà le paysage...

Avec en haut du podium HugoDécrypte :

Sur YouTube presque 4 millions d’abonnés !

 

 

Sur TikTok  5,7 millions d’internautes fidèles. Ses intevriews atteignent entre 1 à 3 millions de vues.

Brut revendique 2,5 milliards de vues mensuelles :

3,8 millions sur TikTok.

50 % de l’audience a moins de 35 ans.

Konbini “Fast & Curious” :

1 à 4 millions de vues.

Formats engagés :

500 000 à 1,5 million.

Ce sont eux, aujourd’hui, les repères des jeunes !

 

Sorry its not set :(

 

Pour la première fois,

une génération entière votera en s’étant informée principalement hors des médias traditionnels.

Les rédactions le savent, s’adaptent, expérimentent, apprennent.

Ce n’est en réalité sans doute pas une rupture mais une transition déjà engagée,

une nouvelle manière de faire vivre l’information.

Plus ouverte, plus diverse, plus fluide mais dans un univers impitoyable, celui du web, ou l’info est souvent dégénérée.

Comme le soulignait il y a près d’un an déjà le chef de l’état.

 

 

Pour survivre dans cette jungle

et permettre à tous les internautes de trier le bon grain de l’ivraie,

les médias pros doivent donc convaincre, séduire, expliquer, dialoguer.

Parce qu’au fond, l’histoire continue.

Simplement… elle se raconte autrement.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 25 aout 2026.

Voir l'article

Philippe Bouvard : le bourreau de travail facétieux qui a démocratisé la culture en s’amusant et contribué à révolutionner l'audiovisuel (le 24-08-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Philippe Bouvard,

c’est l’histoire d’un homme qui a travaillé comme quatre pour faire rire comme mille.

Un journaliste de presse écrite, un pur produit de France‑Soir, qui aurait pu rester dans les salons feutrés de la chronique mondaine…

 

 

... mais qui a préféré descendre dans l’arène populaire de la radio et de la télévision.

Avec une idée fixe :

rendre la culture accessible à tous, sans jamais se prendre au sérieux.

 

 

Bouvard n’a jamais caché son credo :

"Le talent, c’est 10 % d’inspiration

et 90 % de transpiration."

Il écrit, réécrit, peaufine, découpe, aiguise.

On parle d’un homme capable de préparer six heures d’antenne pour en faire une seule,

d’un animateur qui arrivait en studio avec des fiches annotées comme un chirurgien avant une opération.

Cette discipline, héritée de la presse écrite, va transformer la radio :

rythme millimétré, culture distillée en petites capsules, avec surtout l'humour comme porte d’entrée.

Il ne fait pas une émission :

il fabrique une mécanique.

 

Sorry its not set :(

 
Les Grosses Têtes naissent le
il avait été dit à Bouvard ...
"Comme vous allez faire votre essai le 1er ,
si ça ne marche pas,
on arrêtera le 2
et on dira que c'était un canular !"
 
Sorry its not set :(

 

 

Bouvard a compris avant tout le monde que la culture ne s’impose pas, elle se glisse.

Sur RTL

aux Grosses Têtes,

il mélange citations, références littéraires, anecdotes historiques…

mais toujours enveloppées dans une blague, une pique, une improvisation.

Il invente une pédagogie joyeuse : on apprend sans s’en rendre compte,

on rit en se cultivant, on se sent autorisé à participer,

même si on n’a pas lu Proust.

Sa grande révolution,

c’est qu'il déculpabilise la culture.

Il la sort du musée, il la met dans la poche des auditeurs.

 

 

A la TV, avec Le Petit Théâtre de Bouvard,

il crée un laboratoire où les jeunes humoristes apprennent en jouant.

Il les observe, les corrige, les pousse, les recadre. 

Toujours avec exigence professionnelle, liberté totale sur scène et goût du gag bien ficelé.

 

 

Les Inconnus, Muriel Robin, Chevallier & Laspalès, Mimie Mathy…

tous saluent son œil de directeur d’acteurs et son sens du rythme, hérité de ses années de presse.

 

Bouvard n’a jamais cherché à être un professeur.

Il voulait être un passeur.

Un passeur facétieux, qui savait que l’humour est le meilleur véhicule pour transporter les idées.

Il disait souvent :

"La culture, c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale."

Mais lui, il l’étalait pour que tout le monde puisse y goûter.

 

Sorry its not set :(

 

Bouvard a su travailler comme un moine copiste pour produire une radio de saltimbanques,

injecter de la fantaisie dans la culture,

et prouver que l’intelligence peut être populaire dès lors qu’elle est joyeuse.

Au Figaro

il y a peu

il confiait qu'il n'aimerait pas être jeune journaliste aujourd'hui ...

 

 

Philippe Bouvard,

c’est la rencontre rare entre le sérieux du journaliste et la légèreté du clown.

Un homme qui a travaillé sans relâche pour que la culture cesse d’être intimidante et devienne, simplement, un plaisir partagé.

C'est RTL

"sa" radio

qui la première a annoncé à 8 heures son décès à son domicile de Cannes

ce lundi matin.

 

Sorry its not set :(

 

Parmi les premiers hommages 

celui qui lui a succèdé avec succès aux Grosses têtes

Laurent Ruquier. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 24 Aout 2026.

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Mouv’ , la station jeune de RF quitte la FM pour devenir une offre musicale sur le digital. Un choix compréhensible, mais révélateur d’un problème structurel, ancien ! (le 17-08-2026)

 

Ce 31 août, Le Mouv’ cessera d’émettre en FM.

Une décision qui peut se comprendre :

la cible jeune ne consomme presque plus la radio en linéaire.

Mais ce basculement s’accompagne

de la disparition de la rédaction, des magazines,

des débats, du service,

au profit d’une offre essentiellement musicale …

 

Sorry its not set :(

 

Première évidence ...

Mouv’ n’a jamais disposé d’un réseau FM lui permettant d’exister réellement dans le paysage français.

Avec environ 30 fréquences,

la station n’a jamais atteint la masse critique nécessaire pour installer une habitude d’écoute.

À titre de comparaison NRJ détient plus de 200 fréquences, Fun Radio environ 150, Skyrock plus de 150, RTL2 plus de 180, ou Europe 2 plus de 160.

 

Ce handicap structurel n’est pas nouveau :

Radio 7 son ancêtre en a souffert dès 1980 :

seulement deux fréquences FM,

toutes deux en région parisienne.

Face à des radios libres en pleine expansion, des réseaux privés en structuration, une FM qui devenait un marché national.

Radio 7 ne pouvait pas créer de réflexe d’écoute ne pouvait pas rivaliser.

Elle avait pourtant un ton moderne, une programmation, un habillage, une rythmique, des animateurs, des techniciens et une rédaction jeune et compétents et également une vraie compréhension de la cible.

 

 

En 1987,

Radio 7 est arrêtée pour permettre la création de France Info

elle aussi inspirée des expériences américaines,

mais boostée immédiatement par ce que Radio 7 n’a jamais eu :

un réseau conquérant.

Avec 7 grandes villes au départ, il n’a cessé de s’étendre depuis

et jusqu’à ces derniers jours encore,

faisant de France Info l’une des radios les mieux distribuées du pays

et durablement installée sur le podium des meilleures audiences.

 

 

Le Mouv’ :

même qualité éditoriale que Radio 7,

mais … même handicap structurel :

Vingt ans plus tard, Le Mouv’ reproduit exactement le même schéma :

rédaction solide, avec peut-être moins d’incarnation du coté des programmes tout de même ...

Des formats pourtant adaptés qui misent d’emblée sur la complémentarité avec le digital,

un ton moderne, une créativité réelle ...

Le jour de sa création en 1997,

c’est aussi la sortie de l’album "Paradisiaque" d’Mc Solar …

Prometteur !

 

 

Créée à Paris,

la station déménage à Toulouse,

d’où elle diffuse son offre à vocation nationale pendant douze ans

avant d’être rapatriée à Paris.

 

 

Pour beaucoup

cette longue implantation dans la ville rose a été une contrainte majeure :

éloignée des maisons de disques, des artistes et de l’écosystème musical parisien,

la station recevait moins d’exclusivités, moins de sessions live, moins de partenariats.

Dans un marché culturel hyper‑centralisé,

cette distance a limité son incarnation, son attractivité et sa capacité à créer des moments forts.

Le retour à Paris était indispensable pour exister dans l’industrie…

même si le véritable obstacle restait l’absence d’écoute jeune en France.

 

 

 

Et puis …

En vingt ans, Le Mouv’ a changé six fois de cible musicale,

s’inspirant tour à tour de Oui FM, NRJ, Fun Radio, Europe 2, Skyrock, Ado FM, Nova et même des radios campus.

Chaque virage a détruit le public précédent sans jamais conquérir durablement le suivant.

Le Mouv’ n’a jamais pu incarner une scène :

trop rock pour les urbains,

trop urbain pour les rockeurs,

trop pop pour les indés,

trop indé pour les amateurs de mainstream.

Cette instabilité chronique a rendu la marque illisible :

une radio jeune qui change de personnalité tous les trois ans ne peut pas devenir une tribu, un repère, un univers.

Le Mouv’ n’a pas manqué d’audace :

il a manqué de continuité.

Malgré des initiatives qui demeureront patrimoniales

comme les sessions réalisées à la maison ronde avec les formations musicales de Radio France ! 

 

 

Alors ce 31 aout, Mouv’ quitte la FM :

c’est cohérent avec les usages.

Mais Mouv’ quitte aussi l’information, le service, la rédaction, la mission publique.

Il devient une offre musicale numérique.

 Là où la radio Mouv de service public avec sa déclinaison sur le web , ambitionnait d’informer les jeunes,

ce sont aujourd’hui des offres comme HugoDécrypte, Brut, Konbini, France.tv (Slash, BrutX) et franceinfo qui structurent réellement le paysage de l’information des 15–35 ans.

Elles ont en commun d’être nativement numériques, vidéo‑centrées, incarnées et clairement positionnées,

là où Mouv est resté perçu comme une radio linéaire aux contours éditoriaux fluctuants.

Le service public n’a pas échoué en bloc : 

France Télévisions et franceinfo : au sein de Radio France

sont mobilisés pour capter les jeunes gens sur leurs écrans et leurs usages.

 

 

Ce qui n’a pas pris, c’est l’idée qu’une radio musicale,

changeant régulièrement de cible et de format,

puisse devenir à elle seule le média d’information de référence d’une génération.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 23 aout 2026, actualisé le 31 aout.

 

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