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ICI c'est Paris ! La radio locale de RF en Ile de France explose les compteurs d'audience via YouTube avec le PSG. Et elle n'est pas la seule à performer via la pluri diffusion sur les RS ... (le 03-06-2026)

 

Une soirée de foot avec le PSG,

et une radio locale ICI Paris Île‑de‑France,

qui co-diffuse son émission sur YouTube :

500 000 vues en une seule soirée…

A la satisfaction du nouveau directeur du réseau des radios locales de service public : 

 

Sorry its not set :(

 

Un demi‑million de personnes devant un programme qui,

à l’origine,

est une offre radio !

 

 

Ce qui s’est passé,

c’est en quelque sorte la démonstration d'un basculement,

d'un changement de monde,

d'une démonstration éclatante

que la radio ne vit plus seulement sur la FM.

Elle vit aussi là où sont les gens, 

sur YouTube, TikTok, Instagram, Twitch.

Les jeunes supporters du PSG n’ont pas tous allumé la radio

mais ils ont cliqué sur un lien vidéo,

ils ont rejoint une communauté,

ont vécu un moment,

et ce moment… c’était de la radio.

 

 

La locale de RF en Ile de France qui pourtant n'apparaît jamais, 

ce n'est arrivé qu'une fois il y a bien des années, 

dans le sondage des radios de Médiamétrie 

puisqu'elle ne réussit pas à atteindre le 1 % d'audience fatidique

pour être mentionnée ! 

 

C’est ça,

la pluri diffusion,

qui n'est pas pour autant du cross media. 

Ce n’est plus un gadget, 

c’est devenu la condition d’existence pour toucher les publics qui n’ont plus le réflexe FM.

Et ICI Paris IDF n’est pas un cas isolé.

 

Sud Radio par exemple n’a pas de réseau FM national suffisant,

pas de fréquences partout,

la puissance historique des grandes généralistes.

 

 

Et pourtant, Sud Radio existe nationalement parce qu’elle filme tout, diffuse tout sur ses RS.

Ses contenus tournent sur YouTube,

sur Facebook,

sur X.

et que ses podcasts circulent,

que ses débats deviennent viraux.

Sud Radio est devenue une radio nationale…

par les plateformes, pas par la FM.

 

Et ce mouvement,

il est partout.

Skyrock, par exemple :

Planète Rap est devenu un format web avant d’être un format radio.

Les sessions filmées dépassent souvent l’audience FM.

 

 

Les jeunes ne découvrent plus Skyrock sur un poste,

ils la découvrent sur leur téléphone.

 

NRJ ?

Même chose.

 

Sorry its not set :(

 

Les DJs filmés, les festivals, les extraits courts :

des millions de vues.

 

 

La marque vit autant sur les plateformes que sur la FM.

Fun Radio ?

Les sets filmés, les replays, les moments forts :

c’est là que les jeunes entrent dans la station.

 

 

France Inter,

France Info ?

Les interviews filmées deviennent des contenus autonomes.

 

 

Certaines séquences dépassent largement l’audience radio.

Conduisent-ils pour autant les internautes à redevenir auditeurs,

et réécouter la FM ?

 

Et ce n’est pas seulement français.

BBC Radio 1,

au Royaume‑Uni, a fait de ses sessions live filmées un phénomène mondial.

 

Sorry its not set :(

 

Los 40, en Espagne,

dépasse largement la FM grâce à ses concerts et ses formats vidéo.

 

 

iHeartRadio, aux États‑Unis, filme ses matinales comme des talk‑shows.

 

 

1LIVE, en Allemagne, existe autant sur YouTube que sur la bande FM.

 

 

Partout,

la même logique :

la vidéo est devenue la porte d’entrée vers l’audio.

Les plateformes sont devenues

le premier lieu de découverte,

la FM seule ne suffit plus à toucher les publics non‑captifs.

Alors oui, la radio reste la radio, elle reste une voix, un direct, une émotion, un lien.

Mais pour continuer à exister,

elle doit sortir de la radio,

aller là où sont les gens,

pas seulement là où ils étaient.

La FM est le socle,

le web est l’amplificateur,

la vidéo est la vitrine,

et l’événement est la clé.

ICI Paris IDF l’a prouvé.

Sud Radio l’a confirmé. Skyrock, NRJ, Fun Radio, France Inter, BBC Radio 1, Los 40 l’illustrent chaque jour.

 

Sorry its not set :(

 

La radio gagne désormais

quand elle sort de la radio,

Et la prédiction des Buggles il y a bientot 50 ans

n'est décidément pas d'actu ! 

 

 

The Buggles,

le nom du groupe était en réalité une contraction 

entre The Beatles

et bugs ( les « petits insectes ),

avec une touche volontairement électronique,

presque "bug informatique".

Trevor Horn et Geoff Downes voulaient un nom

qui sonne comme un groupe pop

mais qui évoque aussi la technologie, les machines, les synthés.

C'est le premier clip diffusé sur MTV en 1981,

ce qui rend le nom du groupe

et son message encore plus ironique.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 3 juin 2026.

Voir l'article

Quand le feuilletonnage fait des ravages ... Comment informer et lutter contre les fake sur les RS quand le Président de la 1ere puissance mondiale passe du noir au blanc du matin au soir ? (le 02-06-2026)

 

Depuis des semaines,

c’est la même scène :

chaque soir, chaque matin, chaque édition spéciale…

Les rédactions se retrouvent face à un casse‑tête

qui tourne à l’absurde !

 

Sorry its not set :(

 

Hier soir encore,

lundi 1er juin,

des journalistes et des consultants militaires désarmés

ont du deviser durant des heures

à propos du navire attaqué dans le détroit d’Ormuz !

Avant d' y voir plus clair ce matin...

 

 

Des images à interpréter,  

des versions contradictoires,

des sources américaines qui se contredisent.

Et, au-dessus de tout cela,

un président des États‑Unis qui change de ligne

plus vite que les bandeaux défilants.

 

 

Le matin : menace militaire,

à midi : désescalade,

le soir : fermeté retrouvée.

Et parfois,

tout cela en moins de six heures !

Ce n’est pas un accident,

c’est un système,

et cela dure en particulier

depuis le déclenchement de la guerre en Iran par les États‑Unis.

Donald Trump souffle le chaud,

le froid,

le tiède,

puis le brûlant.

 

Sorry its not set :(

 

Il annonce, dément, nuance, contredit...

Il tweet, rétropédale, menace, rassure.

Et les médias professionnels doivent suivre, recouper, vérifier, expliquer…

en temps réel.

Mais aujourd’hui, les médias ne se battent plus seulement

contre l’incertitude politique,

ils se battent sur deux fronts.

 

Sorry its not set :(

 

D’abord, le brouillard stratégique.

Ce n’est pas nouveau.

Johnson au Vietnam,

Nixon au Cambodge,

Bush en Irak :

l’histoire est pleine de dirigeants qui ont brouillé les cartes.

 

Sorry its not set :(

 

Mais à l’époque,

les rédactions avaient au moins

le temps de respirer

entre deux déclarations.

Aujourd’hui,

tout se joue en direct,

en notifications,

en “breaking news”.

 

Sorry its not set :(

 

 

Deuxième front :

le chaos numérique…

Et c’est là que l’époque change tout.

Pendant que les rédactions vérifient,

les réseaux sociaux,

eux,

diffusent :

des vidéos sorties de leur contexte,

des rumeurs emballées comme des scoops,

des montages trafiqués,

des messages de propagande,

des théories complotistes prêtes à l’emploi.

Comme les médias professionnels en large majorité le dénoncent :

Ici sur France Télévisions : 

 

 

Et malgré le travail des pros

les fake circulent plus vite que les démentis,

que les analyses,

que les faits.

Le public, lui, est devenu aussi internaute.

Il écoute la radio,

il regarde la télé…

mais il scrolle aussi sur son téléphone.

Il voit passer des informations contradictoires,

des théories,

des images choc.

Y compris du principal intéressé : 

 

 

Il ne sait plus qui croire.

Il ne sait plus ce qui est vrai,

ce qui est faux,

ce qui est confirmé,

ce qui est inventé.

 

Sorry its not set :(

 

Mais dans ce brouillard,

les médias professionnels doivent tenir l’audience,

parce que c’est leur mission,

leur modèle…

Ils doivent nourrir l’antenne avec leur seule matière première :

l’actualité.

Une actualité instable, contradictoire, imprévisible.

Une actualité qui change plus vite que les conducteurs.

Une actualité qui,

parfois,

n’a même pas eu le temps d’exister avant d’être démentie.

Alors oui, il y a un risque de feuilletonnage.

Quand un dirigeant change de cap trois fois par jour,

chaque revirement devient un épisode.

Chaque silence devient un mystère.

Chaque tweet devient un rebondissement.

Mais ce feuilletonnage fatigue,

il use et finit par banaliser la gravité des enjeux.

 

Sorry its not set :(

 

C’est là que se joue le vrai danger,

la fatigue informationnelle.

Le moment où le public n’en peut plus.

Le moment où l’auditeur décroche.

Le moment où le téléspectateur se dit :

“De toute façon,

ils ne savent rien.”

 

Sorry its not set :(

 

Le moment où la confusion politique

se transforme en perte de confiance

dans les médias traditionnels.

Non pas parce qu’ils travaillent mal.

Mais parce qu’ils sont contraints de feuilletonner

pour ne pas perdre leur public.

Parce qu’ils doivent remplir l’antenne avec une actualité qui se dérobe.

Parce qu’ils doivent lutter

contre des réseaux sociaux qui,

eux,

n’ont aucune contrainte.

 

Sorry its not set :(

 

Informer dans le brouillard,

ce n’est pas nouveau.

Mais aujourd’hui,

le challenge est de le maitriser

en résistant au bruit,

en luttant contre la désinformation,

et en tenant l’audience malgré tout.

 

Sorry its not set :(

 

Un générique bien d'actu

pourrait être proposé aux médias ces temps-ci : 

 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 2 juin2023.

Voir l'article

Filmer n’est pas un délit. Mais participer, encourager, valoriser, diffuser oui, parfois ! Rappel à la loi suite au déferlement de vidéos sur les Réseaux Sociaux ce samedi soir après la victoire du PSG. (le 01-06-2026)

 

Beaucoup ont ressenti

la même interrogation,

en scrollant sur leur smartphone,

ces vidéos de dégradations,

filmées parfois

par les fauteurs de troubles eux‑mêmes…

 

 

Pourquoi restent‑elles en ligne,

tournent‑elles partout,

donnent‑elles l’impression

que les médias “minimisent” ce qui se passe ?

 

Sorry its not set :(

 

Une large partie du public,

désormais internaute,

se demande :

“Mais enfin,

pourquoi personne ne fait rien ?”

Alors que à la radio et à la télévision,

nombre de journalistes

comme le ministre de l’intérieur

disent :

“La situation est contenue.”

Alors là, forcément, ça coince. ...

 

Sorry its not set :(

 

Pour comprendre

le Pourquoi du Comment,

de telles vidéos peuvent faire le buzz,

il faut tout d’abord

se référer à la loi …

 

La première date d’il y a 22 ans,

autant dire avant la montée en puissance des réseaux sociaux !

C’est la Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique :

tant qu’une vidéo n’est pas signalée, elle peut circuler.

 

En 2020,

un nouveau texte, "Avia" tente de progresser,

en obligeant les plateformes à retirer les contenus haineux en 24 heures,

ce qui aurait été une avancée.

Mais le Conseil constitutionnel refuse :

ça ressemblait trop à un filtrage automatique

jugé en France dangereux pour la liberté d’expression.

 

Sorry its not set :(

 

2 ans plus tard

le numérique est ajouté aux compétences du régulateur de l’audiovisuel.

Mais cet "ARCOM" n’est pas chargé de retirer les vidéos.

Il est censé contrôler les pratiques, des plateformes

mais pas les contenus un par un.

Il peut sanctionner, mettre en demeure, exiger des rapports,

mais ne peut pas empêcher une vidéo de devenir virale.

Benoit Loutrel, membre de l'Arcom explique le rôle de l'institution au média DeFacto.eu :

 

 

Un meilleur contrôle devrait fonctionner depuis 2 ans.

L’Europe, avec la France aux avant-postes,

souhaite se montrer précurseur avec Le Digital Services Act .

 

Sorry its not set :(

 

Il impose aux plateformes plus de transparence,

de modération,

et des sanctions allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial.

Mais il n’est toujours pas question de surveillance généralisée.

Les plateformes doivent agir vite après signalement,

mais elles ne sont pas contraintes de filtrer avant publication.

Autrement dit :

la viralité gagne toujours la première manche !

 

 

Mais pendant que les institutions s’arc‑boutent sur des principes juridiques,

les internautes,

eux,

voient toujours plus des vidéos de dégradations.

Et certains se disent :

“Ca se voit !

Les médias minimisent.”

C’est comme ça que naît la défiance.

C’est comme ça que les médias professionnels perdent du terrain.

Non pas parce qu’ils mentent,

mais parce qu’ils vérifient

et que la vérification, aujourd’hui, ressemble à un décalage.

On vit dans un monde où filmer sa propre infraction

peut faire de vous une star de l’algorithme,

où les États se veulent précurseurs,

mais où les textes fondateurs datent d’avant l’ère de la viralité.

 

 

En tous cas …

Un internaute qui met en ligne des images d’émeute

peut être poursuivi ...

 

S’il filme sa propre infraction :

et qu’il la publie,

il fournit une preuve contre lui-même.

Les poursuites possibles :

dégradation volontaire, violences,

participation à un attroupement armé,

incendie volontaire,

et vol ou pillage :

La vidéo devient une preuve matérielle.

 

S’il ne participe pas,

mais diffuse des images qui “valorisent”

ou encouragent les violences :

 

 

La diffusion peut être poursuivie

si elle constitue une provocation à commettre des infractions,

une apologie de crimes ou délits,

une diffusion de messages violents susceptibles d’être vus par des mineurs.

 

S’il diffuse des images d’émeutes sans participer :

c’est légal…

sauf exceptions...

 

 

Un internaute qui filme depuis sa fenêtre,

ou qui republie une vidéo trouvée en ligne,

n’est pas en infraction.

La loi ne punit pas le fait de filmer,

de documenter,

de montrer ce qui se passe dans l’espace public.

 

 

Mais il peut être poursuivi

si la vidéo contient des visages de policiers

dans un contexte mettant leur sécurité en danger,

des mineurs identifiables dans des situations dégradantes,

des informations permettant de commettre des infractions

comme la localisation en temps réel des forces de l’ordre.

 

Sorry its not set :(

 

Les plateformes,

elles,

ne sont responsables qu’après signalement.

C’est pour cela que des vidéos choquantes restent en ligne,

tant qu’elles ne franchissent pas clairement la ligne rouge juridique.

 

 

Filmer n’est donc pas un délit …

Participer, encourager, valoriser, mettre en danger, oui.

Et c’est là que le public se perd :

il voit des vidéos partout,

il ne comprend pas pourquoi elles ne sont pas retirées,

et il finit par croire que les médias pros “minimisent”.

Alors qu’en réalité,

la loi protège la liberté d’expression…

mais elle protège donc aussi,

involontairement,

la viralité des nuisibles.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 1er juin 2026.

 

Voir l'article

Quatre ans après la mort en Ukraine de Frédéric Leclerc‑Imhoff de BFM TV, les rédactions françaises témoignent : “La peur ne disparaît jamais" ! (le 30-05-2026)

Le 30 mai 2022

Frédéric Leclerc‑Imhoff,

était tué près de Lyssytchansk.

Il avait 32 ans.

 

Sorry its not set :(

 

Il accompagnait une évacuation humanitaire.

Il est devenu le deuxième journaliste français tué en couvrant l’invasion russe.

 

 

Sorry its not set :(

 

Dès le lendemain

Christophe Deloire,

le Président de RSF, 

décédé depuis

publie cette vidéo ...

 

 

Depuis,

le bilan ne cesse de s’alourdir.

comme en témoignent les chiffres accablants de Reporters Sans Frontières :

Plus de 175 journalistes ukrainiens et internationaux

ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes

depuis février 2022.

 

Sorry its not set :(

 

RSF parle d’une attaque visant un journaliste ou un média tous les onze jours.

L’ONG documente notamment :

16 journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions

53 blessés

au moins 83 tentatives d’homicide

et 26 journalistes ukrainiens détenus en 2026

Pour RSF: 

"Les journalistes sont devenus des cibles."

"La Russie mène une politique d’État de persécution contre les reporters."

 

Sorry its not set :(

 

Les dirigeants de rédaction témoignent depuis le début de ce conflit 

Marc-Olivier Fogiel,

alors Directeur général de BFMTV

vient en plateau le soir-même du décès de Frédéric Leclerc-Imhoff

et rediffuse un extrait de magazine consacré par la chaîne

aux risques encourus par les reporters de guerre...

 

 

Et il ajoute,

2 ans plus tard :

"Le ciblage des journalistes change tout.

On ne peut plus considérer que la presse est protégée par son statut."

 

Phil Chetwynd,

Directeur de l’information mondiale de l’AFP

affirme en mai 2023 après la mort d’Arman Soldin,

tué près de Bakhmout  :

" Il était au plus près de la réalité du terrain.

Nous savons que nos équipes

travaillent sous la menace constante

des drones et de l’artillerie. "

 

Arte Radio diffuse ce podcast

dans lequel le reporter explique la passion pour son métier : 

 

 

Un an après son décès, 

le directeur de l'agence concède : 

"Le risque zéro n’existe pas.

Ce qui nous inquiète le plus,

ce sont les frappes ciblées."

 

Jérôme Fenoglio, 

au Monde ...

"Nous envoyons nos journalistes avec des protections lourdes,

mais la ligne de front ukrainienne

reste l’un des environnements les plus dangereux pour la presse.

Chaque départ en reportage est un dilemme moral."

 

Sorry its not set :(

 

Agnès Chauveau,

à Radio France :

En 2023, lors d’un colloque sur la couverture des conflits :

"Nos reporters travaillent sous la menace permanente des frappes russes.

Nous leur répétons :

aucune image, aucun son ne vaut de prendre un risque inconsidéré."

 

Sorry its not set :(

 

RSF a saisi la Cour pénale internationale

pour crime contre l’humanité,

notamment de persécution,

estimant que les attaques contre les journalistes

relèvent d’une stratégie délibérée.

Bombardements d’hôtels de presse,

tirs de drones,

frappes sur des rédactions,

enlèvements,

détentions arbitraires :

le métier de journaliste est devenu une ligne de front.

 

Sorry its not set :(

 

Quatre ans après la mort de Frédéric Leclerc‑Imhoff,

les rédactions françaises saluent sa mémoire.

Elles saluent aussi celle de tous les journalistes

ukrainiens et internationaux

tombés en couvrant cette guerre.

 

Sorry its not set :(

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 30 mai 2026.

 

Voir l'article

Casser la voix d'un chanteur populaire accusé, mais aussi présumé innocent : certaines radios déprogramment Bruel . Mais le public l'écoute toujours plus ... sur les plateformes ! (le 29-05-2026)

 

Il y a des gestes qui racontent un monde, la déprogrammation en fait partie.

Un geste d’antan,

presque muséal,

témoin d’un temps où la radio façonnait les goûts,

hiérarchisait les carrières,

décidait de ce qui méritait ou non d’être écouté.

 

Sorry its not set :(

 

Cette semaine,

ce geste a ressurgi.

Il porte un nom : Patrick Bruel.

Figure familière,

presque patrimoniale,

récemment encore classé parmi

les chanteurs préférés des Français.

Le voilà banni, compte tenu des accusations qui se multiplient.

 

 

Aucune mise en examen,

aucun procès.,

aucune décision judiciaire ...

Mais manifestation au théatre parisien ou il joue, 

annulation de sa tournée,

et même de sa participation aux Enfoirés  : 

 

Sorry its not set :(

 

"Compte tenu des circonstances,

j’ai décidé de ne mettre aucune ni aucun d’entre vous

dans un quelconque embarras. 

J’espère vous retrouver

lorsque la justice aura prouvé mon innocence".

 

Alors ,

certaine radios appliquent un principe

de “prudence éditoriale”.

 

Sorry its not set :(

 

Avant-hier,

le 27 mai,

RFM annonce réduire sa diffusion.

Un communiqué bref,

presque pudique

mais les chiffres, eux, sont plus explicites :

 - 42 % de diffusion en sept jours.

D’autres radios suivent :

 -25 à - 35 %.

Ses titres sont “gelés”,

comme on cache un livre dans une bibliothèque

dont on ne sait plus s’il faut le mettre en avant

ou le ranger en réserve.

 

Sorry its not set :(

 

A la TV,

Nagui annonce écarter Bruel et ses chansons 

de sa quotidienne "N'oubliez pas les paroles " sur France 2 ...

Le point de vue du producteur Arthur, 

ce matin sur BFM : 

 

 

Mais ce qui frappe,

ce n’est pas tant la décision

que le décalage culturel qu’elle révèle. Le public n’écoute plus comme avant, car pendant que les radios coupent,

les plateformes montent :

entre le 20 et le 28 mai,

cette semaine même de la déprogrammation,

Bruel progresse :

Spotify : +3,8 %,

Deezer : +4,2 %,

Apple Music : +2,9 %,

YouTube : +5,1 %,

Shazam : +6 %.

Le pic d’écoutes intervient 48 heures après l’annonce de RFM.

Comme si la déprogrammation

avait servi de bande-annonce involontaire !

Avec des titres

qui peuvent être réinterpretés

alors que la star est accusée d'abus sur des mineures ...

 

 

Mais quand la radio coupe,

désormais le public clique.

Et Bruel remonte !

Ce renversement n’est pas qu’un fait divers médiatique,

c’est un changement anthropologique :

la manière d’écouter la musique n’est plus la même.

 

Sorry its not set :(

 

Autre cas révélateur,

celui de Slimane :

A l’automne 2024,

deux techniciens du Cupidon Tour portent plainte.

L’une sera classée sans suite,

l’autre requalifiée en harcèlement moral.

Un an plus tard,

le chanteur est condamné à 10 000 €, dont 3 000 avec sursis

.Entre les plaintes et le verdict,

plusieurs radios réduisent sa présence :

– 25 à – 35 %, retrait des playlists fortes.

Mais sur les plateformes

la consultation de ses titres sur Spotify comme sur Deezer

est restée stable.

YouTube a même constaté :

+7 % lors des pics médiatiques.

 

Et la semaine dernière,

un simple passage dans The Voice a suffi :

 

 

Slimane est revenu en haut de l’affiche,

comme si la radio n’avait plus le pouvoir de le retenir...

 

 

D’autres cas  ?

Décembre 2024 :

Zaho de Sagazan critique Cyril Hanouna.

Les radios du groupe Bolloré réagissent :

– 70 % de diffusion.

Spotify, lui, enregistre +18 %.

En Belgique,

Angèle accusée de trop en faire

sur son soutien aux combats lgbt+ subit une “censure douce” :

– 35 % de diffusion radio.

Mais elle reste dans le top 10 streaming !

 

Sorry its not set :(

 

Parce qu’un chiffre dit tout :

78 % des Français écoutent désormais la musique via streaming.

La radio ne pèse plus que 12 % chez les moins de 35 ans.

Selon l’étude annuelle de l’Arcom en 2025

40 % des Français ont accès à au moins une offre audio payante,

avec une forte adoption chez les 15-24 ans.

Les plateformes comme Spotify, YouTube Music ou Amazon Music

confirment leur place dans les habitudes d’écoute.

 

Sorry its not set :(

 

Une large partie du public

est devenue son propre programmateur !

Les radios peuvent encore envoyer un signal moral,

encore se protéger,

peuvent encore dire :

“Nous prenons nos distances.”

Mais elles ne peuvent plus décider pour le public,

effacer un artiste,

contrôler l’écoute.

 

Archive de la RTBF en 1990

Patrick Bruel : 

 

 

Bruel est aujourd'hui contraint au retrait

mais s'adresse en réalité toujours à son public, 

qui peut trouver une seconde lecture à certains de ses textes.

Comme s'il s'adressait à lui ,

compte tenu des circonstances 

et des accusations

auxquelles il faudra bien qu'il fasse face !

 

 

Parce qu’en 2026,

le public contourne les playlists.

Il écoute ce qu’il veut,

quand il veut,

où il veut.

Il n’attend plus qu’une antenne lui dise quoi aimer :

il est devenu son propre programmateur.

Et Bruel, cette semaine,

en est la preuve éclatante.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 29 mai 2026.

 

Voir l'article

Sale temps ! Le thermomètre des journalistes - prévisionnistes pros brûle au delà de leurs médias : complotisme sur les réseaux sociaux. (le 27-05-2026)

 

Il fut un temps où la météo était un moment de paix.

Aujourd’hui,

c’est devenu un champ de bataille.

 

Sorry its not set :(

 

Et parmi les victimes…

il y a les journalistes météo !

"On reçoit des insultes,

des menaces…

juste parce qu’on annonce 40 degrés ! "

 

Sorry its not set :(

 

Dans un reportage diffusé sur BFMTV,

plusieurs présentateurs météo racontent les messages reçus :

« Arrêtez de mentir »,

« Vous faites de la propagande »,

« On sait que vos cartes sont truquées » …

Comme le raconte Le Parisien :

 

 

Dans un sujet du 20h,

France 2 a montré il y a 4 ans déjà

les messages reçus par les prévisionnistes de Météo-France :

"On nous accuse de mentir,

de manipuler,

d’exagérer les températures. :

messages haineux, cartes météo incriminées, accusations délirantes !

 

Partout en Europe

et ailleurs comme au Quebec,

c’est le même constat :

 

 

Mais sur internet

il y a aussi ceux qui,

dans leur esthétique,

peut-être adaptée à leur cible,

rétablissent avec humour la véracité des faits

et le professionnalisme des prévisionnistes

des chaines traditionnelles.

Comme ici sur YouTube  ..

 

Des prévisionnistes locaux,

amateurs,

démolissent eux même le complotisme ambiant

qui surchauffe les réseaux sociaux !

Comme ici sur Instagram :

 

 

Alors oui,

les cas se multiplient.

Depuis l’avènement des réseaux sociaux,

chacun s’improvise expert, conteste, soupçonne.

La météo,

autrefois un service public consensuel,

est devenue un marqueur idéologique,

un terrain où s’affrontent climatosceptiques,

complotistes

et anti‑médias.

Comme le font tous les médias pros, 

dont FTV

avec le Journal Météo-Climat : 

 

 

Les journalistes météo ne font que décrire le réel.

Mais dans un monde où la réalité dérange,

ceux qui l’annoncent deviennent des cibles.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 27 mai 2026.

 

 

Voir l'article

Comparer 2026 et ses menaces de guerre généralisée à 1938 ? Quand les décideurs sont, comme les pires internautes, les 1er créateurs de Fake News ... (le 26-05-2026)

 

2026 :

un monde saturé d’images,

de notifications,

de déclarations instantanées ...

L’information circule plus vite que la réflexion,

plus vite que la vérification,

parfois plus vite que les faits eux‑mêmes !

 

Sorry its not set :(

 

Pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui,

autant regarder dans le rétroviseur !

Fin septembre 1938 :

Hitler, Mussolini, Chamberlain,

et Daladier, disent avoir signé un accord à Munich.

 

Sorry its not set :(

 

Le "prime minister" britannique brandit son papier

"Peace for our time"

Mais dès le 1er octobre,

les troupes allemandes entrent dans les Sudètes !

 

 

En Allemagne,

Goebbels a déjà transformé l’information en instrument de pouvoir.

Le Volksempfänger,

ce petit poste radio bon marché,

inonde les foyers

d’une seule voix :

la propagande doit être populaire et s’adresser aux sentiments.

C’est la verticalité absolue :

un message, un émetteur,

un peuple qui écoute.

 

 

En France,

c’est l’inverse.

La presse est éclatée, politisée, parfois hystérisée.

L’Action Française hurle à la lâcheté,

l’Humanité dénonce la capitulation,

le Temps défend l’apaisement,

Paris-Soir dramatise, rassure, dramatise encore…

Le pays lit,

écoute,

mais ne peut rien vérifier !

Comme ce que dit le Président du conseil au Bourget

à son retour de Munich :

 

 

2026 :

les dirigeants du monde parlent tout aussi fort,

mais nombre de citoyens ne savent plus

à quel média se vouer pour comprendre ce qui se joue !

Donald Trump répète que

"l’Amérique répondra immédiatement

à toute attaque contre ses intérêts".

Quand la communication se veut noire, elle devient blanche dans les heures qui suivent !

Comme constate LCI ...

 

 

Vladimir Poutine martèle que 

"l’Occident porte la responsabilité de l’escalade".

 

Benhamin Netanyahou répète que

"Israël agira seul si nécessaire".

 

Volodymyr Zelensky alerte :

"Si l’Ukraine tombe, d’autres suivront"...

 

Sorry its not set :(

 

Mais des complotistes affirment encore ce mardi sur X

que des nazis ukrainiens manifestent à Kiev...

 

 

 

Alors que surtout, 

en vérité

les personnels diplomatiques de tous les pays

sont invités par Moscou à quitter la capitale !

 

Dans la presse écrtite,

à la radio,

ou au journal télévisé,

chaque info se doit d'être analysée, documentée et si besoin contredite. 

 

Sorry its not set :(

 

Alors que sur les réseaux sociaux,

elle devient autre chose :

des slogans,

des clips dramatisés,

des armes émotionnelles.

En 1938,

la propagande était verticale,

en 2026,

elle est virale.

 

Sorry its not set :(

 

L’information n’est plus seulement manipulée :

elle est démultipliée

et trop souvent dénaturée.

Filmer, témoigner, documenter,

c’est précieux,

mais de prétendus reporters qui n’en sont pas,

de pseudo‑journalistes,

des influenceurs géopolitiques recyclent des images anciennes,

sortent des vidéos de leur contexte,

transforment des déclarations en slogans,

confondent militantisme et information,

saturent les timelines,

et écrasent la nuance !

 

En 1938,

et surtout durant les années suivantes, 

la manipulation venait d’en haut...

 

 

En 2026,

elle vient de partout.

Et dans ce brouillard,

la perception collective devient vulnérable.

Les émotions prennent le pas sur les faits.

Les récits remplacent les preuves.

Les algorithmes remplacent les rédactions.

C’est précisément pour cela

que les médias professionnels demeurent le socle,

parce que les réseaux sociaux ne sont pas des médias,

ce sont des amplificateurs…

Et un amplificateur ne vérifie rien.

 

 

Ce à quoi nous assistons chaque jour

, copié - collé de Munich 1938,

nous rappelle une chose simple :

quand les dirigeants parlent fort,

la manière dont l’information circule décide aussi de la suite.

Aujourd'hui la technologie a démultiplié la vitesse,

mais pas la véracité.

Parce qu’elle a libéré la parole,

mais aussi la manipulation.

Parce qu’elle a donné une tribune aux témoins,

mais aussi aux propagandistes.

Et parce que les leaders eux-mêmes en jouent !

C'est à celui qui "stratégiquement"

sera le leader en matière d'intox !

 

Il y a 7 ans déjà,

comme des hôpitaux

se moquant de la charité,

Vladimir Poutine et Donald Trump

ont eu ce petit échange

à propos des "fake news" :

 

 

Pour comprendre aujourd’hui,

il faut regarder hier,

pour envisager demain...
Il faut s’appuyer sur

des médias professionnels capables de mettre du sens,

là où le monde met du bruit

pour faire "fureur".

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 26 mai 2026.

 

Voir l'article

Comment lutter contre la canicule complotiste, alors que l’info comme la météo, ne sont pas des sciences exactes : récentes recommandations de l'Arcom ! (le 24-05-2026)

#médias, #impartialité, ou #service public”... 

Les réseaux sociaux, comme la météo, sont en surchauffe !

 

Sorry its not set :(

 

Faute de rafrichir les débats,

l'Arcom vient de publier

une analyse qualitative des attentes du public :

impartialité,

pratiques éditoriales, ...

Un ensemble de recommandations

à l'eau tiède,

bien que les enjeux soient considérables

comme le dit le président Martin Ajdari sur France Culture :

 

 

Sur le papier,

le service public devrait être un modèle.

Les cahiers des charges de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde

sont précis :

pluralisme strict, honnêteté, exactitude, indépendance, séparation entre faits et commentaires, diversité des points de vue, médiateurs, comités d’éthique…

 

Sorry its not set :(

 

L’Arcom le rappelle :

le service public est soumis

à une “exigence renforcée d’impartialité”,

plus forte que pour les chaînes privées :

quand on est financé par tout le monde, on doit s'adresser à tout le monde.

La ministre de la culture enfonce le clou face au Sénat,

dans la foulée du rapport sulfureux

issu de la Commission d’enquête parlementaire :

 

 

Les études publiées par l’instance de régularisation

montrent une fracture nette …

Si le service public reste pour beaucoup un repère fiable,

d'autres le perçoivent comme étant “la voix de l’État”,

trop parisien, trop bien‑pensant,

comme un haut-parleur des élites déconnectées de la vraie vie.

 

Sorry its not set :(

 

Ouvrir un journal sur l’insécurité ou sur le climat,

donner deux minutes à un ministre ou à un syndicat,

inviter tel ou tel expert,

ça ne peut pas être neutre !

Mais c’est pourtant ce qu’une partie du public ne comprend pas,

ou plus !

Traiter un sujet parmi tant d’autres c’est déjà un choix,

comme travailler un angle pour bien l'expliquer !

Mais, force est de constater que désormais

c'est là que se crée la suspicion d’orientation, de parti pris ...

 

 

L’Arcom le dit explicitement :

l’impartialité n’est pas un état,

mais une méthode

qui repose sur la transparence des choix éditoriaux,

la diversité des intervenants,

la traçabilité des sources,

la clarté entre faits et commentaires,

et la capacité à corriger publiquement les erreurs.

 

Sorry its not set :(

 

Du côté des médias privés …

TF1, M6, RTL, Europe 1 challengent le service public :

leur moteur existentiel,

c’est l’audience.

Leur biais naturel c’est l’émotion, la spectacularisation …

Personne ne leur demande d’être neutres,

ils doivent d’abord être rentables et pour cela cibler un public !

Comme en témoigne cette pépite archivée par Culture pub :

cette campagne d'RTL

il y a 15 ans : 

 

 

CNews, comme sa soeur radiophonique Europe 1,

revendique sa ligne singulière

en promettant la liberté de ton,

pas l’impartialité.

Et plus elle l'assume,

plus le service public apparaît par contraste comme

“de l’autre camp”.

 

 

Mais dorénavant aussi,

la forme compte autant que le fond.

Les jeunes, 

ou les citoyens de la "France Périphérique"

qui se sentent délaissés,

se détournent des contenus et des formats traditionnels :

plus de JT, de matinale radio, de lecture de longs articles !

L’info se consomme en stories, en shorts, en vertical, en 20 secondes sur les plateformes.

La plupart des médias est déjà engagée dans cette évolution numérique

au delà de leurs offres linéaires.

 

Sorry its not set :(

 

L’impartialité parfaite n’existera jamais, c’est une utopie.

Mais un paysage médiatique

professionnel responsable, pluraliste, transparent, repérable,

et surtout accessible dans les formats que les publics consomment

de plus en  plus…

C'est le chemin largement engagé par les acteurs du marché,

surtout sur leurs applis et sites web.

Le "teasing" sur les Réseaux Sociaux pour 

reconquérir un public vers le linéaire

est plus complexe à mettre en oeuvre. 

 

Sorry its not set :(

 

Un bol d'air frais,

c'est que les Français en 2026 attendent manifestement,

même s’ils ne le formulent pas comme l’Arcom.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 25 mai 2026.

 

Voir l'article

Entre le benjamin et le doyen des candidats déclarés : 37 ans d'écart. Pas question de "noce de papier" pour autant entre Attal et Mélenchon. C'est sur le web que se jouera avec les autres, la campagne ! (le 22-05-2026)

 

Déclarer sa candidature n’est plus seulement un acte politique,

c’est un choix de décor,

de média,

de récit…

Témoin :

Gabriel Attal,

ce midi,

dans un village de l’Aveyron.

 

Sorry its not set :(

 

Une place centrale,

quelques dizaines d’habitants,

des façades en pierre,

un soleil de midi.

Juste un micro sur pied,

une petite estrade qui se veut improvisée,

et un ancien Premier ministre de 37 ans

qui annonce sa candidature à la présidentielle

comme on annoncerait une fête de village.

Attal veut incarner la proximité, la simplicité, la rupture avec les codes parisiens.

Il veut montrer qu’il n’est pas “le candidat des plateaux”,

mais celui qui parle “au pays réel”,

comprenez

la "France périphérique". 

 

 

Mais attention ...

Si la séquence se veut dépouillée dans la forme,

elle ne l’est pas dans la diffusion.

Car pendant que les habitants du village l’écoutent,

les 4 chaînes d’info continue “accrochent” le signal,

les caméras cadrent serré,

les réseaux sociaux diffusent en streaming vertical,

les extraits sont découpés en temps réel

et les citations circulent avant même la fin du discours !

 

Sorry its not set :(

 

Gabriel Attal n’a jamais caché son intérêt pour les nouveaux formats.

Lorsqu’il était porte‑parole du gouvernement,

puis ministre,

puis Premier ministre,

il a multiplié les interventions sur les réseaux sociaux,

les formats courts,

les vidéos explicatives.

 

 

Dans Le Monde en 2023,

il explique :

"Les Français ne s’informent plus de la même manière.

Il faut parler partout, et surtout là où ils sont."

Sur France 2, en 2024, il assume : 

"On ne peut plus se contenter des formats traditionnels.

Il faut aller sur les réseaux, expliquer, montrer."

Dans Le Parisien :

"Les réseaux sociaux ne sont pas un supplément.

Ils sont une partie du débat public.

 

Sorry its not set :(

 

Attal a été l’un des premiers responsables politiques français

à utiliser TikTok

de manière régulière

pour expliquer des mesures gouvernementales.

Il a aussi été l’un des premiers

à faire des formats “face caméra” très courts,

inspirés des codes de Brut

ou Konbini.

 

Sorry its not set :(

 

Jean‑Luc Mélenchon lui aussi choisit le web.

Depuis plusieurs années,

il revendique même une stratégie anti‑médias traditionnels,

assumée,

répétée,

documentée,

il ne cherche pas à être repris.

Il cherche à produire lui‑même ses formats, ses narrations, ses audiences.

Ce matin là,

il organise une conférence de presse,

seulement pour les "nouveaux médias" :

 

 

Dans Le Parisien en 2022 :

"Les médias traditionnels ne sont plus le centre de gravité.

Nous parlons directement au peuple."

Sur France Inter :

" Je n’ai pas besoin des chaînes d’info pour faire campagne.

Je fais mes propres émissions."

Dans L’Humanité :

"Notre force, c’est le numérique.

Nous n’avons pas à quémander du temps d’antenne."

Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube

il y a 3 ans :

"Je préfère parler une heure à 300 000 personnes en direct

plutôt que dix minutes sur un plateau où l’on m’interrompt.

Et sur X (ex‑Twitter),

il écrit :

"Les réseaux sociaux sont le nouvel espace public."

 

Sorry its not set :(

 

Une déclaration n’est plus un discours.

C’est un écosystème médiatique,

un lieu,

un format,

une diffusion,

une stratégie de découpe

et de viralité.

Même si la problématique demeure la même :

faire décoller la campagne !

Pas mieux que l’éternel "fils de pub",

du haut de ses 92 printemps,

pour évoquer la force tranquille

qu’il est essentiel de mettre en œuvre.

Ayant porté à l’Elysée François Mitterrand,

il travaille en 85 pour Citroën

et la Visa GTI

qu’il faut faire s’envoler d’un porte avion pour une pub,

comme il le raconte à Alec Henri sur YouTube …

 

 

La morale de l’histoire est sans doute qu’il faut,

au-delà des médias tradis

ou nouveaux,

toujours prévoir,

aussi,

la présence de sous-marins …

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 22 mai 2026.

 

 

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"Qui veut la peau de l’audiovisuel public ?" : Au-delà de la commission d’enquête, quid des dirigeants, du pouvoir, de la conscience collective ? Entretien avec l'auteure de ce livre évènement : Nathalie Sonnac. (le 21-05-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Coup de fil

en 3 questions

à Nathalie Sonnac,

Professeure en Info&Com à Université Paris Panthéon-Assas,

conférencière et essayiste,

présidente du COP du Clémi,

directrice du Master Médias, Communication et Sport

et qui a été membre du CSA de 2015 à 2021.

 

Sorry its not set :(

 

Quelle question poseriez-vous

aux 2 pédégères de France Télévisions et de Radio France,

suite à cette commission d’enquête houleuse,

au parti pris désormais bien identifié ?

"Moi je trouve qu’il y a eu une véritable inertie

que l’on connaît bien dans toutes les grandes entreprises  ...

Par exemple ...

Les accords récents du coté de FTV de co-diffusion avec You Tube n'auraient-ils pas pu être conclus plus tôt ? 

Et puis ...

N’ont-elles pas un regret,

Radio France

et France Télévisions,

de ne pas avoir réussi à vraiment se rapprocher ?"

 

 

Sorry its not set :(

 

Quid des 6 ministres de la culture

qui se sont succédés rue de Valois et qui ont toutes et tous demandé à ces dirigeantes

de jouer l’union pour faire leur force ?

Le chantier n’a que très peu avancé …

 

Sorry its not set :(

 

"On se souvient aussi que le chef de l’état lui-même

a déclaré que l’audiovisuel public était la honte de la République !

C’est un gâchis.

C’est très dommage d’avoir eu un Président de la République aussi jeune,

clairvoyant,

pro numérique

qui n’ait pas réussi à projeter une envie sur ces dossiers … "

 

 

L’échéance de la Présidentielle est déjà au centre des réflexions,

avec la proposition désormais publique du R N :

privatiser France 2, France 5

et France Inter ….

"Il nous reste 12 mois,

12 mois d’action.

Le service public appartient à tout le monde,

donc à chacun de se forger sa propre opinion.

Voilà  donc dans mon livre

une série d’argumentaires,

d’éléments factuels

et de réflexions qui sont posés."  

 

 

"A nous tous de nous en emparer dans le débat public.

Les Suisses l’ont fait avec une votation

A 66%,

et pour la 2e fois

ils ont voté en faveur d’un audiovisuel public fort."

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 21 mai 2026.

 

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