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234 ... jours avant le 1er tour de la Présidentielle. Et un et deux et trois - zéro pour LCI, qui diffuse ce jeudi, même à l'heure du thé, le 1 er débat ! (le 26-08-2026)

 

16h45…

Un horaire à priori improbable,

presque contre‑productif pour faire de l’audience,

même si en cette fin août une bonne partie du pays n’a pas encore repris le travail

et pourrait donc être disponible pour regarder un débat politique.

 

Sorry its not set :(

 

Cette France encore en tongs,

en terrasse,

et qui rêvasse sur un transat à bien d’autres choses qu’à la prochaine Présidentielle

sera-t-elle au rdv ?

En réalité …

Peu importe !

 

 

LCI, la chaîne info du groupe TF1,

dégaine là une sacrée cartouche

en diffusant le direct

d'un débat qu’elle ne produit pas,

n’organise pas,

ne maîtrise pas techniquement puisque le flux est réalisé

par un prestataire mandaté par le MEDEF…  

 

Sorry its not set :(

 

 Les concurrentes BFMTV, CNews, Franceinfo

ne rechigneront pas à reprendre les images,

puisque c'est l'organisation patronale qui les produit…

Si une phrase dérape, si un candidat explose, si un moment devient viral…

tout le monde reprendra les images

quand bien même elles auront été diffusées en direct par LCI !

Brut a ouvert le placard aux archives …

 

 

Idem pour radios, le web, les réseaux sociaux, la presse écrite…

les éditions du soir des radios vont forcément en parler,

les sites d’info vont découper les séquences,

les journaux de vendredi matin titreront sur les moments forts ...

Mais surtout les équipes des candidats vont nourrir leurs sites de campagnes

avec des extraits

et les réseaux sociaux vont s’emparer du débat.

 

Sorry its not set :(

 

Le direct demeure une valeur ajoutée,

mais une séquence politique ne vit surtout

que si elle circule.

Surtout pour les moins de 40 ans qui désertent les grand-messes de l’info

et qui passent par TikTok, Instagram, X, YouTube…

Par les verticales, les extraits, les réactions, les commentaires.

Et même en direct puisqu’au-delà de la TNT,

le débat sera Co diffusé à sur le site TF1info, ainsi que sur YouTube et X.

 

Sorry its not set :(

 

La bataille médiatique va être impitoyable jusqu’à l’élection présidentielle.

Parce que l'élection ne se jouera pas seulement entre les candidats.

Elle va se jouer entre les médias pros,

entre les chaînes info,

entre les plateformes,

entre les radios,

entre les journaux…

Et surtout sur les réseaux sociaux,

 

Sorry its not set :(

 

A 16h45,

le groupe TF1 tire le premier

avec une journaliste maison

ce qui donne l’impression que le terrain lui appartient.

Amélie Carrouër désormais en charge de l’invité de la matinale d’LCI  apparaitra au centre du dispositif.

 

 

Sorbonne, ESJ, iTélé, LCI, remplacements aux JT de TF1…

Une journaliste qui sait tenir un plateau, cadrer des présidentiables,

et éviter que le débat ne parte en vrille.

 

Avant la création de LCI

La Chaine Info

pionnière sur l'info continue de France,

le slogan de TF1 qui venait tout juste d’être privatisée

était …

 

 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossedia

Le 27 aout 2026.

 

 

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Copyright frenchy : quand la nation solidaire donne le LA , ce sont les médias qui orchestrent. M6/RTL en font la démonstration ce jeudi soir pour les sinistrés des incendies. (le 25-08-2026)

 

Un concert, des artistes, des appels aux dons :

une soirée où les médias cessent de commenter le réel

pour tenter de le réparer.

Et ce geste, en France, n’est jamais anodin.

Parce qu’ici, les médias ne sont pas seulement des raconteurs d’histoires.

Ils sont parfois les héros du roman national.

 

 

Les sociologues le disent depuis longtemps. !

Pour Dominique Cardon

professeur à Sciences Po, directeur du Médialab :

"Les médias traditionnels apportent le cadre, la hiérarchie, la légitimité.

Les réseaux sociaux apportent la vitesse, l’émotion, l’horizontalité".

Selon le belge Geoffrey Pleyers

professeur à l’Université de Louvain, chercheur au CNRS

et spécialiste des mobilisations contemporaines :

"Nos mobilisations sont devenues affectives, morales, virales.

Les médias servent d’amplificateurs, de stabilisateurs".

Et pour Camille Rondot,

chercheuse à l’Université de Lausanne, spécialiste des institutions médiatiques :

"Les institutions médiatiques restent essentielles pour structurer l’élan citoyen.

Les réseaux sociaux captent l’énergie brute,

mais ne la transforment pas en action durable".

 

Sorry its not set :(

 

En clair :

les médias ne remplacent pas l’État.

Mais ils comblent ses interstices, donnent forme à la solidarité, la rendent opérante …

En 1954 , une nuit glaciale, une France transie, et une voix qui fend le brouillard,  

celle d’un abbé, député de Meurthe et Moselle,

depuis très décrié, 

l'abbé Pierre :

“Mes amis, au secours…”

 

 

À cet instant, Radio Luxembourg, la future RTL, ne raconte plus la misère, elle la combat.

C’est la première mobilisation nationale déclenchée par un média.

 

4 ans plus tard Europe 1 invente un ton :

direct, populaire, haletant.

Bellemare devient le conteur national de la solidarité.

“Vous êtes formidables”,

c’est :

6 000 émissions, des anonymes aidés, des collectes massives.

 

 

Sur Europe 1 toujours,

en 1985  ...

 

Sorry its not set :(

 

Coluche et la naissance des Restos du Cœur :

un micro, une indignation, une idée, un appel.

 

 

Avec avec les Enfoirés

TF1 transformera l’initiative radiophonique de Coluche

en rendez-vous national :

la télévision massifie, stabilise, pérennise.

 

 

Un après les Restos

c’est au tour du service public de se mobiliser avec le Téléthon :

une idée américaine… réinventée à la française.

Dès 1954, Jerry Lewis avait lancé à Hollywood, un marathon caritatif de 16 heures.

En 1987,

Antenne 2 et Radio France importent l’idée…  

 

 

30 heures de direct,

des plateaux partout dans le pays,

les radios locales associées et mobilisées.

Les chaînes publiques deviennent infrastructures de solidarité nationale.

 

 

Du côté de Radio France :

la solidarité institutionnelle permanente !

France Inter : tempête de 1999, canicule de 2003, Haïti, Liban, Ukraine.

France Info : inondations du Var, incendies en Corse, crises migratoires.

France Bleu devenu ICI, avant même cet été et la mobilisation des équipes pour les incendies

 

Sorry its not set :(

 

Tempêtes de 1999,

Xynthia, 

inondations à Nîmes ou en Picardie,

méga feux en Gironde 2022,

catastrophe de l’arrière-pays niçois,

crises agricoles….

 

Sur France Musique également 

des concerts solidaires ...

 

 

En France, les médias ne sont pas seulement des entreprises,

ce sont des institutions morales.

Parce que le paysage audiovisuel est pour beaucoup centralisé,

capable de mobiliser des millions de personnes en simultané.

La France adore les grandes causes,

les mobilisations nationales,

les élans collectifs

portés par leurs artistes et leurs médias qui savent toujours être fédérateurs

même en ces temps d'hégémonie des réseaux sociaux.

 

Sorry its not set :(

 

Ce que nos médias font

est perçu comme une singularité culturelle.

Une manière très française

de dire que les médias ne sont pas seulement des témoins.

C’est ce qu’a dit sur ses réseaux sociaux

l’un des initiateurs du concert de ce jeudi soir

animateur star d’M6 et RTL,

au plus fort des incendies cet été en Gironde …

 

 

Les chaines sur lesquelles Julien Courbet officie quotidiennement

ajoutent un chapitre à cette histoire où les médias refusent d’être spectateurs et choisissent d’être des acteurs

et non seulement des observateurs,

des catalyseurs d’empathie, des infrastructures de mobilisation.

Une histoire française...

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 26 aout 2026.

 

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Rentrée des médias en cette année Présidentielle : comme continuer à exister chez les jeunes consommateurs de Web et RS ? (le 25-08-2026)

 

Ils ont de 18 à 22 ans, et voteront pour la première fois en mai prochain.

Ils n’ont pas grandi avec les médias traditionnels,

mais dans un monde où l’actualité se consomme en vertical, en 12 secondes, entre deux messages …

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui les chiffres sont sans appel :

60 % des 18-24 ans s’informent sur TikTok.

55 % sur YouTube.

45 % sur Instagram.

Et seulement 12 % regardent un JT chaque semaine !

Ce sont les données publiées et documentées par Reuters Institute, et Médiamétrie.

Ce n’est pas une rupture, c’est un déplacement massif, silencieux, irréversible.

 

Sorry its not set :(

 

Alors, que font les médias traditionnels ?

Ils avancent, s’adaptent, se glissent dans ce flux qui n’a plus de rendez-vous,

plus d’horaires, plus de frontières,

et chacun, à sa manière, écrit un nouveau chapitre.

 

Sorry its not set :(

 

TF1,

longtemps symbole du grand écran,

a compris que l’avenir se joue…

sur un écran de 6 pouces.

Elle lance TF1+,

une plateforme pensée pour les moins de 35 ans avec des formats courts,

des décryptages, des contenus mobiles.

Elle s’est alliée à Gaspard G,

créateur YouTube suivi par les jeunes

pour une série d’entretiens politiques diffusée sur YouTube et TF1+.

La 1ère était consacrée dès le 8 avril dernier à Jean-Luc Mélenchon,

comme le dit le directeur de l’info du groupe Thierry Thuillier :

 

 

Les extraits du JT deviennent verticaux, adaptés à TikTok.

Les vidéos montent à 1 ou 2 millions de vues.

Les contenus progressent de +40 % sur les 18–30 ans.

TF1 ne demande plus aux jeunes de venir à elle. Elle va vers eux.

 

Idem du coté de France Télévisions

qui a pris le virage numérique avec méthode :

sur TikTok : des capsules verticales, des coulisses, des explications rapides.

 

 

Sur Slash : des documentaires courts, des enquêtes, des formats engagés.

Les vidéos explicatives atteignent 300 000 à 1 million de vues,

Slash dépasse 1,5 million d’abonnés.

Les contenus progressent de

+60 % sur les 18–24 ans.

Le service public ne renonce pas à son exigence,

il la traduit dans un nouveau langage.

 

M6, souvent plus silencieuse, avance pourtant aussi avec constance :

M6 Info est désormais verticalisé, pensé pour les smartphones.

Elle propose des décryptages courts, montre les coulisses de ses programmes.

Les formats courts dépassent 150 000 à 400 000 vues.

 

 

Les coulisses montent à 1 million de vues.

Les extraits adaptés en vertical progressent de +35 % sur les

18–30 ans.

 

Coté audio,

Radio France a compris que la conversation ne se passe plus seulement sur ses ondes.

Elle va sur Twitch avec des journalistes en direct,

des questions spontanées,

des échanges sans filtre.

 

 

Les chaines du groupe de radios publiques sont sur TikTok et Snapchat

avec des formats courts, des explications, des rappels de dates.

Les lives réunissent de 5 000

à 20 000 jeunes,

les formats courts dépassent 100 000 vues,

les podcasts narratifs montent à 300 000 écoutes.

 

La presse écrite n’est pas en reste :

Les titres qui apprennent un nouveau langage.

Le Monde, Libération, Le Parisien, 20 Minutes…

Tous ont compris que le texte ne suffit plus.

Le Monde dépasse 2,5 millions d’abonnés sur YouTube ;

ses vidéos explicatives montent à 3 millions de vues.

Le process est expliqué ici par la rédaction,

en 4 minutes 30 chrono !

 

 

Libération fait du face-cam,

20 Minutes chasse les intox sur TikTok,

Le Parisien explique l’actualité en 30 secondes.

La presse ne renonce pas à son expertise.

Elle la traduit dans les codes des plateformes.

 

Et puis il y a dans le PAF un cas à part : Arte.

la chaîne culturelle européenne a conquis les jeunes

sans renoncer à son exigence avec sur TikTok par exemple

des formats pédagogiques, historiques, culturels.

Résultat : 1 million d’abonnés.

Des vidéos de 500 000 à 2 millions de vues :

+ 70 % sur les 18–30 ans.

 

 

Arte est devenue une marque culturelle… jeune.

 

Mais pendant que ces médias traditionnels se réinventent,

d’autres acteurs dominent déjà le paysage...

Avec en haut du podium HugoDécrypte :

Sur YouTube presque 4 millions d’abonnés !

 

 

Sur TikTok  5,7 millions d’internautes fidèles. Ses intevriews atteignent entre 1 à 3 millions de vues.

Brut revendique 2,5 milliards de vues mensuelles :

3,8 millions sur TikTok.

50 % de l’audience a moins de 35 ans.

Konbini “Fast & Curious” :

1 à 4 millions de vues.

Formats engagés :

500 000 à 1,5 million.

Ce sont eux, aujourd’hui, les repères des jeunes !

 

Sorry its not set :(

 

Pour la première fois,

une génération entière votera en s’étant informée principalement hors des médias traditionnels.

Les rédactions le savent, s’adaptent, expérimentent, apprennent.

Ce n’est en réalité sans doute pas une rupture mais une transition déjà engagée,

une nouvelle manière de faire vivre l’information.

Plus ouverte, plus diverse, plus fluide mais dans un univers impitoyable, celui du web, ou l’info est souvent dégénérée.

Comme le soulignait il y a près d’un an déjà le chef de l’état.

 

 

Pour survivre dans cette jungle

et permettre à tous les internautes de trier le bon grain de l’ivraie,

les médias pros doivent donc convaincre, séduire, expliquer, dialoguer.

Parce qu’au fond, l’histoire continue.

Simplement… elle se raconte autrement.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 25 aout 2026.

Voir l'article

Philippe Bouvard : le bourreau de travail facétieux qui a démocratisé la culture en s’amusant et contribué à révolutionner l'audiovisuel (le 24-08-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Philippe Bouvard,

c’est l’histoire d’un homme qui a travaillé comme quatre pour faire rire comme mille.

Un journaliste de presse écrite, un pur produit de France‑Soir, qui aurait pu rester dans les salons feutrés de la chronique mondaine…

 

 

... mais qui a préféré descendre dans l’arène populaire de la radio et de la télévision.

Avec une idée fixe :

rendre la culture accessible à tous, sans jamais se prendre au sérieux.

 

 

Bouvard n’a jamais caché son credo :

"Le talent, c’est 10 % d’inspiration

et 90 % de transpiration."

Il écrit, réécrit, peaufine, découpe, aiguise.

On parle d’un homme capable de préparer six heures d’antenne pour en faire une seule,

d’un animateur qui arrivait en studio avec des fiches annotées comme un chirurgien avant une opération.

Cette discipline, héritée de la presse écrite, va transformer la radio :

rythme millimétré, culture distillée en petites capsules, avec surtout l'humour comme porte d’entrée.

Il ne fait pas une émission :

il fabrique une mécanique.

 

Sorry its not set :(

 
Les Grosses Têtes naissent le
il avait été dit à Bouvard ...
"Comme vous allez faire votre essai le 1er ,
si ça ne marche pas,
on arrêtera le 2
et on dira que c'était un canular !"
 
Sorry its not set :(

 

 

Bouvard a compris avant tout le monde que la culture ne s’impose pas, elle se glisse.

Sur RTL

aux Grosses Têtes,

il mélange citations, références littéraires, anecdotes historiques…

mais toujours enveloppées dans une blague, une pique, une improvisation.

Il invente une pédagogie joyeuse : on apprend sans s’en rendre compte,

on rit en se cultivant, on se sent autorisé à participer,

même si on n’a pas lu Proust.

Sa grande révolution,

c’est qu'il déculpabilise la culture.

Il la sort du musée, il la met dans la poche des auditeurs.

 

 

A la TV, avec Le Petit Théâtre de Bouvard,

il crée un laboratoire où les jeunes humoristes apprennent en jouant.

Il les observe, les corrige, les pousse, les recadre. 

Toujours avec exigence professionnelle, liberté totale sur scène et goût du gag bien ficelé.

 

 

Les Inconnus, Muriel Robin, Chevallier & Laspalès, Mimie Mathy…

tous saluent son œil de directeur d’acteurs et son sens du rythme, hérité de ses années de presse.

 

Bouvard n’a jamais cherché à être un professeur.

Il voulait être un passeur.

Un passeur facétieux, qui savait que l’humour est le meilleur véhicule pour transporter les idées.

Il disait souvent :

"La culture, c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale."

Mais lui, il l’étalait pour que tout le monde puisse y goûter.

 

Sorry its not set :(

 

Bouvard a su travailler comme un moine copiste pour produire une radio de saltimbanques,

injecter de la fantaisie dans la culture,

et prouver que l’intelligence peut être populaire dès lors qu’elle est joyeuse.

Au Figaro

il y a peu

il confiait qu'il n'aimerait pas être jeune journaliste aujourd'hui ...

 

 

Philippe Bouvard,

c’est la rencontre rare entre le sérieux du journaliste et la légèreté du clown.

Un homme qui a travaillé sans relâche pour que la culture cesse d’être intimidante et devienne, simplement, un plaisir partagé.

C'est RTL

"sa" radio

qui la première a annoncé à 8 heures son décès à son domicile de Cannes

ce lundi matin.

 

Sorry its not set :(

 

Parmi les premiers hommages 

celui qui lui a succèdé avec succès aux Grosses têtes

Laurent Ruquier. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 24 Aout 2026.

Voir l'article

J-8 pour Mouv’ . La station jeune de RF quitte la FM. Un choix compréhensible, mais révélateur d’un problème structurel, ancien ! (le 17-08-2026)

 

Ce 31 août, Le Mouv’ cessera d’émettre en FM.

Une décision qui peut se comprendre :

la cible jeune ne consomme presque plus la radio en linéaire.

Mais ce basculement s’accompagne

de la disparition de la rédaction, des magazines,

des débats, du service,

au profit d’une offre essentiellement musicale …

 

Sorry its not set :(

 

Première évidence ...

Mouv’ n’a jamais disposé d’un réseau FM lui permettant d’exister réellement dans le paysage français.

Avec environ 30 fréquences,

la station n’a jamais atteint la masse critique nécessaire pour installer une habitude d’écoute.

À titre de comparaison NRJ détient plus de 200 fréquences, Fun Radio environ 150, Skyrock plus de 150, RTL2 plus de 180, ou Europe 2 plus de 160.

 

Ce handicap structurel n’est pas nouveau :

Radio 7 son ancêtre en a souffert dès 1980 :

seulement deux fréquences FM,

toutes deux en région parisienne.

Face à des radios libres en pleine expansion, des réseaux privés en structuration, une FM qui devenait un marché national.

Radio 7 ne pouvait pas créer de réflexe d’écoute ne pouvait pas rivaliser.

Elle avait pourtant un ton moderne, une programmation, un habillage, une rythmique, des animateurs, des techniciens et une rédaction jeune et compétents et également une vraie compréhension de la cible.

 

 

En 1987,

Radio 7 est arrêtée pour permettre la création de France Info

elle aussi inspirée des expériences américaines,

mais boostée immédiatement par ce que Radio 7 n’a jamais eu :

un réseau conquérant.

Avec 7 grandes villes au départ, il n’a cessé de s’étendre depuis

et jusqu’à ces derniers jours encore,

faisant de France Info l’une des radios les mieux distribuées du pays

et durablement installée sur le podium des meilleures audiences.

 

 

Le Mouv’ :

même qualité éditoriale que Radio 7,

mais … même handicap structurel :

Vingt ans plus tard, Le Mouv’ reproduit exactement le même schéma :

rédaction solide, avec peut-être moins d’incarnation du coté des programmes tout de même ...

Des formats pourtant adaptés qui misent d’emblée sur la complémentarité avec le digital,

un ton moderne, une créativité réelle ...

Le jour de sa création en 1997,

c’est aussi la sortie de l’album "Paradisiaque" d’Mc Solar …

Prometteur !

 

 

Créée à Paris,

la station déménage à Toulouse,

d’où elle diffuse son offre à vocation nationale pendant douze ans

avant d’être rapatriée à Paris.

 

 

Pour beaucoup

cette longue implantation dans la ville rose a été une contrainte majeure :

éloignée des maisons de disques, des artistes et de l’écosystème musical parisien,

la station recevait moins d’exclusivités, moins de sessions live, moins de partenariats.

Dans un marché culturel hyper‑centralisé,

cette distance a limité son incarnation, son attractivité et sa capacité à créer des moments forts.

Le retour à Paris était indispensable pour exister dans l’industrie…

même si le véritable obstacle restait l’absence d’écoute jeune en France.

 

 

 

Et puis …

En vingt ans, Le Mouv’ a changé six fois de cible musicale,

s’inspirant tour à tour de Oui FM, NRJ, Fun Radio, Europe 2, Skyrock, Ado FM, Nova et même des radios campus.

Chaque virage a détruit le public précédent sans jamais conquérir durablement le suivant.

Le Mouv’ n’a jamais pu incarner une scène :

trop rock pour les urbains,

trop urbain pour les rockeurs,

trop pop pour les indés,

trop indé pour les amateurs de mainstream.

Cette instabilité chronique a rendu la marque illisible :

une radio jeune qui change de personnalité tous les trois ans ne peut pas devenir une tribu, un repère, un univers.

Le Mouv’ n’a pas manqué d’audace :

il a manqué de continuité.

Malgré des initiatives qui demeureront patrimoniales

comme les sessions réalisées à la maison ronde avec les formations musicales de Radio France ! 

 

 

Alors ce 31 aout, Mouv’ quitte la FM :

c’est cohérent avec les usages.

Mais Mouv’ quitte aussi l’information, le service, la rédaction, la mission publique.

Il devient une offre musicale numérique.

 Là où la radio Mouv de service public avec sa déclinaison sur le web , ambitionnait d’informer les jeunes,

ce sont aujourd’hui des offres comme HugoDécrypte, Brut, Konbini, France.tv (Slash, BrutX) et franceinfo qui structurent réellement le paysage de l’information des 15–35 ans.

Elles ont en commun d’être nativement numériques, vidéo‑centrées, incarnées et clairement positionnées,

là où Mouv est resté perçu comme une radio linéaire aux contours éditoriaux fluctuants.

Le service public n’a pas échoué en bloc : 

France Télévisions et franceinfo : au sein de Radio France

sont mobilisés pour capter les jeunes gens sur leurs écrans et leurs usages.

 

 

Ce qui n’a pas pris, c’est l’idée qu’une radio musicale,

changeant régulièrement de cible et de format,

puisse devenir à elle seule le média d’information de référence d’une génération.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 23 aout 2026.

 

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Quand y'a l'feu ... Médias locaux : Bravo ! Mais pour les nationaux … Point trop n’en faut ? Et quid de l'audiovisuel public en Gironde entre la radio ICI et la TNT Noa ? (le 28-07-2026)

 

Quand une partie de l’hexagone brûle,

le monde s’efface…

et le web s’enflamme.

Pour la 5ème journée consécutive

sur les écrans et dans les haut-parleurs de la majorité des généralistes

un bandeau rouge clignote :

"Édition spéciale

Incendies en Gironde".

Avec, c'est vrai, de magnifiques offres

comme ce lundi soir l’édition spéciale de France Télévisions

sur la 2 :

 

 

La France entre dans un récit unique :

le feu avance.

Priorité aux images de pins en flammes,

de Canadair qui rasent les cimes,

de familles évacuées en urgence.

Les auditeurs et téléspectateurs

en Gironde et dans les Landes

estent suspendus à la radio

ou au streaming desTV d’info continue sur leurs smartphones,

comme à une ligne de vie, le pays respire au rythme des braises.

 

Mais pendant ce temps,

le monde continue de bouger,

mais hors antenne.

Parce que loin des flammes,

l’actualité mondiale ne s’arrête pas,

implacable,

comme si elle ignorait

que les antennes françaises ont fermé les volets.

En Ukraine, des drones explosifs frappent une centrale électrique.

Dans le Donbass, des soldats avancent de quelques centaines de mètres.

Zelensky réclame une nouvelle aide aérienne.

 

Sorry its not set :(

 

Mais sur les ondes nationales,

plus grand-chose ...

Le conflit se déroule dans le silence,

comme s’il avait été mis en pause.

Dans le détroit d’Ormuz, un navire marchand est intercepté par les forces iraniennes.

Un destroyer américain se rapproche pour sécuriser la zone.

Les tensions montent, les diplomates s’agitent.

Et Donald Trump parade sur son réseau social :

 

 

Il annonce une décision qui secoue les marchés,

une réunion stratégique se tient à l’OTAN,

des sanctions sont prises contre Téhéran.

Mais dans les journaux français,

le président américain n’a plus de place.

Dans les rédactions nationales règne la mécanique du choix éditorial,

qui aboutit au silence :  

L’international :

on verra plus tard …

Pourtant 2 dossiers, au moins,  ont mobilisé les antennes depuis des mois :

Ukraine / USA-Iran !

 

Il faut saluer en revanche une exception :

les médias de proximité qui honorent leur raison d’être et tiennent leur rôle.

Ils ne disparaissent pas dans le trou noir.

Ils ne s’excusent pas de parler du feu :

c’est leur ADN.

ICI Gironde vit au rythme des sirènes.,

les journalistes et les animateurs connaissent les villages, les routes, les habitants.

Ils racontent ce que les autres ne voient pas :

les bénévoles qui apportent des bouteilles d’eau,

les agriculteurs qui aident les soldats du feu

les élus qui dorment sur un matelas dans la salle des fêtes.

et la solidarité s'organise : 

 

 

France 3 Aquitaine est ce lundi

pour son journal de la soirée

en direct du terrain :

 

 

Une question :

pourquoi,

comment,

à l’occasion de ce fait exceptionnel,

les médias locaux de service public désormais sous la marque commune ICI,

ne réussissent-ils pas à mettre en place une co-diffusion entre la radio,

ICI Gironde,

et la chaîne TNT dédiée à l’Aquitaine Noa ???

 

Sorry its not set :(

 

Ces 2 médias de service public,

chacun en plus en situation délicate en termes d’audience,

ont la possibilité de faire l’union pour augmenter leur force,

dans la lignée de ce que souhaite d’ailleurs la tutelle depuis des années :

le regroupement des équipes locales de service public … 

 

Sorry its not set :(

 

 

Sud Ouest,

en print comme sur son site web

et aussi Alouette avec d’autres radios associatives,

informent également sur les routes fermées, les consignes préfectorales.

 

Sorry its not set :(

 

Ils font du radio guidage,

proposent de contribuer à l’organisation des élans de solidarité. 

les médias locaux ne couvrent pas le feu :

ils couvrent leur monde !

 

Mais pendant que les médias natios traditionnels

se concentrent sur la Gironde,

le web, lui, ne dort jamais.

Il ne connaît ni édition spéciale, ni conducteur, ni hiérarchie.

Il diffuse tout, partout,

tout le temps.

Sur X, les experts militaires commentent les frappes en Ukraine,

les diplomates publient des réactions en temps réel.,

les journalistes étrangers couvrent Ormuz minute par minute.

Sur YouTube,

des chaînes indépendantes décryptent la situation internationale

que les médias français ont mise en pause.

 

 

Via les smartphones,

chaque Français a désormais dans sa poche un média globalisé,

un accès direct à l’ensemble des informations du monde,

sans filtre, sans hiérarchie, sans attente.

Le feu occupe les antennes françaises.

Mais le monde continue de vibrer

et le feu apparaît comme révélateur d’un nouvel écosystème.

 

 

Le méga‑feu ne révèle pas seulement la fragilité de nos forêts.

Il révèle la fragilité de notre hiérarchie de l’information,

le positionnement des médias,

leur raison d’être,

leur ADN.

Sur les antennes nationales,

la forêt brûle, "spectaculairement".

Dans les médias locaux,

la vie s’organise.

Sur les smartphones,

le monde continue de tourner.

 

Sorry its not set :(

 

 

Et dans ce paysage globalisé,

le feu avance,

mais le mode de consommation de l’information aussi…

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 28 juillet 2026.

Voir l'article

Images et sons des reporters avec diffusion des publis sur les RS ... Les médias tradis maîtrisent le feu des pics et vids, les valorisent, luttent contre les fake, tout en enrichissant leurs offres. (le 25-07-2026)

 

Les récits des habitants,

des pompiers,

des vigies feux

et des comptes météo ne remplacent pas le journalisme.

Ils l’enrichissent, l’étendent, l’incarnent.

 

Sorry its not set :(

 

C'est dorénavant le metier des pros de l'info :

le récit commence désormais souvent avant le journaliste,

l’image existe avant la caméra,

le témoignage circule avant d'être taité en rédaction...

Radios, télévisions, sites d’information,

ne sont plus seulement en concurrence entre eux,

mais avec les réseaux sociaux …

 

 

Les médias ne peuvent plus se permettre d’arriver après.

Ils doivent arriver avec…

Avec les habitants,

les pompiers,

les vigies feux,

les météorologues indépendants,

Souvent le journaliste entre dans un récit déjà en cours,

déjà partagé, déjà commenté, déjà viral.

 

 

La réalisation de leurs propres sons et images,

est parfois risquée

comme ce qu'a vécu cette journaliste de M6 ...

 

 

Mais les rédactions plongent aussi

dans TikTok, Instagram, X, Telegram.

 

 

Elles transforment la jungle du numérique

en offre éditoriale fiable, compréhensible, utile, en mettant en œuvre la nécessaire déontologie :  

La vérification : dans un flux saturé d’images, le journaliste devient le garant du réel.

La contextualisation : Les RS montrent l’instant ; les médias montrent le sens.

La hiérarchisation : les RS donnent tout, tout de suite, en vrac ; les médias organisent, priorisent, structurent.

Et la mise en récit : quand les RS donnent la matière brute, les médias construisent.

 

 

Les incendies offrent une démonstration grandeur nature de cette transformation.

En Gironde et dans les Landes,

le récit commence par un ciel orange à Mérignac.

Les habitants filment, les RS diffusent. 

ICI Gironde, Franceinfo, TF1, France 2, BFM TV contextualisent :

vent, sécheresse, vitesse du front.

 

Sorry its not set :(

 

Les vacanciers deviennent narrateurs :

une plage rouge à Parentis‑en‑Born, filmée par un adolescent, devient un symbole.

Les RS montrent la panique ;

Paris Match, ICI Gascogne, TF1, BFM TV montrent la carte des évacuations.

Un pompier écrit :

"On tient la piste 214 depuis quatre heures".

La phrase circule ; les médias la vérifient et l’intègrent.

 

Dans le Var

les premières images les plus marquantes souvent sont nocturnes

comme celles des habitants évacués dans le massif des Maures.

Les RS montrent la fuite ;

France 3 Provence‑Alpes, BFM TV, LCI,

ICI Provence / Côte d’Azur racontent et illustrent sur leurs sites la logique du feu.

 

 

À Collobrières, un automobiliste filme un front de feu visible depuis la route.

La vidéo devient un repère repris par Var‑Matin et TF1.

 

 

En Corse, les vidéos des villages encerclés deviennent virales.

Les habitants filment la menace de leurs maisons, et montrent la sidération …

ViaStella, RCFM, Corse‑Matin, ICI Corse, BFM TV apportent la vérification.

Les groupes “Feux Corse” publient des cartes amateures,

les médias les recoupent et les contextualisent.

 

C’est en au moment des attentats de Paris,

que la puissance des réseaux sociaux a émergé.

Les premiers récits citoyens deviennent,

mais assez tardivement dans la soirée des sources journalistiques

comme le raconte France 24 :

 

 

Dans la foulée c’est à propos des inondations, des tempêtes, et des gilets jaunes

que les vidéos amateurs deviennent indispensables,

avec ensuite évidemment les confinements et la crise Covid en 2020.

C’est l’explosion des récits personnels,

les médias apprennent à travailler avec un flux massif, émotionnel, fragmenté.

 

 

En 2022 déjà avec les Méga‑feux de Gironde,

les habitants deviennent co‑documentaristes.

Dès l’année suivante,

les rédactions créent des cellules de vérification des contenus citoyens.

Les récits citoyens sont désormais intégrés, vérifiés, contextualisés, valorisés …

C’est aussi la lutte contre les fake news

comme l’explique France Info dans cette vidéo plutôt destinée aux jeunes publics :

 

 

Au-delà du reportage sur le terrain,

le journalisme devient un métier d’assemblage, de tri, de hiérarchisation, de mise en récit.

Le journalisme ne disparaît pas,

iI transforme le flux en récit,

contribue à transmettre l’émotion du factuel en le modelant en information,

transforme le chaos en compréhension...

 

Sorry its not set :(

 

Les récits citoyens ne remplacent pas le journalisme.

Ils l’enrichissent, l’étendent, l’incarnent.

Et ils conduisent les pros de l’info à affirmer leur mission :

un métier vivant, adaptable, ancré dans le réel, et indispensable.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 25 juillet 2025.

Voir l'article

Alors que se multiplient les crises climatiques, les moyens des médias de proximité se dissolvent bien qu'ils soient en première ligne. Les feux, les inondations ou les cyclones en font la démonstration ... par l'absurde ! (le 24-07-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Les médias de proximité sont des outils de sécurité civile

qui doivent être financés comme tels.

Pas comme des gadgets,

des suppléments, des variables d’ajustement.

Parce que quand la France brûle,

se noie, tremble, suffoque…

 

Sorry its not set :(

 

Il reste une seule chose qui ne doit jamais vaciller :

la voix qui dit où aller, quoi faire, comment survivre.

Cette voix,

c’est celle de la proximité,

et l’actualité,

le démontre sous nos yeux,

par l’absurde.

 

Sorry its not set :(

 

Ce ne sont pas les plateformes mondialisées qui soutiennent les sinistrés,

pas les géants du numérique,

pas les rédactions parisiennes :

ce sont les médias de proximité !

Ceux, pourtant qu’on affaiblit,

qu’on sous-finance,

que les recettes publicitaires privées abandonnent pour le digital,

que les budgets publics compressent pour “tenir l’enveloppe”.

 

 

En Gironde,

les fumées recouvrent la presqu’île.

Les routes vers le Cap Ferret se ferment,

les réseaux mobiles sont fragilisés. ...

À Biscarrosse, les fumées envahissent les quartiers,

Les évacuations se multiplient. 

Et ...

Qui informe, de manière éfficiente,

au plus près du terrain ?

ICI Gironde,

ICI Gascogne,

France 3 Aquitaine ...

 

 

Mais aussi TV7 Bordeaux,

les radios locales privées,

et avec,

sans déontologie,

les boucles WhatsApp de quartiers, les groupes Telegram “Feux Gironde”, et les pages Facebook des mairies...

 

Sorry its not set :(

 

Idem dans le Var ...

 

 

4Et en Corse ...

À Cuttoli‑Corticchiato, Afa, Peri, Appietto,

les routes se ferment, les hameaux s’isolent, les lignes tombent.

Mais ICI Radio Corse Frequenza Mora tient l’antenne.

 

Sorry its not set :(

 

France 3 Via Stella montre les images,

Sans déontologie,

les groupes Telegram “Feux Corse” signalent les foyers.

 

C’est absurde !

Les crises passées racontent la même histoire !

Dans le Pas-de-Calais, en 2023 et 2024,

les crues de l’Aa et de la Hem ont noyé

Blendecques, Saint‑Omer, Arques, Aire‑sur‑la‑Lys, Campagne‑lès‑Wardrecques.

Les habitants perdaient le réseau.

Mais ICI Nord, Delta FM, Radio 6, Wéo étaient là.

Plus tard,

les médias locaux ont suivi les conséquences.

 

 

Comme sur la côte d’azur en 2020 avec la Vallée de la Roya,

ou Outre-mer,

les médias de proximité sont des outils de survie

A Mayotte, La 1ère a elle même été impactée par le cyclone Chido 

 

 

A La Réunion pendant le cyclone Belal,

Saint‑Denis, Saint‑Paul, Le Port, Saint‑Leu, Cilaos, Salazie ont survécu

via Réunion La 1ère, Freedom, Exo FM. Sans eux, impossible de savoir quelles routes étaient effondrées.

 

A la Martinique :

Trinité, Morne‑Rouge, Saint‑Pierre, Fort‑de‑France ont tenu le coup

via Martinique La 1ère

et évidemment RCI.

 

Sorry its not set :(

 

Idem en Guadeloupe :

Saint‑François, Sainte‑Anne, Le Moule, Capesterre‑Belle‑Eau ont fait face

grâce à Guadeloupe La 1ère, Radio Haute‑Tension

et évidemment surtout RCI ...

 

Sous nos yeux,

c’est une vraie démonstration par l’absurde :

Les médias de proximité sont indispensables,

et pourtant l’ensemble du système les affaiblit !

Pour les médias privés, les recettes publicitaires fuient vers le digital, les régies désertent le local, les rédactions se réduisent.... Nombre d’antennes s’apprêtent à fermer.

Dans les médias publics,

la proximité devient pour les directions générales de l’intra-périph parisien une variable d’ajustement.

les budgets se sont contractés, les équipes locales doivent produire plus avec moins.

 

Sorry its not set :(

 

N’en déplaise aux tv et radios nationales

au-delà de leur investissement et de leur talent :

ce n’est pas de manière jacobine

qu'on gère au mieux une crise locale !

 

Sorry its not set :(

 

La gestion de crise est pertinente au plus près du terrain,

par ceux qui connaissent les routes, les vallons, les villages, les maires, les pompiers, les habitants.

 

La proximité n’est pas un gadget, pas un supplément, pas une variable d’ajustement, pas un outil de gestion de crise.

C'est un service essentiel,

une infrastructure de résilience,

un maillon vital pour la sécurité

et la démocratie.

Le financement des médias de proximité publics comme privés

doit être protégé, renforcé.

Il est grand temps enfin d’inverser la spirale infernale d’affaiblissement,

et de leur donner,

ou plutôt  de leur "redonner"

les moyens d'assurer leur rôle au sein des territoires.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 24 juillet 2024

Voir l'article

“Moins de 15 ans : protégés des RS ". La loi doit être appliquée le 1er septembre... Revers de la vertueuse médaille : elle va aussi couper les ados de leurs médias naturels, et personne n’est prêt ! (le 23-07-2026)

 

Hier,

l’Assemblée nationale a adopté la loi

interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Elle n’entrera en vigueur qu’au 1er septembre 2026,

avec fermeture

ou vérification des comptes existants

au 1er janvier 2027.

 

 

Comment les 12–15 ans

vont-ils s’informer

quand leur premier canal d’actualité sera coupé ?

Ils ne regardent pas le JT,

ils n’écoutent pas la radio,

ne lisent pas la presse.

Leur monde,

c’est leur smartphone,

leur fil d’actualité c’est TikTok,

leur décryptage,

c’est Instagram.

Leur JT,

c’est une vidéo verticale de 40 secondes…

84 % des 13–15 ans s’informent

via TikTok, Instagram, Snapchat.

Ce sont leurs médias, leurs repères, leurs habitudes.

Et la loi, lorsqu’elle sera appliquée,

coupera tout.

 

 

A propos de la loi,

voici la publication ce mercredi soir

du site plébiscité par les jeunes :

HugoDecrypt …

 

 

HugoDécrypte, c’est le phénomène.

Le média numéro 1 des jeunes Français :

Chiffres globaux :

YouTube : 2,6 à 4 millions

Instagram : 1,5 millions.

“Actus du jour” :

1 à 3 millions de vues quotidiennes !

Les plateformes où HugoDecrypt performe le plus :

TikTok, Reels, Shorts ,

sont remplies de 13–17 ans.

Les enquêtes Reuters/YouGov montrent

qu’HugoDécrypte est la première source d’actualité

citée par les jeunes,

devant Le Monde, Le Figaro, Libération.

Pour les 12–15 ans,

Hugo n’est pas un influenceur,

c’est un prof d’actu, un grand frère, un repère.

Et la loi va couper ce lien.

 

Sorry its not set :(

 

S’agissant de Brut :

la télé des ados, mais en vertical.

C’est l’autre géant, la version 2026 de la télé d’info :

rapide, visuelle, incarnée.

Brut, c’est le média qui montre, qui raconte, qui filme.

Les ados y trouvent ce qu’ils ne trouvent nulle part ailleurs 

des images, des visages, des témoignages.

Et là encore, le cœur de l’audience,

ce sont les 13–17 ans, les 12–15 ans y sont chez eux.

 

 

 La loi va les couper de TikTok et Instagram et Brut.

Ils devront se réinventer pour aller à la rencontre de cette cible.

 

Du côté des médias tradis :

Radio France :

il manque désormais un étage à la maison ronde

pour les 12 / 15 ans ...

Reste Mouv’ bientôt uniquement numérique,

que les très jeunes 13 à 15 ans

de toutes façons n'écoutent pas …  

Sorry its not set :(

 

Et ils font bien,

puisque toute la mission d’information a disparu

au profit simplement de la musique !

En cela le service public de la radio manque à son cahier des charges :

ce public est abandonné.

 

Sorry its not set :(

 

Il y a aussi

"Mon Petit France Inter ",

un bijou,

mais pour les 7–12 ans.

Les Odyssées : 2,5 M écoutes/mois.

Bestioles : 1 M/mois.

Mais à 12 ans, les ados montent d’un étage…

et il n’y a plus rien.

Entre 12 et 15 ans,

Radio France n’a pas de média.

 

France Télévisions :

beaucoup de contenus, mais à l'évidence,

pas le bon format !

C’est riche, c’est massif, c’est public,  mais pour les ados, ce n’est pas quotidien.

Il y a Lumni,

c’est super en classe,

mais les ados ne l’ouvrent pas spontanément :

5 millions d’utilisateurs/mois, usage scolaire.

 

Sorry its not set :(

 

Il y a Slash :

très bon, très moderne, mais pensé pour les 16–30 ans.

1,2 million d’abonnés YouTube.

 

Et il y a les offres de Franceinfo :

Capsules pédagogiques,

JT jeunes…

Le dernier épisode en ligne date du 3 juillet, 

loin des pôles d'intérêt des ados !

 

 

CQFD :

mais moins de 2 % d’audience chez les moins de 15 ans. 

Il manque un JT ado,

un vrai, court, incarné, quotidien !

Qui le fera ???

 

Et puis il y a aussi

la presse "jeunesse" :

ce que les ados ouvrent vraiment…

et ce qu’ils laissent de côté !

Les 12–15 ans ne “lisent” pas la presse jeunesse

comme on lit un journal.

Ils picorent, feuillettent, regardent,

souvent parce qu’un prof

ou un parent

leur met un magazine dans les mains.

Mais certains titres arrivent quand même à exister dans leur paysage.

 

Sorry its not set :(

 

1jour1actu

c’est le seul qu’ils connaissent vraiment,

qu’ils croisent à l’école.

Ils aiment les dessins, les explications rapides, les “c’est quoi… ?”.

1,5 million de visiteurs uniques mensuels,

une Chaîne YouTube à l’audience modérée,

un comte Instagram discret

et pas de  TikTok.

Les 12–13 ans l’utilisent.

Les 14–15 ans le trouvent “trop scolaire”,

mais ils le connaissent.

Ils aiment les témoignages, les pages société, les quiz.

 

Sorry its not set :(

 

Okapi :

le magazine des collégiens

Les 12–13 ans aiment encore,

les 14–15 ans décrochent :

150 000 exemplaires papier,

Site web fourni, Instagram modéré, pas de TikTok …

 

Donc …

Quand la loi entrera en vigueur,

les 12–15 ans vont perdre :

leur fil d’actualité (TikTok),

leur décryptage (Hugo),

leur télé d’info (Brut).

Et ils ne vont pas spontanément revenir

vers le JT, la radio, la presse, les sites institutionnels !

Il va falloir inventer, 

et vite !

 

Sorry its not set :(

La loi protège les adolescents,

mais elle réduit aussi de facto leur accès à l’information !

Elle crée un vide que les médias n’ont pas encore comblé

et elle oblige Radio France, France Télévisions,

mais aussi Brut, HugoDécrypte,

et toute la presse jeunesse à réinventer leurs formats

pour ne pas perdre le lien avec les 12–15 ans.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 23 juillet 2026.

 

 

Voir l'article

FM comme France Musique ? Plus seulement ... Elle ferme un tiers de ses émetteurs pour passer au DAB+ : une transition qui dit beaucoup de l’avenir de la radio ! (le 21-07-2026)

 

Sorry its not set :(

 

C'était pas mieux avant !!!

 

 

France Musique,

c’est une radio à part…

Une chaîne dont les fidèles ne se contentent pas d’écouter …

Ils apprécient la respiration d’un soliste, la profondeur d’un chœur, la couleur d’un orchestre.

Pour eux, la qualité sonore n’est pas un détail, c’est une promesse.

Et c’est précisément ce que le DAB+ vient renforcer :

un signal stable, sans souffle, sans distorsion, avec des métadonnées enrichies.

Sur le papier, tout est là pour séduire ce public exigeant.

 

 

France Musique perd ce mercredi environ 300 émetteurs,

notamment dans les zones rurales et périurbaines,

au profit pour beaucoup de France Info.

 

Sorry its not set :(

 

Face à cette mutation,

sa rivale Radio Classique,

fait un choix très différent.

 

Sorry its not set :(

 

En plus évidemment aussi du streaming, la station privée conserve 100 émetteurs FM couvrant près de 85 à 90 % du territoire, et son réseau DAB +.

Elle n’abandonne aucune fréquence.

Elle reste accessible partout où la FM demeure le mode d’écoute dominant.

Elle continue à jouer sur tous les instruments de diffusion comme le montre cette pub de 2017 : 

 

 

Dans les zones où France Musique disparaît,

elle devient mécaniquement la seule radio classique disponible partout en FM.

 

D'autres offres sur ce segment tentent leur chance...

 

Sorry its not set :(

 

Depuis Paris, en streaming et DAB + en Ile de France,

"La grande musique ".

 

Sorry its not set :(

 

Et depuis Strasbourg Accent 4 :

elle fait rayonner la musique classique

"Vue d'Alsace",

en valorisant ses artistes régionaux.

Disponible en streaming,

en FM, et aussi jusqu'à maintenant en DAB . 

Mais elle va devoir stopper la diffusion en numérique,

pour des raisons budgétaires ... 

 

Selon la dernière étude Médiamétrie

la radio rassemble chaque jour

37,6 millions d’auditeurs en France métropolitaine.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cet ensemble massif,

France Musique

et Radio Classique

représentent une niche très spécifique :

France Musique : environ 1 million d’auditeurs quotidiens,

Radio Classique : entre 900 000 et 1,1 million selon les vagues.

Total cumulé : environ 1,9 à 2,1 millions d’auditeurs par jour,

soit à peine 5 % du total des auditeurs radio en France.

 

Médiamétrie montre

une sur‑représentation des CSP+

parmi les auditeurs de France Musique et de Radio Classique :

Un public plus diplômé,

plus équipé,

plus sensible à la qualité sonore.

Ce sont des auditeurs qui possèdent déjà des chaînes hi‑fi,

des autoradios récents,

des enceintes connectées,

des systèmes "audio" haut de gamme...

un public plus enclin que la moyenne à acheter un récepteur DAB+ si cela améliore leur exigeante expérience d’écoute.

 

Sorry its not set :(

 

À l’inverse, la plupart des autres radios françaises,

musicales ou généralistes,

s’appuient sur un public qui écoute désormais surtout

via smartphone,

et qui ne perçoit pas l’intérêt d’investir dans un nouvel appareil …

Comme le montre cet échange sur YouTube

entre un audiophile et une jeune consommatrice de musique

surtout via les RS :

 

 

Pour elle, le streaming suffit.

Pour les afficionados de France Musique,

l'excellence du son est un véritable levier éditorial.

 

Toutefois ... En Suisse

la radio publique SRG SSR a perdu 17 % de son audience quotidienne après extinction FM,

avant stabilisation, et réouverture de certaines fréquences en modulation de fréquence dès cet automne pour limiter la casse.

La communication pour inciter les auditeurs à s’équiper en récepteur numérique

a pourtant été forte depuis des années,

comme le montre ce reportage de la RTS :

 

 

En Norvège : baisse plus forte lors de l’arrêt FM national en 2017, puis remontée progressive.

En Belgique, le DAB+ couvre 95 % du pays, mais la FM reste présente pour éviter les pertes.

En Allemagne : coexistence FM/DAB+, mais près de la moitié des usagers reste fidèle à l’hertzien. Plus de 28 millions de récepteurs numériques ont déjà été vendus.

Au Royaume‑Uni : FM/AM représente toujours 24% de l’écoute bien que plus de 55 millions de récepteurs DAB aient été vendus.

 

La France, elle, a avancé plus lentement.

Jusqu’à 2015 NRJ, RTL, Europe 1, RMC ont considérées que le DAB+ ne leur apportait pas de nouveaux auditeurs, coûtait cher,

risquait de fragmenter l’audience et ouvrait la porte à de nouveaux concurrents.

Ils ont donc refusé d’investir, ce qui a bloqué le marché.

Radio France disait :

"Le DAB+ est intéressant, mais la FM fonctionne très bien chez moi,

je pourrais y aller… mais pas seul". 

 

 

La couverture DAB+ dépasse désormais 60 % de la population,

mais le parc de récepteurs reste limité, hors automobile neuve.

Et surtout,

aucune donnée d’audience publique ne distingue encore clairement

l’écoute FM, DAB+ ou IP !

 

Sorry its not set :(

 

Partout en Europe le service public a un rôle moteur dans le passage au DAB+.

Le secteur privé, plus préoccupé par le court terme, reste plus conservateur.

Radio France fait donc preuve de courage : vu son modèle économique elle peut le faire.

Mais la véritable question est ailleurs :

la majorité du public

privilégie désormais la simplicité du streaming mobile,

quitte à accepter une bien moindre qualité sonore

entre les oreilles ...

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 21 juillet 2026.

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