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MCM : la fin d’une TV musicale française abandonnée, comme la FM, par le jeune public ... Fin de ses émissions le 30 juin prochain. (le 18-04-2026)

 

Sorry its not set :(

 

MCM nait en 1989

avant Internet,

les plateformes

et les réseaux sociaux,

quand la musique se regarde sur un téléviseur

comme elle s’écoute en FM …

 

 

( Premiers habillages sur la chaine YouTube Metal Capone )

 

L’ambition est alors de créer une chaîne musicale nationale privée,

centrée sur les clips, les artistes émergents et la culture pop :

le modèle revendiqué par Europe 1 Communication

et Télé Monte‑Carlo (TMC)

est clairement celui de MTV,

adapté au public français.

 

Sorry its not set :(

 

Il s’agit de renforcer l’offre musicale française

dans un contexte où les nouvelles chaînes privées

(Canal+, La Cinq, TV6…)

bouleversent le marché,

de valoriser le savoir‑faire musical de TMC,

qui produit de nombreux contenus musicaux dans les années 1980

et d’occuper le terrain du satellite et du câble.

 

MCM c'est d'emblée une rythmique,

et des visages :

Valérie Payet, pionnière,

China, magnétique.

Jérôme Anthony, infatigable.

Émilie Mazoyer, passionnée.

Cyril Hanouna débutant, encore inconnu, encore brut.

Ou encore Miguel Derennes …

 

 

Ce sont des émissions qui claquent !

Top MCM : le classement qui fait et défait les tendances

avec le TOP 50 d'Europe 1 et Canal +.

MCM Café : les lives intimistes, les interviews sans langue de bois. 

Ultra Clips : la rafale de nouveautés.

Et bien sur,

les Nuits MCM : ces tunnels de clips

où l’on découvre des groupes avant tout le monde.

 

 

MCM, c’est aussi des événements :

des concerts exclusifs dans des salles minuscules,

des sessions acoustiques improvisées,

des captations de festivals :

Solidays, Printemps de Bourges, Les Vieilles Charrues,

avec IAM, Noir Désir, Placebo, Phoenix, Justice, Orelsan, Louise Attaque, Kyo, Shaka Ponk :

Elle sert de tremplin à toute une génération.

 

Sorry its not set :(

 

Comme aux Daft Punk

avec ce son capté

sur les bords du Malsaucy près de Belfort aux Eurocks.

 

 

Et puis au fil des années MCM mute,

devient "pop culture" .

et anticipe l'époque avec ...

South Park, American Dad!, Robot Chicken, Bojack Horseman,

elle a parle de jeux vidéo, de cinéma, de manga, et aussi de geek culture. 

 

Sorry its not set :(

 

Mais voilà…

Le monde change,

radicalement.

Les jeunes ne regardent plus la télévision linéaire,

comme iles s'éloignent des musicales sur la FM.

Ils ne zappent plus, mais scrollent et consomment les clips sur TikTok, YouTube, Instagram.

Ils ne veulent plus attendre la diffusion d’un épisode,

ils binge-watchent sur Netflix, Disney+, Prime Video.

 

Sorry its not set :(

 

En disparaissant des bouquets Canal+, Free, SFR…

la visibilité se réduit et les audiences fondent.

Le Groupe M6, propriétaire depuis 2019, après Lagardère Active a fait ses comptes :  

Priorité à M6+,

à M6 Music,

et à RFM TV encore tout de même

car sa cible,

elle,

regarde encore la TV.

 

L'empreinte d'MCM restera dans nos playlists,

nos souvenirs,

cette nostalgie douce-amère d’une époque où la musique des jeunes

avait encore sa place à la télé.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 avril 2026.

 

 

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Des piles : voilà ce qui manque au kit survie de la Croix Rouge proposé à partir d'aujourd'hui. Parce qu'en cas de crise la radio, surtout de proximité, demeure le sésame d'info, et de survie ! (le 17-04-2026)

 

La Croix‑Rouge française

présente son kit d’urgence.

Mais un élément essentiel manque :

il ne relève pas de l’accessoire,

puisque dans les heures les plus sombres

devient un outil de commandement,

de cohésion et de protection des populations.

 

Sorry its not set :(

 

 Les médias locaux ne sont pas mis en avant :

Pourtant l’histoire récente de nos crises climatiques

est aussi celle de ces voix

et de ces images

qui ont tenu la République debout.

Leur rôle est essentiel !

 

Sorry its not set :(

 

1999 :

La tempête de Noël :

la France plongée dans la nuit.

Des millions de foyers privés d’électricité,

des territoires isolés,

des infrastructures effondrées

comme je l’ai vécu moi-même en Lorraine avec mon équipe.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cette obscurité,

les radios locales sont la dernière voix,

le dernier lien entre les habitants,

les maires et les préfectures,

quand par chance,

leur émetteur tient le coup.

 

Sorry its not set :(

 

Cela a été notre cas à France Bleu Sud Lorraine,

devenue aujourd’hui ICI.

Plongée dans les archives :

 

 

Les radios locales portent alors les consignes,

orientent les secours,

rassurent les familles.

Elles incarnent la voix de la continuité de l’État

au cœur du chaos.

.

Sorry its not set :(

 

2010 :

Xynthia : la submersion brutale.

En pleine nuit, l’eau envahit les quartiers littoraux,

les habitants n’ont plus de réseau.

Les radios locales comme France Bleu Loire Océan,

et France Bleu La Rochelle

diffusent les alertes vitales.

France 3 Poitou‑Charentes montre l’étendue des dégâts,

permettant aux autorités d’organiser les évacuations,

de protéger les plus vulnérables.

 

 

2017:

Irma : l’isolement absolu.

À Saint‑Martin et Saint‑Barthélemy,

les communications sont coupées.

Les infrastructures sont détruites.

Les radios locales,

RCI et Guadeloupe la 1ère

sont mobilisées mais difficilement accesibles pour les sinistrés.

Une équipe parisienne de France info crée alors une antenne événementielle sur place,

et assure la continuité de l’information.

La télévision régionale devient un outil de cartographie

indispensable pour les autorités.

 

2020:

Tempête Alex : la Roya et la Vésubie meurtries :

Routes arrachées, ponts effondrés, villages isolés.

 

 

ICI Côte d’Azur reste audible,

les maires défilent à l’antenne,

les pompiers diffusent les consignes.

France 3 Côte d’Azur apporte les images aériennes

qui permettent d’évaluer les dégâts,

de planifier les interventions,

de comprendre l’ampleur du désastre.

Malheureusement les équipes de radio de service pubic à Nice

et celles d’Antibes pour la TV

ne s’organisent pas sur le moment

pour adjoindre leurs forces de frappe

dans des antennes communes.

 

Sorry its not set :(

 

2021–2022 :

Les incendies du Sud.

Les radios locales guident les évacuations,

les télévisions régionales montrent l’évolution des feux.

 

Sorry its not set :(

 

Il faudrait aussi parler  ...
En 2023,

de la Tempête Ciaran avec la Bretagne et la Normandie frappées de plein fouet,

et des inondations du Pas‑de‑Calais

en 2023 et aussi en 2024

et évidemment du tragique cyclone à Mayotte …

 

 

Aujourd’hui,

un nouvel acteur s’est ajouté :

le smartphone.

Il permet aux habitants d’écouter les radios locales,

si la FM fait défaut,

de regarder France 3

ou la 1ère en direct,

de consulter les alertes préfectorales,

de suivre les consignes de sécurité.

Ils sont devenus un relais vital :

les médias signent des conventions 

avec la sécurité civile et honorent leur promesse

de service rendus aux publics.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ils ne sont pas un rempart absolu.

Car lorsque l’électricité tombe, 

lorsque les antennes relais s’effondrent,

lorsque les réseaux saturent,

le smartphone devient vulnérable.

La radio, elle, continue d’émettre.

 

Sorry its not set :(

 

Alors,

une question se pose :

pourquoi ce rôle n'est-il pas mis en évidence

dans le kit proposé aujourd’hui par la Croix‑Rouge ?

Pourquoi ne pas rappeler que Radio France,

via le réseau ICI,

est sous contrat avec la sécurité civile dans chaque département,

comme le sont les 1ères outremer,

ou France 3, en région dans l'hexagone.

 

Sorry its not set :(

 

Quand tout s’éteint !

la radio continue d’émettre.

Dans le kit de survie distribué à partir d’aujourd’hui

il faut des bougies,

des bouteilles d’eau minérale

,des couvertures de survie ...

 

Sorry its not set :(

 

Mais, 

il serait nécessaires d'y adjoindre

un bon vieux transistor

et des piles pour l’alimenter,

ainsi qu'une batterie de recharge

voire un capteur solaire USB

pour le portable  !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 17 avril 2026.

 

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Servir les publics contre les arnaques et usurpations d'identité : le rôle des médias traditionnels, face à la jungle du web ! (le 16-04-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Nos smartphones

sur lesquels nous écoutons la radio,

regardons les télévisions

et les vidos

lisons les articles de presse écrite

et les messageries sur les réseaux sociaux

sont devenus la première porte d’entrée des arnaques.

SMS frauduleux, appels usurpés, faux services clients, faux sites administratifs…

La vie numérique des Français ressemble de plus en plus à une jungle.

 

Sorry its not set :(

 

Et dans cette jungle,

une question revient :

qui joue encore le rôle de boussole ?

Qui aide à distinguer le vrai du faux,

et diffuse l’alerte légitime

de la manipulation ?

La réponse, malgré tout, reste la même :

les institutions gouvernementales qui alertent,

comme des associations,

et les médias traditionnels.

 

 

Parce que les arnaques numériques

sont désormais partout !

Les exemples français sont nombreux et très concrets,

souvent mis en lumière par les stations du réseau ICI

et leurs consœurs des quelques radios locales privées,

celles qui investissent encore dans l’info …

A Lille, des seniors ont été ciblés par de faux agents Enedis,

à Toulouse, des familles ont payé des centaines d’euros

sur de faux sites ANTS,

à Rennes, des retraités ont été victimes de faux conseillers bancaires,

en Île‑de‑France,

des milliers de personnes ont reçu des SMS frauduleux 

se faisant passer pour Ameli ou La Poste,

à Marseille, des vagues de faux appels

“EDF – coupure imminente”

ont touché des quartiers entiers.

 

Sorry its not set :(

 

Ces attaques ne sont plus exceptionnelles,

elles sont quotidiennes,

massives,

professionnalisées.

Et face à cette pression,

les médias traditionnels jouent un rôle stabilisateur

Quand TF1 enquête sur les faux livreurs Chronopost,

les signalements augmentent.

Quand France 2 montre comment un faux conseiller bancaire

peut vider un compte,

les banques renforcent leurs alertes.

Quand France Info, RTL ou France Inter expliquent le phishing,

des millions d’auditeurs comprennent enfin

les mécanismes de manipulation.

 

 

Ce sont des moments où l’information joue pleinement son rôle :

protéger, éclairer, prévenir.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce rôle devrait sans doute désormais devenir permanent.

Car les arnaques, elles, fonctionnent en continu,

s’adaptent,

se renouvellent,

se professionnalisent.

Pendant que les fraudeurs multiplient les faux comptes sur Facebook,

les faux services clients sur Instagram,

les vidéos trompeuses sur TikTok,

les médias traditionnels se doivent d’être présents, visibles, et de façon régulière.

Pas seulement pour raconter ce qui s’est passé,

mais pour anticiper, expliquer, accompagner au quotidien.

 

Sorry its not set :(

 

Des initiatives françaises montrent la voie,

c’est pour le coup surtout une question de proximité.

Le Parisien publie des alertes régulières sur les nouvelles arnaques SMS,

Ouest‑France a démonté les faux sites administratifs qui volent les données,

La Voix du Nord a documenté les arnaques aux faux agents Enedis,

les 44 locales du réseau de service public ICI relaient sur leurs antennes

et sur leur appli

les alertes locales en temps réel…

L’information servie aux publics peut être un outil de protection.

 

 

L’enjeu dépasse désormais la simple vigilance individuelle,

il s’agit de préserver la confiance dans les services publics,

de protéger les données personnelles,

de sécuriser les transactions bancaires

et de renforcer la résilience numérique du pays.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cette mission,

les médias traditionnels ont un rôle institutionnel majeur : 

celui de garantir un espace d’information fiable,

loin du bruit,

loin des manipulations,

loin des pièges.

 

Sorry its not set :(

 

Dans la jungle numérique,

les Français ont besoin de repères.

Les médias traditionnels restent l’un des rares espaces

où l’information est vérifiée,

contextualisée,

expliquée.

Face aux arnaques qui se multiplient,

leur rôle n’est pas seulement d’informer :

il est de contribuer à protéger.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 16 avril 2026.

 

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“Notre‑Dame : sept ans après, ce que les médias ont vraiment appris” (le 15-04-2026)

 

Il y a sept ans,

presque minute pour minute,

les premières flammes s’élevaient au‑dessus de Notre‑Dame.

Et en quelques instants,

la planète médiatique entière s’est figée.

 

Sorry its not set :(

 

Les médias racontent tous la même scène :

la flèche qui tombe,

les pompiers qui entrent,

les Parisiens qui chantent.

France Info parle d’un “choc national”.

Le Monde publie une édition spéciale numérique en quelques minutes.

Ouest‑France, La Voix du Nord, Nice‑Matin ouvrent leurs sites avec des titres identiques :

“Notre‑Dame en flammes”.

À l’international, même tonalité :

la BBC évoque “a symbol of Western civilisation burning”.

CNN parle d’un “moment de communion mondiale”.

Et les chaînes italiennes, très sensibles au patrimoine, consacrent des heures d’antenne à la comparaison avec Florence 1966.

 

 

Hors attentats, guerres, catastrophes naturelles ou décès de figures globales,

l'incendie de la cathédrale demeure l’un des événements les plus couverts du XXIᵉ siècle.

Parce que Notre‑Dame n’est pas seulement française.

Elle est littéraire (Hugo), cinématographique (Disney),

religieuse, touristique, européenne.

Elle appartient à l’imaginaire mondial.

Les chiffres le confirment : des centaines de millions de téléspectateurs cumulés, des unes dans plus de 150 pays, des millions de messages sur les réseaux en 24 heures.

C'est un “événement total”, comme disent les chercheurs.

 

Sorry its not set :(

 

Les images ont fait l’événement.

Mais ce sont les voix,

celles des pompiers, des historiens, des témoins, des hommes de l'art

qui ont donné du sens.

 

Sorry its not set :(

 

France Inter,

France Info,

RTL,

Europe 1,

RMC,

Sud Radio,

France Bleu Paris , désormais ICI Ile de France

ont montré que la radio sait encore raconter l’émotion sans la surexposer.

 

Alors évidemment,

tout le monde a dit la même chose,

au même moment,

avec les mêmes mots.

Un événement de cette ampleur le justifiait…

mais il révèle aussi une fragilité :

la dépendance aux images virales qui saturent les m&édias parallèles

les réseaux sociaux qui ne sont qu'émotion

pas " information".

 

 

Dans un paysage médiatique fragmenté,

la tragédie de l'incendie de Notre‑Dame a prouvé qu’il existe encore tout de même des récits universels.

Des récits capables de rassembler CNN, France 2, la BBC et Al‑Jazeera autour d’un même symbole.

 

 

Au temps de la reconstruction

les médias français ont redécouvert le “temps long” :

le chantier, les artisans, les choix politiques, les débats esthétiques.

Un journalisme patient, presque pédagogique,

qui a trouvé son public.

 

 

Sept ans après,

Notre‑Dame reste un miroir.

Un miroir de ce que les médias savent faire de mieux,

informer, rassembler, raconter,

et de ce qu’ils doivent encore apprendre,

hiérarchiser, contextualiser, résister à la tentation du spectaculaire.

L’incendie a été un choc.

Sa couverture médiatique,

elle, restera un cas d'école,

sinon une leçon.

 

Thierry Mathieu 

e-crossmedia

le 15 avril 2026.

 
 
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Sondage Médiamétrie : focus sur les Musicales. Vu d'ici, et ailleurs ... Mêmes combats ! (le 14-04-2026)

 

Les radios musicales bataillent contre la montée du web,

du streaming,

des plateformes.

 

Sorry its not set :(

 

Cette révolution rebat les cartes,

redistribue les rôles,

et force chacune à se réinventer : 

depuis 20 ans la statue du commandeur se fissure.

 

Sorry its not set :(

 

Autrefois prescriptrices,

les radios sont challengées,

et sur certaines générations même dépassées,

par Spotify, YouTube, Apple Music, Deezer, TikTok :

les plateformes ont capté le temps,

l’attention, 

la data.

 

Les radios jeunes ont réagi les premières.

 

 

NRJ

qui selon Médiamétrie ce matin ne peut plus revendiquer

4 millions d'auditeurs,

même si elle reste 4me radio de France,

travaille pourtant son repositionnement.

Incarnation,

vitrine de stars,

elle a déjà renforcé ses NRJ Music Awards

avec Rihanna, Bruno Mars,

Dua Lipa.

 

 

Skyrock

seule Musicale réellement gagnante de cette vague de sondage

a transformé Planète Rap en machine à créer du buzz,

accompagnant Booba, PNL,

Aya Nakamura, Gazo.

la station bétonne également son interactivité

tant à l'antenne, 

que sur le web.

 

 

Fun Radio qui vit une mauvaise séquence lors de ce sondage

continue pourtant à capitaliser sur l’électro avec David Guetta, Martin Garrix, Calvin Harris.

 

Sorry its not set :(

 

Les radios adultes doivent mener un autre combat,

contre la fragmentation, la concurrence des playlists

"feel good ",

l’idée que l’ambiance peut être automatisée.

 

 

Nostalgie après avoir beaucoup progresé ces dernieres années, 

se trouve aujourd'hui en difficulté.

Elle a pourtant consolidé son ADN années 80

avec Queen, Madonna, Goldman, Céline Dion devenant une valeur refuge dans un monde saturé.

 

 

Chérie FM a misé sur la douceur,

les voix féminines,

les balades modernes avec Adele, Pink, Vianney, ou Calogero

pour créer un cocon sonore que les plateformes ne savent pas reproduire.

 

 

RTL2 a renforcé son territoire pop‑rock

avec Coldplay, Muse, Indochine,

devenant la radio des actifs qui veulent du rythme

mais pas du bruit.

Elle investit le terrain du crossmedia avec sa matinale

Co diffusée sur W9.

 

Sorry its not set :(

 

À l’étranger,

même mouvement !

Aux États‑Unis,

les formats "Adult Contemporary" survivent

grâce à des artistes transgénérationnels :

Adele, Bruno Mars, Taylor Swift.

Offre d’iHeartMedia,

KIIS‑FM reste la musicale la plus puissante du pays

grâce au poids du marché de Los Angeles et à sa programmation pop très fédératrice.

 

Sorry its not set :(

 

En Grande Bretagne,

BBC Radio 2,

la station adulte la plus puissante du pays,

résiste grâce à ses incarnations :

Zoe Ball,

des interviews exclusives,

des sessions live avec Adele,

Ed Sheeran ou Elton John.

 

 

BBC Radio 1, elle, mise sur ses Live Lounge

avec Billie Eilish, Dua Lipa,

Sam Smith,

devenant un écosystème vidéo autant qu’une radio :

les plateformes forcent à devenir un média total.

 

En Espagne

Los 40 bâtit sa puissance sur des partenariats

avec Shakira, Rosalía,

Enrique Iglesias, Aitana :

les Premios Los 40 sont devenus un moment de communion nationale.

 

Sorry its not set :(

 

Cadena Dial mise sur la pop latine douce

avec Pablo Alborán, Laura Pausini, ou Alejandro Sanz

pour conserver un lien émotionnel fort.

 

Et en Italie,

Radio Italia fait de la musique italienne son ADN,

avec Eros Ramazzotti, Laura Pausini, Tiziano Ferro, Ultimo.

RTL 102.5,

la plus puissante du pays,

championne du crossmédia,

a développé un modèle hybride radio‑TV, avec des studios filmés, des artistes en live, des événements géants.

 

 

Pour les adultes,

R101 et Radio Monte Carlo misent sur l’élégance,

les voix internationales,

les formats premium.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a chez nous le cas FIP,

un miracle français,

une radio unique au monde.

FIP rassemble plus de 800 000 auditeurs quotidiens,

même si le sondage de ce mardi marque une pause,

avec des auditeurs qui restent à l'écoute très longtemps

Une offre de service public qui mélange

jazz, rock, musiques du monde, électro, classique, sans animateurs bavards,

sans matinale,

sans hits imposés :

de Nina Simone à Massive Attack, de Sting à Ibrahim Maalouf, sans rupture…

FIP est reconnue comme un cas d’école mondial :

la preuve qu’une programmation humaine, exigeante, cohérente, peut résister à l’algorithme.

Les artistes eux‑mêmes

comme Agnes Obel, Thomas Dutronc,

ou Sting saluent régulièrement son rôle unique.

 

 

À l’inverse,

il y a le cas de Mouv’

dont on ne parle plus via Médiamétrie

mais qu'il ne faut pas oublier !

Cette offre de Radio France

pensée pour les jeunes,

a été repositionnée

plusieurs fois :

rock, talk jeune, hip‑hop.

Mais face à TikTok, YouTube, Twitch, les usages ont basculé.

Le Mouv’ n’a jamais trouvé sa place durable en FM.

 

Sorry its not set :(

 

Alors Radio France a tranché :

Mouv’ n’est plus une radio FM,

mais une marque 100 % web,

un média numérique,

un producteur de contenus.

C’est une bascule symbolique :

la FM n’est plus le passage obligé pour toucher les jeunes !

 

 

Pendant ce temps,

les plateformes continuent leur ascension

en gagnant la bataille de la personnalisation,

de la disponibilité

et de la data.

Alors les radios se doivent de changer de stratégie.

Elles ont misé sur l’incarnation,

sur le direct,

sur les événements,

sur les artistes,

sur les moments uniques.

L’avenir ne se joue plus sur la musique…

Mais sur ce que les plateformes ne pourront jamais offrir :

une voix, un rire, un rendez‑vous, un lien humain.

 

Sorry its not set :(

 

Les radios musicales aux formats jeunes ou adultes ne sont plus les reines,

mais elles ne sont pas déchues.

Elles se transforment,

se spécialisent,

se réinventent.

Dans ce monde où l’audio est partout,

elles rappellent

une vérité simple :

la technologie peut tout remplacer…

sauf l’émotion partagée.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 14 avril 2026.

Voir l'article

Généralistes et Musicales malmenées : le sondage Radio de Médiamétrie montre que les stations qui honorent leur ADN résistent tout de même à la révolution du mode de conso des médias. (le 14-04-2026)

 

La radio n’est plus un média d’habitude,

mais de preuve.

Chaque minute doit démontrer sa valeur,

sinon l’auditeur

surtout celui de la plus jeune génération

disparaît,

happé par Spotify, YouTube, TikTok ou un podcast natif.

C’est un consommateur souverain,

un curateur,

un programmateur de sa propre bande‑son.

 

Sorry its not set :(

 

Dans ce paysage,

la promesse éditoriale n’est plus un slogan :

c’est un contrat de performance.

Et les radios françaises en font chaque jour l’expérience.

Les chiffres publiés ce mardi par Médiamétrie le démontrent.

Le tableau des audiences, en bas de cet article.

 

France Inter reste puissante et leader même si elle accuse une légère baisse sur un an ,

mais son leadership n’est plus intangible.

Les ajustements récents montrent que même la première radio de France

doit désormais corriger vite, expliquer, réaffirmer sa ligne pour ne pas décrocher. 

 

Sorry its not set :(

 

Toujours deuxième sur le podium RTL rebondit

en assumant une promesse populaire, lisible, incarnée.

 

 

Elle fait jeu égal avec Franceinfo

qui profite de l’actualité dense tant au Proche Orient que dans l’hexagone.

 

 

Média d’autorité

la radio d’info continue du service public clarifie son rôle

dans un univers saturé d’infos.

 

Europe 1 semble stagner sur cette vague

avec 30 000 fidèles perdus en un an,

mais la grande généraliste du groupe Bolloré 

a su repositionner sa promesse éditoriale claire,

revendiquée, cohérente, politiquement marquée

et conquiert son public.

 

Sorry its not set :(

 

La station est de retour dans le jeu des "grandes",

et a la capacité de menacer RMC sur son propre terrain.

 

Promesse tenue :

France Culture n’en finit plus de conquérir de nouveaux auditeurs !

 

Sorry its not set :(

 

 

France Musique est stable, 

et conquiert même quelque part de marché sur sa cible 

face à sa concurrente du privé

Radio Classique :

 

 

Mais ...

La grosse progression de cette vague est signée Radio Nova .

L’arrivée de Guillaume Meurice lui permet de doubler son audience

en passant de quelques 800 000 auditeurs

à 1,6 en un an ! 

 

 

Du côté des musicales justement,

la nouvelle règle du jeu imposée par le marché est de plus en plus limpide

et fragile .

 

 

NRJ signe une mauvaise performance sur cette vague

en passant en dessous des 4 millions d’auditeurs,

même si elle demeure 4 eme radio de France.

Sa sœur Nostalgie perd également beaucoup de fidèles

alors que la saison dernière elle était en conquête permanente.

 

 

Les radios musicales ne peuvent plus gagner

avec leur simple flux et leur programmation musicale :

Pour les amateurs d'audio

qui préferent souvent désormais les plateformes,

l’algorithme fait mieux.

Elles ne se maintiennent que lorsqu’elles misent sur l’incarnation,

les événements, les exclusivités.

Skyrock résiste parce qu’elle reste fidèle à son ADN :

le rap, la rue, la proximité :

une promesse simple, lisible, tenue.

 

 

Elle profite peut-être de la chute de Fun Radio

300 000 auditeurs perdus en un an.

La musicale d’RTL Groupe performe généralement

quand elle assume son territoire électro‑dance,

pas quand elle tente de ratisser trop large :

l’arrivée de Cyril Hanouna semble brouiller l’image de la station.

 

 

RTL2 reste solide

grâce à une identité pop‑rock stable, rassurante, cohérente.

 

Sorry its not set :(

 

Les locales,

elles,

se doivent de booster leur avantage compétitif,

leur valeur ajoutée :

le territoire.

ICI qui entreprend de renouer avec son ADN

retrouve un peu le sourire avec quelques 17 000 auditeurs 

et compte au total 2,3 millions de fidèles.

Sa performance est singulière 

et positive, 

contrairement en l'ensemble des généralistes: :

ICI : la seule de toutes les généralistes à gagner des auditeurs sur un an !

 

Sorry its not set :(

 

Les 44 radios de service public de proximité réparties dans l’hexagone

progressent en effet quand elles incarnent vraiment le local.

Elles ont reculé quand la stratégie de leur tête de réseau

a imposé une trop large nationalisation de l’offre.

 

Les indépendantes comme Alouette, Radio Scoop, 100%, RCF ou Radio Bonheur

performent lorsqu’elles jouent leur carte unique :

proximité, services, ancrage.

 

 

Mais celles qui se contentent d’un flux musical

et singent les grands réseaux sont écrasées par les plateformes voient leurs audiences s'affaiblir dangereusement.

 

Les jeunes générations réécrivent les règles.

Elles veulent l’audio piloté par elles,

pas par une grille.

Elles veulent l’audio comme un service,

pas comme un rendez‑vous.

Elles ne pardonnent plus l’ennui, la redite, la lourdeur.

 

Sorry its not set :(

 

La radio n’est plus un flux :

c’est un réservoir de moments

à piocher, découper, partager, réécouter.

Le média radio doit prouver, chaque jour,

pourquoi il existe encore

et offrir ce que les plateformes n’offriront jamais :

des voix, du direct, du local, de l’incarnation, de l’imprévu.

 

Sorry its not set :(

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 14 avril 2026

 

Voir l'article

Les lignes éditoriales des radios, à la manière des algorithmes, favorisent elles l'entre-soi ? Démonstration, par l'absurde (?), après la commission sur l'audiovisuel public. (le 10-04-2026)

 

Il y a des moments où l’actualité ne révèle pas seulement ce qui se passe…

Elle révèle qui parle,

et à qui.

La fin de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en est un parfait exemple.

 

Sorry its not set :(

 

Écoutons France Inter.

La station publique reste fidèle à sa ligne :

déontologie,

neutralité affichée même si elle est contestée

puisque beaucoup la considèrent trop à gauche,

pédagogie.

Elle parle aux auditeurs exigeants,

diplômés,

urbains,

attachés au service public,

à la cohérence éditoriale,

à la qualité de l’information.

Inter raconte une commission qui a parfois viré au procès politique,

qui a mis en cause le travail des journalistes,

qui a confondu critique

et soupçon.

Elle défend son cœur de cible :

un public qui veut comprendre comment on fabrique l’info,

et pourquoi la méthode compte autant que le résultat.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale de France Inter,

de Patrick Cohen,

personnellement mis en cause,

et auditionné par la commission : 

 

 

Europe 1,

qui se revendique

"média d'opinion"

comme sa soeur en TV CNews

parle à une cible plus politico‑sensible,

plus réactive,

plus attentive aux rapports de force qu’aux mécanismes internes des rédactions.

Europe 1 met en avant un rapporteur "clivant",

un rapport menacé d’être enterré,

des tensions entre groupes parlementaires.

Elle insiste sur les enjeux financiers,

les milliards du service public,

les déficits.

C’est une ligne éditoriale plus frontale, plus politique,

qui parle à un public en quête de récit,

de confrontation,

de décisions qui tranchent.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale d'Europe 1

de Laurent Tessier,

Rédacteur en chef de l’émission

"Pascal Praud et Vous" :

 

 

Au fond,

les deux radios ne racontent pas la même histoire…

Parce qu’elles ne parlent pas au même monde.

France Inter parle du métier,

pour un public qui valorise la rigueur et la nuance.

Europe 1 parle du pouvoir,

pour un public qui veut comprendre qui gagne,

qui perd,

et pourquoi ça chauffe.

 

Sorry its not set :(

 

Deux lignes éditoriales.

Deux cibles.

Deux récits...

Suivis par d'autres médias qui eux-aussi ont relaté le feuilleton

de façon bien différentes voire opposées,

suivant leurs publics !

 

Comme Yann Barthez sur TMC

du groupe TF1

 

 

Ou Gilles Verdez

chez Cyril Hanouna sur W9 : 

 

 

La commission d’enquête

aura donc aussi illustré la manière dont chaque média parle à sa cible,

qui,

comme sur les réseaux sociaux,

se regarde elle‑même,

en choisissant donc de porter des oeillères.

Le public n'est-il pas un fervent acteur

de "l'entre-soi",

tant dénoncé pourtant

lorsqu'il s'agit des médias ... 

 

Sorry its not set :(

 

lllustration ? 

Selon l'analiste d'opinion Paul Cébille, 

qui a travaillé pour l'IFOP ...

"Le rapporteur UDR

Charles Alloncle

est passé de 4 500 abonnés sur X en janvier 2025

à plus de 77 000 aujourd’hui.

Une progression inédite,

sans équivalent chez les autres députés."

 

Sorry its not set :(

 

"À titre de comparaison,

Jérémie Patrier-Leitus,

qui préside la commission,

est quant à lui passé de 3 500

à 7 600 abonnés sur la même période.

Charles Alloncle figure désormais dans le top 40

des députés les plus influents

sur X,

juste devant son collègue du RN Sébastien Chenu."

 

Le député - rapporteur de la commission Alloncle

sera sur le plateau de T18,

ce dimanche à midi.

 

 

Avec cet extrait - teasing diffusé par la chaîne 

sur ses réseaux sociaux où il assure être contre

la privatisation du service public. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 11 avril 2026.

 

 
Voir l'article

Et maintenant rdv d'ici un mois pour un rapport sur l'audiovisuel public ... ou pas ! Tout ça pour ça ? (le 10-04-2026)

 

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public

s’est refermée avant‑hier

dans un climat électrique.

Deux mois de tensions, de clashs, de soupçons,

et une question qui plane désormais au-dessus de tout :

que peut-il réellement en sortir pour le service public ?

Surtout si le rapport final ne voit jamais le jour !

 

Sorry its not set :(

 

Car au fil des auditions,

une mécanique de défiance,

de soupçon

s’est installée.

Nombre d’observateurs y ont vu des ressorts familiers :

la dénonciation d’un entre‑soi,

l’idée d’un système verrouillé,

la mise en cause des élites médiatiques.

Une rhétorique qui rappelle les réflexes poujadistes de la vie politique française.

 

Sorry its not set :(

 

Les exemples sont nombreux.

L’audition de Delphine Ernotte,

d’abord.

Un échange tendu, presque électrique.

 

 

 

Puis vient Patrick Cohen.

Le journaliste dénonce des “méthodes de barbouzes”.

 

Xavier Niel, ensuite, qui lâche, excédé :

“C’est un cirque”.

 

Et puis l’incident majeur :

le rapporteur qui met en cause

le Président de la commission lui‑même,

évoquant des proximités supposées avec un groupe audiovisuel privé.

 

 

Séance suspendue.

Députés outrés.

Rappel à l’ordre de la présidente de l’Assemblée.

À ce moment‑là,

la commission ne contrôle plus son propre récit.

 

Sorry its not set :(

 

Alors,

que peut-il sortir d’un tel capharnaüm ?

Une commission d’enquête est, par nature, un outil accusatoire :

elle cherche des responsabilités, des manquements, des fautes.

Elle interroge vite, coupe, relance.

Et quand tout cela est filmé, tweeté,

découpé en extraits viraux,

la tentation du clash devient presque structurelle.

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’a rappelé le député de gauche,

de la 3ème circonscription

du Val-d'Oise,

Emmanuel Maurel :

 

 

Résultat :

l’audiovisuel public n’a pas été analysé,

il a été suspecté.

Les dirigeants auditionnés n’ont pas été entendus,

ils ont été mis en accusation.

Et la commission, au lieu d’éclairer,

a parfois donné le sentiment de vouloir démontrer.

 

 

Mais la vraie question est ailleurs,

simple, brutale et essentielle :

que restera‑t‑il de tout cela pour le service public…

et donc pour les publics ?

Car si le rapport final ne devait pas être publié,

ce serait un précédent rare,

et un vide politique.

Pas de diagnostic partagé.

Pas de recommandations formalisées.

Pas de base commune pour réformer.

Rien....

Juste des tensions, des extraits viraux,

et une impression de chaos institutionnel.

 

 

Pour les entreprises publiques,

ce serait un brouillard.

Pour les salariés, une inquiétude.

Pour les citoyens,

un signal troublant :

une commission qui s’enflamme,

mais qui ne produit pas.

Une enquête qui accuse,

mais qui ne conclut pas.

Un Parlement qui interroge,

mais qui ne transmet rien.

 

Sorry its not set :(

 

Alors …

Le format même de la commission d’enquête

est‑il adapté à un sujet aussi complexe que la gouvernance de l’audiovisuel public ?

Peut‑on réformer un secteur stratégique avec un outil conçu pour chercher des coupables ?

Et surtout :

comment reconstruire quelque chose d’utile pour les publics,

après deux mois où l’on a davantage vu des affrontements que des solutions ?

 

Sorry its not set :(

 

Parce qu’au fond,

la mission était simple :

comprendre, clarifier, proposer.

Et aujourd’hui, on ne sait même pas si le rapport existera !

C’est peut‑être là le point le plus inquiétant :

cette commission n’a pas seulement révélé les tensions autour de l’audiovisuel public,

elle a sans doute préfiguré la tonalité des mois à venir :

une politique du soupçon,

des débats transformés en combats,

des auditions en arènes.

 

Sorry its not set :(

 

Si c’est le prélude à la prochaine campagne présidentielle,

alors ce que nous avons vu n’était pas un accident…

mais un avant‑goût,

ou plutôt un avant dégôut !

Nous sommes à un an "pile" 

de la date annoncée

pour le 1er tour de la Présidentielle 2027 :

le 11 avril.

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 10 avril 2026

 

 

Voir l'article

Fin de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public : la tragi-comédie politico-médiatique aura-t-elle quelque conséquence ? (le 08-04-2026)

 

Cinq mois d'un feuilleton

qui d'emblée s'est avéré être de série B,

soixante-sept auditions,

souvent heurtées,

parfois utiles tout de même,

mais qui ont surtout mis en lumière

un paysage institutionnel sous tension !

 

Sorry its not set :(

 

Tout commence avec une vidéo volée :

deux journalistes de Radio France et France Télévisions

qui discutent dans un café parisien

avec des députés du PS…

Le parti Ciottiste crie au complot médiatique.

 

Sorry its not set :(

 

Résultat :

une commission censée examiner la neutralité du service public.

Sur le papier dans le fond,

c’est sérieux.

Dans les faits et la forme,

cela devient un ring.

Dès les premières auditions,

le ton est donné.

Et au fil des semaines,

le rapporteur Charles Alloncle député UDR de l'Hérault

multilplie à chaque séance les questions à charge.

 

 

Même si elle n'a pas de pouvoir sur la commission,

par principe indépendante,

la présidente de l’Assemblée doit le rappeler à l’ordre,

comme elle l’explique

sur France Inter.

 

 

Le président de la commission suspend même les travaux

durant un mois

pour “retrouver un cadre digne”,

sans réel résultat positif

jusqu’à ce jour.

Il ne cache pas la différence de méthode

qu’il regrette entre lui

et le rapporteur,

comme sur RTL.

 

 

Ces mois de foire d’empoigne

ont fourni des moments "culte".

Pour Xavier Niel, excédé, la commission ressemble à un “cirque”.

 

 

Delphine Ernotte parle d’un “prisme de l’anecdote”

et d’un travail “biaisé”.

"Je n'ai jamais subi de pression politique", affirme-t-elle par exemple

devant les députés de la commission d'enquête.

 

 

Patrick Cohen lui,

dénonce des “méthodes de barbouzes”

et une opération de propagande.

Comme il le dit sur RMC :

 

 

67 auditions,

234 personnes entendues,

et une impression persistante

que chacun joue dans un film différent.

Les uns cherchent des preuves de partialité,

les autres tentent d’expliquer comment fonctionne réellement une rédaction.

Résultat :

un dialogue de sourds,

retransmis en direct sur les réseaux,

où chaque clash ou prise de parole d’une personnalité

devient un clip.

 

 

Europe 1 qui se dit désormais média "d'Opinion" 

apporte son soutien implicite au rapporteur,

et à Sarah Knafo proche d'Eric Zemmour

qui souhaite privatiser le service de l'audiovisuel public :

 

 

Alors, qu’a‑t‑on appris au fond ?

Oui, il existe des zones grises :

les cumuls d’activité de certaines figures,

les contrats de production à clarifier,

la gouvernance des entreprises.

le mode de nomination des dirigeants,

la place de l’exécutif,

le rôle des conseils d’administration,

la capacité stratégique des entreprises publiques…

Il est indispensable de définir clairement ce que la Nation attend de son audiovisuel public :

information, culture, cohésion, innovation numérique.

Ces priorités doivent être explicites, assumées et accompagnées de moyens adaptés.

 

Sorry its not set :(

 

L’État doit fixer le cap,

pas tenir la barre.

Il est légitime qu’il définisse les missions

comme par exemple les rapprochements de Radio France et de France Télévisions

sur l’info continue et l’action régionale,

qu'il garantisse l’indépendance et contrôle l’usage des fonds.

Mais sans devenir opérateur.

Dans ce cas, il fragilise la confiance,

nourrit le soupçon

et brouille la frontière entre information et pouvoir.

 

Sorry its not set :(

 

Le démantèlement de l’ORTF

il y a 50 ans

visait précisément à séparer l’État opérateur

de l’État garant.

Le 3 juillet 1974,

Jacques Chirac alors Premier ministre,

annonçait la suppression de l'office ( Archive INA ).

 

 

Reste une question institutionnelle majeure :

que se passerait‑il si le rapport final ne paraissait pas ?

Cela signifierait que les membres de la commission

jugent le rapport trop déséquilibré pour être publié.

en attendant ...

Pépite sortie du placard aux archives de Canal +,

ce sketch des Guignols de l’info qui, il y a 30 ans déjà,

se posaient de questions sur l’audiovisuel public …

 

 

La commission s’achève

ce 8 avril 2026.

Le débat, lui, commence à peine.

L’enjeu n’est plus de commenter les tensions,

mais de construire une trajectoire claire

pour un audiovisuel public moderne,

indépendant

et pleinement aligné avec les attentes démocratiques du pays.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 avril 2026

 

 

Voir l'article

“Utile, mais fragile" : voilà l’équation française pour les pros de l'info, comme le révèle une étude pour les Assises du Journalisme à Tours. (le 07-04-2026)

 

“Utile, mais fragile : l’équation française du journalisme”

Selon le dernier baromètre Viavoice,

publié à l’occasion Assises du journalisme qui se tiennent à Tours,

89 % des Français estiment que le journalisme est un métier utile.

C’est un chiffre fort, presque historique.

Il dit quelque chose d’essentiel :

malgré les crises,

malgré la défiance,

malgré les réseaux sociaux,

la société française continue de reconnaître

la valeur démocratique du travail journalistique.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce chiffre en cache un autre,

plus inquiétant :

un Français sur deux déclare ne pas être prêt à payer

pour une information de qualité.

Même si la vérification de l'info par des pros est jugée indispensable ...

 

Sorry its not set :(

 

Mediapart,

Cash Investigation, sortent des affaires majeures 

Le Monde,

Libération,

Radio France

ou France Télévisions

développent

des cellules de vérification et d'investigation devenues des références.

 

Sorry its not set :(

 

Franceinfo,

avec son “Vrai ou Fake”,

joue un rôle central dans la lutte contre les intox virales.

La Voix du Nord, Ouest-France, ou Nice-Matin par exemple

comme France 3

ou le réseau ICI

comme les 1ères outremer

montrent que l’information locale reste un pilier de cohésion sociale.

Brut, Konbini ou HugoDécrypte réussissent sur le web

à toucher des publics jeunes, souvent éloignés des médias traditionnels.

 

Sorry its not set :(

 

Mais

comme le souligne le sondage, 

la reconnaissance du journalisme professionnel n'induit pas un soutien :

La génération des 35-49 ans a grandi dans un univers où l’information semblait gratuite, illimitée, disponible en un clic.

Depuis une vingtaine d’années les réseaux sociaux ont brouillé les frontières

entre contenu, opinion, témoignage et enquête.

Les catégories populaires se sentent moins représentées dans les récits médiatiques,

et donc moins enclines à soutenir financièrement

des médias qui ne parlent pas suffisamment d’elles.

 

Sorry its not set :(

 

Ces publics expriment régulièrement l’idée

que les médias

“ne parlent pas d’eux”,

des sujets qui les concernent :

les conditions de travail, la précarité, la mobilité,

l'accès aux services publics sont souvent traités sous l’angle du fait divers, de la crise ou du conflit social.

Cela donne une impression d’invisibilité ou de caricature.

 

Sorry its not set :(

 

Il faut dire que la sociologie des rédactions françaises est très homogène :

diplômés,

urbains,

issus des classes moyennes et supérieures.

Pour beaucoup,

cela crée un écart d’expérience

avec les réalités vécues par les ouvriers, employés, travailleurs précaires.

Les catégories populaires reprochent souvent aux médias de se concentrer sur :

la politique nationale plutôt que la vie quotidienne,

les débats idéologiques plutôt que les problèmes concrets,

les polémiques plutôt que les solutions

ou les centres-villes

plutôt que les périphérie….

 

Sorry its not set :(

 

Indispensable, mais en l’état pas utile à financer …

Le risque : une dépendance accrue à d’autres financements

Si le public ne finance pas l’information,

d’autres le feront.

Et ces “autres” existent déjà :

les grandes plateformes numériques,

qui captent l’essentiel de la publicité,

les groupes industriels ou financiers, qui rachètent des médias pour peser sur l’agenda public,

les influenceurs, qui produisent des contenus sponsorisés sans toujours le dire

et surtout les algorithmes, qui privilégient l’émotion au détriment de la vérification.

 

Sorry its not set :(

 

Gare à cette information “gratuite”

qui peut alors devenir la plus coûteuse :

coûteuse en indépendance, en pluralisme, en qualité.

Parce qu’un métier utile mais non financé

devient un métier vulnérable.

Et un métier vulnérable devient un métier dépendant.

Et un métier dépendant n’est plus un contre-pouvoir.

 

Sorry its not set :(

 

Le défi à relever pour la profession apparaît clair :

transformer une utilité "déclarée"

en utilité "partagée",

soutenue,

assumée, 

pour que le journalisme reste ce qu’il doit être :

un bien commun, un outil de compréhension, un rempart démocratique.

 

L'enquête a été réalisée en ligne du 16 au 20 mars par ViaVoice pour les Assises du journalisme de Tours, en partenariat avec Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et Ouest France, auprès de 1 001 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus en France métropolitaine. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas, appliquée aux critères suivants : sexe, âge, CSP, région et catégorie d'agglomération.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 7 avril 2026.

Voir l'article