Du 17 novembre 2018 au 17 octobre 2026 … Estampillées Gilets Jaunes mais pas seulement, un millier de manifs sont annoncées. La Presse cette fois sait (mieux) à quoi s'attendre ! (le 15-10-2026) |
Les Gilets jaunes reviennent ce samedi, rejoints par les lycéens et les étudiants. Doivent s’ajouter les parents, mais aussi les pompiers, des policiers à l'appel d'Alliance, d'autres centrales syndicales, les agriculteurs, les pêcheurs, les retraités … Et des salariés de l'audiovisuel.
Même si l'histoire ne bégaille pas toujours ... Les manifs des Gilets jaunes d'il y a 8 ans, sont devenues un cas d’école pour les rédactions !
D’ailleurs, des chercheurs en sciences de l’information et de la communication ont disséqué cet épisode. Au LERASS, le laboratoire de l’Université de Toulouse, plusieurs travaux publiés entre 2019 et 2020 ont posé un diagnostic devenu canonique. Ils parlent d’un effet de sidération et d’une rupture d’intelligibilité pour les commentateurs de la vie publique".
Le sociologue Dominique Marchetti note que les journalistes ont, presque instinctivement, tenté d’abord de "ramener le mouvement dans des catégories connues, sans parvenir à en saisir la logique propre".
La chercheuse Nathalie Pignard-Cheynel précise que les rédactions ont été confrontées à "une mobilisation née sur les réseaux sociaux, sans porte-parole, sans structure, sans calendrier".
Le politiste Éric Darras rappelle que les Gilets jaunes venaient de "territoires et de catégories sociales peu présentes dans les médias nationaux".
Et l'universitaire Jean-Michel Utard parle d’un mouvement "à temporalité propre, échappant aux routines de prévision des rédactions".
Huit ans plus tard, les signaux ressemblent étrangement à ceux de 2018 mais en plus massif, plus numérique, plus transversaux. L’appel du 17 octobre vient de vidéos TikTok publiées dès le 9 septembre.
Elles ont explosé en quelques jours et ont été largement reprises par l’ensemble des médias : carburant, vie chère, pouvoir d’achat. L’ensemble de la presse a couvert les manifestations des 266 000 à 450 000 lycéens dans les rues depuis un mois. Même si leurs vacances débutent, ces lycéens contestataires attendent samedi, “avec impatience”.
Comme le raconte le site d’info HugoDecrypt, plébiscité par les jeunes gens.
La Confédération paysanne appelle à la convergence, comme de nombreux syndicats
Des figures historiques reviennent… Sophie Tissier omniprésente sur les réseaux sociaux il y a 8 ans demande une manifestation à Paris sur les Champs-Élysées ce samedi ... de 10 heures à 19 heures !
Jérôme Rodrigues appelle à remettre les difficultés du quotidien au centre du débat public, et à soutenir les lycéens, partout en France.
Une carte interactive publiée sur les réseaux sociaux et par l’ensemble des médias annonce plus d’un millier de manifestations …
Comme quoi les propos du géographe Christophe Guilluy qui a conceptualisé dès 2014 la fameuse "France Périphérique" résonnent encore très fort…
Huit ans après les premiers gilets jaunes les rédactions ont-elles intégré ces données ? Toujours est-il qu’elles sont sur le pied de guerre pour préparer la couverture des mobilisations ce samedi. Un mouvement décidément numérique, tant pour son organisation ( réseaux sociaux, messageries cryptées) que pour son auto-couverture en parallèle des médias pro, avec pour rédacteurs en chef … les algorithmes !
Pour mémoire... Notre article sur les modes de communication propres aux Gilets Jaunes publié le 12 septembre dernier, quand la date du 17 octobre 2026 a inondé les smartphones :
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 16 octobre 2026.
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Natacha Polony candidate à la Présidentielle : une journaliste de plus, sur la longue liste de pros de l'info à s'être engagés en politique. (le 14-10-2026) |
Editorialiste connue pour ses combats sociétaux, ancienne directrice de Marianne, aujourd’hui à la tête de la revue L’Audace !, chroniqueuse dans Franc-Tireur , elle intervient également chaque semaine comme hier soir encore sur LCI … C’est sur France Inter qu’elle a choisit ce mercredi de déclarer sa candidature. après avoir lancé son mouvement le mois dernier
Figure engagée, elle s’est illustrée dans plusieurs combats : la défense de l’école républicaine, contre ce qu’elle appelle "l’effondrement pédagogique" ; la critique des dérives technocratiques, notamment dans l’éducation et la santé ; la lutte contre l’uniformisation culturelle, qu’elle associe à une forme de "mondialisation sans âme" ; la promotion d’un souverainisme humaniste, centré sur la transmission, la nation et le rôle de l’État, l’alerte sur les fractures sociales, qu’elle décrit comme "le symptôme d’un pays qui ne sait plus où il va".
En France, les précédents de journalistes qui entrent en politique sont rares et souvent contrastés. Le cas le plus emblématique reste celui de Noël Mamère. Journaliste à l’ORTF puis à Antenne 2, visage familier des JT, il bascule dans l’écologie politique, devient maire de Bègles, député, puis candidat à la présidentielle en 2002. Résultat : 5,25 % des voix. Retraité désormais, il intervient à nouveau comme journaliste sur divers médias. Il s’en expliquait en 2018 aux Assises du journalisme à Tours.
Plus récemment, Éric Zemmour a déjà une première fois tenté, lui, la conquête suprême. Chroniqueur, polémiste, omniprésent sur CNews et dans Le Figaro, il fonde son parti, Reconquête, et se présente à la présidentielle de 2022. Résultat : 7,07 % au premier tour. Une démonstration de puissance médiatique, mais aussi de ses limites : aux législatives qui suivent, il est éliminé dès le premier tour.
Autres figures majeures du journalisme "entrées" en politique sans prétendre à la fonction suprême ... Jean‑Jacques Servan‑Schreiber. Cofondateur de L’Express en 1953. Président du Parti Radical, député de la Manche, puis maire de Nancy en 1971, il incarne l’idée que le journalisme peut être un laboratoire d’idées avant de devenir un projet politique.
Françoise Giroud suit une autre trajectoire. Directrice de Elle, cofondatrice de L’Express, elle est appelée au gouvernement
Dominique Baudis, correspondant de TF1 à Rome puis présentateur, quitte le plateau pour la mairie de Toulouse, qu’il dirige plus de dix ans, avant de présider le CSA et de devenir Défenseur des droits.
Jean-Marie Cavada, Président de Radio France devient député européen sous les couleurs centristes.
François Baroin, passé par le journalisme à Europe 1 pendant 5 ans, deviendra député RPR, ministre de l’Intérieur, de l’Économie, et maire de Troyes et Président de l'association des maires de France.
Philippe Ballard, ancien journaliste de LCI, devient député du Rassemblement national en 2022 et se retrouve parfois sur des plateaux avec Loic Signor, député macroniste lui et également ex reporter à la TV,
Ils sont décidément nombreux à être passé du rôle d’interviewer à celui d’interviewé : Audrey Pulvar, Aymeric Caron, Bruno Roger-Petit, et Robert Ménard … Laurent Joffrin, ex-directeur de Libération, lance un mouvement politique en 2020, sans percée électorale notable. Citons encore l’actuelle locataire de la rue de Valois Catherine Pégard (ex-Le Point) ou Myriam Lévy (ex-Le Figaro) …
A l’étranger, le passage du journalisme au pouvoir est presque un classique. Winston Churchill est d’abord correspondant de guerre : ses reportages musclés en Afrique du Sud lui construisent une stature qu’il transformera en leadership politique.
Boris Johnson, lui, vient du Daily Telegraph et du Spectator : plume provocatrice, style iconoclaste, puis député, maire de Londres et Premier ministre. Michael Gove, ancien journaliste, devient ministre de l’Éducation puis de la Justice.
En Italie Benito Mussolini débute comme journaliste socialiste, dirige Avanti! puis fonde Il Popolo d’Italia pour accéder au pouvoir.
Silvio Berlusconi qui n’a jamais été journaliste mais grand patron de presse et de télévision, propriétaire de Mediaset et de journaux utilise son empire médiatique comme tremplin politique.
Aux États-Unis, Warren G. Harding commence comme éditeur du Marion Star avant de devenir sénateur puis président en 1921.
Plus récemment, Sarah Palin passe des sports à la télévision locale d’Alaska au poste de gouverneure, puis à une candidature à la vice‑présidence. En Australie, Tony Abbott suit le même schéma : journaliste, puis Premier ministre.
Le journalisme peut donc parfois être une école du pouvoir, une rampe de lancement, ou … un tremplin manqué !
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 14 octobre 2026.
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23 % de chute d'audience des sites pros consacrés à l'info en un an !!! Les internautes les délaissent puisque que l'IA résume leurs contenus... (le 13-10-2026) |
Selon l’ACPM, l'organisme de référence qui contrôle, certifie et valorise la diffusion, la fréquentation et l’audience des médias en France … Les 40 plus gros médias d’info français ont perdu 440 millions de visites en un an !!! Moins 23 %. Un quart de l’audience numérique envolé !
Dans le classement paru le mois dernier ... Les seules marques de radios citées dans le Top 15 des sites les plus consultés en France sont celui de franceinfo: mais qui est co-produit avec France Télévisions et Radio France, en additionnant les productions numériques de toutes ses stations. .
Et pour les autres médias ? Même désillusion … Les baisses sur un an sont vertigineuses : Franceinfo : –29 %, BFMTV : –28 %, Le Figaro : –22 %, LCI : –26 %, Le Monde : –20 %. Les magazines d’actualité s’effondrent : Le Point, Marianne, L’Express : –45 à –55 %. La presse régionale plonge aussi : La Provence : –40 %, Midi Libre : –36 %, L’Indépendant : –29 %.
Parce que le chemin d’accès à l’info a été piraté ! Par Google, d’abord, avec ses AI Overviews qui affichent des réponses générées par l’IA au-dessus des liens. Par ChatGPT, Perplexity, Gemini, qui résument les articles sans jamais cliquer. Comme l’explique Dedi Agency une agence spécialisée en création et refonte de site e-commerce et en stratégie digitale :
Le référencement naturel, le fameux SEO s’est effondré. Pendant des années, les médias ont tout misé sur leur visibilité dans Google. Aujourd’hui, Google renvoie… vers Google. Et les sites des médias ne sont plus la porte d’entrée de l’information. C’est un phénomène planétaire comme l’explique TV5 Monde
Comment stopper l’hémorragie ? Peut‑être en misant enfin sur le teasing via les sociaux pour rapatrier les internautes vers les médias prémium, sans tout dire sur le web avec des extraits, des formats courts, des moments forts qui donnent envie d’en savoir plus. Parce que si les moteurs IA siphonnent l’accès, la seule manière de recréer du trafic, c’est de recréer du désir.
Et pourtant … Pendant que les chiffres s’effondrent, beaucoup de médias communiquent sur leurs “succès numériques”, comme la jeune RTL qui fête ses 60 ans. Des records sur TikTok, des partages sur Facebook, des millions d’écoutes de podcasts, des vidéos qui “cartonnent”...
Les chiffres ACPM racontent une réalité bien moins glamour : les chiffres des sites qui faiblissent sévèrement, comme ceux des journaux, des radios, et de la presse écrite sont une menace qu'ils n'ont pas vu venir .... La complémentarité avec le web est pourtant devenue essentielle puisqu’ils y valorisent à la fois leurs offres premium, parfois avec abonnement, et y récoltent des resources publicitaires ...
Alors… Continuer à célèbrer les performances sur les plateformes, est‑ce une stratégie, ou une manière élégante de regarder ailleurs ? Parce que la vraie question n’est plus : comment communiquer sur ses succès ? Mais : comment reconstruire un accès direct à l’information, dans un monde où les plateformes et l’IA contrôlent désormais le chemin d’entrée ?
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 15 octobre 2026. |
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Proposition de loi sur la modernisation de la radio débattue au Sénat : la République entend protéger un pilier menacé par les constructeurs automobile, la transition numérique et les tensions éditoriales. (le 12-10-2026) |
Ce mardi 13 octobre, le Sénat examine la proposition de loi du sénateur Laurent Lafon, au moment exact où la radio française traverse trois secousses majeures : Tout d'abord , l’offensive des constructeurs automobiles !
Il en est question au Mondial de l’Auto à Paris. Tesla, BYD, BMW, Volkswagen ... plusieurs constructeurs ont commencé à supprimer le tuner FM de leurs modèles. Chez Tesla, la radio hertzienne est même devenue une option payante. Le tableau de bord se transforme en plateforme : Spotify, TuneIn, Apple Podcasts… et la radio proprement dite disparaît.
Pour les constructeurs, c’est une logique industrielle : moins de composants, plus d’abonnements, plus de contrôle sur l’écosystème audio. Pour la radio, c’est un choc : un tiers de l’écoute se fait en voiture. La loi Lafon répond directement à cette menace : FM + DAB+ obligatoires dans tous les véhicules neufs. Comme en France, certains pays de l’Union européenne s’opposent à la disparition de la radio dans les voitures neuves. Comme la Belgique :
La Suisse, les Pays‑Bas et l’Italie aussi : tous protègent la diffusion hertzienne, essentielle pour l’info, la sécurité et la mobilité. Face aux constructeurs, l’Europe veut préserver un accès gratuit et universel.
Deuxième front : la transition numérique. Sur le papier, le DAB+ est l’avenir, dans la réalité, alors que la multiplication des émetteurs se poursuit, il crée des zones de tension. Quand France Musique ferme des émetteurs FM dans certaines régions, les auditeurs découvrent que leur poste ne reçoit plus rien. Le discours institutionnel parle de modernisation ; eux voient une coupure. Sybile Veil, Présidente de Radio France :
Nombre d'acteurs, parmi lesquels de nouveaux venus sur le marché y voient une opportunité
Le groupe NRJ, longtemps prudent, vient de lancer le 5 octobre "Nostalgie 60 70" sur le DAB+, enrichissant son bouquet thématique disponible en numérique.
Comme si le DAB+ n’était plus une option mais un territoire à occuper, un moyen d’étendre encore en hertzien ses marques et de préparer l’après‑FM.
Troisième front : le pluralisme, avec 2 cas emblématiques.
Première radio de France, France Inter se retrouve régulièrement accusée de pencher idéologiquement. L’affaire Guillaume Meurice, il y a deux ans, a cristallisé ces tensions : suspension, polémiques, tribunes… Lors de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public, plusieurs élus ont pointé France Inter comme le cœur du “biais idéologique” du service public. Et tout récemment, la station a connu une grève après l’annonce de l’arrivée d’un journaliste de Valeurs actuelles : motion , débats internes sur le pluralisme, et départ de l’éditorialiste. France Inter reste la radio la plus écoutée du pays… mais aussi la plus scrutée, la plus commentée, Mémona Hintermann, journaliste , ex membre du CSA
Autrefois généraliste et consensuelle, Europe 1 est devenue depuis 5 ans avec son intégration au groupe Bolloré le symbole d’un virage éditorial vers la droite de l’échiquier politique, avec pour slogan la liberté d’expression.
Dominique Reynié, fondateur de la Fondation Pour l'innovation Politique donne son point de vue au micro de Laurence Ferrari :
Avec une ligne politique affirmée, la station qui semblait en perdition a reconquis un large public, mais elle est aussi contestée, prise entre positionnement stratégique et critiques sur son virage idéologique.
Globalement … La proposition de loi défend l’idée que la radio mérite un statut spécifique, veut rester un service d’intérêt général, pas un contenu noyé dans un catalogue. Dans certaines voitures neuves, elle n’existe plus par défaut, dans certaines régions elle disparaît de la bande FM, dans certains débats elle peine à incarner le pluralisme qu’elle revendique. Le sénateur Laurent Lafon se dit confiant pour l’avenir de son texte.
La question n’est plus technique, mais presque constitutionnelle. La radio est‑elle encore un pilier du débat public, ou un flux parmi d’autres dans le grand marché des services rendus aux publics ?
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 13 octobre 2026.
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Les RS... Avec, ou contre, le traditionnel petit écran ? Des candidats de la nouvelle Star Académie d'emblée calomniés sur le web... (le 11-10-2026) |
À peine la 14ᵉ édition de la Star Academy lancée, un paradoxe surgi : pour exister, pour séduire les jeunes, pour faire vivre l’audience, elle doit être partout sur TikTok, Instagram, X ... Mais pour chaque like gagné, elle prend le risque d’être frappée par une polémique, née d’un passé numérique des candidats qu’elle n’a jamais contrôlé.
Comme en 2022, 2023, 2024, 2025… la machine s’est remise en marche. Les premières victimes de 2026 s’appellent Ydriss et Morgan.
Ydriss, 22 ans, de Baie Mahault en Guadeloupe. Un candidat déjà populaire sur internet avant d’entrer dans le château : vidéos humoristiques, challenges, reprises musicales… un profil calibré pour les réseaux, suivi par des milliers de jeunes. Exactement le type de candidat dont l’émission a besoin pour toucher une génération qui ne regarde plus la télé linéaire. Mais cette exposition est une arme à double tranchant. Dès l’annonce de son entrée, des internautes ont fouillé ses anciens comptes Facebook comme on fouille un casier judiciaire : quelques propos agressifs, des posts maladroits, des captures d’écran qui tournent en boucle. Rien de récent, rien de criminel… mais suffisamment pour déclencher une tempête.
Morgan, 20 ans, du Var. Un profil artisanal : petits concerts locaux, reprises sur Instagram, participation à des événements associatifs. Un candidat qui, il y a dix ans, serait entré dans l’émission avec un passé numérique quasi invisible. Mais en 2026, l’anonymat n’existe plus. Son ancien Facebook, oublié depuis longtemps, a été passé au crible : des propos jugés inappropriés, relayés par des comptes spécialisés dans les “dossiers” de télé‑réalité.
Et il y a aussi Amel, 22 ans, fille d'un journaliste sportif qui a travaillé mour Canal+, beIN Sports, Téléfoot, ou encore récemment M6, qui a suscité des accusations de favoritisme sur les réseaux sociaux après sa reprise du titre "Killing Me Softly", et qui a été choisie comme gagnante de cette première soirée.
Comme tous les programmes ... Star Academy affronte un paradoxe : dépendre des réseau, et en payer le prix ! La production applique sa doctrine : ne jamais nommer les candidats, protéger les élèves, calmer les réseaux, rappeler les valeurs de respect et de bienveillance. Mais les réseaux sociaux, eux, n’ont pas de doctrine, ils ont des algorithmes qui ne protègent personne. C’est le paradoxe de la télé‑réalité moderne : les réseaux sont le carburant de l’audience… et le détonateur des polémiques.
Ce qui arrive à Ydriss et Morgan n’est pas un accident : c’est devenu structurel et les exemples s’accumulent, saison après saison et les proches des candidats sont aussi ciblés. 2022 : Anisha, fausse polémique sur des tweets inventés. 2023 : Louis, vidéos humoristiques sorties de leur contexte. 2024 : Ebony, harcèlement raciste massif.
2025 : Ema, submergée de messages haineux dès la réouverture de ses réseaux. 2025 : Christophe Pinna, polémique avant même le premier prime.
Ydriss et Morgan ne sont que des symptômes d’un monde où la télé‑réalité n’est plus un divertissement, mais un scanner social. La question n’est plus artistique. Elle est presque stratégique …
Comment continuer à faire avec les réseaux… quand on sait qu’on peut en devenir la première victime ?
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 12 octobre 2026. |
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Trump osera-t-il autoriser la diffusion en direct sur le web de l'exécution d'un condamné à mort ? La réalité la plus sordide dépasserait la fiction ... (le 10-10-2026) |
Le Pentagone envisage de retransmettre l’exécution de Nidal Malik Hasan, l’auteur de la fusillade de Fort Hood. Ce serait une première mondiale qui ne serait pas seulement un événement judiciaire mais aussi un retour en arrière historique, avec une audience numérique potentiellement mondiale.
Le projet est toujours officiellement maintenu, mais entouré d’un flou considérable sur ses modalités techniques et juridiques.
Les exécutions publiques ont évidemment existé pendant des millénaires, attiré des foules immenses, mises en scène comme des spectacles, des cérémonies, des divertissements. Les Romains remplissaient des amphithéâtres pour voir des condamnés livrés aux bêtes devant des dizaines de milliers de spectateurs. Au Moyen Âge les pendaisons, les décapitations, les supplices étaient publics. On venait en famille, vendait à boire, à manger. La justice était un événement social. Pendant la Révolution française, la guillotine, place de la Révolution, était un rituel quotidien. On venait “voir la charrette”, commentait les condamnés applaudissait parfois.
En France, cela a cessé en 1939 avec la dernière guillotine publique : Eugène Weidmann, criminel allemand condamné pour 6 meurtres et exécuté à Versailles.
Hors système "démocratique" en revanche … En Iran des exécutions publiques parfois filmées par des témoins mais les médias d’État diffusent après coup, jamais en direct. En Arabie Saoudite des images de décapitations circulent via les smartphones, mais aucune retransmission officielle. Idem avec les Talibans en Afghanistan exécutions filmées et diffusées sur les réseaux sociaux mais pas de livestream institutionnel.
En Chine jusque dans les années 1990, certaines condamnations ont été filmées et montrées à la télévision, mais jamais non plus en direct, comme en Corée du Nord, Le direct, c’est l’étape qu’aucun régime n’a encore franchie.
Alors la fiction sera-t-elle dépassée par la réalité ? En 1983, en France, Yves Boisset sort Le Prix du Danger. Michel Piccoli y joue le maître de cérémonie d’un jeu télévisé où un candidat est traqué jusqu’à la mort. Tout est filmé, tout est diffusé, tout est spectacle. France 3 Rhone Alpes recevait le réalisateur en janvier 1983 comme s’en souvient l’INA :
La même année, 1983, David Cronenberg sort Videodrome. En 1987, Hollywood enfonce le clou avec The Running Man. En 2000, le Japon choque avec Battle Royale. En 2008, Death Race transforme des prisonniers en gladiateurs filmés. En 2012–2015, The Hunger Games installe la mort comme rituel national filmé. Et en 2013, Black Mirror diffuse White Bear, où la punition devient spectacle public.
Mais dans un film, on coupe, on cadre, on scénarise. Dans un livestream, on montre. Même sous contrôle militaire, dans un cadre restreint, ce serait un moment de bascule .. Le jour où une démocratie emprunterait les codes d’une dystopie, et où la frontière entre justice et spectacle serait dissoute … en HD. Les associations de défense des droits humains parlent de “torture psychologique”. L’ONU évoque une dérive “médiévale”. Les religieux dénoncent une “mise en scène punitive” Des élus républicains ont exprimé publiquement, en des termes très forts, leur opposition à cette annonce du secrétaire d’état.
Donald Trump assure que quoi qu’il en soit, diffusée en direct ou pas, cette exécution aurait bel et bien lieu.
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 11 octobre 2026.
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Star Ac, ... Star absolue de la TV et des RS, mais pas vraiment de la radio, qui n’a jamais su ou voulu s’emparer du château ... (le 10-10-2026) |
Il y a 25 ans, dans un château proche de Melun, avec des caméras, des profs de chant, des élèves stressés, un public découvre qu’on peut faire de la télévision comme on raconte un roman.
Une histoire qui aurait pu être aussi celle de la radio, mais qui ne l’a jamais vraiment été. Pourtant la Star Academy, ce n’est pas seulement un programme télé.
C’est un feuilleton, quotidien, populaire, émotionnel, musical, humain. exactement ce que la radio sait aussi faire … Tous les formats ont tenté d'ailleurs de se l’approprier, en complémentarité du petit écran mais aucune station n’a réellement adapté la Star Academy en format audio structuré, récurrent, ou fortement intégré éditorialement. NRJ, partenaire historique, dès la première saison. RTL, RTL2, Europe 2, Virgin Radio, Fun Radio, France Bleu. Elles ont toutes collé leur logo sur le château, toutes envoyé des animateurs dans les coulisses, diffusé les singles des candidats, organisé des showcases, des interviews, des exclusivités. Elles avaient les artistes, les fans, les histoires, les émotions, elles avaient la matière première. Mais même NRJ, qui possède plus de 200 radios digitales, n’a jamais créé une radio Star Academy : Pas de flux dédié, de quotidienne audio, de podcast narratif, de feuilleton… Juste de la promotion. même si pour ce 25 eme anniversaire, elle met le paquet !
RTL et RTL2 ont accueilli les candidats, mais n’ont jamais installé un rendez-vous. Europe 2, devenue ensuite Virgin Radio avait la marque musicale parfaite, mais n’a jamais tenté de réelle déclinaison. Fun Radio a relayé les concerts, mais n’a jamais vraiment raconté l’histoire. France Bleu, devenue ICI champion du récit humain, n’a jamais vraiment feuilletonné la vie du château sur l’ensemble du réseau des 44 stations, sinon par le suivi en proximité des candidats des régions. Toutes les radios ont vu la Star Academy comme un événement, aucune ne se l’ait vraiment approprié comme un contenu éditorial…
Il y a déjà eu 3 périodes dans l'histoire de ce programme : l'âge d’or TF1, l’intermède NRJ12, puis la renaissance en 2022 en conservant une puissance d’audience rare.
Les primes réunissent encore 3,6 millions de téléspectateurs et la quotidienne 1,6 million, avec un retour massif des 15–34 ans. Le web a amplifié le phénomène : TikTok, YouTube et Instagram transforment chaque candidat en personnage viral. La Star Academy s'impose comme l’un des piliers de la culture populaire française contemporaine. Comme ici avec Pierre Garnier sur le plateau de France 5.
Créée en 2001 par Endemol, la Star Academy est l’adaptation française d’un format néerlandais devenu un phénomène mondial. Le concept s’est exporté partout : Operación Triunfo en Espagne, Fame Academy au Royaume‑Uni, ou encore Star Academy Arabia. Plus de vingt versions internationales…
TF1 a construit un soap musical, un roman national, et la radio a tout juste regardé et raconté, sans vraiment s'impliquer ! La Star Academy était pourtant un boulevard large open pour ce média, comme les réseaux sociaux : un feuilleton quotidien, des personnages, des émotions, des votes, des exclusivités, des artistes émergents, des histoires humaines… Tout ce qui fait aussi la force d’une grande radio populaire ! Mais la radio n’a pas pris le virage. A quelques belles exceptions !
Ce samedi, coup d'envoi de la 14ème saison : pour les accros, la vie au château se suit désormais 24 heures sur 24 via TF1+ Premium. La quotidienne, elle, revient chaque jour à 17h30 en semaine, 17h10 le samedi, 16h05 le dimanche. Même si le programme connait la même trajectoire que toutes les offres linéaires, les vidéos seront tout de même virales. De nouveaux candidats deviendront des phénomènes, et le média radio commentera…
Thierry Mathieu e-crossmedia le 10 octobre 2026.
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83 % d’écoute audio quotidienne : la radio reste majoritaire. Mais chez les jeunes, la part radio tombe sous les 30 % au profit du streaming, des podcasts et ... de TikTok ! (le 07-10-2026) |
83 % des Français écoutent de l’audio chaque jour. Voilà l'état des lieux dressé ce mercredi par Médiamétrie. Quarante-trois millions de personnes : une marée humaine, fidèle, quotidienne. 53 % du temps audio est consacré à la radio et le streaming musical, pourtant omniprésent, reste derrière. Et puis … 11,9 millions d’auditeurs sont fidèles à 8h du matin, dont 7 millions autour d’une matinale d’actualité.
La radio, dans cette photo, c’est le phare, le repère, le média du quotidien ... Mais dans l’ombre du cliché, une autre histoire se joue ! Parce que si l’on zoome un peu, si l’on regarde les jeunes, les fameux 15–24 ans, on découvre un autre décor. 68 % d’entre eux écoutent encore de l’audio chaque jour. C’est beaucoup… mais ce n’est pas 83 %. Et surtout : ce n’est plus la même audio !
Flashback …
2005 : la radio règne. Les 15–24 ans l’écoutent, encore à 82 % chaque jour.
Le web est encore textuel, YouTube vient de naître, Facebook aussi. La FM est leur bande-son.
2010 : Le smartphone arrive. Spotify débarque.
Les jeunes commencent à glisser ailleurs. L’écoute radio tombe à 72 %.
2015 : YouTube écrase tout.
Le streaming devient leur réflexe. La radio chute à 61 %.
2020 : TikTok entre dans la danse.
Les jeunes n’écoutent plus : ils scrollent. La radio passe sous les 60 %.
Aujourd’hui … Les jeunes écoutent de l’audio, oui — 68 % — mais la radio n’est plus leur média de masse. Elle représente moins de 30 % de leur temps audio. Le streaming, lui, dépasse les 55 %. Le podcast grimpe à 62 % d’écoute mensuelle. TikTok devient leur première source d’info. La voiture, ce temple de la radio, n’est plus leur auditorium : 12 % seulement de leur écoute. Le film est clair : les jeunes ont en large majorité quitté la bande FM.
Comme l'analyse le site universitaire "The coversation" ... "Les jeunes perdent le réflexe de la radio d’actualité au réveil, soit qu’ils écoutent des radios plutôt musicales, soit qu’ils se jettent avec gourmandise sur leur smartphone pour accéder à leurs comptes de réseaux socionumériques. Soit qu’ils ouvrent la télévision du côté d’une chaîne d’information continue.
Alors oui, Médiamétrie nous montre une radio puissante, qui reste le média du quotidien et qui parvient encore à rassembler comme aucun autre. Mais cette photographie est celle du pays… mais pas celle de sa jeunesse. Malgré la complémentarité de toutes les stations avec les Réseaux sociaux qui sous la même marque deviennent des canaux parallèles …
Les jeunes sont surtout ailleurs : dans les podcasts natifs, dans les capsules sociales, dans les formats incarnés, dans les narrations longues, dans les plateformes de streaming, dans les vidéos audio sur YouTube, dans les scrolls TikTok qui remplacent les zappings FM. Ils se fidélisent moins à des stars du micro comme ici Max vers 1995 sur Fun Radio
Et que dire des boomers qui ont vécu la libération de la bande FM ou la création des 1ères radios locales, comme ici à Melun, l'une des 3 premières créées par Radio France . ...
La radio reste un pilier, mais les jeunes ont déplacé le centre de gravité.
La publication de Médiamétrie est précieuse. Elle dit ce que nous sommes aujourd’hui et montre un média solide, utile, central. Mais elle ne dit pas ce que nous serons demain. Parce que demain, ce sont les jeunes qui l’écrivent. Et eux, depuis vingt ans, ont déjà changé de scène. La photographie est belle, le film, lui, avance plus vite.
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 7 octobre 2026.
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S'informer "on line" ... Oui mais par quel canal ? Noyés dans les bulles algorithmiques, ou oxygénés via le pluralisme des médias pros ? (le 06-10-2026) |
Les réseaux sociaux … Des armées d’internautes qui filment, postent, commentent… persuadées d'informer .
Mais filmer ne veut pas forcément dire "informer", poster n’est pas enquêter et liker n’a jamais remplacé vérifier ! Comme en parlaient ce lundi plusieurs intervenants sur BFM :
Les lycéens singulièrement ces jours-ci comme nombre d’internautes qui ne se réfèrent plus aux médias professionnels ne voient plus le monde, mais seulement ce que leur algorithme leur sert. Ceux que l’on voit se mobiliser ces jours-ci n’ont pas conscience que cet entre‑soi existe. Dans leur bulle algorithmique, ils considèrent s'informer, entre eux, par eux, pour eux.
Ils ignorent toute forme de déontologie propre aux professionnels de l’info, leurs méthodes, leurs règles, leur utilité même. Ils ne distinguent plus une information vérifiée d’un contenu viral. Pour eux, l’algorithme est devenu le rédacteur en chef…
Pendant ce temps, les médias pros en particulier les radios locales, télés régionales, PQR courent après ces canaux dans leur couloir. Ils publient en tentant de trier le bon grain de l'ivraie, comme le montre cette séquence d'hier lundi, en Occitanie.
Les médias pros tentent de distinguer, de contextualiser, d'équilibrer autant que faire se peut les attroupements, les tensions, les slogans qui circulent. Les reporters travaillent avec des règles :
Déontologie, vérification, pluralisme, responsabilité ...
Les internautes, eux, travaillent avec leur téléphone : émotion brute, parti pris, absence de recul et surtout entre‑soi algorithmique. Témoin aussi , ce que confie le maire de Bézier sur LCI après la manifestation d'hier. Il souligne que nombre de manifestants n'étaient pas des lycéens.
Les plateformes ne montrent pas le réel, mais son interpretation, ce que les internautes veulent voir. Un monde filtré, homogène, fermé. Un monde où le pluralisme est intrinsèquement impossible. Depuis dix ans, les mobilisations surgissent dans les stories, les groupes Facebook, les DM Instagram, et surtout dans les messageries chiffrées comme WhatsApp, Telegram ou Signal invisibles pour les institutions. Les forces de l’ordre n’ont plus de leaders à surveiller. Les politiques n’ont plus de porte-parole à appeler. Le pouls est devenu clandestin...
Plus rien à voir avec 68 ou même 95, c’était une autre époque, un autre monde, sans internet, sans algorithmes, sans boucles fermées... Si les publics et pas seulement les lycéens ne savent plus distinguer une information professionnelle d’un contenu algorithmique, alors ce n’est plus seulement le journalisme qui vacille… c’est la perception même du réel.
Dans ce combat-là, les médias bataillent contre la bulle, le faux pluralisme, la confusion totale entre information et contenu. Une bataille où l’enjeu n’est pas l’audience… mais la lucidité et la responsabilité, de tout à chacun, pas seulement des lycéens...
Thierry Mathieu e-crossmedia le 6 octobre 2026.
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"Les jeunes produisent eux même leurs infos, sans vraiment se soucier des médias traditionnels, tandis que ces mêmes médias se nourrissent « ad nauseam » de leurs images pour alimenter le grand marché, non pas de l’information, mais de l’émotion." Entretien avec Jérôme Bouvier. Président fondateur de "Journalisme & Citoyenneté", qui organise les Assises du Journalisme. (le 03-10-2026) |
Quel regard porter sur leur manière de communiquer, et de s'informer ?
Coup de fil à Jérôme Bouvier, reconnu pour son travail sur l’éthique, la déontologie et l’éducation aux médias, qui organise les Assises du Journalisme. "On n’est pas là pour faire la morale, mais pour informer, documenter ! A-t-on vraiment su réaliser des reportages à la rentrée sur les profs qui ne sont pas remplacés, ou sur les classes avec 45° au mois de juin et qui deviennent glaciales l’hiver ? Les médias traditionnels ont-ils dit à quel point la situation pouvait être inflammable ? Peu importe en réalité, ça ne touche pas les jeunes gens !!!"
"Avec leurs smartphones, les jeunes produisent eux même la couverture de leur je ne le pense pas, mais parce que ce n’est pas leur univers. De notre intermédiaire. Avons-nous documenté, enquêté , sur les difficultés qu’ils dénoncent, les
Vous l'avez évoqué l'an dernier aux Assises de Tours, sur la TV Locale ...
"On peut élargir la réflexion aux autres mouvements sociaux. Les gilets jaunes par Insupportable..."
"En réalité ... Pour la jeunesse aujourd'hui , comme pour les Gilets jaunes il y a 6 ans, que les 20 h parlent ou pas du mouvement n'est pas important. ils ne les regardent pas ! Ce qui n'empêche pas les télés d’info continue à longueur d’antenne, mais aussi les sites de la presse écrite voire ceux des radios de se nourrir de leurs vidéos !
A l’instar de cette séquence du policier molesté à Belfort ...
Vous avez à plusieurs reprises évoqué cette évolution aux Assises… "En effet … On dit que les jeunes ne sont pas capables de plus de 15 secondes d’attention comme sur TikTok, qu’ils sont décérébrés, qu’il ne faut pas leur proposer de grilles de lecture longue, qu’ils ne savent plus apprécier un papier documenté de presse écrite … Ce n'est pas vrai !"
"En avril dernier aux Assises, nous avons accueilli 1800 gamins, des collégiens comme des lycéens, et on aurait pu en accueillir le double..."
Beaucoup ont participé à des ateliers pour comprendre le travail d’investigation des journalistes, réfléchir à la fiabilité des infos et développer leur esprit critique comme le montre cette vidéo de l’académie d’Orléans-Tours publiée sur TikTok :
"Ils ont assisté aux séances avec les témoignages de journalistes de chez nous ou en exil, certains revenaient du Soudan … Pendant plus d’une heure, pas une mouche n’a volé et ces jeunes posaient des questions pertinentes ! Si on leur parle de ce qu’on fait avec respect, alors ils échappent à la caricature qu’on fait d’eux en permanence. On les dit incapables d’attention en classe ... Mais si on leur parle d’une histoire humaine, d’un métier, de nos pratiques professionnelles, ils s’y intéressent, et même se passionnent ! Cette question m’obsède depuis 20 ans que nous portons les assises : apporter la preuve qu’avec nos concitoyens, quels que soient leurs rêves, les journalistes peuvent leur être utiles."
Vous aviez évoqué l’un de ces aspects au micro d’une étudiante de l’Ecole de Journalisme de Tours …
"Aux médias professionnels de mieux documenter ce qu’ils vivent, de s’intéresser à eux, de parler de leur quotidien, là où ils sont, sur les supports qu'ils ont adopté ! Qu’ils se reconnaissent dans le travail des rédactions et les considèrent à nouveau ... Comme ils font confiance à leurs publications !"
En attendant la 20ème édition des Assises à Tours 20 au 26 mars 2027, des Assises européennes seront organisées à Strasbourg du 4 au 6 novembre prochain. Et de nouvelles Assises méditerranéennes du journalisme sont en préparation, à Marseille du 5 au 7 octobre 2027.
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 3 octobre 2026.
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