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Les Bleus, champions du terrain et du business, pros aussi sur les RS. Leurs ainés, qui ont conquis les 2 premières étoiles, sont désormais les stars des médias tradis. (le 17-06-2026)

 

 

L’empire State Building salue à Big Apple cette nuit

la victoire des Bleus.

Remake en vue des 2 précédentes étoiles ?

Quelles leçons sonnantes et trébuchantes

à retenir de l'histoire de l'équipe de France de football

vue des médias …

 

 

Le 12 juillet 1998,

la France se regarde dans le miroir du Stade de France

et se trouve belle, diverse, unie,

presque républicaine au sens classique du terme.

Les joueurs parlent encore comme des citoyens :

Zidane murmure :

"C’est magnifique…

je ne réalise pas. "

Une phrase d’homme,

pas de marque.

A l'époque, la FFF tient dans un couloir,

les droits TV plafonnent à 600 millions d’euros,

et la parole publique,

celle des joueurs comme celle des responsables politiques,

n’est pas encore passée par la machine à lisser du XXIᵉ siècle.

 

 

1998–2006 :

la parole libre,

ou l’illusion d’une République apaisée …

Les champions du monde deviennent des voix sur les grands médias,

elles incarnent une France qui croit encore à la parole spontanée.

Et continuer à les idolâtrer,

désormais en tant que commentateurs

Mais ils représentent déjà un investissement pour les organes de presse …

Bixente Lizarazu :

RTL & TF1 350 000 à 450 000 €/an,

Christophe Dugarry :

RMC 300 000 à 400 000 €/an,

Frank Lebœuf :

RMC, ESPN, L’Équipe

200 000 à 300 000 €/an,

Youri Djorkaeff :  

TF1 5 000 à 8 000 € par intervention,

 

2006–2014 :

Knysna, ou la naissance du soupçon …

La grève de l’équipe de France en 2010 en Afrique du Sud

n’est pas seulement une crise sportive,

c’est une crise politique,

un moment où la France découvre que ses héros peuvent se taire,

se retrancher, se barricader .

 

 

La FFF publie un rapport

de 62 pages,

les clubs embauchent, la LFP recense 78 communicants en 2014

et les droits TV explosent :

1,05 milliard € de revenus commerciaux pour l'Euro 2016 par exemple …

Plus l’argent afflue,

plus la parole se raréfie.

Comme en politique,

la communication devient un bouclier, un filtre, un écran.

 

Sorry its not set :(

 

2018 :

la deuxième étoile et l’avènement des joueurs‑entreprises.

La FIFA annonce 7,5 milliards d’interactions sociales autour du Mondial 2018.

Le football devient un marché global. Les joueurs deviennent des marques.

La parole devient un actif.

Kylian Mbappé,

c’est 110 millions d’abonnés,

250 000 à 500 000 € le post sponsorisé,

une influence supérieure à celle de nombreux responsables publics …

 

 

La Fédération Française de Football suit :

1 000 vidéos produites en 2022,

25 personnes dédiées au digital !

Le football parle désormais comme une multinationale.

 

Sorry its not set :(

 

2020–2026 :

la communication algorithmique :

football et démocratie sous tension

La Ligue de Football Professionnelle publie en 2023 :

92 % des joueurs professionnels ont un compte Instagram actif.

La FIFA ajoute :

38 % de la visibilité mondiale des compétitions provient des joueurs. Les clubs emploient 3 à 7 communicants,

des équipes vidéo internes,

des social- media managers dédiés aux joueurs.

Le football devient un laboratoire de la démocratie numérique :

une parole hyper‑visible, hyper‑contrôlée, hyper‑fragile.

Et tout le public suit, au-delà des médias traditionnels,

à l’image de  l’ami Fabrice Piguet,

chef cuisinier en Franche Comté,

docteur es cancoillotte …

 

 

Les ex-joueurs, eux, reviennent vers la radio et la télévision,

parce que les réseaux sociaux donnent la visibilité,

mais pas la légitimité.

La parole numérique est un cri,

et la parole radiophonique ou télévisuelle, une construction.

Emmanuel Petit :

RMC 350 000–450 000 €/an,

Bixente Lizarazu :  

RTL & TF1

450 000–600 000 €/an,

Rio Mavuba :

Canal+ 200 000–300 000 €/an,

Bacary Sagna :

L’Équipe 150 000–250 000 €/an,

Olivier Giroud :

TF1, M6, Canal+ (courtisé)

400 000–700 000 €/an,

Hugo Lloris : soirées internationales

300 000–500 000 €/an !

 

Sorry its not set :(

 

Sur le terrain ...

Salaire moyen Ligue 1 en 1998 :

40 000 €/mois

et en 2024 : 120 000 €/mois.

Salaire d’un titulaire des Bleus

en 2026 :

800 000 à 2 M€/mois.

Revenus FIFA 2022 :

7,6 milliards $.

Revenus UEFA 2022–2023 :

3,6 milliards.

Revenus FFF 2023 : 274 M€,

dont 60 M€ liés aux Bleus.

 

Sorry its not set :(

 

En 1998,

les Bleus parlaient comme des citoyens.

En 2026, ils parlent aussi comme des départements marketing,

à l’image d’Mbappé,

auteur ce mardi soir d’un doublé

dès l’entrée de l’équipe en compétition.

Pour le sélectionneur, 

ce jeune homme vaut de l'or !

 

 

Désormais recordman des buts,

le jeune homme originaire de Bondy explose les compteurs,

tous les compteurs !

Comme il le raconte au Parisien : 

 

 

Quand un joueur se lâche,

quand il oublie son conseiller digital,

quand il parle avec son cœur

et pas avec son contrat,

il n’y a qu’un endroit où cela résonne encore,

les médias tradis :

la presse écrite, la radio ou la télévision.

Là où,

à la différence des RS,  

la parole n’est pas un produit,

mais demeure un acte "politique"

et souvent de citoyenneté. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 17 juin 2026.

Voir l'article

"L'équilibre est une force" dit le slogan de l'eau d'Evian ... La réunion du G7 qui vient d'y débuter rafraichira-t-elle l'histoire des sommets souvent pollués ? (le 16-06-2026)

 

Il y a l’histoire que les journalistes racontent,

et celle qu’ils vivent.

G6, G7, G8, G20, OTAN, COP …

Les sommets internationaux ont toujours été présentés

comme des moments de solennité, de gravité, de diplomatie millimétrée.

 

Sorry its not set :(

 

Mais derrière les communiqués finaux,

derrière les photos de famille,

il existe une histoire parallèle,

une histoire que les historiens ne racontent pas,

mais que les journalistes, eux, n’oublient jamais.

 

Sorry its not set :(

 

En 1975 à Rambouillet :

le premier sommet…

et la première désillusion logistique.

On inaugure le G6.

On oublie d’inaugurer le chauffage.

Les radios installent leurs Nagra dans une salle glaciale.

Les photographes développent leurs pellicules dans des toilettes transformées en labo.

Les rédacteurs écrivent sur des tables bancales,

les doigts engourdis.

Un confrère dira :

"On a couvert un sommet mondial avec le confort d’un refuge de montagne."

 

Sorry its not set :(

 

En 1979 à Tokyo :

la chaleur, les câbles et les machines qui fondent !

Les magnétoscopes U‑Matic européens meurent sous l’humidité.

Les objectifs des photographes s’embuent comme des lunettes de piscine.

Les preneurs de son transpirent sous leurs casques,

les rédacteurs cherchent un coin d’ombre pour écrire.

Un technicien japonais compatissant avoue à ses collègues :

"Vos machines ne sont pas faites pour survivre ici."

Il est fascinant de réécouter le commentaire

d’Emmanuel de La Taille pour la TV française :

il est déjà question du prix du pétrole,

et son analyse résonne vraiment avec le contexte actuel !

 

 

En 1983 à Williamsburg :

le sommet invisible … 

Sécurité maximale :

les journalistes n’ont accès à rien,

les radios n’entendent rien,

les photographes ne voient rien,

et les rédacteurs n’ont rien à raconter.

C’est le premier sommet quantique :

il existe, mais on ne peut pas l’observer.

 

Sorry its not set :(

 

En 1989 à Paris :

bicentenaire de la révolution française,  

fin de la guerre froide…

et un micro trop ouvert !

Deux dirigeants discutent coiffure et ego,

le micro capte tout,

la bande circule dans les rédactions …

Mais personne ne la diffuse.

C'est la fin de la guerre froide,

pas de la bienséance.

L’incident concerne trois des participants,

les journalistes qui ont entendu la bande savent lesquels.

Mais aucun n’a jamais rompu la règle …

La paix mondiale tient parfois à un brushing.

Sur Antenne 2

Daniel Bilalian raconte une autre histoire …

 

 

1999 :

Cologne, le sommet noyé …

Pluie battante, tentes de presse inondées,

câbles dans l’eau.

Les radios posent leurs nagras sur des caisses pour éviter la noyade.

Les photographes protègent leurs boîtiers avec des sacs poubelle.

Les rédacteurs écrivent debout, faute de chaises sèches.

Un rédacteur en chef résume :

"On voulait un sommet historique, on a eu un sommet hydrologique."

 

Sorry its not set :(

 

En 2001 :

Gênes, le sommet où tout déraille

Manifestations, violences, zones rouges, zones noires.

Les radios cherchent un signal,

les photographes cherchent un angle,

les rédacteurs cherchent un sens

les plateaux TV s’improvisent dans des halls d’hôtel.

La diplomatie ressemble à un film catastrophe tourné sans budget.

 

Sorry its not set :(

 

En Italie après le drame du séisme en 2009 à L’Aquila :

le sommet en préfabriqué.

Le G8 se tient dans une caserne,

les radios enregistrent dans des préfabriqués qui sentent la peinture fraîche,

les photographes se battent pour un mètre carré de recul,

les rédacteurs écrivent sur des tables d’école.

Un ingénieur son confie :

"On a fait un sommet mondial avec le matériel d’un vide‑grenier."

N’empêche …

Les plus grands dirigeants de la planète étaient au rendez-vous pour épauler l’Italie !

 

 

Au Quebec en 2018,

Charlevoix, et son communiqué fantôme !

On publie un communiqué final,

puis on le retire,

puis on le republie,

puis on le re‑retire.

Les radios réenregistrent leurs reportages,

les photographes re‑taguent leurs photos,

les rédacteurs réécrivent leurs papiers en boucle.

Un journaliste québécois résume :

"On a fait trois sommets en une nuit, pour le prix d’un."

Et à l’antenne au JT,

le compte rendu fait à nouveau écho au contexte actuel :

Donald Trump, égal à lui-même …

 

 

L’histoire qui résonne fort aujourd’hui s’écrit aussi en 2019 à Biarritz :

l’apparition iranienne !

Le ministre iranien des Affaires étrangères arrive sans prévenir

après avoir vu le Président Macron à Paris.

Les radios sprintent pour trouver une prise,

les photographes sprintent pour trouver un angle… 

"J’ai fait 14 km dans la journée, sans quitter le périmètre de sécurité !".

Le journalisme, c’est aussi du sport.

Le reportage de France 2

le soir même raconte presque la même histoire que celle que nous observons aujourd’hui !

 

 

 

Il faudrait aussi évoquer  …

2021 pendant la pandémie de la Covid 

et le sommet organisé dans les Cornouailles.

Les chefs d’État posent masqués, puis démasqués, puis remasqués…

Ou en 2024, en Italie dans les Pouilles : le navire de la honte …

Un bateau censé loger 2 000 policiers se révèle insalubre :

toilettes bouchées, odeurs pestilentielles, cabines inutilisables.

La presse mondiale couvre le G7…

et le Titanic des forces de l’ordre, un quotidien italien titre :

"Le sommet qui coule !"

 

Sorry its not set :(

 

Les sommets internationaux sont peut‑être

des lieux où l’on décide du monde,

mais ce sont surtout des lieux où l’on découvre que,

même au plus haut niveau,

le réel adore se moquer des puissants,

comme des pros de l’info !

 

Thierry Mathieu 

e-crossmedia

le 16 juin 2026.

 

Voir l'article

Respecter davantage la diversité des opinions : CNews est mise en demeure par l'Arcom ... Une première dans le PAF ! (le 15-06-2026)

 

"Cinq thèmes ont occupé une place particulièrement importante à l’antenne en mars 2025 :

la sécurité, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, La France insoumise (LFI), les relations franco-algériennes et l’actualité politique.

L’analyse détaillée des séquences consacrées à ces thèmes met en évidence une large convergence des points de vue exprimés."

 

Voilà le constat de l’organe régulateur

qui vient donc de mettre en demeure CNews de se conformer à ses obligations de pluralisme des opinions.

C’est la premiere fois que l’arrêt du Conseil d’État du 13 février 2024 est appliqué.

Désormais l’Arcom doit tenir compte des interventions de l’ensemble des participants aux programmes diffusés,

y compris les chroniqueurs,

les animateurs

et les invités.

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’explique le président de l’Arcom Martin Ajdari …

"Il ne s’agit pas d’attribuer une opinion politique à un intervenant,

ce qui est interdit

par le Conseil d’État.

Mais l’appréciation,

plus subjective,

doit se fonder sur l’analyse des propos tenus,

ce qui est une différence extrêmement importante".

L’étude a été menée sur une période d’au moins un mois sur les chaînes d’information et trois mois sur les chaînes généralistes.

 

Sorry its not set :(

 

Alors …

Les sages et les équipes de l’Arcom ont donc visionné pendant 4 mois plus de 168 heures de programmes de CNews,

en prenant en compte 146 émissions parmi les plus regardées.

Le but ?

Identifier les différents intervenants, la diversité des sujets traités, les points de vue diffusés à l’antenne, et surtout évaluer si de la place avait été laissée à la contradiction.

 

Sorry its not set :(

 

C’est en donnant suite à une intervention de Reporters Sans Frontières

que cette évolution intervient,

et dès la requête de l’ONG l’une des figures de la chaîne s’en était ému à l’antenne …

 

 

Comme le dit au Monde

Catherine Jentile de Canecaude,

grand reporter à TF1

et Présidente du groupe de travail

"Pluralisme et déontologie de l’information et des programmes"

de l’Arcom….

"Les chaînes sont libres du choix des thèmes,

d’accorder plus ou moins de temps d’antenne à des débats,

même si c’est une chaîne d’information.

Leur seule obligation est de respecter le pluralisme".

S’agissant du conflit en Ukraine,

l’Arcom a clairement noté la prépondérance des points de vue allant dans le sens d’une Union européenne illégitime et inefficace,

et les accusations d’instrumentalisation de la peur de la part de l’exécutif français

pour détourner l’attention des menaces intérieures.

 

Sorry its not set :(

 

"Encore une fois, le problème n’est pas la nature des propos tenus à l’antenne, mais l’absence ou la minimisation d’autres points de vue présents dans le débat sur les principaux thèmes abordés".

Le rôle des présentateurs est singulièrement mis en cause dans leur orientation durant l’animation des débats.

 

Sorry its not set :(

 

Mise en garde, mise en demeure, amende, retrait de fréquence …

En France, l’Arcom dispose d’un arsenal gradué pour garantir le pluralisme, apprécié globalement par le Conseil d’État.

Au Royaume‑Uni, Ofcom applique la due impartiality, beaucoup plus stricte, et peut retirer une licence comme pour RT UK. En Allemagne, les régulateurs des Länder et la KEK empêchent toute domination d’opinion via un contrôle serré des audiences et des contre‑points éditoriaux. En Italie, l’AGCOM surveille pluralisme et concentration, notamment autour de Mediaset, mais reste sous forte pression politique. En Espagne, la CNMC sanctionne fréquemment les manquements au pluralisme et peut imposer des messages correctifs. En Belgique, CSA et VRM contrôlent pluralisme, représentation et transparence de la propriété, avec sanctions graduées. En Suisse, l’OFCOM régule par concession et peut la retirer en cas d’atteinte à la formation libre de l’opinion.

 

Sorry its not set :(

 

Partout, les chaînes publiques (BBC, ARD/ZDF, SSR…) sont soumises à des obligations plus strictes que les privées,

les sanctions vont de l’avertissement à l’amende lourde,

jusqu’au retrait de licence ou de fréquence.

 

Sorry its not set :(

 

L’exigence commune :

empêcher la concentration excessive et garantir un pluralisme effectif, même si les méthodes varient fortement selon les pays.

En ce qui concerne CNews …

En cas de nouveaux manquements observés, l’Arcom pourra prendre des sanctions après une instruction par le rapporteur indépendant.

 

C’est en tous cas un chantier qui est en marche,

comme le Président de l’Arcom l’avait expliqué à l’Assemblée nationale en novembre dernier.

 

 

A l’approche de la prochaine élection Présidentielle

et des législatives qui suivront,

l’Arcom mettra en place à la rentrée une veille sur les quatre chaînes d’information de la TNT

c’est à dire BFM TV, CNews, LCI et franceinfo :

pour s’assurer qu’elles respectent bien toutes leurs obligations de pluralisme.

 

Sorry its not set :(

 

En cas de suspicion de manquement,

le régulateur indique qu’il approfondira ses observations

et pourra intervenir directement.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 15 juin 2026.

 

 

 

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Le "Scroll Teasing Dilemme" ... En tentant de conserver leurs publics via les RS, les médias tradis ne creusent ils par leur tombe ? Cas d'école quotidiens ! (le 15-06-2026)

 

Les applis

et les sites des grands médias

connaissent souvent des succès considérables,

avec parfois autant,

voire plus d’audience,

que leur version originelle …

Comme celle du 28 minutes d’ARTE,

dont l'équipe est à juste titre

très fière ! 

 

 

Mais le numérique dans sa globalité

est aussi devenu un concurrent.

En nourrissant les Réseaux Sociaux avec des déclinaisons courtes de leur offre,

ils jouent aussi

contre eux-même …

Les plateformes siphonnent leurs revenus

en captant désormais l’essentiel de la manne publicitaire.

 

 

Désormais les radios

ou les télévisions

publiques comme privées

et la presse écrite,

publique dans sa mission,

privée dans son modèle,

travaillent en effet chaque jour

pour TikTok, Instagram, YouTube et Facebook.

Elles leur offrent leurs images,

leurs extraits,

leurs analyses,

leurs visages,

leurs voix,

leurs unes,

leurs scoops,

leurs archives.

Mais en échange,

les plateformes leur prennent…

tout le reste :

l’attention, les données, et surtout la publicité.

 

 

Parce que chaque minute passée sur TikTok

est une minute non passée sur RMC

comme avec l’after foot de la coupe du monde,

RTL, Europe 1, NRJ, ICI, TF1, M6, Canal+, BFM TV ou France info.

Chaque euro publicitaire capté par Meta ou Google

est un euro qui n’ira pas soutenir

Le Figaro, Ouest‑France, La Voix du Nord, Nice‑Matin ou La Dépêche ou Le Parisien :

 

Sorry its not set :(

 

Il n’existe que quelques exceptions

où le réseau social permet au média traditionnel

de reconquérir son public devenu d’abord internaute.

Comme pour la matinale en radio,

quand France Inter annonce :

"Demain, Untel sera l’invité de Benjamin Duhamel",

ou quand RMC avec BFM TV promet un face‑à‑face musclé dans Apolline Matin.

Le public comprend l’enjeu,

l’heure, la valeur du direct :

le réseau social sert de panneau directionnel.

 

 

Ca marche aussi pour les grands événements :

l’Eurovision sur France Télévisions.

Roland‑Garros sur France TV aussi et avec Amazon.

TF1 mobilise ses réseaux sociaux pour The Voice, Koh‑Lanta,

Danse avec les stars,

et Canal+ joue la carte premium autour de la Ligue 1 durant la saison, du cinéma, des séries,

M6 chauffe ses communautés

pour Top Chef,

L’Amour est dans le pré

et évidemment les retransmissions gratuites des matchs de la Coupe du monde de football, qu’elle est la seule à proposer :

 

 

Et puis il y a les breaking news :

les réseaux sociaux alertent,

et les antennes expliquent.

Dans ces instants-là,

on revient vers France Info,

vers BFM TV, LCI,

vers Le Monde ou Libération,

parce qu’on cherche la fiabilité,

la durée, la hiérarchie.

Mais ce sont des exceptions,

des oasis, des respirations.

 

Sorry its not set :(

 

Le reste du temps,

les réseaux sociaux ne renvoient pas vers les médias :

ils les remplacent :

les RSN,

les Réseaux Sociaux Numériques

ne sont pas des relais, ce sont des médias parallèles,

autosuffisants,

qui fonctionnent selon trois lois simples :

le flux :

on scrolle, on ne clique pas vers l’extérieur. 

L’instantané :

on consomme des fragments, pas des formats longs.

Et l’autosuffisance :

tout est déjà là, dans la plateforme.

 

 

 

Le fragment devient la destination,

le teaser devient le produit,

et l’émission ou l’article complet… disparaît dans le bruit.

Comme l’intervention de la Boss du Politique à France Télévisions,

ce samedi soir sur le plateau de Quelle Epoque sur France 2 …

 

 

Aucune étude ne montre un retour significatif vers les antennes,

aucune donnée ne prouve qu’un extrait viral renvoi vers une émission entière.

Les réseaux donnent de la visibilité,

pas de l’audience,

pas de fidélité,

pas de durée.

 

Sorry its not set :(

 

Alors ...

Les médias ne sont-ils pas en train

de financer leur propre marginalisation ?

Ils doivent être présents sur les réseaux sociaux pour survivre symboliquement…

Mais cette présence affaiblit leur modèle économique.

Ils doivent nourrir les plateformes pour rester visibles

mais elles captent leurs revenus.

Ils doivent produire des fragments pour exister…

mais ces fragments remplacent leurs formats longs,

à de rares exceptions comme les JT de FTV par exemple désormais distribués sur YouTube.

C’est un piège,

un dilemme,

un paradoxe,

un cercle vicieux ...

 

Sorry its not set :(

 

A moins que radios, télévisions, presse écrite,

parviennent sur les Réseaux Sociaux à privilégier le teasing,

faire savoir leur savoir-faire,

leur valeur et leur ajoutée !

 

Sorry its not set :(

 

Ce que les plateformes ne peuvent pas offrir comme la durée,

la profondeur,

la nuance,

la hiérarchie,

l’incarnation,

la lenteur parfois…

Parce que si les médias continuent d’alimenter les réseaux sociaux sans valoriser leur propre rôle,

ils finiront par disparaître dans le flux …

qu’ils contribuent à nourrir.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 15 juin 2026.

 

Voir l'article

Quand les candidats à la Présidentielle parlent en direct aux électeurs via l'IA, en favorisant le nombrilisme et l'entre-soi. Quid du journalisme tradi ? (le 09-06-2026)

 

Les partis n’auraient-ils plus besoin des médias professionnels

pour parler aux électeurs ?

C’est en tous cas ce qu’ils disent,

c’est assumé,

revendiqué.

Et c’est un séisme pour le journalisme professionnel,

comme le sous-entend ce reportage

du 20 heures de France 2 .

 

 

Pour Renaissance,

Stanislas Guerini l’a déclaré publiquement :

"L’IA va transformer la manière dont nous faisons campagne."

 

Sorry its not set :(

Gabriel Attal résume la stratégie :

"On doit parler à chacun,

là où il est.

Or “là où il est”,

ce n’est plus seulement dans une matinale,

ni un JT,

ni dans un débat !

 

 

C’est sur X,  Instagram, TikTok, sur WhatsApp,

dans des flux personnalisés, invisibles,

non vérifiables.

L’IA écrit les tracts, calibre les messages,

répond aux commentaires.

 

 

La campagne devient une production éditoriale automatisée, sans médiation journalistique.

 

Du côté du RN :

l'IA pour saturer l’opinion d’images émotionnelles !

 

Sorry its not set :(

 

Jordan Bardella ne s’en cache pas :

"L’IA est un outil comme un autre. »

Un outil qui génère des images anxiogènes à la chaîne :

des rues en flammes,

des frontières poreuses,

des foules menaçantes.

Comme au lendemain des émeutes

suite à la victoire du PSG : 

 

 

POLITICO a compté :

23 images IA dans 81 publications.

Le RN n’a plus besoin d’un reportage,

ni d’un plateau,

ni d’un contradicteur.

Il travaille en fonction de l'algorithme

d’un électeur potentiel isolé devant son écran.

 

Sorry its not set :(

 

Pour LFI :

l’IA pour parler à un électorat multilingue

sans passer par les médias.

Jean‑Luc Mélenchon défend l'tutilité de l'IA,

comme ici lors d'une interview sur Brut :

 

 

Manuel Bompard parle d’accessibilité démocratique".

L’IA traduit automatiquement en arabe, turc, tamoul, portugais.

Une campagne multilingue,

à coût quasi nul,

sans passer par les médias traditionnels.

 

Sorry its not set :(

 

Trois partis,

trois stratégies…

une même révolution !

Ils ne se parlent pas,

ne se rejoignent sur rien,

s’opposent sur tout.

Sauf sur un point :

l’opinion publique est désormais sur les réseaux sociaux,

plus massivement que sur les médias traditionnels.

Sur TV 5 Monde

cette cadre de l'AFP pose la vraie question : 

 

 

Les partis n’auraient-ils donc

plus besoin des journalistes

pour atteindre les électeurs ?

C’est une révolution

politique,

médiatique,

démocratique.

 

Sorry its not set :(

 

Et c’est ici que se joue

la survie du journalisme professionnel.

Parce que pour la première fois,

chaque électeur reçoit son message,

dans sa langue,

avec ses préoccupations,

à n’importe quelle heure.

Au risque qu'elle devienne une campagne privée,

sur mesure.

sans contradiction,

sans contre‑champ...

 

Alors le journalisme professionnel perd sa fonction première :

mettre en commun ce que la démocratie disperse.

Ce n’est pas seulement une crise des médias,

c’est une crise du débat public.

 

Sorry its not set :(

 

Alors comment faire,

pour les journalistes,

dans ce nouveau contexte ?

Comment continuer à exercer un métier

fondé sur la vérification,

la contradiction,

la mise en perspective,

la déontologie,

alors que les partis s’adressent directement à l’opinion

dans des bulles numériques imperméables ?

 

Sorry its not set :(

 

En vrai

signe des temps ...

Les candidats adoptent le rôle des influenceurs sur le web !

Jacques Trentesaux,

co-fondateur de Médiacités,

a déjà estimé sur france info :

qu'il est temps d'éveiller l'esprit critique des citoyens. 

Ce qu'il dit à propos des "influenceurs"

peut s'entendre aussi à propos des politiques ...

 

 

Parce que la révolution est en marche,

et que si les partis prétendent stratégiquement

pouvoir se passer des médias professionnels,

les citoyens,

eux,

n’ont en réalité jamais eu

autant besoin de journalistes !

Ce que raconte magnifiquement 

la vidéo diffusée ce mardi par le groupe TF1

sur ses réseaux sociaux : 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 9 juin 2026.

 

Voir l'article

Il n'y avait pas de rendez vous dans 10 ans... Bruel est en garde à vue, mais présumé innocent ! De l'importance de la déontologie des médias pros face à la déferlante sur les RS ! (le 08-06-2026)

 

Il y a des journées qui révèlent l’état d’une société

mieux qu’un sondage,

mieux qu’un débat,

mieux qu’un discours.

Ce lundi 8 juin en fait partie.

Un nom s’impose,

partout,

en boucle :

Patrick Bruel.

 

Sorry its not set :(

 

Treize dossiers,

signalements,

récits.

Mais il n’aura fallu que deux minutes trente

pour que les réseaux sociaux transforment les bribes d'information

en condamnation définitive.

C’est le temps qu’il faut désormais

pour que la vindicte numérique accomplisse son œuvre.

Hurler, juger, condamner, 

sans élément sur le commencement de l’enquête,

donc sans preuve et évidemment sans nuance.

A l'instar de cette "influenceuse" sur TikTok : 

 

 

La "Bruelmania",

elle,

a même été un cas d'école sur le plateau de Bernard Pivot,

Il y a bien des années ...

 

 

Le cas Bruel n’est pas seulement une affaire.

C’est un thermomètre qui indique

que la température démocratique grimpe dangereusement,

et que la fièvre virale remplace peu à peu la justice.

Car les réseaux sociaux ne sont pas un tribunal.

Ils sont un accélérateur de fantasmes,

un espace où l’on confond accusation et vérité,

émotion et justice,

rumeur et information.

 

 

Et c’est précisément pour cela

que les médias professionnels sont devenus vitaux.

A une condition :

qu’ils existent aussi dans l’espace numérique.

Qu’ils ne se contentent plus d’être professionnels :

qu’ils soient audibles, lisibles, présents, massifs.

Qu’ils sachent inonder la toile

pour contrer le raz-de-marée de la vindicte populaire.

Comme l'intervention

de Laure Murat,

historienne française,

professeure à l'université de Californie à Los Angeles

sur France Télévisions :

 

 

Car à quoi sert la déontologie

si elle reste coincée dans un studio

ou seulement diffusée sur les canaux tradis ?

À quoi sert la nuance si elle n’atteint jamais les fils TikTok

et Facebook,

s'agissant de la génération qui suit Bruel ?

 

 

Quand la justice,

elle,

travaille,

et qu’elle le fait avec rigueur …

Jean-Marc Morandini, est condamné en 2025 pour corruption de mineurs.

Plusieurs cadres d’Ubisoft, le sont aussi en 2025 pour harcèlement sexuel.

Dans le monde du patinage artistique,

plusieurs condamnations ont été prononcées après les révélations de 2020.

Dans les fédérations sportives,

de nombreuses sanctions disciplinaires ont été actées

dans le football, le judo, la natation.

 

Sorry its not set :(

 

La sanction virale n’a souvent peu de rapport avec la réalité des faits,

la meute ne connaît qu’une loi :

l’émotion.

Elle ne vérifie rien,

ne recoupe rien,

ne contextualise rien,

ne distingue pas une accusation d’une preuve.

 

Sorry its not set :(

 

Et l’émotion n’a jamais rendu un verdict juste.

D’où le rôle vital et désormais stratégique des médias professionnels.

Ils sont la digue,

la dernière,

la seule.

Mais une digue n’est utile que si elle est visible.

Une digue n’arrête rien si elle reste hors champ,

ne protège personne si elle ne parle qu’à ceux qui l’écoutent déjà.

Le professionnalisme ne suffit plus. 

ll faut la présence, la réactivité, la pédagogie, la visibilité.

 

 

Sur RMC ce midi ,

l'avocate parisienne Sandrine Pégand ...

titulaire d'une Maîtrise de Droit

ainsi que d'un DEA

en Droits de l'Homme et Droit International privé :

 

 

Les médias en plus de leurs canaux propres doivent occuper la toile,

répondre vite, fort, à clair,

dire là où la foule se trouve :

sur TikTok, sur Instagram, sur X, sur YouTube :

"Attendez !

On enquête,

on vérifie,

on ne juge pas." 

 

 

Dans un monde saturé de vidéos virales,

de captures d’écran,

de threads anonymes,

la présomption d’innocence n’est pas un détail juridique.

C’est un acte de résistance, de civilisation, démocratique.

Mais elle ne survivra que si les médias professionnels

savent redevenir des phares, visibles, puissants, donc désormais numériques.

Parce que tenir la barre quand tout le monde hurle,

c'est essentiel.

 

Sorry its not set :(

 

 

"J'ai rencontré des tempêtes et des bourrasques
Comme vous, comme vous, comme vous
Chaque amour morte
À une nouvelle a fait place
Et vous, et vous, et vous ?" 

 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 juin 2026.

Voir l'article

Cher football ... Vers la 3eme étoile pour les Bleus ? A vivre en clair sur M6, mais pour l'ensemble des matchs, ce sera payant via beIN Sports. (le 07-06-2026)

 

Sorry its not set :(

 

 

Des millions de téléspectateurs se rassemblent

quand l’équipe de France joue,

mais se passionnent aussi pour les équipes du monde entier :

c'est tout l'intéret du Mondial,

tous les 4 ans !

 

Sorry its not set :(

 

 

Mais voilà ...
Pour vivre vraiment la compétition d’ici quelques jours,

il faudra faire avec la loi de l’Oncle Sam,

où le football n’est plus un événement populaire,

mais un produit premium.

Les droits qui ont explosé

ont contraint nombre de chaines de TV à s’effacer,

même si la plupart ont leur consultant "Bleu ex champion du monde" : 

 

Sorry its not set :(

 

 

Pour assister à l'ensemble de la compétition,

il faudra payer ! 

M6 sera la seule chaîne gratuite

mais avec seulement 54 matchs,

dont tous ceux des Bleus.

 

 

Pour cela la généraliste d’RTL Group a mis 120 millions d’euros sur la table,

soit près de 15 % de son chiffre d’affaires annuel.

Un pari immense, presque insensé, mais assumé.

Nicolas de Tavernost l’ancien patron qui a négocié le contrat l’avait dit :

“Le football reste un moteur d’audience incomparable.”

Et David Larramendy qui lui a succédé a ajouté :

"C’est un investissement majeur, mais cohérent avec notre stratégie."

 

TF1, la chaîne des grandes soirées,

celle qui a accompagné toutes nos émotions depuis 1978

avec les 2 sacres de 1998 et 2018 n’aura aucune image, aucun match, aucun ralenti.

 

 

Son patron Rodolphe Belmer

l’a dit sans détour :

“Nous ne pouvions pas suivre.

Les prix demandés n’étaient pas raisonnables."

Thierry Thuillier le directeur de l’info du groupe a dû s’adapter :

“Nous couvrirons l’événement autrement, en renforçant l’analyse et le décryptage.”

En réalité TF1 racontera l’épopée des Bleus… sans montrer les Bleus : un choc, un vide, une rupture.

 

France Télévisions,

le service public,

qui vient de nous offrir Roland‑Garros,

diffusera le Tour de France ...

 

 

Mais FTV ne relève pas le gant sur le ring des financiers du foot.

Delphine Ernotte la pédégère l’a affirmé :

“Le sport fait partie de l’ADN du service public.

Nous avons la responsabilité de rendre accessibles les grands événements à tous,

mais nous ne pouvons pas suivre l’inflation de certains droits sportifs.”

France TV,

comme TF1 ne se retire pas du sport, elle se retire d’un marché devenu délirant.

 

Quant à Canal+,

spécialiste du football, championne du ralenti, du décryptage, du mercato,

elle n’aura elle aussi, aucune image, pas de droits magazines, pas de résumés.

Se résumera-t-elle à des "à côté", comme elle en a déjà débuté les diffusions ? 

 

 

Un paradoxe,

quand on sait que qu’elle consacre chaque année

plus de 700 millions d’euros aux droits sportifs.

 

Reste beIN Sports,

la seule offre à proposer les 104 matchs,

dont 50 exclusifs.

Mais en payant son abonnement :

15 euros par mois.

 

Sorry its not set :(

 

Cérémonie d'ouverture ce jeudi.

Il faudra encore attendre pour soutenir les Bleus  ...

 

Sorry its not set :(

 

Le Mondial 2026 sera le plus cher de l’histoire,

le plus éclaté,

le plus nocturne pour nous,

du fait des décalages horaires,

le plus verrouillé !

L’accès aux images devient un luxe, où les chaînes historiques deviennent spectatrices.

 

Sorry its not set :(

 

Toujours est-il que l'hymne 2026 proposé pour les Bleus est prêt ...

 

 

Et que les affaires ont déjà bien débuté à l'approche de la compétition

comme le racontera M6,

ce dimanche soir. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 7 juin 2026.

 

Voir l'article

L'histoire de l'audiovisuel français se souviendra de sa voix, lui le passeur ... d'histoires. Hommage à Daniel Costelle, disparu ce 2 juin. (le 06-06-2026)

 

Pour le grand public

il était une voix,

grave, lente, posée,

presque cérémonielle.

Une voix qu’on reconnaissait en trois secondes,

qui ne courait jamais,

qui laissait respirer les images,

qui laissait vivre les silences.

 

 

Daniel Costelle, disparu il y a quelques jours à 90 ans,

c’est l’une des voix les plus marquantes de l’audiovisuel français

qui a traversé un demi‑siècle de télévision…

Et qui a aussi résonné dans les studios de radio.

Sur France Inter, France Culture, ou ici sur Europe 1,

il venait raconter ses trouvailles,

ses archives,

ses nuits passées à visionner des bobines. 

 

 

Et puis il y a les images

qui ont marqué des millions de téléspectateurs,

qui ont fait de lui un passeur d’Histoire !

 

 

“Les Grandes Batailles”,

avec les soldats qui courent dans la boue de Verdun,

les chars qui avancent dans un silence d’après‑guerre,

et sa voix qui tombe comme un verdict :

"Voici ce que fut la réalité du front."

Il le redira plus tard dans la série Apocalypse.

 

 

“L’Histoire de l’aviation”,

et les biplans qui tremblent dans le vent,

Les exploits sont racontés avec une précision d’horloger.

Au besoin en créant des images de synthèse comme pour Lindbergh,

le premier homme qui a traversé l'Atlantique en avion,

comme l'explique France 3 :

 

 

“L’Histoire de la Marine”

qui nout fait monter à bord des cuirassés qui fendent la mer,

avec les marins filmés en noir et blanc, et cette voix grave qui semble sortir du fond des océans.

 

 

Et puis donc, 

Apocalypse,

le choc.

Les images colorisées de la Seconde Guerre mondiale,

les visages qui reprennent vie, les rues de Varsovie,

de Paris, de Berlin,

les bombardements qui deviennent soudain réels.

Un monument de la télévision

où il confie la narration au comédien Matthieu Kassovitz

 

 

Daniel Costelle,

c’est quelques 180 documentaires,

un passage à la tête des archives de l’INA,

et une vie entière consacrée à transmettre,

à expliquer,

à faire comprendre.

Il appartient à cette lignée rare des passeurs d’Histoire :

les Decaux, Castelot,

Bellemarre, Ruggieri

ou aujourd’hui Bern, Deutsch. Drouel, Ferrand ou Hondelatte. 

 

Sorry its not set :(

 

La signature sonore de Daniel Costelle

demeure un patrimoine à elle seule !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 6 juin 2026.

 

Voir l'article

Фёдорова, Fedorova, signifie : issue du don de Dieu.... Elle honore son patronyme chez Bolloré pour Poutine ! Décryptage d'une dérive délirante que nos institutions ne savent pas gérer ! (le 05-06-2026)

 

Comment la France peut‑elle protéger la liberté d’expression

d’une propagandiste russe

mieux qu’elle ne protège son propre espace informationnel ?

Il y a des questions qui s’imposent dans le débat public

avec la force d’une évidence dérangeante.

Des questions simples, presque naïves,

mais qui révèlent un désordre plus profond....

 

Sorry its not set :(

 

C'est l’affaire Xenia Fedorova qui l’a fait surgir.

Ancienne présidente de RT France,

ce média interdit dans toute l’Union européenne pour propagande d’État,

elle intervient sur CNews,

chaîne d’information du groupe Bolloré.

Elle y commente l’actualité française, européenne, internationale.

Comme si de rien n’était.

Comme si l’interdiction de RT n’avait jamais existé,

comme si la guerre en Ukraine n’avait pas transformé la désinformation en arme.

Comme en parle parfaitement Libération : 

 

 

Le Président de la République lui‑même

dénonce publiquement, 

hier, l’ingérence russe

dans le paysage médiatique français.

 

 

Emmanuel Macron dit

que cette présence pose problème.

Il rappelle aussi que la prolongation du visa de Mme Fedorova ne dépend pas de lui.

Et que le droit français ne permet pas d’interdire à une personne de s’exprimer sur un plateau de télévision.

 

Un malaise public, nourri par un contraste saisissant

Ce malaise a pris une dimension particulière

lorsque Cyrille Amoursky,

journaliste ukrainien réfugié,

très présent sur les chaînes françaises,

a manifesté devant le siège de CNews.

 

 

Lui raconte la guerre,

les bombardements,

les morts,

les villes détruites.

Lui raconte ce que signifie vivre sous la propagande russe.

 

Sorry its not set :(

 

Il avait proposé un face‑à‑face à Xenia Fedorova.

Elle a refusé.

 

Hier devant les caméras,

il a eu raison de retirer sa proposition,

dénonçant une situation “indigne” et “dangereuse pour l’information”.

 

Le groupe Canal + de son côté dégage en touche

à l'instar du président du directoire, Maxime Saada : 

 

 

Mais ...

Pourquoi la France

se montre-t-elle incapable de gérer ce dilemme ? 

Le Parisien résume parfaitement le contexte : 

 

 

Le problème ?

Notre droit

a été conçu avant les guerres informationnelles.

D’abord, la liberté d’expression individuelle est protégée,

même pour les propagandistes !

En France,

on ne peut pas interdire à une personne de s’exprimer sur un média

en raison de son passé,

de ses opinions,

ou de son rôle dans un média étranger.

Interdire Fedorova serait assimilé à une censure politique.

 

Sorry its not set :(

 

Ensuite...

Les sanctions européennes visent RT,

pas ses dirigeants.

Elles interdisent la diffusion,

les financements,

les infrastructures.

Elles ne visent pas les individus,

sauf s’ils sont personnellement sanctionnés

ce qui n’est pas le cas.

 

Sorry its not set :(

 

Enfin, l’Arcom, le régulateur,

n’a aucun pouvoir sur les personnes.

Elle peut sanctionner une chaîne mais ne peut pas interdire un intervenant.

L’Arcom peut sanctionner CNews

si les propos relèvent de la désinformation,

s’il n’y a pas de contradiction,

si la présentation de l’intervenante est trompeuse.

Elle peut aller jusqu’à la mise en demeure,

la sanction financière,

la suspension d’émission.

Mais tant que la chaîne respecte formellement ses obligations,

elle ne peut pas empêcher la présence de Fedorova.

 

Pour une large partie de l’opinion,

cela ressemble à une faille béante.

Comme l'explique parfaitement franceinfo :

 

 

Alors,

pourquoi en est-on là  ? 

trois failles françaises :

D’abord,

une conception très large de la liberté de la presse,

qui protège la liberté éditoriale des médias privés,

même lorsqu’ils adoptent une ligne d’opinion très marquée.

Ensuite, une absence de doctrine face aux ingérences étrangères.

La France n’a pas de cadre clair pour les intervenants liés à des États hostiles.

Pas de règles spécifiques pour les médias d’opinion.

Pas de mécanisme de transparence sur les affiliations passées.

 

Sorry its not set :(

 

Enfin,

une régulation pensée pour l’audiovisuel

d’avant les réseaux sociaux,

puissante sur le pluralisme,

mais peu armée face aux stratégies d’influence.

 

Sorry its not set :(

 

L’affaire Fedorova révèle un déséquilibre profond :

la liberté éditoriale est immense,

la protection contre les ingérences est minimale.

C’est ce déséquilibre qui crée l’incompréhension,

qui nourrit la colère,

qui fait naître cette question, simple et terrible :

Comment la France peut‑elle protéger la liberté d’expression

d’une propagandiste russe

mieux qu’elle ne protège son propre espace informationnel ?

Tant que la France ne se dotera pas d’une doctrine claire face aux ingérences,

d’un cadre adapté aux médias d’opinion,

et d’une régulation pensée

pour les guerres informationnelles,

d’autres “affaires Fedorova” surgiront....

 

Thierry Matieu

e-crossmedia 

le 5 juin 2026.

 

Voir l'article

L'Iceberg est dans les radars ... Le paquebot FTV, comme RF, mérite mieux que les 3 scénarios catastrophe "TITANICESQUES" proposés à la tutelle : Edito . (le 04-06-2026)

 

 

France Télévisions n’est-elle pas devenue

une sorte de laboratoire d’expérimentation budgétaire,

un escape game géant où l’on cherche désespérément la sortie

avant que l’alarme ne sonne ?

 

Sorry its not set :(

 

Le téléspectateur-contribuable,

celui qui aime Envoyé Spécial,

Les Racines et les Ailes,

les JT régionaux,

les directs sportifs,

les soirées documentaires,

découvre que la Présidente de France Télévisions

a présenté à la ministre de la Culture trois scénarios pour l’avenir.

Trois scénarios qui ressemblent davantage,

mais c'est une stratégie politique,

à des brouillons de fin du monde

qu’à un projet de service public !

 

Sorry its not set :(

 

La CFDT parle de

"torpilles visant les effectifs, les antennes

et les missions du service public".

La CGT évoque "des scénarios de la terreur".

On a connu des teasers plus rassurants !

 

Scénario 1 :

la fusion France 2 / France 5

Pour le téléspectateur,

c’est un peu comme si on lui annonçait

que son fromager et son pharmacien

allaient partager la même boutique.

La direction a chiffré l’économie :

280 millions d’euros,

très loin du milliard promis par le rapport Alloncle.

La CGT le dit sans détour :

"Aucun de ces scénarios ne permettrait d’économiser plus de 300 M€."

Autrement dit :

on détruit des chaînes, des audiences,

on affaiblit le service public…

pour des économies de bouts de chandelle.

 

Sorry its not set :(

 

Scénario 2 :

l’automatisation généralisée

Là,

le téléspectateur-contribuable se dit :

“Enfin, un peu de modernité !”

Jusqu’à ce qu’il comprenne que derrière ces mots, il y a surtout des métiers qui disparaissent.

La CFDT cite Delphine Ernotte :

" Il ne s’agira plus de choisir les plans mais d’apprendre à utiliser la machine pour qu’elle fasse le bon montage."

La CGT ajoute :

"On sait que l’IA va transformer profondément certains de nos métiers."

Traduction :

le monteur devient surveillant de robot,

l’infographiste devient opérateur de validation,

et le téléspectateur se demande si son prochain JT

sera monté par une IA ...

 

Scénario 3 :

la crise majeure

France 3 deviendrait une chaîne tout-info,

fusionnée avec franceinfo.

La CFDT prévient :

"JT communs et fermetures de locales,

le téléspectateur et la proximité

ne pèsent pas lourd quand il faut faire des économies."

 

Sorry its not set :(

 

Le téléspectateur-contribuable, lui, se dit :

Donc, pour faire des économies,

on supprime ce qui lui tient à coeur :

la proximité, le lien, l’ancrage territorial.

Logique ! 

 

Mais le plus acide n’est pas là.

C’est que ces scénarios ne sont pas nouveaux !

Depuis dix ans,

l’État demande,

exige même sans succès

un rapprochement entre 

les radios ICI, les ex France Bleu,

et les équipes régionales de France 3, 

et celles de franceinfo radio (Radio France)

et franceinfo TV

(France Télévisions) ...

 

Sorry its not set :(

 

Dix ans de rapports parlementaires,

de recommandations de la Cour des comptes,

de notes de la tutelle !

Dix ans où l’on répète

que la fusion des rédactions info,

la mutualisation des moyens,

la convergence numérique

et l'accompagnement des personnels

sont indispensables.

Et pourtant, rien.

 

Sorry its not set :(

 

Rien,

ou presque rien, 

sinon au delà de quelques retransmissions d'évènements exceptionnels,

la co diffusion de 41 des 44 matinales des radios locales par France 3,

qui sont d'ailleurs fragilisées

par le désengagement de France Télévisions

pour la rentrée prochaine ...

 

Sorry its not set :(

 

Ni Delphine Ernotte à FTV,

ni Sibyle Veil à Radio France

n’ont en réalité mis l’énergie politique,

les moyens humains,

la volonté stratégique nécessaires pour que ces rapprochement adviennent.

Dix ans de tutelle qui demande,

de directions qui freinent,

de volonté de “rapprochement” qui ressemble davantage à un mariage arrangé

où les mariés refusent de se parler.

 

Sorry its not set :(

 

Et pendant ce temps,

la pyramide des âges fait le travail.

1 685 salariés de FTV seront en âge de partir d’ici 2030.

La CFDT note que leur départ "permettra des économies". 

La DRH de FTV annonce déjà son projet de "ne remplacer qu’un départ sur deux".

 

Le contribuable se dit :

“Ah, enfin un plan social qui ne coûte rien.”

Le téléspectateur, lui, s’inquiète :

"qui fera les directs, les reportages, les documentaires, les émissions culturelles ?

Des IA ?

Des alternants ?

Des robots qui “crushent de la data”, comme dit la Présidente ?"

 

M6 a déjà fait la démo ...

 

 

Et c’est là que l’acide devient corrosif...

La CGT écrit :

"FTV est incapable, à ce stade, de faire des projections.

La gestion des emplois est purement budgétaire."

 

Sorry its not set :(

 

Alors, que comprendre des propositions

de Delphine Ernotte ?

Qu’elles ne sont pas un projet,

qu’elles sont un message adressé à la tutelle :

Vous voulez des économies ?

Alors assumez.

Assumez de redéfinir les missions.

Assumez de fusionner les entreprises.

Assumez de dire ce que vous voulez garder…

et ce que vous voulez sacrifier !

 

La pédégère de FTV le dit elle-même :

"Le pire des scénarios serait que l’État nous dise :

on ne touche à rien

et continuez vos missions !"

 

Sorry its not set :(

 

Le téléspectateur-contribuable,

lui,

regarde tout cela avec un mélange de tendresse et d’inquiétude.

Il aime France Télévisions.

Il veut qu’elle vive.

Mais il aimerait qu’on arrête de lui faire croire

que l’avenir du service public se résume à trois scénarios catastrophe !

 

Sorry its not set :(

 

Il sait bien qu’il existe un quatrième scénario :

celui où l’on décide enfin ce que vaut la culture,

l’information,

la création…

Et où l’on accepte de la financer

à la hauteur de ce qu’elle représente.

Parce qu’au fond,

ce téléspectateur-contribuable n’a pas envie

que France Télévisions devienne un Titanic numérique.

Ni que l’IA tienne la barre pendant que les humains quittent le navire.

Ni que les rapprochements évidents

franceinfo radio / franceinfo TV,

ICI / France 3

restent encore pendant dix ans dans les cartons !

 

 

Le public,

aussi contribuable,

veut juste qu’on arrête d'ignorer

ce que prédisent tous les radars :

l'Iceberg est devant...

Le scénario catastrophe

on l'a déjà vu et revu.

Ce n'est pas comme ça qu'on devient le roi du monde ...

au moins médiatique !

 

 

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