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Les lignes éditoriales des radios, à la manière des algorithmes, favorisent elles l'entre-soi ? Démonstration, par l'absurde (?), après la commission sur l'audiovisuel public. (le 10-04-2026)

 

Il y a des moments où l’actualité ne révèle pas seulement ce qui se passe…

Elle révèle qui parle,

et à qui.

La fin de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en est un parfait exemple.

 

Sorry its not set :(

 

Écoutons France Inter.

La station publique reste fidèle à sa ligne :

déontologie,

neutralité affichée même si elle est contestée

puisque beaucoup la considèrent trop à gauche,

pédagogie.

Elle parle aux auditeurs exigeants,

diplômés,

urbains,

attachés au service public,

à la cohérence éditoriale,

à la qualité de l’information.

Inter raconte une commission qui a parfois viré au procès politique,

qui a mis en cause le travail des journalistes,

qui a confondu critique

et soupçon.

Elle défend son cœur de cible :

un public qui veut comprendre comment on fabrique l’info,

et pourquoi la méthode compte autant que le résultat.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale de France Inter,

de Patrick Cohen,

personnellement mis en cause,

et auditionné par la commission : 

 

 

Europe 1,

qui se revendique

"média d'opinion"

comme sa soeur en TV CNews

parle à une cible plus politico‑sensible,

plus réactive,

plus attentive aux rapports de force qu’aux mécanismes internes des rédactions.

Europe 1 met en avant un rapporteur "clivant",

un rapport menacé d’être enterré,

des tensions entre groupes parlementaires.

Elle insiste sur les enjeux financiers,

les milliards du service public,

les déficits.

C’est une ligne éditoriale plus frontale, plus politique,

qui parle à un public en quête de récit,

de confrontation,

de décisions qui tranchent.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale d'Europe 1

de Laurent Tessier,

Rédacteur en chef de l’émission

"Pascal Praud et Vous" :

 

 

Au fond,

les deux radios ne racontent pas la même histoire…

Parce qu’elles ne parlent pas au même monde.

France Inter parle du métier,

pour un public qui valorise la rigueur et la nuance.

Europe 1 parle du pouvoir,

pour un public qui veut comprendre qui gagne,

qui perd,

et pourquoi ça chauffe.

 

Sorry its not set :(

 

Deux lignes éditoriales.

Deux cibles.

Deux récits...

Suivis par d'autres médias qui eux-aussi ont relaté le feuilleton

de façon bien différentes voire opposées,

suivant leurs publics !

 

Comme Yann Barthez sur TMC

du groupe TF1

 

 

Ou Gilles Verdez

chez Cyril Hanouna sur W9 : 

 

 

La commission d’enquête

aura donc aussi illustré la manière dont chaque média parle à sa cible,

qui,

comme sur les réseaux sociaux,

se regarde elle‑même,

en choisissant donc de porter des oeillères.

Le public n'est-il pas un fervent acteur

de "l'entre-soi",

tant dénoncé pourtant

lorsqu'il s'agit des médias ... 

 

Sorry its not set :(

 

lllustration ? 

Selon l'analiste d'opinion Paul Cébille, 

qui a travaillé pour l'IFOP ...

"Le rapporteur UDR

Charles Alloncle

est passé de 4 500 abonnés sur X en janvier 2025

à plus de 77 000 aujourd’hui.

Une progression inédite,

sans équivalent chez les autres députés."

 

Sorry its not set :(

 

"À titre de comparaison,

Jérémie Patrier-Leitus,

qui préside la commission,

est quant à lui passé de 3 500

à 7 600 abonnés sur la même période.

Charles Alloncle figure désormais dans le top 40

des députés les plus influents

sur X,

juste devant son collègue du RN Sébastien Chenu."

 

Le député - rapporteur de la commission Alloncle

sera sur le plateau de T18,

ce dimanche à midi.

 

 

Avec cet extrait - teasing diffusé par la chaîne 

sur ses réseaux sociaux où il assure être contre

la privatisation du service public. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 11 avril 2026.

 

 
Voir l'article

Et maintenant rdv d'ici un mois pour un rapport sur l'audiovisuel public ... ou pas ! Tout ça pour ça ? (le 10-04-2026)

 

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public

s’est refermée avant‑hier

dans un climat électrique.

Deux mois de tensions, de clashs, de soupçons,

et une question qui plane désormais au-dessus de tout :

que peut-il réellement en sortir pour le service public ?

Surtout si le rapport final ne voit jamais le jour !

 

Sorry its not set :(

 

Car au fil des auditions,

une mécanique de défiance,

de soupçon

s’est installée.

Nombre d’observateurs y ont vu des ressorts familiers :

la dénonciation d’un entre‑soi,

l’idée d’un système verrouillé,

la mise en cause des élites médiatiques.

Une rhétorique qui rappelle les réflexes poujadistes de la vie politique française.

 

Sorry its not set :(

 

Les exemples sont nombreux.

L’audition de Delphine Ernotte,

d’abord.

Un échange tendu, presque électrique.

 

 

 

Puis vient Patrick Cohen.

Le journaliste dénonce des “méthodes de barbouzes”.

 

Xavier Niel, ensuite, qui lâche, excédé :

“C’est un cirque”.

 

Et puis l’incident majeur :

le rapporteur qui met en cause

le Président de la commission lui‑même,

évoquant des proximités supposées avec un groupe audiovisuel privé.

 

 

Séance suspendue.

Députés outrés.

Rappel à l’ordre de la présidente de l’Assemblée.

À ce moment‑là,

la commission ne contrôle plus son propre récit.

 

Sorry its not set :(

 

Alors,

que peut-il sortir d’un tel capharnaüm ?

Une commission d’enquête est, par nature, un outil accusatoire :

elle cherche des responsabilités, des manquements, des fautes.

Elle interroge vite, coupe, relance.

Et quand tout cela est filmé, tweeté,

découpé en extraits viraux,

la tentation du clash devient presque structurelle.

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’a rappelé le député de gauche,

de la 3ème circonscription

du Val-d'Oise,

Emmanuel Maurel :

 

 

Résultat :

l’audiovisuel public n’a pas été analysé,

il a été suspecté.

Les dirigeants auditionnés n’ont pas été entendus,

ils ont été mis en accusation.

Et la commission, au lieu d’éclairer,

a parfois donné le sentiment de vouloir démontrer.

 

 

Mais la vraie question est ailleurs,

simple, brutale et essentielle :

que restera‑t‑il de tout cela pour le service public…

et donc pour les publics ?

Car si le rapport final ne devait pas être publié,

ce serait un précédent rare,

et un vide politique.

Pas de diagnostic partagé.

Pas de recommandations formalisées.

Pas de base commune pour réformer.

Rien....

Juste des tensions, des extraits viraux,

et une impression de chaos institutionnel.

 

 

Pour les entreprises publiques,

ce serait un brouillard.

Pour les salariés, une inquiétude.

Pour les citoyens,

un signal troublant :

une commission qui s’enflamme,

mais qui ne produit pas.

Une enquête qui accuse,

mais qui ne conclut pas.

Un Parlement qui interroge,

mais qui ne transmet rien.

 

Sorry its not set :(

 

Alors …

Le format même de la commission d’enquête

est‑il adapté à un sujet aussi complexe que la gouvernance de l’audiovisuel public ?

Peut‑on réformer un secteur stratégique avec un outil conçu pour chercher des coupables ?

Et surtout :

comment reconstruire quelque chose d’utile pour les publics,

après deux mois où l’on a davantage vu des affrontements que des solutions ?

 

Sorry its not set :(

 

Parce qu’au fond,

la mission était simple :

comprendre, clarifier, proposer.

Et aujourd’hui, on ne sait même pas si le rapport existera !

C’est peut‑être là le point le plus inquiétant :

cette commission n’a pas seulement révélé les tensions autour de l’audiovisuel public,

elle a sans doute préfiguré la tonalité des mois à venir :

une politique du soupçon,

des débats transformés en combats,

des auditions en arènes.

 

Sorry its not set :(

 

Si c’est le prélude à la prochaine campagne présidentielle,

alors ce que nous avons vu n’était pas un accident…

mais un avant‑goût,

ou plutôt un avant dégôut !

Nous sommes à un an "pile" 

de la date annoncée

pour le 1er tour de la Présidentielle 2027 :

le 11 avril.

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 10 avril 2026

 

 

Voir l'article

Fin de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public : la tragi-comédie politico-médiatique aura-t-elle quelque conséquence ? (le 08-04-2026)

 

Cinq mois d'un feuilleton

qui d'emblée s'est avéré être de série B,

soixante-sept auditions,

souvent heurtées,

parfois utiles tout de même,

mais qui ont surtout mis en lumière

un paysage institutionnel sous tension !

 

Sorry its not set :(

 

Tout commence avec une vidéo volée :

deux journalistes de Radio France et France Télévisions

qui discutent dans un café parisien

avec des députés du PS…

Le parti Ciottiste crie au complot médiatique.

 

Sorry its not set :(

 

Résultat :

une commission censée examiner la neutralité du service public.

Sur le papier dans le fond,

c’est sérieux.

Dans les faits et la forme,

cela devient un ring.

Dès les premières auditions,

le ton est donné.

Et au fil des semaines,

le rapporteur Charles Alloncle député UDR de l'Hérault

multilplie à chaque séance les questions à charge.

 

 

Même si elle n'a pas de pouvoir sur la commission,

par principe indépendante,

la présidente de l’Assemblée doit le rappeler à l’ordre,

comme elle l’explique

sur France Inter.

 

 

Le président de la commission suspend même les travaux

durant un mois

pour “retrouver un cadre digne”,

sans réel résultat positif

jusqu’à ce jour.

Il ne cache pas la différence de méthode

qu’il regrette entre lui

et le rapporteur,

comme sur RTL.

 

 

Ces mois de foire d’empoigne

ont fourni des moments "culte".

Pour Xavier Niel, excédé, la commission ressemble à un “cirque”.

 

 

Delphine Ernotte parle d’un “prisme de l’anecdote”

et d’un travail “biaisé”.

"Je n'ai jamais subi de pression politique", affirme-t-elle par exemple

devant les députés de la commission d'enquête.

 

 

Patrick Cohen lui,

dénonce des “méthodes de barbouzes”

et une opération de propagande.

Comme il le dit sur RMC :

 

 

67 auditions,

234 personnes entendues,

et une impression persistante

que chacun joue dans un film différent.

Les uns cherchent des preuves de partialité,

les autres tentent d’expliquer comment fonctionne réellement une rédaction.

Résultat :

un dialogue de sourds,

retransmis en direct sur les réseaux,

où chaque clash ou prise de parole d’une personnalité

devient un clip.

 

 

Europe 1 qui se dit désormais média "d'Opinion" 

apporte son soutien implicite au rapporteur,

et à Sarah Knafo proche d'Eric Zemmour

qui souhaite privatiser le service de l'audiovisuel public :

 

 

Alors, qu’a‑t‑on appris au fond ?

Oui, il existe des zones grises :

les cumuls d’activité de certaines figures,

les contrats de production à clarifier,

la gouvernance des entreprises.

le mode de nomination des dirigeants,

la place de l’exécutif,

le rôle des conseils d’administration,

la capacité stratégique des entreprises publiques…

Il est indispensable de définir clairement ce que la Nation attend de son audiovisuel public :

information, culture, cohésion, innovation numérique.

Ces priorités doivent être explicites, assumées et accompagnées de moyens adaptés.

 

Sorry its not set :(

 

L’État doit fixer le cap,

pas tenir la barre.

Il est légitime qu’il définisse les missions

comme par exemple les rapprochements de Radio France et de France Télévisions

sur l’info continue et l’action régionale,

qu'il garantisse l’indépendance et contrôle l’usage des fonds.

Mais sans devenir opérateur.

Dans ce cas, il fragilise la confiance,

nourrit le soupçon

et brouille la frontière entre information et pouvoir.

 

Sorry its not set :(

 

Le démantèlement de l’ORTF

il y a 50 ans

visait précisément à séparer l’État opérateur

de l’État garant.

Le 3 juillet 1974,

Jacques Chirac alors Premier ministre,

annonçait la suppression de l'office ( Archive INA ).

 

 

Reste une question institutionnelle majeure :

que se passerait‑il si le rapport final ne paraissait pas ?

Cela signifierait que les membres de la commission

jugent le rapport trop déséquilibré pour être publié.

en attendant ...

Pépite sortie du placard aux archives de Canal +,

ce sketch des Guignols de l’info qui, il y a 30 ans déjà,

se posaient de questions sur l’audiovisuel public …

 

 

La commission s’achève

ce 8 avril 2026.

Le débat, lui, commence à peine.

L’enjeu n’est plus de commenter les tensions,

mais de construire une trajectoire claire

pour un audiovisuel public moderne,

indépendant

et pleinement aligné avec les attentes démocratiques du pays.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 avril 2026

 

 

Voir l'article

“Utile, mais fragile" : voilà l’équation française pour les pros de l'info, comme le révèle une étude pour les Assises du Journalisme à Tours. (le 07-04-2026)

 

“Utile, mais fragile : l’équation française du journalisme”

Selon le dernier baromètre Viavoice,

publié à l’occasion Assises du journalisme qui se tiennent à Tours,

89 % des Français estiment que le journalisme est un métier utile.

C’est un chiffre fort, presque historique.

Il dit quelque chose d’essentiel :

malgré les crises,

malgré la défiance,

malgré les réseaux sociaux,

la société française continue de reconnaître

la valeur démocratique du travail journalistique.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce chiffre en cache un autre,

plus inquiétant :

un Français sur deux déclare ne pas être prêt à payer

pour une information de qualité.

Même si la vérification de l'info par des pros est jugée indispensable ...

 

Sorry its not set :(

 

Mediapart,

Cash Investigation, sortent des affaires majeures 

Le Monde,

Libération,

Radio France

ou France Télévisions

développent

des cellules de vérification et d'investigation devenues des références.

 

Sorry its not set :(

 

Franceinfo,

avec son “Vrai ou Fake”,

joue un rôle central dans la lutte contre les intox virales.

La Voix du Nord, Ouest-France, ou Nice-Matin par exemple

comme France 3

ou le réseau ICI

comme les 1ères outremer

montrent que l’information locale reste un pilier de cohésion sociale.

Brut, Konbini ou HugoDécrypte réussissent sur le web

à toucher des publics jeunes, souvent éloignés des médias traditionnels.

 

Sorry its not set :(

 

Mais

comme le souligne le sondage, 

la reconnaissance du journalisme professionnel n'induit pas un soutien :

La génération des 35-49 ans a grandi dans un univers où l’information semblait gratuite, illimitée, disponible en un clic.

Depuis une vingtaine d’années les réseaux sociaux ont brouillé les frontières

entre contenu, opinion, témoignage et enquête.

Les catégories populaires se sentent moins représentées dans les récits médiatiques,

et donc moins enclines à soutenir financièrement

des médias qui ne parlent pas suffisamment d’elles.

 

Sorry its not set :(

 

Ces publics expriment régulièrement l’idée

que les médias

“ne parlent pas d’eux”,

des sujets qui les concernent :

les conditions de travail, la précarité, la mobilité,

l'accès aux services publics sont souvent traités sous l’angle du fait divers, de la crise ou du conflit social.

Cela donne une impression d’invisibilité ou de caricature.

 

Sorry its not set :(

 

Il faut dire que la sociologie des rédactions françaises est très homogène :

diplômés,

urbains,

issus des classes moyennes et supérieures.

Pour beaucoup,

cela crée un écart d’expérience

avec les réalités vécues par les ouvriers, employés, travailleurs précaires.

Les catégories populaires reprochent souvent aux médias de se concentrer sur :

la politique nationale plutôt que la vie quotidienne,

les débats idéologiques plutôt que les problèmes concrets,

les polémiques plutôt que les solutions

ou les centres-villes

plutôt que les périphérie….

 

Sorry its not set :(

 

Indispensable, mais en l’état pas utile à financer …

Le risque : une dépendance accrue à d’autres financements

Si le public ne finance pas l’information,

d’autres le feront.

Et ces “autres” existent déjà :

les grandes plateformes numériques,

qui captent l’essentiel de la publicité,

les groupes industriels ou financiers, qui rachètent des médias pour peser sur l’agenda public,

les influenceurs, qui produisent des contenus sponsorisés sans toujours le dire

et surtout les algorithmes, qui privilégient l’émotion au détriment de la vérification.

 

Sorry its not set :(

 

Gare à cette information “gratuite”

qui peut alors devenir la plus coûteuse :

coûteuse en indépendance, en pluralisme, en qualité.

Parce qu’un métier utile mais non financé

devient un métier vulnérable.

Et un métier vulnérable devient un métier dépendant.

Et un métier dépendant n’est plus un contre-pouvoir.

 

Sorry its not set :(

 

Le défi à relever pour la profession apparaît clair :

transformer une utilité "déclarée"

en utilité "partagée",

soutenue,

assumée, 

pour que le journalisme reste ce qu’il doit être :

un bien commun, un outil de compréhension, un rempart démocratique.

 

L'enquête a été réalisée en ligne du 16 au 20 mars par ViaVoice pour les Assises du journalisme de Tours, en partenariat avec Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et Ouest France, auprès de 1 001 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus en France métropolitaine. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas, appliquée aux critères suivants : sexe, âge, CSP, région et catégorie d'agglomération.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 7 avril 2026.

Voir l'article

35 ème jour de guerre en Iran, les répercussions se mondialisent : info digitalisée et pour beaucoup déprofessionnalisée ... Quelle révolution par rapport au dernier conflit planétaire ! (le 03-04-2026)

 

Les conflits aujourd'hui se déroulent partout à la fois :

sur les terrains mais aussi les écrans, dans les récits, via les algorithmes.

C'est la cas du conflit en Iran qui tend à se mondialiser.

À la fin des années 1930,

l’information n'avançait qu'au rythme d'un train postal.

On attendait le journal du matin comme on attend une lettre.

Les correspondants envoyaient leurs dépêches par télégraphe.

Et les radios nationales la BBC, Radio‑Paris, la Reichsrundfunk structuraient le récit du monde.

Comme le Président du conseil Daladier le 10 septembre 39

avant la déclaration de guerre du 3 octobre :

 

 

Mais quand Hitler, quelques mois plus tôt avait annexé les Sudètes,

les journaux français n'avaient que quelques photos

en noir et blanc,

souvent floues, et des cartes dessinées à la main.

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui,

quand un missile frappe une base américaine en Irak

ou un port du Golfe,

les images circulent en quelques secondes :

 

 

La presse n’a plus le monopole du visible.

En 1939, les journaux titrent sur "l’incident de Gleiwitz",

cette opération montée par les nazis pour justifier l’invasion de la Pologne.

Et c’est pourtant la main mise sur une station de radio qui est le déclencheur prétexte  

à l’époque

de la seconde guerre mondiale.

 

Sorry its not set :(

 

Comme Patrice Gélinet

le raconte, sur France Inter :

 

 

Aujourd’hui,

une opération de désinformation similaire

serait disséquée en quelques heures.

 

Sorry its not set :(

 

La presse n’est plus seule à diffuser,

mais elle reste la seule à devoir répondre de ses erreurs…

Dans les années 1930,

les États contrôlaient l’information.

En France,

le gouvernement Daladier impose la censure militaire,

en URSS, la Pravda est la voix du pouvoir,

en Allemagne,

Goebbels orchestre la propagande.

Et la radio est l’outil qu’il exploite :

 

 

Aujourd’hui,

les États tentent encore d’influencer,

mais ils ne contrôlent plus vraiment.

La guerre en Iran se joue aussi

sur X, sur Telegram, sur TikTok !

Les Gardiens de la Révolution publient leurs vidéos,

le Pentagone diffuse ses images de drones,

les milices pro‑iraniennes postent leurs communiqués en direct.

Auxquels s'ajoutent des milliers de comptes anonymes

qui n’ont aucune idée de ce que vérification de l’information ou déontologie veut dire :

ils amplifient,

déforment,

manipulent !

 

Sorry its not set :(

 

La presse doit naviguer dans un océan où chacun fabrique son propre récit.

Autre différence majeure :

la vitesse !

En 1938,

un journal pouvait attendre

24 heures pour analyser les accords de Munich.

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui,

quand un navire est touché dans le détroit d’Ormuz,

les rédactions doivent publier en quelques minutes...

 

 

Le risque ?

L’emballement,

l’erreur,

la surinterprétation.

Lorsqu’une explosion frappe un site militaire en Iran,

trois versions circulent immédiatement : 

accident technique, attaque israélienne, sabotage interne.

La presse doit trier, vérifier, recouper …

Pendant que les réseaux sociaux tranchent déjà.

 

 

La presse n’est plus en avance,

elle est en résistance :

c’est une question de confiance !  

En 1939,

un éditorial du Temps ou du New York Times pouvait orienter une nation.

Aujourd’hui, un éditorial se perd dans un flux continu.

Chaque information est contestée,

chaque analyse est suspectée de parti pris.

Mais l’histoire enseigne aussi que le questionnement n’est pas toujours dénué de sens.

En témoigne cette archive disponible grâce à l’INA…

 

 

Enfin,

il y a évidemment la transformation du métier lui‑même.

En 1938, une rédaction devait savoir écrire, enquêter, vérifier.

En 2026, elle doit aussi analyser des images satellites,

décrypter des vidéos truquées

par l’IA,

comprendre les réseaux sociaux,

suivre des flux multilingues.

Quand une vidéo montre un drone exploser

au-dessus d’une base américaine,

la presse doit vérifier :

Est‑ce la bonne date,

le bon lieu,

la bonne séquence ?

Ou est-ce une image recyclée d’un autre conflit ?

 

Sorry its not set :(

 

La presse n’est plus seulement

un métier :

c’est une discipline.

Elle n’est plus seule à raconter,

même elle est seule à devoir rendre des comptes.

Et dans une guerre qui se joue autant sur le terrain que dans les récits, 

ce rôle-là est vital.

Ce dont parle sur LCI

Hirbod Dehghani-Azar,

fils d’un officier de l’armée iranienne exécuté par les mollahs en 1982.

et avocat franco-iranien

 

 

La presse d’avant la seconde guerre mondiale

racontait un monde qui se préparait à basculer.

Celle d’aujourd’hui rend compte d’un monde qui bascule en temps réel. Et c’est peut-être là,

dans cette tension permanente,

que se joue sa nouvelle responsabilité :

aider à comprendre,

plutôt qu’à simplement voir.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 3 avril 2026.

Voir l'article

"Proximité" : Pinçage de nez, dans l'intra périph parisien, pour les 60 % de nos concitoyens de la France dite "Périphérique." Quid de l'audiovisuel public ? Edito. (le 02-04-2026)

 

L’audiovisuel affronte une transformation profonde,

marquée par des réformes successives,

des contraintes budgétaires accrues

et une réorganisation structurelle imposée

pour les entreprises publiques, au plus haut niveau de l’État.

Constat :

l’action régionale demeure la variable d’ajustement.

Le retrait fincancier de France Télévisions de la Co diffusion des matinales du réseau ICI,

les ex France Bleu,

en est l’illustration la plus récente.

Ce dispositif,

a pourtant été salué pour sa capacité à renforcer la présence du service public

dans les territoires,

et a permis à France Télévisions de faire beau semblant auprès de la tuelle

en démultipliant à assez faible coût

ses heures de diffusion de programmes de proximité.

Mais les désormais

42

"ICI Matin"

n’ont pas su conquérir leur public :

A peine plus de 60 000 télespectaeurs ...

Faute de stratégie partagée entre les 2 entreprises,

d’une stratégie côté Radio France qui a éloigné les 44 stations

de leur mission de radio généraliste

conçues depuis leurs terrains en singeant les réseaux musicaux,

surtout du fait du manque d'un plan d’action efficace

en termes de rapprochement des équipes …  

 

Et aussi par manque d’investissement de la part de France Télévisions

pour que la valeur ajoutée de l’image à l’antenne,

comme elle sait pourtant le faire dans ses 9 stations ultramarines,

crève l’écran.

Ce projet frappé pourtant au coin du bon sens

se trouve fragilisé

au moment même où la demande de proximité

n’a pourtant jamais été aussi forte.

 

Cette décision s’inscrit dans une logique plus large,

que l’on peut qualifier de jacobine :

une tendance structurelle à la centralisation des arbitrages,

des moyens et des priorités.

Une logique qui,

volontairement ou non,

contribue à réduire la visibilité

de ce que Christophe Guilluy a conceptualisé

comme étant

la France périphérique,

ces territoires situés hors des grandes métropoles,

où se joue pourtant une grande partie de la cohésion sociale du pays.

 

Depuis vingt ans,

les réformes de l’audiovisuel public ont souvent privilégié les enjeux nationaux,

les stratégies numériques globales,

les obligations de production

ou les impératifs de rationalisation.

Dans le même temps, les équipes en région ont vu leurs moyens se contracter,

leurs effectifs diminuer,

leurs marges de manœuvre contraintes,

leurs parts d’antenne produites localement réduites.

Le paroxysme étant la période des gilets jaunes

durant laquelle

les samedis après-midi

les radios locales devaient

pour des raisons économiques

diffuser le programme envoyé par la maison de la radio,

sans pouvoir rendre compte de leur propre actualité,

sur tous leurs ronds-points

où s’exprimaient les colères de leurs publics,

en large partie de leurs auditeurs.

 

Or, la mission de service public repose sur un principe fondamental :

garantir à tous les citoyens un accès équitable à une information fiable,

pluraliste et ancrée dans les réalités locales.

Ce principe ne peut être pleinement respecté

que si les antennes régionales disposent des ressources nécessaires

pour couvrir les territoires,

comprendre leurs dynamiques et représenter leur diversité.

Le nouvel état-major installé depuis quelques semaines

à la direction du réseau ICI

devrait, dit-on, en faire son crédo :

sinon la messe sera dite …

Rendez-vous d'ailleurs le 14 avril prochain

à la prochaine vague de Médiamétrie...

 

La création de la holding France Médias,

puis la fusion annoncée pour cette année 2026,

ont été présentées comme des leviers de modernisation et de coordination.

Mais elle est désormais relèguée aux calendes grecques.

Dans tous les cas,

elles n’auraient pu produire leurs effets

que si la proximité avait été considérée non comme un coût,

mais comme un investissement stratégique,

démocratique.

 

Car ,

affaiblir la présence régionale du service public,

c’est prendre le risque d’accentuer

le sentiment d’invisibilité déjà exprimé par une partie du pays.

C’est réduire la capacité de l’audiovisuel public

à refléter la pluralité des territoires.

C’est, enfin, fragiliser un lien essentiel entre les institutions et les citoyens.

 

L’enjeu dépasse donc

la seule organisation interne des entreprises publiques.

Il touche à la représentation du pays,

à l’équilibre territorial,

à la confiance dans les institutions.

Et il appelle une question simple,

mais déterminante :

quelle place souhaite-t-on accorder à la proximité

dans le futur audiovisuel public ?

La réponse à cette question,

posée avant-hier d’ailleurs à l’Assemblée nationale

par nombre de responsables

dont le nouveau directeur du réseau ICI,

devant la commission d’enquête sur le service de l’audiovisuel public,

conditionnera la capacité des entreprises publiques

à remplir leur mission dans toutes les régions,

pour tous les publics, et au service de l’intérêt général.

 

Il est sans doute urgent

de ne pas attendre !

Que l'état,

la tutelle,

puisse imposer un cap aux entreprises,

tout en les dotant des moyens nécessaires,

pour honorer leurs missions de services publics.

Surtout,

hors "intra périph" parisien !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 2 Avril 2026.

 

Voir l'article

Guerre et crises multiples, climat anxiogène ... Comment l'audio lutte désormais face à la suprématie des images ? Edito. (le 01-04-2026)

 

Ce mercredi encore,

l’image règne.

Elle s’impose sur nos écrans,

nos réseaux,

dans nos conversations.

 

Sorry its not set :(

 

Elle fixe l’agenda,

elle impose l’émotion,

elle oriente le débat public.

Elle décide de ce qui doit nous inquiéter,

de ce qui doit nous diviser,

de ce qui doit s’imposer dans la journée.

Et dans le tumulte du Proche‑Orient,

elle façonne et pervertie parfois…

la perception même du réel.

 

Sorry its not set :(

 

L’image aujourd’hui,

n’est plus seulement un support.

Elle est devenue un acteur.

Et pendant que les chaînes d’info à la télévision

s’arrachent la moindre séquence,

la radio se révèle à nous comme un média moins anxiogène.

Consommateurs de réseaux sociaux, 

et de TV d'info continue,

beaucoup sont aussi la recherche de voix

qui ne cherchent pas à impressionner, mais à éclairer.

Des voix qui ne sont pas à l’antenne pour enflammer,

mais pour aider à comprendre.

 

 

Ces voix qui accomplissent ce que les institutions devraient toujours garantir :

la hiérarchie des faits,

la clarté du sens,

la stabilité du débat public.

Ces voix,

ce sont celles des grandes stations nationales :

RTL, France Info, France Inter

and co ...

Des antennes qui, depuis des décennies,

structurent la vie démocratique

du pays

et qui ne se laissent pas gouverner par le dictat de l’image.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a aussi les radios locales,

surtout celles de service public du réseau ICI,

celles qui au-delà de leur flux d’antenne

et des illustrations du conflit qu’elles diffusent en FM ,

publient également sur leurs sites des posts illustrés,

des cartes,

des vidéos du Proche‑Orient.

Elles regardent les conséquences de cette actualité globale, 

vu de chez elles : 

c'est leur ADN, 

leur inestestimable valeur ajoutée.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que

en ces temps de domination des smartphones,

l’information internationale n’est plus lointaine,

les médias locaux répercutent sur leur terrain les conséquences du conflit,

de l’engagement des militaires

aux prix de l’essence qui flambent

jusqu'aux troubles qui peuvent impacter les quartiers.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que ce qui se joue à Gaza, à Jérusalem ou à Tel‑Aviv

résonne dans nos écoles, nos mairies, nos quartiers.

Témoin cette vidéo publiée

par ICI Provence : 

Carnaval de la Plaine à Marseille :
les carnavaliers brûlent un "Caramantran"
à l'effigie de "Netha Voyou" :
 
 

Il s'agit d'expliquer ce qui se joue à 4 000 kilomètres.

 

Sorry its not set :(

 

Leur différence

et leur complémentarité d'offre

est essentielle.

Les radios locales qui gèrent toujours "l'après"

des municipales,

ne se laissent pas entraîner par le flux,

ni gouverner par l’image.

Elles contextualisent la crise

et la replacent dans un cadre républicain, citoyen, compréhensible.

Elles rappellent que l’information n’est pas un spectacle,

mais un service public de proximité.

 

 

Pendant que les chaînes

d’info TV

tournent en boucle sur les mêmes séquences vidéo,

les radios nationales rappellent,

en distanciant,

ce que les images ne montrent pas :

les causes, les conséquences, les responsabilités, les enjeux diplomatiques,

ce que les responsables publics disent…

et ce qu’ils taisent.

Elles rappellent que la démocratie ne se nourrit pas de bruit,

mais de compréhension.

Que la République ne se construit pas sur l’émotion,

mais sur la raison.

 

Sorry its not set :(

 

Et pendant que les plateaux télé s’enflamment,

les radios locales racontent,

elles,

l’autre réalité :

celle des communes où l’on s’inquiète,

où l’on débat,

où l’on cherche à comprendre.

Elles racontent la politique vécue, pas seulement commentée :

la République au quotidien,

ce que les caméras filment peu,

sinon en région avec France 3 :

 

Sorry its not set :(

 

Les menaces,

les discussions dans les écoles,

les tensions dans les associations,

les débats dans les familles :

autant de déclinaisons en proximité qui nourissent les offres locales. 

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a surtout cette autre dimension,

plus discrète, mais essentielle :

la radio, qu’elle soit nationale ou locale,

ne se contente pas de diffuser.

Elle écoute aussi,

et elle recueille les ressentis des publics.

L’interactivité doit être de retour,

dit-on, 

avec le nouvel état-major constitué à la tête du réseau ICI. 

Cela aurait pour ambition d’accueillir à nouveau la parole des citoyens,

des élus,

des acteurs du terrain.

Elle ferait vivre à nouveau ce que la République a de plus précieux :

la circulation de la parole,

la confrontation des idées,

la possibilité de comprendre avant de juger :

c'est la mission du service public !

 

 

La radio,

c’est le média qui ne demande pas de posture.

Pas de regard fixé sur un écran.

Pas d’attention capturée par un défilement d’images.

Elle accompagne,

respire,

laisse le temps de penser.

 

Sorry its not set :(

 

Alors oui, l’image domine.

Elle éclaire fort,

mais elle éclaire étroit.

La radio, elle, éclaire large,

juste,

et pour longtemps.

Elle éclaire là où la République respire.

 

Sorry its not set :(

 

Alors peut-être que l'image règne désormais …

Mais l’audio démontre son indispensable complémentarité.

Parce que dans une démocratie,

il faut bien un média qui garde la boussole.

Un média qui ne cède ni à l’émotion,

ni à la panique,

ni au vacarme.

Un média qui rappelle que la République commence…

par une voix qu’on écoute,

et avec laquelle on peut échanger !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 1 avril 2026.

 

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Réforme de l'audiovisuel public reléguée aux calendes grecques ... Catherine Pégard, ministre de la culture, ce lundi matin sur France Inter. (le 30-03-2026)

 

"Plutôt que de s'interroger sur les structures,

sur lesquelles à l'évidence on peine à trouver un consensus,

il faut plutôt penser à améliorer le fonctionnement du service public,

qui est notre bien commun,

dit Catherine Pégard.

Il faut qu'il puisse affronter des transformations de la société".

 

Il n'y aura donc pas de réforme de l'audiovisuel public

d’ici l’élection présidentielle.

Mais le projet de holding,

qui devait réunir France Télévisions, Radio France et l'INA,

ne devrait pas pour autant être délaissé ! 

 

 

C’est comme si nous parlions d’un animal mythologique :

la holding de l’audiovisuel public,

cette créature annoncée depuis 2018,

promise depuis 2019,

relancée en 2020,

enterrée en 2021,

ressuscitée en 2023,

re‑enterrée en 2024,

et qu’on vient d’embaumer définitivement ce matin.

 

Sorry its not set :(

 

La nouvelle ministre de la Culture nous explique que

"ce n’est pas le moment”.

Comme si elle disait :

on n’a pas de majorité,

pas de consensus,

pas d’envie …

Et surtout pas de courage !

 

Sorry its not set :(

 

Franck Riester avait lancé l’idée :

“Une grande maison commune, moderne, efficace, unifiée.”

Cela a donné 3 rapports,

4 consultations,

de multiples powerpoints …

et zéro réforme.

Puis Roselyne Bachelot a dit :

“On verra plus tard.”

Rima Abdul-Malak a dit :

“On verra encore plus tard.”

 

Sorry its not set :(

 

Et Rachida Dati

en mode Anny Cordy a dit :

“Les dirigeantes me disent qu’elles voudraient bien

mais qu’elles ne peuvent point.”

Et ce matin, Catherine Pégard

a dit :

“Il n’y aura pas de loi dans les prochains mois.”

 

Sorry its not set :(

 

La holding de l’audiovisuel public rejoint Notre-Dame-des-Réformes-Impossibles,

juste à côté de la taxe carbone

et de la fusion des régions.

 

Sorry its not set :(

 

Pourtant,

et même si comparaison n’est pas toujours raison,

pendant qu’on hésite en France,

ailleurs, on agit !

En Suisse, la SSTR : Une structure intégrée depuis… 1931,

4 régions linguistiques, un pilotage commun, une stratégie claire,

et un ensemble conforté il y a 15 jours par voix de référendum.

En Grande Bretagne, la BBC :

Une gouvernance unique,

une stratégie numérique cohérente,

un financement discuté mais assumé.

Quand la BBC se réforme,

elle se réforme vraiment.

En Allemagne, l'ARD/ZDF :

2 mastodontes, mais qui coopèrent, mutualisent, codéveloppent.

Et surtout : une vision industrielle.

En Italie, la RAI :

Politisation chronique, instabilité permanente…

et pourtant, une structure unifiée.

 

Sorry its not set :(

 

Même l’Italie,

avec toutes ses turbulences,

a réussi à faire ce que la France n’ose même pas tenter !

Tout en se souvenant tout de même que la RAI,

comme la BBC, 

n'ont jamais été démantelées, 

pour leurs activités radio et TV.  

 

Sorry its not set :(

 

Ce matin, la France n’a pas renoncé à une holding.

Elle a renoncé à une vision,

une stratégie,

une réforme de structure,

une clarification des missions,

une modernisation du service public,

et à l'actualisation des savoir-faire.

 

Sorry its not set :(

 

Renoncement parce que les directions ne voulaient pas,

les syndicats ne voulaient pas,

le Parlement ne voulait pas,

et que le gouvernement ne voulait plus ... assez.

Tout le monde était contre,

sauf sans doute l’intérêt général !

 

Sorry its not set :(

 

Était‑ce la dernière chance

avant qu’un autre camp politique ne décide de s’en occuper à sa manière ?

Quelle idée…

La France n’a jamais attendu une alternance pour faire des réformes brutales :

elle attend juste d’être sûre que personne ne les comprennent

pour y renoncer.

La holding, c’était un peu le vaccin avant la tempête.

On l’a laissé au frigo,

on a perdu la notice,

et ensuite on dira :

“Ah, dommage,

il fallait le faire avant.”

 

Sorry its not set :(

 

Pendant ce temps les anglais, les suisses, les allemands, les italiens avancent,

nous,

on avance aussi,

mais en mode moonwalk :

ce n’est pas grave,

on verra plus tard :

après les élections,

après les crises,

après les problèmes.

 

 

Alors,

dernière chance ?

Sans doute plutôt une énième occasion bradée

de faire une réforme calme,

avant que quelqu’un ne décide de la faire en mode tronçonneuse.

Le député RN et ex journaliste

Philippe Ballard,

ne cache pas les intentions de son parti

s'il accède au pouvoir : 

 

 

En France,

on ne réforme jamais trop tôt,

mais souvent trop tard…

Rendez-vous dans 14 mois,

en mai 2027.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 30 mars 2026.

 

 

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Algorithmes, push, scroll ... Meta et YouTube condamnés aux USA. Comment capter les publics des RS vers les médias tradis, sans être soupçonné de susciter des addictions ? (le 29-03-2026)

 

Meta condamné aux Etats Unis

la semaine passée

pour avoir rendu les adolescents dépendants à Instagram,

comme YouTube …

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’avait été

il y a quelques années

Mac Donald’s pour avoir rendu un client dépendant à ses produits !

 

Sorry its not set :(

 

Deux industries,

deux univers,

un même mot :

addiction.

Les médias parlent plutôt de "dérives",

de "risques",

de "controverses".

Il faut dire que les médias traditionnels adoptent les mêmes process :

pour alerter,

faire revenir,

retenir,

et fidéliser.

 

Sorry its not set :(

 

 

Quand McDo vend un Big Mac,

les chaînes de TV pour la plupart proposent un JT

"sauce nostalgie",

avec une recette inchangée depuis 1987 !

 

 

Sorry its not set :(

 

Meta, lui, ne fait pas dans la fidélisation,

mais dans le micro‑dopage attentionnel :

scroll infini,

notifications qui surgissent comme des pop-ups de casino,

algorithme qui nous connaît mieux que notre psy …

Les plateformes sont un peu le McDo du cerveau,

mais en version livraison 24/7.

 

 

Du coup ...

Pour dénoncer les mécanismes addictifs des RS

ou ceux de la restauration rapide,

beaucoup de médias traditionnels avancent sur la pointe des pieds.

Ils décrivent les symptômes,

mais rarement le système.

Ils montrent les dégâts,

mais rarement l’architecture.

Et ces jours-ci pour nombre d’observateurs aux États‑Unis,

la justice fait le travail que les médias n’osent pas faire !

Les juges américains disent ce que beaucoup de rédactions n’ont jamais osé formuler clairement :

Meta a conçu des produits pour rendre les jeunes accros,

comme McDonald’s survend des burgers

pour rendre les clients dépendants.

C’est un modèle que les médias américains ont longtemps traité comme un sujet périphérique,

presque moral,

jamais politique.

Il aura fallu ces condamnations spectaculaires

pour que la presse se décide à regarder le problème en face.

 

Sorry its not set :(

 

Chez nous,

l’Europe a "régulé"

avant même que les médias ne racontent vraiment l’histoire.

Le DSA, le DMA, le RGPD, l’IA Act :

autant de cadres qui reconnaissent explicitement

que les plateformes peuvent manipuler, orienter, capter…

Même si dans les journaux, à la télévision, à la radio,

le récit reste souvent timide.

Il est question de

"protection des mineurs",

de "transparence",

de "modération",

rarement de captation comportementale,

de design addictif,

de pouvoir algorithmique.

 

Sorry its not set :(

 

Une bataille livrée par Jean Marie Cavada,

ex PDG de Radio France

quand il a ensuite siégé comme député au parlement européen.

Il l'expliquait il ya 4 ans déjà sur TV 5 Monde en affirmant :

"Les GAFA sont des prédateurs de démocratie".

 

 

Le dossier a ensuite été porté par l’ex commissaire européen français,

Thierry Breton :

 

 

Cette opposition au gouvernement américain

qui soutient ses GAFAM

vaut donc à Thierry Breton d’être depuis plusieurs mois

"persona non grata" aux Etats Unis !

Ce dessin de presse

publié par le Canard Enchainé

en raconte plus que de longs discours ! 

 

Sorry its not set :(

 

Face aux plateformes,

l’enjeu de la captation et de la fidélisation des cibles

reste une bataille difficile à livrer pour les médias

même en tentant de les copier :

avec des formats courts

“à la TikTok”,

des replays qui s’enchaînent comme des cornets de frites

sans fond,

des notifications push qui clament : “on existe encore !”.

Mais ça reste du scroll artisanal !

Gare à ne pas aller trop loin

disait la semaine dernière

face à ses confrères

et concurrents du secteur privé

la Présidente de France Télévisions

Delphine Ernotte :

 

 

Les affaires Meta et McDonald’s peuvent-elles inspirer les médias traditionnels

quand les addictions sont devenues la matrice de toute l’économie numérique

dont ils font partie ?

La justice américaine en tous cas n’a plus peur des mots,

et l’Europe tente de faire respecter ses règles

car l’addiction n’est pas un dérapage,

c’est la conséquence d’un projet désormais globalisé.

Ce que dénonce d’ailleurs des acteurs des RS

suivis particulièrement par le jeune public

comme ici sur Instagram :

 

 

Les médias traditionnels ne rendent pas leurs publics “addicts”

comme McDo ou Méta,

mais tentent de maintenir une habitude,

un peu comme un Fast Food espère que ses clients reviennent,

sans pouvoir mettre de la dopamine dans leurs frites…

Le sel de l’info vérifiée des médias tradis

parviendra-t-il à faire saliver le public

nourri pour beaucoup

par les influenceurs

et les fake-news ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 30 mars 2026.

 

 

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Gorafi ci ... Gorafi là ! Le site français roi de l'humour sur le web réécrit l'histoire de la presse : il sera, à l'ancienne, bientôt dispo en version papier... Comme tous les journaux ! (le 26-03-2026)

 

Il y a des annonces qui ressemblent à des canulars !

Et puis il y a celles du Gorafi.

Le site satirique, né sur Internet, s’apprête à sortir…

en version papier.

 

Sorry its not set :(

 

Oui,

du vrai papier !

Celui qu’on plie,

qu’on froisse,

qu’on oublie dans le train.

Et là, on se dit :

"Très drôle, les gars et les filles, c’est quoi la chute ?"

Mais cette fois, la chute…

c’est un business plan.

 

 

Parce que le Gorafi,

avant d’être une blague nationale,

c’est une success story

très sérieuse.

Créé en 2012, au moment où la campagne présidentielle virait déjà à la caricature,

le site s’inspire ouvertement du Onion américain créé en 1988.

 

Sorry its not set :(

 

Deux journalistes,

Sébastien Liebus et Pablo Mira,

bricolent un faux site d’info pour se moquer des vrais.

Le duo popularise alors le site grâce à leurs chroniques au Grand Journal

sur Canal +.

Et ça marche !

Très vite,

les titres deviennent viraux,

les captures d’écran circulent,

certains se font piéger,

parfois même des élus !

Le Gorafi devient un miroir déformant de l’actualité…

et parfois, un miroir tout court.

 

Sorry its not set :(

 

Le Gorafi

c’est le nom détourné du Figaro,

le quotidien conservateur fondé en 1826.

 

Sorry its not set :(

 

Ses créateurs cherchent un nom qui sonne comme un vrai journal,

mais qui soit suffisamment tordu pour signaler la parodie.

Ils jouent avec les lettres,

tombent sur “Gorafi”,

et là…

illumination !

C’est crédible, absurde, presque élégant.

Et surtout : c’est un clin d’œil transparent pour qui veut le voir.

Le Gorafi, c’est donc Le Figaro passé au shaker,

un hommage moqueur à la presse traditionnelle,

et une manière de dire dès le titre :

"On va vous parler comme un journal…

mais on va tout déformer."

 

Sorry its not set :(

 

Mais derrière l’humour,

il y a un modèle.

Le site attire une audience jeune,

connectée,

difficile à toucher par la presse traditionnelle.

Il se décline en livres, en chroniques télé, en produits dérivés.

Bref : le Gorafi, c’est de la satire…

mais c’est aussi une marque.

 

Sorry its not set :(

 

Alors pourquoi le papier ?

Parce que, paradoxalement, dans un marché où tout s’effondre,

la satire, elle, tient debout.

La presse française a perdu 40 % de sa diffusion papier en dix ans.

Les recettes pub ont chuté de plus de 60 % depuis les années 2000.

Et chaque année, 200 à 300 kiosques disparaissent.

Le papier, aujourd’hui,

c’est un champ de ruines.

 

Sorry its not set :(

 

Sauf pour la satire.

Le Canard enchaîné né en 1915 vend encore plus de 300 000 exemplaires par semaine.

 

 

Charlie Hebdo tourne autour de 50 000 à 60 000.

 

Sorry its not set :(

 

Siné Mensuel survit grâce à un lectorat fidèle,

prêt à payer pour un ton introuvable ailleurs.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que la satire,

c’est l’un des rares segments où le lecteur paie pour la plume,

pas pour l’info brute.

 

 

Et c’est là que le Gorafi a flairé l’opportunité.

Sur le web, l’humour est gratuit,

copié, remixé, pillé.

En print, il devient un objet culturel.

Un truc qu’on achète,

qu’on garde,

qu’on offre.

Un truc qui a une valeur symbolique,

mais aussi économique.

Le Gorafi en papier,

ce n’est donc pas un caprice nostalgique.

 

Sorry its not set :(

 

C’est un positionnement.

Un moyen de sortir du flux numérique,

de créer un produit premium,

de monétiser autrement

qu’avec des clics.

Et surtout,

de rejoindre la grande tradition française de la presse satirique,

celle qui a toujours préféré le trait d’esprit au fil d’actualité.

 

 

Alors oui,

c’est paradoxal !

Un média né du numérique qui se met au papier,

c’est comme si Uber lançait une calèche.

Mais dans un pays où l’actualité ressemble de plus en plus à une parodie…

il fallait bien que la parodie finisse par devenir un journal.

 

Pour s'abonner au Gorafi "print" : 

https://shop.legorafi.fr/products/abonnement-gorafi-mag?srsltid=AfmBOop0qMBxj0LUHT3ki6sHmUSy9cMzHMPpdbMpGqpDD5H9Gj8My0tF&selling_plan=692189823309&variant=53143171137869

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 26 mars 2026.

 

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