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Fermeture des 9 locales de BFM ! Une fois encore la proximité est la variable d'ajustement budgétaire : un mal français, privé comme public ! (le 24-06-2026)

 

La nouvelle du jour tombe comme un symbole,

presque comme une caricature :

CMA CGM ferme ou met en vente les neuf locales de BFM !

 

Sorry its not set :(

 

Neuf antennes.

Neuf rédactions.

Neuf territoires.

Neuf promesses de proximité…

balayées d’un trait de plume comptable.

C’est une démonstration par l’absurde,

une preuve éclatante de ce paradoxe français :

les citoyens réclament plus de proximité,

mais les décisions économiques, publiques comme privées, s’acharnent à l’affaiblir.

 

 

Privé ou public :

même logique, même réflexe, même absurdité …

Les entreprises privées parlent de “territoires”,

les institutions publiques parlent de “maillage”,

mais dès qu’il faut serrer les boulons,

on coupe dans "le local".

 

 

Sorry its not set :(

 

Lagardère a fermé des locales d’Europe 2,

et RFM comme on ferme des agences bancaires.

NRJ, Chérie, Nostalgie, Fun Radio, RTL2

ont aussi largement réduit leurs voilures en région.

 

 

M6 a liquidé ses décrochages locaux dès les années 2000.

Cap 24, IDF1, Téléssonne, TLM, ViàGrandParis, TV Sud, ViàOccitanie

ont été décimées…

Et aujourd’hui,

BFM Régions se replie après avoir promis la lune aux territoires.

 

Dans le public, la logique est identique.

Elle est simplement enveloppée

dans un vocabulaire plus poli.

On maintient les réseaux locaux,

mais au mieux à moyens constants,

c’est‑à‑dire à moyens en réalité décroissants.

On exige plus de missions,

plus de numérique,

plus de présence avec des équipes qui fondent et des budgets qui stagnent.

 

Sorry its not set :(

 

A Radio France

ICI affiche de nouvelles ambitions et un recentrage éditorial sur son ADN,

mais le réseau a été fragilisé.

En plus de certains choix stratégiques qui ont couté cher,

des années de coupes budgétaires ont laissé des cicatrices :

effectifs réduits, mutualisations multipliées, tranches locales rabotées.

Résultat :

même si le numérique est un beau succès,

l'érosion d’audience sur l'offre purement radiophonique n’a rien d’un mystère.

On a désarmé la proximité…

Et on s’étonne qu’elle ait perdu du terrain !

 

Sorry its not set :(

 

France 3 Régions :

un réseau maintenu,

mais sous perfusion.

La chaîne tient encore debout et se maintient au sondage,

mais les rédactions disent qu’elles sont à l’os.

Pour les partenaires sociaux,

les budgets sont trop serrés.

Alors que les effectifs semblent généreux :

n'y aurait-il pas une question d'actualisation des pratiques,

voire de management ?

 

 

En septembre

France Télévisions va cesser sa contribution à la co‑diffusion sur la 3 des matinales ICI.

Une offre déjà fragile en audience…

 

Sorry its not set :(

 

Autre facteur ...

On coupe dans les équipes locales

mais on leur demande

en plus des productions pour leurs antennes originelles :

plus de vidéos verticales, plus de formats courts,

parfois plus de TikTok, Instagram, YouTube, Facebook, X,

plus de contenus web,

plus de présence numérique,

plus de réactivité.

Le tout avec moins d’effectifs,

moins de temps, plus de concurrence  aussi algorithmique.

 

Sorry its not set :(

 

Quand son existence même n’est pas remise en cause,

comme les 9 antennes de BFM sacrifiées en région,

le local doit donc faire ce que le national fait…

mais avec beaucoup moins de ressources.

Et avec la même injonction :

retenir des publics qui ont déjà migré ailleurs.

 

Pourquoi un pays où les citoyens réclament plus de proximité

organise‑t‑il méthodiquement son affaiblissement ?

Trois raisons,

vues depuis les régions :

Parce que la France reste un pays de centre de décision,

pas de centres de vie.

Les arbitrages se font à Paris,

dans les ministères,

les sièges sociaux,

pas dans les territoires.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que la proximité n’a pas de “ROI”, c’est-à-dire de "Return On Investment" immédiat.

Elle rapporte en confiance, en cohésion, en stabilité,

mais pas en marge opérationnelle trimestrielle.

Parce que malgré les belles intentions de "décentralisation"

la France n’a jamais pensé son organisation territoriale comme un investissement.

Elle la pense comme un coût,

et un coût, ça se coupe.

 

Sorry its not set :(

 

En sacrifiant la proximité,

la France se prive de ce qui lui permet de comprendre ses propres crises,

de ce qui fait tenir un pays :

le terrain, le lien, le réel.

Et pendant que les plateformes mondialisées prospèrent,

pendant que les audiences se fragmentent,

pendant que les territoires se sentent oubliés,

Paris continue de couper

là où il devrait investir.

 

Sorry its not set :(

 

La proximité n’est pas un luxe.

C’est une infrastructure démocratique.

Et depuis les régions, on voit très bien qu’elle s’effrite...

 

Les 9 stations locales de BFM appelées à disparaitres sont : 

BFM Lyon, BFM Marseille Provence, BFM Toulon Var, BFM Nice Côte d’Azur, BFM Grand Lille, BFM Grand Littoral, BFM Alsace, BFM Normandie, BFM Dici Alpes‑du‑Sud et Haute‑Provence.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 24 juin 2026.

Voir l'article

Aux USA, avec l'adoption de la loi de soutien à l'Ukraine, le Congrès dit non à Trump : Radio Free Europe repart au front de l’info ! (le 24-06-2026)

 

C’est un retour en arrière spectaculaire du Congrès américain.

Dans la grande loi de soutien à l’Ukraine,

adoptée par 226 voix contre 195,

un article discret mais explosif

rétablit Radio Free Europe / Radio Liberty,

la radio née pendant la guerre froide

pour briser la censure soviétique.

 

Sorry its not set :(

 

Le Congrès réarme un média que Donald Trump avait voulu affaiblir,

au nom de la lutte contre la désinformation russe,

du soutien à l’Ukraine et de la liberté de la presse.

Contre le souhait du Président Trump,

le Congrès reprend la main,

et il le fait en réhabilitant un symbole de la guerre froide.

 

Sorry its not set :(

 

Pourquoi cette radio,

qu’on croyait presque d’un autre temps,

redevient stratégique ?

Créée au début des années 1950,

financée par le Congrès américain et,

à l’origine,

par la CIA,

Radio Free Europe avait une mission simple :

faire passer de l’information libre

derrière le rideau de fer.

 

Sorry its not set :(

 

Elle émettait vers la Pologne,

la Tchécoslovaquie,

la Hongrie,

l’URSS.

Elle donnait la parole aux dissidents,

aux intellectuels interdits,

aux journalistes bâillonnés.

Pendant des décennies,

elle a été la radio que les régimes communistes tentaient de brouiller,

preuve qu’elle touchait juste.

Après la chute du mur,

elle s’est installée à Prague

et a continué à informer les pays où la presse reste sous pression :

Russie, Biélorussie, Caucase, Asie centrale, Ukraine.

 

Sorry its not set :(

 

Pendant la guerre froide :

une audience massive.

En Pologne, en 1980,

près de 70 % des adultes déclaraient écouter RFE

au moins une fois par semaine.

En Tchécoslovaquie,

malgré le brouillage,

un tiers de la population écoutait régulièrement.

En Hongrie, dans les années 1980,

RFE était la première source d’information internationale.

L’URSS dépensait jusqu’à 100 millions de dollars par an pour brouiller ses ondes.

 

Sorry its not set :(

 

L’antenne a eu un rôle direct

dans les mouvements démocratiques :

Solidarnosc en Pologne utilisait RFE pour contourner la censure,

Pendant la révolution de Velours en Tchécoslovaquie en 1989,

les manifestants suivaient les bulletins de RFE pour savoir où se rassembler.

En Roumanie, en 1989,

RFE fut l’un des premiers médias à annoncer la chute de Ceaușescu.

 

Sorry its not set :(

 

Et Après 1991

l’antenne est devenue un contre‑pouvoir

dans les pays autoritaires.

En Russie, RFE/RL touche encore 6 à 7 millions de personnes par semaine,

malgré le blocage de son site.

En Biélorussie, elle a joué un rôle clé pendant les manifestations de 2020.

En Asie centrale, elle révèle régulièrement des scandales de corruption.

En Ukraine elle est un média central depuis 2014

RFE/RL est devenue l’un des principaux producteurs d’enquêtes sur les ingérences russes,

un média de référence pour les régions russophones, et un acteur majeur de la lutte contre la désinformation.

 

Sorry its not set :(

 

En 2020,

Donald Trump avait placé RFE/RL

sous la tutelle d’un nouveau patron,

Michael Pack, un proche idéologique.

Objectif affiché :

“mettre fin au gaspillage”

et “réorienter” les médias financés par les États-Unis.

Le Président Trump accusait RFE/RL d’être trop indépendante,

car la radio refusait de relayer la ligne politique de la Maison-Blanche.

Elle continuait de couvrir la Russie, l’Ukraine, la désinformation, les ingérences, parfois en contradiction avec les positions du président.

RFE/RL publiait des enquêtes sur les campagnes de désinformation russes,

y compris celles qui avaient visé les élections américaines.

Des sujets que Donald Trump jugeait “hostiles”.

 

Sorry its not set :(

 

Elle employait aussi des journalistes étrangers menacés …

Le Kremlin avait classé RFE/RL comme “agent de l’étranger”,

multiplié les amendes,

harcelé les reporters.

La Maison-Blanche, elle, estimait que la radio coûtait trop cher

pour un impact “difficile à mesurer”.

Résultat :

gel des budgets, fermeture de bureaux, départs forcés, programmes suspendus…

Un quasi‑démantèlement !

 

Sorry its not set :(

 

Mais depuis 4 ans, la guerre en Ukraine a tout changé :

le texte voté par la Chambre dit clairement :

RFE/RL est une source d’information fiable,

non censurée,

indispensable dans les pays où la presse est muselée.

Elle reste l’un des rares médias indépendants accessibles aux Russes,

malgré la répression.

Le Kremlin cible systématiquement ses journalistes,

preuve de son efficacité.

Et surtout :

son audience augmente,

en Russie comme dans les pays voisins.

Le Congrès autorise donc 250 millions de dollars pour 2026,

demande l’ouverture de nouveaux bureaux,

et exige un rapport sur les moyens nécessaires

pour toucher les publics russophones.

 

Sorry its not set :(

Parce que dans cette guerre en Ukraine,

il n’y a pas que les chars et les drones.

Il y a aussi la bataille des récits, des faits, des images.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cette bataille

même avec le web et les VPN

puisqu'elle est n'est plus une radio mais un site internet

Radio Free Europe,

née il y a 70 ans pour contourner la propagande soviétique,

retrouve exactement… sa mission d’origine.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 24 juin 2026.

 

Voir l'article

Transpiration caniculaire ici, douche orageuse à Philadelphie : insomnie nationale, passionnée ! Les Bleus signent sur M6 la plus forte audience nocturne de l’histoire de la TV en France. (le 23-06-2026)

 

C’est une nuit complètement folle,

où la météo, le foot,

et l’insomnie collective

ont offert à M6 l’un des plus grands exploits d’audience

de l’histoire de la télévision française.

 

 

A Philadelphie,

les joueurs de France–Irak

et les supporters

se prennent un orage XXL !

 

Sorry its not set :(

 

Alors que dans l’hexagone,

des appartements à 29 degrés à minuit,  des Français qui tournent dans leur lit

comme des poulets rôtis !

 

Sorry its not set :(

 

 

Au milieu de ce chaos thermique,

M6 décroche 4,9 millions de téléspectateurs,

63 % de part d’audience,

à 2h48 du matin !

Jusqu'à 23h45,

ce sont même 8,9 millions de personnes  qui étaient devant leur télé

pour assister à la première période (63 % de PdA).

Vu l'horaire tardif du coup d'envoi

ce n'était pas gagné d'avance !

 

 

Et Pourtant …

Un match interrompu pendant deux heures,

terminé à l’heure où les boulangers mettent la main eux aussi dans le pétrin,

diffusé dans un Mondial que tout le monde disait condamné par le décalage horaire,

et qui devait selon les experts, plomber les audiences.

Même sur place, le temps a paru long comme le raconte ce journaliste de l’Equipe :

 

 

Avant le tournoi, c’était un refrain :

"Les Français ne veilleront jamais jusqu’à 3 heures du matin,

le Mondial 2026 va s’effondrer." 

 

Même nos plus grands champions n’ont jamais fait ça en pleine nuit…

Parce que des Français en compétition,

en pleine nuit,

il y en a eu d’autres, des immenses, des légendes.

Mais jamais,

ils n’ont mobilisé près de 5 millions de téléspectateurs

à 3 heures du matin.

Teddy Riner

aux JO de Tokyo en 2021 …

Combat à l’aube, médaille en jeu :

1,2 million de téléspectateurs.

Clarisse Agbégnénou durant les même Tokyo 2021, finale olympique, titre historique :

1,4 million.

En Australie en 2003,

demi-finale France–Angleterre  à la Coupe du monde de rugby :

moins d’1 million.

 

 

Tony Parker, NBA Finals 2007 avec des matchs à 2h ou 3h du matin : 400 000 téléspectateurs.

Marie‑José Pérec aux Mondiaux d’athlétisme en 1996 et 1999, avec des finales tardives : autour de 2 millions, jamais plus…  

Alain Bernard aux JO de Pékin en 2008 pour les finales de natation en pleine nuit : 1,5 à 2 millions.

 

 

M6

et surtout les Bleus

ont fait mieux que les JO,

mieux que Pérec,

mieux que Riner,

mieux que tout le monde.

 

 

L'Équipe de France avait rassemblé près de 14 millions de personnes

pour son entrée en lice face au Sénégal,

à partir de 21 heures, un horaire plus abordable. 

Prochain rendez-vous pour les joueurs de Didier Deschamps

ce vendredi 26 juin contre la Norvège

à Boston à 21 heures,

16 heures, heure locale. 

 

Sorry its not set :(

 

M6 a déjà signé l’une des plus grandes prouesses nocturnes

de l’histoire de la télévision française.

Une nuit où la météo,

le foot,

l’insomnie collective

et le décalage horaire

ont écrit une histoire que personne n’avait osé parier.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 23 juin 2026.

 

Voir l'article

Marc Bloch, historien du Moyen Âge ... et du quotidien de l'occupation : sa plume clandestine a résisté à la barbarie. (le 22-06-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Dans les réseaux clandestins,

notamment Franc‑Tireur,

on ne parlait pas de “journalistes”,

mais de “propagande”.

Le mot choque aujourd’hui.

À l’époque,

il signifiait :

répondre au mensonge par la vérité,

répondre à la peur par la lucidité,

répondre à l’Occupation par la parole libre.

Et dans cette mission,

Marc Bloch n’était pas un figurant, il en était l’un des cerveaux.

 

Sorry its not set :(

 

Historien,

Professeur à la Sorbonne,

cofondateur de l’école des Annales,

il aurait pu se réfugier dans ses livres. Mais il choisit d’écrire pour les autres.

Sous le pseudonyme “Narbonne”,

il rédige des textes destinés aux journaux clandestins.

Des textes courts, incisifs, faits pour circuler vite,

pour être lus dans une cave,

dans une grange,

dans un wagon de marchandises.

 

Sorry its not set :(

 

Dans l’un de ces écrits, il lance :

"Nous ne sommes pas vaincus.

Une nation n’est vaincue que lorsqu’elle renonce à vouloir être elle‑même."

Dans un autre,

analysant la propagande nazie ...

"L’ennemi ment par nature, par système, par nécessité." 

Et encore, appelant à l’unité des mouvements :

"L’unité n’est pas un mot :

c’est une arme."

Ces phrases, aujourd’hui, résonnent comme des éditoriaux.

À l’époque, elles étaient des actes de guerre.

 

Sorry its not set :(

 

Bloch n’était pas un journaliste,

de métier.

Mais il en avait la rigueur,

le courage,

la fonction civique.

Il écrivait pour que les Français comprennent ce qui se jouait vraiment

pour que la Résistance pense, s’organise, se structure.

Comme le raconte ce documentaire à ne pas manquer sur france.tv.

 

 

https://www.france.tv/documentaires/documentaires-histoire/8550455-marc-bloch-au-nom-de-la-france.html

 

Bloch analyse les communiqués allemands,

démonte les mensonges de Vichy,

explique les enjeux militaires,

éclaire les choix politiques.

 

Et cette activité,

il la mène à Lyon,

où il est traqué.

C’est là, dans cette ville devenue capitale de la Résistance,

qu’il tombe entre les mains de la Gestapo.

Et c’est là qu’il devient l’une des victimes de Klaus Barbie,

le “boucher de Lyon”,

qui supervise son interrogatoire.

Bloch est torturé.

Il ne parle pas.

Il sera fusillé le 16 juin 1944,

dans un champ de Saint‑Didier‑de‑Formans.

Comme le raconte à Lyon le quotidien Le Progrès.

 

 

Aujourd’hui,

en entrant au Panthéon,

Marc Bloch n’y entre pas seulement comme historien.

Il y entre comme homme de plume,

comme passeur de sens,

comme chroniqueur clandestin,

comme voix de la liberté.

Et son histoire nous dit quelque chose d’essentiel sur le journalisme…

Car au‑delà du travail des reporters,

il y a celui des chroniqueurs,

ou des consultants, 

de ceux qui donnent du sens,

qui mettent en perspective,

qui relient les faits entre eux.

Bloch l’a fait dans la clandestinité.

 

Pour que la jeune génération s’y intéresse,

les new médias du web leur raconte son histoire

comme cette publication d’Hugo Decrypt

sur l’ensemble de ses réseaux sociaux :

 

 

Sa contribution est‑elle un cas d’école pour la profession ?

Elle montre que l’analyse,

la mise en perspective,

la capacité à dire le vrai dans le chaos sont des armes démocratiques.

Que la chronique,

ce format parfois jugé secondaire,

peut devenir un acte de résistance.

S’il demeure dans l’histoire d’abord un universitaire,

Marc Bloch a incarné ce que le journalisme a de plus noble :

la vérité comme devoir,

la lucidité comme service,

la parole comme courage.

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui,

alors que les intervenants se succèdent à un rythme effréné,

sur les chaînes d'info continue,

combien peuvent se targuer de la même éthique ?

Et que dire ...

des réseaux sociaux ?

Patrick Cohen,

le jour où le Président de la République a annoncé la Panthéonisation,

en avait fait sa chronique sur France Inter :

 

 

Ecrire,

commenter,

publier ...

ce n’est jamais neutre.

Sur les médias traditionnels,

comme sur les réseaux sociaux où tout à chacun prétend délivrer

impunément,

et trop souvent sous couvert de pseudo

à la planète entière

sa vérité,

sans évaluer souvent l’impact de ses publications.  

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 25 juin 2026.

 

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Première mondiale attendue comme le dernier single d'une Rock Star : Des œuvres de Mozart découvertes à la BNF, diffusées ce lundi par France Musique ! (le 21-06-2026)

 

Cette belle histoire débute

dans une salle d’archives de la Bibliothèque Nationale de France,

un matin de février dernier.

Un archiviste ouvre un carton de manuscrits anonymes,

un geste banal,

presque routinier.

 

Sorry its not set :(

 

Et soudain,

un choc :

quarante‑quatre pages,

dont les 6 dernières sont restées vierges...

Une belle écriture nerveuse,

des portées serrées,

une clé de sol remarquable …

Et après vérification par des experts de Saltzbourg,

un nom de compositeur qui s’impose : Mozart !

 

Sorry its not set :(

 

Un cahier entier,

jamais joué,

jamais entendu.

Sept pièces pour flûte et harpe,

douze leçons de composition.

Un Mozart intime,

presque secret,

écrit en 1778,

lors de son séjour à Paris :

il loge rue du Gros‑Chenêt,

dans le Sentier,

fréquente les salons aristocratiques.

Wolfgang compose pour survivre,

Amadéus enseigne pour vivre.

 

Sorry its not set :(

 

C’est là qu’il rencontre

Marie‑Louise‑Philippine de Bonnières de Guînes,

harpiste prodige.

 

Sorry its not set :(

 

Elle est la fille du duc Adrien-Louis de Bonnières de Souastre,

un flûtiste renommé

qui lui commande le fameux Concerto pour flûte et harpe.

Il confie aussi sa fille à Mozart pour qu'il lui apprenne

à composer de grandes sonates pour leurs deux instruments.

Le cahier retrouvé réunit précisément les leçons qu’il lui a dispensées.

 

 

Sorry its not set :(

 

Ce silence de deux siècles et demi s’est brisé,

ce dimanche,

jour de Fête de la musique.

Dans la majestueuse salle Ovale de la BnF Richelieu,

deux musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Radio France

ont enregistré la toute première interprétation de ces pièces :

Mathilde Caldérini, première flûtiste solo,

et Nicolas Tulliez, harpiste.

 

 

Et ce lundi,

sur France Musique,

cette création mondiale est diffusée pour la première fois :

dès 8h00, des extraits en avant-première

dans la matinale de France Musique :

 

 

Pour l'intégralité des sept pièces

rdv à 15h

dans l'émission de Lionel Esparza,

"Relax !" à l'occasion d'une édition spéciale "Mozart à Paris".

 

Sorry its not set :(

 

Cette renaissance s’inscrit dans une tradition où la radio joue un rôle essentiel.

En 1930, à Turin, la RAI révèle les premières mondiales issues du fonds Vivaldi redécouvert.

Dans les années 1990, à Leipzig, un choral inconnu de Bach renaît sur les ondes de la MDR.

En 1999, France Musique dévoile un Salve Regina de Charpentier retrouvé dans un fonds religieux.

En 2005, en Italie, un Gloria de Vivaldi sort de l’ombre grâce à la radio.

En 2012, en Autriche,

un Allegro molto de Mozart,

exhumé d’un grenier, est joué pour la première fois sur ORF.

 

Sorry its not set :(

 

Et si cette redécouverte résonne autant,

c’est aussi parce qu’elle unit deux institutions

qui veillent sur notre patrimoine musical.

À la BNF,

son président Gilles Pécout rappelle qu’il s’agit de "l’une des découvertes les plus importantes de ces dernières décennies",

Il souligne que la BnF est devenue

le second gisement mozartien au monde après Salzbourg,

et que cette identification ouvre la voie à de nouvelles coopérations internationales.

 

À Radio France,

la Pédégère Sibyle Veil parle d’un "honneur exceptionnel" :

redonner vie à une œuvre oubliée de Mozart

témoigne de l’excellence de l’Orchestre Philharmonique

et de la mission de service public de la Maison,

qui consiste à faire vivre les grandes œuvres

et à les partager avec le plus grand nombre.

 

Sorry its not set :(

 

Ainsi,

d’un carton ouvert un matin de février 2026

à un enregistrement dans la salle Ovale,

puis à une diffusion nationale,

ce cahier oublié rappelle que le patrimoine n’est pas un vestige :

c’est une voix qui revient.

La radio,

mieux que tout autre média,

sait encore lui donner souffle ...

 

https://www.radiofrance.fr/francemusique

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 22 juin 2026

 

Voir l'article

Les Bleus font exploser les compteurs d'M6. Mais combien de viewers lui préfèrent désormais le web ? Réelle audience impossible à évaluer ! (le 20-06-2026)

 

Demain soir,

les Bleus remettent ça.

France–Irak,

deuxième match de ce Mondial,

coup d’envoi à 23 heures,

depuis le Lincoln Financial Field de Philadelphie.

la France sera‑t‑elle encore au rendez‑vous

malgrés l'horaire tardif ?

En tous cas M6 qui l’an prochain fêtera ses 40 ans vient de prouver que son tout premier slogan

“La petite chaîne qui monte”

n’a jamais été aussi actuel ...

Le premier habillage en 1987 :

 

 

Pour France–Sénégal,

M6 a rassemblé 13,99 millions de téléspectateurs,

soit 61,4 % de part d’audience,

selon Médiamétrie.

Un score gigantesque,

qui replace la chaîne au centre du jeu, qu’on n’avait plus vu depuis… 2014.

TF1 avait fait près de 16 millions pour France–Honduras.

Donc non pour l’instant,

2026 ne bat pas 2014

alors que débutait seulement l'avénement du web.

Mais il fait mieux que 2018,

mieux que 2022,

et surtout ...
il ramène la télévision française à un niveau qu’on croyait révolu.

 

Sorry its not set :(

 

Comme si, le temps d’un match,

la France avait retrouvé le réflexe du “tous ensemble devant un écran”.

 

 

Pour M6, c’est un triomphe :

meilleure audience de l’année et meilleure audience sportive de son histoire.

Et un symbole :

la chaîne prouve qu’elle peut rivaliser avec TF1 sur les grands événements, qu’elle peut encore fédérer, qu’elle peut encore surprendre.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce que ces 14 millions ne disent pas,

c’est tout ce qui s’est passé en dehors du téléviseur.

Parce que désormais,

il y a le web,

le vrai deuxième stade où se joue le match des audiences !

 

Sorry its not set :(

 

Les jeunes surtout regardent autant sur smartphone que sur télé, les extraits sur les réseaux sociaux explosent.

D’ailleurs dans les rapports annuels,

Au delà de la retransmission,

Il y a les extraits, les replay, les commentaires, les live‑tweet.

 

Il y a aussi ce que personne ne mesure …

Parce que mardi soir,

une partie du public n’était ni sur M6,

ni sur beIN qui ne publie pas ses audiences.

 

Sorry its not set :(

 

Beaucoup vont aussi sur les chaînes étrangères :

la RTS suisse, la ZDF allemande, la BBC, la RAI

en se géolocalisant ailleurs grâce à un VPN.

Ces usages ne sont pas comptés dans les audiences françaises.

Le match est vu, mais hors radar.

 

Enfin il faudrait aussi compter le streaming ...

 

 

Les applis officielles,

mais aussi les sites “fantômes”,

les flux pirates,

les liens qui circulent sur Telegram.

 

Sorry its not set :(

 

Les études sur le piratage sportif le disent :

le foot est le contenu le plus piraté au monde.

Impossible de savoir combien étaient là mardi soir,

mais ils existent, et ils pèsent.

 

Alors,

qu’est‑ce que tout ça raconte du futur de la télé française ?

Elle reste imbattable sur les grands événements,

Les Bleus, les JO, les grandes soirées politiques ...

Elle devient une industrie du rendez‑vous,

pas du quotidien.

 

Sorry its not set :(

 

Le futur,

ce n’est pas “TV contre web”,

c’est “TV avec web”.

Le match doit vivre partout :

en linéaire, en streaming, puis en extraits, en podcasts, et en analyses.

Les acteurs du PAF gagnants seront ceux qui savent orchestrer tout ça.

Dire “14 millions devant la télé”

ne suffit plus.

 

Sorry its not set :(

 

Il faut mesurer :

le temps de contact,

tous écrans confondus,

et la valeur de ce contact.

C’est le chantier de Médiamétrie pour les années qui viennent.

 

Sorry its not set :(

 

Demain lundi

place à France–Irak à 23 heures,

en direct de Philadelphie,

un adversaire moins connu ... 

 

 

La France sera‑t‑elle à nouveau

massivement

au rendez‑vous pour les Bleus,

quel que soit l’écran ?

 

 

 Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 21 juin 2026.

 

Voir l'article

Le bulletin météo ... Un siècle de confiance, de voix, d'images et désormais de controverses : de la voix nasillarde de 1922 aux tempêtes numériques ! (le 19-06-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Ce n’est plus seulement un fait scientifique,

c'est aussi un événement médiatique

un sujet de débat,

un objet de tension.

 

 

C’est dans les gazettes

au XVIIᵉ siècle

que quelques premières lignes timides apparaissent.

“Gel sévère,”

“Tempête sur la côte,”

“Pluie continue.,”

 

Sorry its not set :(

 

Dans "Le Journal de Paris"

du 1er janvier 1777

la météo trône en Une

avec la bourse

et le tirage de la loterie.

Ce ne sont pas encore des prévisions

mais plutôt des traces,

comme des empreintes du ciel sur le papier !

Le siècle suivant,

les journaux agricoles osent les premières tendances.

Dans les archives du "Mémorial des Deux-Sèvres",

la sécheresse de 1921 alimente la chronique.

 

Sorry its not set :(

 

Puis vient la radio,

et avec elle, la révolution n’est plus silencieuse.

Le 6 février 1922, à 16h30 pile, un drôle de rituel s’installe

chez les français :

la Tour Eiffel,

grâce à la TSF,

livre la météo de demain 

Comme le raconte sur le réseau ICI,

Stéphane Bern :

 

 

https://www.radiofrance.fr/francebleu/podcasts/stephane-bern-voyage-dans-le-temps/1922-le-premier-bulletin-meteo-diffuse-en-france-depuis-la-tour-eiffel-5676484

 

Sorry its not set :(

 

Au fil des ans

la météo n’est plus seulement

un texte,

elle devient une voix,

une présence,

un rituel.

Dès 1958

Albert Simon est l’une des stars d’Europe 1,

avec son débit lent,

presque hypnotique,

il entre dans les foyers avec sa fameuse grenouille …

 

 

En mémoire entre nos oreilles également

Jacques Kessler, sur France Inter puis France Info,

il apporte la rigueur, la science, la pédagogie.

Il explique les masses d’air comme d’autres expliquent les constellations.

Son dernier bulletin à l’antenne …

 

 

Comment ne pas saluer aussi,

entre autres,

Joël Collado, Louis Bodin sur RTL ou Laurent Cabrol sur Europe 1.

 

Quand arrive le premier bulletin à la télévision

le 17 décembre 1946,

le ciel devient une scène.

 

Sorry its not set :(

 

La France est pionnière :

les cartes s’animent,

les fronts avancent,

les dépressions tournent,

les prévisions deviennent chorégraphiées.

 

Sorry its not set :(

 

Avec ses artistes qui entrent en scène …

La solaire Évelyne Dhéliat avec sa rigueur incarne la précision,

la pédagogie, la confiance,

alors que la douce Catherine Laborde parlait du temps comme on parle d’un ami

ou Michel Cardoze le poète concluait chaque bulletin par une citation.

 

 

Sans oublier Patrice Drevet,

le pionnier qui fait entrer la météo dans l’ère graphique :

La météo devient un moment attendu, un rituel du soir,

un sourire avant la nuit,

même dans des circonstances dramatiques comme pour la tempête de 1999.

 

Sorry its not set :(

 

Et Alain Gillot-Pétré

qui savait  rendre simple ce qui est compliqué,

sans jamais infantiliser.

Il savait traduire les masses d’air

en phrases courtes,

visuelles,

mémorisables.

 

Sorry its not set :(

 

Depuis une vingtaine d’années

avec le web

la météo se libère du temps,

elle devient un flux :

plus d’horaires, plus de rendez‑vous, plus de voix :

avec Météo-France, la référence scientifique,

ou La Chaîne Météo avec ses vidéos pédagogiques,

mais encoere Windy et ses cartes hypnotiques.

Il y a aussi Météociel, le laboratoire des passionnés

et Weather.com, la machine mondiale.

Le ciel est désormais dans la poche

à chaque seconde

dans chaque lieu.

 

Et c’est sans compter sur les réseaux sociaux,

avec parfois de l'humour ! 

 

 

La météo devient virale, émotionnelle, spectaculaire,

et souvent polémique.

La météo devient un territoire de désinformation,

un champ de bataille idéologique.

 

Sorry its not set :(

 

Les prévisionnistes se font insulter,

et n’hésitent pas être pédagogues avec leurs détracteurs sur les RS.

Comme lors de la précédente vague de chaleur, il  ya un mois …

 

 

Et pourtant, quelque chose demeure immuable, humain :

nous voulons toujours savoir quel temps il fera demain !

Parce que la météo ce n’est pas seulement le ciel,

c’est un peu nous …

Avec nos peurs, nos espoirs, nos fragilités,

même si chacun sait

qu’après la pluie,

revient le beau temps !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 20 juin 2026.

 

 

 

 

Voir l'article

Presse, Web, Radios, TV, témoins comme ils peuvent hier soir ... À Versailles, l’ombre de 1919 plane sur un accord qui n’en est pas un, celui de la paix introuvable, pour un texte sans portée réelle. (le 18-06-2026)

 

Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, 

la dramaturgie compte !

 

 

 Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et la France n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron se félicite tout de même

sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir,

dans ce même décor,

n’a été signé qu’un "un pré‑accord".

pour ne pas dire comme nombre d'observateurs aujourd'hui

un simulacre. 

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

 

Comme le raconte FTV

sur son site destiné aux jeunes gens Lumni :

 

 

Hier soir encore,

l’Histoire ne s’est pas faite,

elle se fait à nouveau attendre !

Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée

parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix,

que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie

a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes

et le mode de consommation des médias.

 

1973 : Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final…

qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 : Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard,

le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 :  Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire,

comme si de rien n’était.

 

2020 : Brexit Deal.

Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition.

Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, 

les miroirs,

et les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire "instrumentalisée".

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre….

d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias

ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé

sur les antennes et sur le web comme “historique”,

plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

Voir l'article

x (le 18-06-2026)

 

 Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, l

a dramaturgie compte !

 

 

 

Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et Paris qui n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron s'en félicite sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir, dans ce même décor,

n’a été signé qu’un « un pré‑accord ».

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

Avec la même envie de dire :

“Regardez, l’Histoire se fait ici.”

Comme le raconte FTv sur son site Lumni :

 

 

Hier soir encore, l’Histoire ne s’est pas faite, elle se fait à nouveau attendre. Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix, que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes et le mode de consommation des médias.

1973 – Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final… qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 – Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard, le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 – Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire, comme si de rien n’était.

2020 – Brexit Deal. Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition. Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, les miroirs, les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire instrumentalisée.

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre…. d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé sur les antennes et sur le web comme “historique”, plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

Voir l'article

x (le 18-06-2026)

 

 Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, l

a dramaturgie compte !

 

 

 

Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et Paris qui n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron s'en félicite sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir, dans ce même décor,

n’a été signé qu’un « un pré‑accord ».

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

Avec la même envie de dire :

“Regardez, l’Histoire se fait ici.”

Comme le raconte FTv sur son site Lumni :

 

 

Hier soir encore, l’Histoire ne s’est pas faite, elle se fait à nouveau attendre. Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix, que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes et le mode de consommation des médias.

1973 – Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final… qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 – Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard, le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 – Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire, comme si de rien n’était.

2020 – Brexit Deal. Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition. Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, les miroirs, les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire instrumentalisée.

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre…. d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé sur les antennes et sur le web comme “historique”, plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

Voir l'article