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83 % d’écoute audio quotidienne : la radio reste majoritaire. Mais chez les jeunes, la part radio tombe sous les 30 % au profit du streaming, des podcasts et ... de TikTok ! (le 07-10-2026)

 

83 % des Français écoutent de l’audio chaque jour.

Voilà l'état des lieux dressé ce mercredi par Médiamétrie. 

Quarante-trois millions de personnes :

une marée humaine, fidèle, quotidienne.

53 % du temps audio est consacré à la radio

et le streaming musical,

pourtant omniprésent,

reste derrière.

Et puis …

11,9 millions d’auditeurs sont fidèles à 8h du matin,

dont 7 millions autour d’une matinale d’actualité.

 

Sorry its not set :(

 

La radio,

dans cette photo,

c’est le phare, le repère,

le média du quotidien ...

Mais dans l’ombre du cliché,

une autre histoire se joue !

Parce que si l’on zoome un peu,

si l’on regarde les jeunes,

les fameux 15–24 ans,

on découvre un autre décor.

68 % d’entre eux écoutent encore de l’audio chaque jour.

C’est beaucoup… mais ce n’est pas 83 %.

Et surtout : ce n’est plus la même audio !

 

Flashback …

 

 

2005 :

la radio règne.

Les 15–24 ans l’écoutent, encore à 82 % chaque jour.

 

 

Le web est encore textuel,

YouTube vient de naître,

Facebook aussi.

La FM est leur bande-son.

 

 

2010 :

Le smartphone arrive.

Spotify débarque.

 

 

Les jeunes commencent à glisser ailleurs.

L’écoute radio tombe à 72 %.

 

2015 :

YouTube écrase tout.

 

 

 Le streaming devient leur réflexe.

La radio chute à 61 %.

 

2020 :

TikTok entre dans la danse.

 

 

Les jeunes n’écoutent plus :

ils scrollent.

La radio passe sous les 60 %.

 

Aujourd’hui …

Les jeunes écoutent de l’audio,

oui — 68 % —

mais la radio n’est plus leur média de masse.

Elle représente moins de 30 % de leur temps audio.

Le streaming, lui,

dépasse les 55 %.

Le podcast grimpe à 62 % d’écoute mensuelle.

TikTok devient leur première source d’info.

La voiture, ce temple de la radio, n’est plus leur auditorium :

12 % seulement de leur écoute.

Le film est clair :

les jeunes ont en large majorité quitté la bande FM.

 

Sorry its not set :(

 

Comme l'analyse le site universitaire "The coversation" ... 

"Les jeunes perdent le réflexe de la radio d’actualité au réveil,

soit qu’ils écoutent des radios plutôt musicales,

soit qu’ils se jettent avec gourmandise sur leur smartphone pour accéder à leurs comptes de réseaux socionumériques.

Soit qu’ils ouvrent la télévision du côté d’une chaîne d’information continue.

 

Alors oui,

Médiamétrie nous montre une radio puissante,

qui reste le média du quotidien

et qui parvient encore à rassembler comme aucun autre.

Mais cette photographie est celle du pays…

mais pas celle de sa jeunesse.

Malgré la complémentarité de toutes les stations

avec les Réseaux sociaux qui sous la même marque 

deviennent des canaux

parallèles …

 

 

Les jeunes sont surtout ailleurs :

dans les podcasts natifs, dans les capsules sociales,

dans les formats incarnés, dans les narrations longues,

dans les plateformes de streaming, dans les vidéos audio sur YouTube,

dans les scrolls TikTok qui remplacent les zappings FM.

Ils se fidélisent moins à des stars du micro

comme ici Max vers 1995 sur Fun Radio

 

Sorry its not set :(

 

Et que dire des boomers qui ont vécu la libération de la bande FM ou la création des 1ères radios locales, 

comme ici à Melun,

l'une des 3 premières créées par Radio France . ...

 

Sorry its not set :(

 

La radio reste un pilier,

mais les jeunes ont déplacé le centre de gravité.

 

La publication de Médiamétrie est précieuse.

Elle dit ce que nous sommes aujourd’hui

et montre un média solide, utile, central.

Mais elle ne dit pas ce que nous serons demain.

Parce que demain, ce sont les jeunes qui l’écrivent.

Et eux, depuis vingt ans, ont déjà changé de scène.

La photographie est belle,

le film, lui, avance plus vite.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 7 octobre 2026.

 

Voir l'article

S'informer "on line" ... Oui mais par quel canal ? Noyés dans les bulles algorithmiques, ou oxygénés via le pluralisme des médias pros ? (le 06-10-2026)

 

Les réseaux sociaux …

Des armées d’internautes qui filment,

postent,

commentent…

persuadées d'informer .

 

 

Mais filmer ne veut pas forcément dire "informer",

poster n’est pas enquêter

et liker n’a jamais remplacé vérifier !

Comme en parlaient ce lundi plusieurs intervenants sur BFM :

 

 

Les lycéens singulièrement ces jours-ci

comme nombre d’internautes

qui ne se réfèrent plus aux médias professionnels

ne voient plus le monde,

mais seulement ce que leur algorithme leur sert.

Ceux que l’on voit se mobiliser ces jours-ci

n’ont pas conscience que cet entre‑soi existe.

Dans leur bulle algorithmique,

ils considèrent s'informer,

entre eux,

par eux,

pour eux.

 

 

Ils ignorent toute forme de déontologie propre aux professionnels de l’info,

leurs méthodes,

leurs règles,

leur utilité même.

Ils ne distinguent plus une information vérifiée d’un contenu viral.

Pour eux, l’algorithme est devenu le rédacteur en chef…

 

 

Pendant ce temps,

les médias pros

en particulier les radios locales, télés régionales, PQR courent après ces canaux

dans leur couloir.

Ils publient en tentant de trier le bon grain de l'ivraie,

comme le montre cette séquence d'hier lundi, 

en Occitanie.

 

 

Les médias pros tentent de distinguer,

de contextualiser,

d'équilibrer autant que faire se peut

les attroupements, les tensions, les slogans qui circulent.

Les reporters travaillent avec des règles :

 

Sorry its not set :(

 

 

Déontologie, vérification, pluralisme, responsabilité ...

 

Les internautes, eux, travaillent avec leur téléphone :

émotion brute, parti pris, absence de recul

et surtout entre‑soi algorithmique.

Témoin aussi , 

ce que confie le maire de Bézier

sur LCI

après la manifestation d'hier.

Il souligne que nombre de manifestants n'étaient pas des lycéens.

 

 

Les plateformes ne montrent pas le réel,

mais son interpretation,

ce que les internautes veulent voir.

Un monde filtré, homogène, fermé.

Un monde où le pluralisme est intrinsèquement impossible.

Depuis dix ans,

les mobilisations surgissent dans les stories,

les groupes Facebook,

les DM Instagram,

et surtout dans les messageries chiffrées comme WhatsApp, Telegram ou Signal invisibles pour les institutions.

Les forces de l’ordre n’ont plus de leaders à surveiller.

Les politiques n’ont plus de porte-parole à appeler.

Le pouls est devenu clandestin...

 

 

Plus rien à voir avec 68

ou même 95, 

c’était une autre époque,

un autre monde,

sans internet,

sans algorithmes,

sans boucles fermées...

Si les publics

et pas seulement les lycéens

ne savent plus distinguer

une information professionnelle

d’un contenu algorithmique,

alors ce n’est plus seulement le journalisme qui vacille…

c’est la perception même du réel.

 

 

Dans ce combat-là,

les médias bataillent contre la bulle,

le faux pluralisme,

la confusion totale entre information et contenu.

Une bataille où l’enjeu n’est pas l’audience…

mais la lucidité

et la responsabilité,

de tout à chacun,

pas seulement des lycéens...

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 6 octobre 2026.

 

Voir l'article

"Les jeunes produisent eux même leurs infos, sans vraiment se soucier des médias traditionnels, tandis que ces mêmes médias se nourrissent « ad nauseam » de leurs images pour alimenter le grand marché, non pas de l’information, mais de l’émotion." Entretien avec Jérôme Bouvier. Président fondateur de "Journalisme & Citoyenneté", qui organise les Assises du Journalisme. (le 03-10-2026)

 

Quel regard porter sur leur manière de communiquer,

et de s'informer ?

 

Sorry its not set :(

 

Coup de fil à Jérôme Bouvier,

reconnu pour son travail sur l’éthique, la déontologie et l’éducation aux médias,

qui organise les Assises du Journalisme.

"On n’est pas là pour faire la morale, mais pour informer, documenter !

A-t-on vraiment su réaliser des reportages à la rentrée sur les profs qui ne sont pas remplacés,

ou sur les classes avec 45° au mois de juin et qui deviennent glaciales l’hiver ?

Les médias traditionnels ont-ils dit à quel point la situation pouvait être inflammable ?

Peu importe en réalité, ça ne touche pas les jeunes gens !!!"

 

 

"Avec leurs smartphones, les jeunes produisent eux même la couverture de leur
actualité. Ils enregistrent, diffusent, puis regardent leurs images au sein de leurs
communautés sans se demander si cela va passer au vingt heures ! Non pas par
opposition aux journalistes,

je ne le pense pas,

mais parce que ce n’est pas leur univers.
Ils n’ont pas le sentiment d’avoir besoin de nous.

De notre intermédiaire.
A nous de nous interroger sur le fait qu’ils n’ont pas l’impression que nous pouvons leur
être utiles.

Avons-nous documenté, enquêté , sur les difficultés qu’ils dénoncent, les
profs non remplacés, les classes surchargées, avant que n’apparaissent les premières
violences ?"

 

Vous l'avez évoqué l'an dernier aux Assises de Tours,

sur la TV Locale ...

 

 

"On peut élargir la réflexion aux autres mouvements sociaux. Les gilets jaunes par
exemple ne faisaient eux aussi confiance qu’à leurs propres images, et la aussi, les
chaines tout- infos se sont nourries jusqu’à la boulimie de ces images pour alimenter
leurs breaking news permanent d’opinions, de morale et d’émotions.
Autre interrogation, à la société toute entière cette fois, quelle est la grammaire du
conflit social que nous validons sans broncher depuis des années ? Des agriculteurs qui
défoncent les grilles des préfectures, des feux de poubelles ou de palettes au moindre
piquet de grève, des radars arrachés. pourquoi les "jeunes" devraient-ils faire
différemment puisque c’est ainsi qu’on leur dit qu’ils peuvent se faire remarquer ?
En allant parfois jusqu’à la violence extrême.

Insupportable..."

 

 

"En réalité ...

Pour la jeunesse aujourd'hui ,

comme pour les Gilets jaunes il y a 6 ans, 

que les 20 h parlent ou pas du mouvement n'est pas important.

ils ne les regardent pas !

Ce qui n'empêche pas les télés d’info continue

à longueur d’antenne,

mais aussi les sites de la presse écrite voire ceux des radios

de se nourrir de leurs vidéos !

 

A l’instar de cette séquence

du policier molesté à Belfort ...

 

 

Vous avez à plusieurs reprises

évoqué cette évolution aux Assises…

"En effet …

On dit que les jeunes ne sont pas capables de plus de 15 secondes d’attention

comme sur TikTok,

qu’ils sont décérébrés,

qu’il ne faut pas leur proposer de grilles de lecture longue,

qu’ils ne savent plus apprécier un papier documenté de presse écrite …

Ce n'est pas vrai !"

 

Sorry its not set :(

 

"En avril dernier aux Assises, 

nous avons accueilli 1800 gamins, 

des collégiens

comme des lycéens,

et on aurait pu en accueillir le double..."

 

Beaucoup ont participé à des ateliers

pour comprendre le travail d’investigation des journalistes,

réfléchir à la fiabilité des infos

et développer leur esprit critique

comme le montre cette vidéo de l’académie d’Orléans-Tours publiée sur TikTok :

 

 

"Ils ont assisté aux séances avec les témoignages de journalistes

de chez nous

ou en exil, certains revenaient du Soudan …

Pendant plus d’une heure,

pas une mouche n’a volé 

et ces jeunes posaient des questions pertinentes !

Si on leur parle de ce qu’on fait avec respect,

alors ils échappent à la caricature qu’on fait d’eux en permanence.

On les dit incapables d’attention en classe ...

Mais si on leur parle d’une histoire humaine,

d’un métier,

de nos pratiques professionnelles,

ils s’y intéressent,

et même se passionnent !

Cette question m’obsède depuis 20 ans

que nous portons les assises :

apporter la preuve qu’avec nos concitoyens,

quels que soient leurs rêves,

les journalistes peuvent leur être utiles."

 

Vous aviez évoqué l’un de ces aspects au micro d’une étudiante de l’Ecole de Journalisme de Tours …

 

 

"Aux médias professionnels de mieux documenter ce qu’ils vivent,

de s’intéresser à eux,

de parler de leur quotidien, là où ils sont, sur les supports qu'ils ont adopté !

Qu’ils se reconnaissent dans le travail des rédactions

et les considèrent à nouveau ...

Comme ils font confiance à leurs publications !"

 

En attendant la 20ème édition des Assises à Tours 20 au 26 mars 2027,

des Assises européennes seront organisées à Strasbourg du 4 au 6 novembre prochain.

Et de nouvelles Assises méditerranéennes du journalisme sont en préparation,

à Marseille du 5 au 7 octobre 2027.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 3 octobre 2026.

 

Voir l'article

La com des lycéens et étudiants : sur les RS, hors médias pros. Flash back sur une expérience rare, il y a 25 ans à Nancy, sur la locale de RF : "Freq. Fac". (le 01-10-2026)

 

Fréquence Fac …

C’était une émission de radio étudiante

avant TikTok, Snapchat, avant les stories, avant les podcasts…

Une bande d’étudiants de la fac de lettres de Nancy

qui produisaient chaque soir une quotidienne,

chaperonnés par les pros de la radio locale de service public.

C’est l’histoire valeureuse,

il y a 25 ans,

d’une locale de RF qui parie sur l’avenir avec l’une des universités de Nancy,

la cité ducale qui investissait

pour conquérir son statut de ville estudiantine…

 

Sorry its not set :(

 

Quand Marie-José Guérini

prend la direction de la radio locale

de Radio France à Nancy,

le concept Fréquence Fac est à peine né …

"Les sondages à l’époque n’étaient pas suffisamment fins

pour connaître l’audience de Fréquence Fac,

avec ses 45 minutes d’émission par jour,

après le journal de 19 heures …

C’était un espace radiophonique,

laissé libre et écrit par des étudiants de la fac de lettres Nancy II

et à destination des étudiants.

Nous maîtrisions tout de même l'antenne

en intelligence avec eux,

puisqu’ils diffusaient leur programme sur une station généraliste

de service public,

de proximité."

 

 

Sorry its not set :(

 

"Force est de constater qu’en 25 ans les usages ont changé.

A cette époque les réseaux sociaux n’existaient pas encore,

débutaient seulement timidement des blogs …

Ca a complètement chamboulé la donne.

Aujourd'hui ce sont des expressions multiples

qui se vivent et s’expriment de manière totalement libre,

sur leurs canaux,

et c'est bien ! 

Mais évidemment

sans bénéficier du professionnalisme que nous leur apportions,

en termes de nécessité de vérification des infos,

de contextualisation,

et de recherce d'équilibre dans les expressions diffusées …"

 

 

Benjamin Mathieu,

grand reporter à Radio France,

est parmi les pionniers de Fréquence Fac

et en a été le responsable

coté étudiant,

pendant 3 ans :

"C’était il y a 25 ans,

il y avait une écoute bienveillante de la part des responsables de la station.

On faisait les cons évidemment … 

Mais on avait un coaching bienveillant :

quand le directeur n’avait pas aimé ma chronique, il m’expliquait pourquoi,

et le rédacteur en chef m’offrait ma première pige

pour couvrir le Téléthon !

On était en contact avec les animateurs et les journalistes

professionnels qui nous faisaient des retours,

nous écoutaient,

nous faisaient grandir …

Beaucoup des chanceux qui ont vécu cette expérience unique

sont devenus des pros !" 

 

Sorry its not set :(

 

"Les jeunes gens sur leurs médias aujourd’hui

n’ont pas cette éducation pour lutter contre les fakes news,

savoir recouper les infos,

les vérifier avant de publier.

Il faut apprendre comment fonctionnent les médias,

faire un reportage,

faire le tri entre les informations."

 

Sorry its not set :(

 

"Ils ont un téléphone portable entre les mains

à partir de de 12 ans,

et certains publient … 

Comment peuvent-ils être des citoyens responsables,

républicains,

alors que les collèges et lycées ne mettent pas toujours au programme

cette matière première essentielle :

la compréhension, la gestion et la maitrise de l’info ...

Comme les mathématiques ! 

Mais ça existe aussi chez les personnes plus âgées,

j’en connais beaucoup dans mon entourage !"

 

Sorry its not set :(

 

 

Eva Millot est issue elle aussi de Fréquence Fac.

Elle est aujourd’hui Responsable des Programmes

d’ICI Lorraine 

toujours à Nancy …

"Quand j’ai eu la chance de me former au sein de Fréquence Fac,

puis d’intégrer l’entreprise,

je n’aurai jamais imaginé l'évolution qu'on constate aujourd'hui…

On est tous parents,

ou grands-parents

de lycéens.

Leur mobilisation, ces jours-ci, c’est un sujet important

que ce soit du point de vue de la vie quotidienne de tous,

avec les désagréments que cela implique et que nous couvrons en proximité,

mais aussi surtout à propos de leur avenir.

Récemment,

nous avons consacré une journée spéciale

sur tout le réseau

à l’avenir de nos enfants !"

 

Sorry its not set :(

 

"Et puis …

ICI, n’est plus seulement linéaire.

On est un média "360" :

on fait des reportages pour la radio,

mais aussi pour le web,

nous sommes présents sur les réseaux sociaux

avec des articles et des vidéos ...

Là où sont les jeunes !"

 

Sorry its not set :(

 

"Nous parlons à leurs ainés

avec lesquels ils échangent,

et nous sommes en connexion avec eux

puisqu’ils sont effectivement tout au long de la journée

sur le web,

s'ils n'écoutent plus la radio ..."

 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 1 octobre 2026.

 

 

Voir l'article

Lycées ? Rupture générationnelle, comme depuis toujours... Les médias ne savent pas assez épouser l'époque, les usages, et ne sont plus en stéréo avec la jeunesse ! (le 30-09-2026)

 

Plus de 400 établissements perturbés,

dont 45 bloqués,

et des interpellations massives recensées. 

 

Sorry its not set :(

 

Des vidéos TikTok ont été vues 100 000 fois dans la nuit,

des groupes WhatsApp de 200 élèves qui décident d’un blocage en 10 minutes prolifèrent,

des revendications explosent sur le web :

des punaises de lit

aux douches cassées,

des cantines trop chères

aux professeurs absents,

du stress Parcoursup

aux locaux délabrés…

 

 

Partout, la même phrase revient dans la bouche des autorités :

“Les réseaux sociaux agissent comme un amplificateur ”.

Mais c’est un média que la jeunesse s’est approprié,

comme elle l’a toujours fait,

faute d’être considérée par les mass médias boomers,

qu’ils n’écoutent d’ailleurs plus,

et pour cause !

 

 

Basta les jeunes !

Voilà la stratégie choisie par Radio France en réduisant Mouv ’

à une offre musicale uniquement sur le digital,

et en fermant sa rédaction

et les émissions d’interactivité,

dédiées à l'actu…

 

Sorry its not set :(

 

France Inter, France Info, ICI, France Culture

peuvent parler aujourd’hui de leurs mouvements :

les jeunes gens ne les écoutent plus.

Au mieux, ils tombent par hasard sur une de leurs publis !

Quant aux radios privées dévolues au divertissement mercantile,

elles ne pallient pas ce manque abyssal …  

 

Même les site web "privés"

qui leurs sont dévolus,

ne sont pas ce mercredi au rendez-vous :

zéro couverture !

 

Sorry its not set :(

 

Depuis plus de 50 ans

les lycéens et les étudiants inventent leurs propres outils

pour exister, protester, communiquer,

et contourner le pouvoir !

Les problématiques restent les mêmes,

toujours d’actualité,

comme s’en souvient l’INA :

 

 

Mai 68 :

les lycéens n’ont rien …

Pas de réseaux, pas de plateformes, pas de relais.

Alors ils inventent le tract,

tiré à 500 ou 1 000 exemplaires,

ronéotypé dans les caves.

Ils inventent la réunion improvisée,

le préau transformé en agora,

le café en salle de rédaction.

Et surtout, ils adoptent Europe 1,

la radio moderne, impertinente,

qui s'installe au cœur du Quartier latin.

Europe 1 devient la radio des barricades,

suivie par plus de 5 millions d’auditeurs,

dont une majorité de jeunes.

 

 

Le premier média lycéen est né :

le tract + la radio.

Un média rapide, libre, bruyant.

Un média que l’État peut encore voir venir.

 

Sorry its not set :(

 

Début des années 80.

La bande FM explose :

1 000 radios libres en quelques mois.

Mais ce sont surtout des radios de musique, de dédicaces, de jeux, des radios de liberté.

A de rares exceptions, faute de moyens, elles n’investissent pas sur l’info :

pas de relais, peu de reportages à part sur de rares associatives,

pas de politique.

Alors les jeunes gens inventent autre chose :

le fax, la cabine téléphonique, la coordination lycéenne.

 

Sorry its not set :(

 

Novembre 1986.

La loi Devaquet met le feu aux poudres :

1,2 million de lycéens descendent dans la rue.

Les cabines téléphoniques deviennent des QG.

Les fax crépitent :

Ddes dizaines de milliers en une semaine,

les communiqués saturent les rédactions.

Les lycéens inventent un média national, sans locaux, sans budget, sans autorisation.

Un média qui court plus vite que les préfectures.

Le JT de 20h devient leur miroir.

 

 

Quand arrivent les années 2000,

la jeunesse invente un média invisible :

le SMS.

Un message à 1 franc,

envoyé à 20 personnes,

qui devient un blocage à 200.

Elle invente aussi les forums Caramail, Lycos, Wanadoo.

Puis les blogs militants,

les sites web rudimentaires.

En 2005,

800 lycées sont bloqués.

Les lycéens s’informent via Internet,

sans passer par les syndicats.

Et ils sont équipés,

par leurs parents …

 

 

Entre 2010 et 2020,

la jeunesse s’approprie le média total :

le réseau social,

un média qui vit dans la poche,

qui ne dort jamais.

Les chiffres sont vertigineux :

groupes Facebook de 5 000 à 20 000 membres,

70 % des 15–18 ans sur Snapchat chaque jour,

les hashtags lycéens dépassent 1 million de tweets.

Les blocages se décident en quelques heures.

L’État ne peut plus anticiper :

l’information circule plus vite que les consignes préfectorales.

 

 

2020–2026 :

TIKTOK, WHATSAPP, TELEGRAM :

Voici la génération qui invente un média impossible à contrôler :

le flux.

Un média sans centre, sans hiérarchie, sans porte-parole.

Un média algorithmique :

des décisions prises en 10 minutes,

des groupes WhatsApp de 30 à 200 élèves,

des groupes Telegram de 300 à 1 000 membres,

des vidéos, 

TikTok à 100 000 vues en une nuit,

des cartes Snap Map montrant les lycées bloqués en temps réel...

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui,

leurs médias sont plus rapides,

plus invisibles,

plus imprévisibles que jamais,

et globalement les pros de l'info,

au-delà de quelques bricolages,

ne peuvent que le constater.

 

Sorry its not set :(

 

Le blocage lycéen est un  nouveau chapitre du roman national,

un de plus.

Un moment où la jeunesse dit à la nation,

et aux médias devenus pour eux des dinosaures en voie d’extinction :

"Nous existons,

nous avons notre mot à dire,

mais vous n’êtes plus là pour nous ! "

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 30 septembre 2026.

 

Voir l'article

"Média Part' " ... i pris ? L'affaire Bardella remet en scène la crédibilité d'un média pro, contestataire, dont les publis sont démultipliées maintenant via les réseaux sociaux. (le 29-09-2026)

 

Mediapart au pilori,

monté en urgence sur les réseaux sociaux …

Le président du Rassemblement national accuse le site

d’avoir publié des "faux grossiers"

à propos de messages de 2013,

où apparaissent des propos antisémites et complotistes.

 

 

Bienvenue dans la justice express :

celle où un tweet

vaut un verdict ...

Un montage vaut une preuve,

et un thread

vaut un réquisitoire.

 

 

 

C’est TikTok, X et Instagram …

Dans cette affaire,

le tribunal le plus actif n’est pas celui de la République…

mais celui des algorithmes.

En quelques minutes,

les accusations à l'encontre de Jordan Bardella

deviennent des certitudes pour certains,

et des armes pour tous.

 

 

Les timelines s’enflamment,

les indignations se synchronisent,

les vidéos s’enchaînent,

les commentaires s’empilent.

 

Sorry its not set :(

 

Et dans la seconde,

le procès de Mediapart se fait en temps réel,

sans juge,

sans avocat,

sans nuance.

 

 

Pour beaucoup sur les réseaux,

Mediapart n’est plus un média :

c’est un punching‑ball. 

Et Jordan Bardella n’est plus un plaignant :

c’est un influenceur en pleine montée de stats.

 

Sorry its not set :(

 

 

Mais

Mediapart,

c’est aussi  ...

Cahuzac,

dès 2012 :

un compte caché en Suisse,

des dénégations,

puis des aveux.

Le ministre du Budget

qui mentait sur son patrimoine.

Une chute politique historique !

 

 

Le financement libyen présumé de Sarkozy :

des années d’enquêtes, des documents, des témoins,

des ramifications internationales.

Une procédure judiciaire tentaculaire qui dure encore.

Comme au moment du procès

le raconte France Info : 

 

 

Bygmalion :

les fausses factures, les millions dissimulés, la campagne 2012.

Et une condamnation définitive de Nicolas Sarkozy en 2025

pour financement illégal de campagne.

 

Ajoutez ...

Benalla,

Bettencourt,

les violences policières,

les conflits d’intérêts locaux…

Mediapart n’est pas toujours à l’origine,

mais souvent au cœur du moteur.

Si Mediapart est un faussaire,

il a la fâcheuse habitude de tomber juste.

 

Sorry its not set :(

 

7000 enquêtes,

plus de 300 procédures,

et seulement 5 condamnations définitives !

Pour des erreurs factuelles,

un contradictoire trop court,

un droit de réponse tardif,

ou une base factuelle jugée insuffisante.

Moins de 2 % de condamnations !

 

Mais sur les réseaux, ce chiffre n’existe pas.

Ce qui circule, ce sont les accusations, les extraits,

les indignations.

La nuance, elle, n’est pas monétisable.

Dans l’affaire Bardella, le pilori n’est pas seulement politique :

il est numérique.

 

Sorry its not set :(

 

Le RN veut disqualifier l’enquête en disqualifiant le média.

Mediapart veut rappeler que son historique judiciaire parle pour lui.

Et les réseaux sociaux veulent du clash, du bruit, du partage.

La vérité, elle,

n’a pas le temps de charger…

 

Mediapart au pilori,

Bardella en contre‑attaque,

et les réseaux sociaux en amplificateurs hystériques.

Un triangle parfait pour notre époque :

celui où chacun joue sa partition,

où la vérité devient un champ de bataille,

et où l’investigation reste un sport de combat…

désormais arbitré par des algorithmes

qui ne connaissent ni le droit,

ni les faits,

ni la nuance.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 29 septembre 2026.

 

Voir l'article

"MUSIP" … La France va avoir son Musée de l’info et de la presse ! Ouverture dans 3 ans, mais avec des contenus dès maintenant sur le web. (le 28-09-2026)

 

Un bâtiment, des écrans, des ateliers ...

Le projet s’appelle donc Musip, il a été annoncé ce lundi à l'UNESCO

et il promet de réconcilier les Français avec les médias.

Le projet est soutenu par Radio France, Le Figaro, l'AFP, Charlie Hebdo plusieurs groupes de PQR et RSF.

 

Sorry its not set :(

 

Dans un pays où la défiance envers les médias atteint des sommets,

où les réseaux sociaux ont remplacé les journaux de 20 heures pour une génération entière,

le Musip arrive comme une réponse directe à ce que ses fondateurs appellent

“l’urgence démocratique”.

 

 

Son initiateur,

Antoine Mariotti,

journaliste à France 24,

le répète depuis dix ans.

 

Sorry its not set :(

 

Dans une interview accordée à sa propre chaîne,

il préconise :

"On doit expliquer comment l’information se fabrique,

parce que la démocratie ne peut pas fonctionner si les citoyens ne comprennent pas les mécanismes."

 

Et c’est bien cette promesse qui structure le projet :

ouvrir les portes de la fabrique de l’info,

montrer les choix,

les doutes,

les vérifications,

les biais…

bref, tout ce que le public ne voit jamais.

Le Musip, prévu pour 2029 à Paris, proposera un parcours immersif en trois volets :

La fabrique de l’info :

studios radio et télé, ateliers de mise en page, simulations de conférences de rédaction,

la guerre des récits : fake news, propagande, deepfakes, influence numérique.

Et puis également une thématique essentielle intitulée "Info & démocratie" :

liberté de la presse, censure, rôle des médias dans les crises.

 

Dans un entretien au Figaro,

Mariotti insiste sur la dimension participative :

"Le visiteur doit pouvoir devenir journaliste le temps d’une heure."

On pourra donc choisir un sujet, vérifier une info, hiérarchiser un JT, répondre à une fake news… comme dans une vraie rédaction.

 

 

Le conseil scientifique du Musip est présidé par Annick Cojean,

grand reporter au Monde.

Dans une interview au quotidien,

elle résume l’enjeu :

"Il faut redonner du sens à l’information, et rappeler qu’elle est un bien commun." 

Autour d’elle :

historiens, journalistes, spécialistes de la désinformation, chercheurs…

près de 80 personnalités mobilisées pour construire les contenus :

journalistes (Laure Adler, Camille Diao), historiens (Patrick Eveno, Alexis Lévrier), spécialistes de l’info (Nathalie Sonnac), experts de la désinformation (Rudy Reichstadt),reporters internationaux (Clarissa Ward, Colette Braeckman) …

 

Le musée est annoncé pour 2029,

mais des contenus sont disponibles dès  aujourd’hui

en version numérique ...

 

Sorry its not set :(

 

Et avant l’ouverture physique,

deux expositions itinérantes par an sont prévues dès 2027,

avec un lancement à Vichy,

puis une étape à Los Angeles.

Budget annoncé :

20 millions d’euros, financés par mécénat et fonds publics.

 

Le Musip n’est pas un gadget culturel.

C’est une tentative de réparer le lien entre citoyens et journalistes,

de rendre visible ce qui est habituellement invisible,

de redonner du sens à un métier souvent caricaturé.

Un musée pour comprendre l’info,

la démocratie peut‑être aussi,

et pour réapprendre à se parler.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 28 septembre 2026.

 

 

Voir l'article

Papamobile, liesse populaire, et séquences solennelles … Après Paris et Lourdes, au tour de Metz d’accueillir Léon XIV ce lundi : Focus sur les radios locales. (le 27-09-2026)

 

 

Sorry its not set :(

 

ICI Lorraine à Metz,

en totale édition spéciale,

et couplée à sa sœur de Nancy,

Radio Mélodie et LOR’FM mobilisées aussi à leur manière,

comme NRJ, Nostalgie

et évidemment RCF Notre Dame - Lorraine…

Selfies, papamobile, liesse et séquences solennelles !

 

Sorry its not set :(

 

Côté service public,

mobilisation générale des équipes d’ICI à Metz !

Luc Humbert, responsable des programmes :

"Pour moi qui ai connu la Tempête Xintia en étant alors en poste à La Rochelle,

ou aussi l'attentat à Nice,

cette journée spéciale s’annonce moins difficile à gérer :

tout est bordé en amont :  

matinale spéciale avec des invités co-diffusée par France 3.

Pendant l'émission

ouverte aux auditeurs

directs depuis l’aéroport dès 9 heures 30 à l’arrivée du Pape,

puis du centre de congrès pour la séquence sur l’Europe.

Flash spécial à 11 h 30 car la séquence internationale devrait être achevée...

Nous avons 4 journalistes accrédités, plus d’autres reporters.

Même un réseau spécial 5 G+ pour s’assurer de la qualité de toutes les transmissions.

Le tout est facilité car notre station est ensituée en cœur de ville, tout se fera à pied …"

 

Sorry its not set :(

 

"Puis de 13 heures 30, à 19 heures,

nous faisons antenne commune avec la station ICI Lorraine de Nancy.

Points toutes les 10 minutes en direct du terrain,

radioguidage quasi permanent,

flashs réalisés par notre rédaction,

alors qu’ordinairement l’après-midi nous raccrochons sur la tête de réseau …  

Evidemment direct durant la messe à la Cathédrale Saint Etienne...

Toute l’antenne sera dévolue à cet évènement

jusqu’à ce que Léon XIV ait quitté notre région."

 

 6.300 agents des forces de l'ordre mobilisés,

162 points de police en centre-ville,

fouille des sacs,

contrôles d'identité,

350 pompiers

et 100 bénévoles de la sécurité civile

seront à Metz avec trois postes médicaux….

 

Sorry its not set :(

 

Comme le service public,

les radios locales privées sur le pont,

à l’instar de Lor’FM et Mélody qui informent leurs publics

en particulier sur les conséquences en matière de circulation.

La première,

tournée vers le Luxembourg

et la seconde ancrée à l’est de la Moselle.

Chacune vers leurs cible :

LOR'FM en conquête d'auditeurs au Grand-Duché,

Melody parlant aux frontalliers allemands

qui ne manqueront pas également de venir jusqu’à Metz

saluer le souverain pontife.

 

Sorry its not set :(

 

Mobilisation exceptionnelle,

avec même une émission spéciale à la mi-journée

sur Nostalgie Lorraine !

Loucine Dahou, journaliste :

"La venue du Pape à Metz,

ça ne s’est pas produit depuis 1988,

donc nous avons réalisé pas mal de sujets depuis plusieurs jours

à propos de la vie du diocèse et aussi l’aspect sécuritaire.

C’est un événement qui touche à la fois les croyants et les non croyants.

Je suivrai toute cette journée parmi les 400 journalistes accrédités

en couvrant le discours de paix à la salle Robert Schuman,

la présence de nombreux chefs d’état,

et aussi la déambulation en Papa mobile."

 

 

Sorry its not set :(

 

"C’est très rare pour une radio au format musical :

nous aurons un décrochage d’une demi-heure à midi et demi ce lundi,

je piloterai notre antenne depuis nos studios

avec des infos sur la situation pratique en particulier,

et des éléments déjà enregistrés.

Et puis, il est prévu que j’intervienne dans les flashs

tout au long de l’après-midi sur le réseau national

sachant que nos formats sont très courts, 

je fractionnerai les éléments pour qu’ils ne dépassent pas 37 secondes,.

Même si nous sommes une radio musicale,

nous informons aussi nos auditeurs en étant conçis !

 

NRJ, radio musicale aussi mais avec une cible plus jeune,

ne sera pas absente pour autant !

Mickael Vaillant …

"Plus l’événement approche,

plus il est évident que nous allons l’aborder d’abord

comme la venue d’une Pop star ! 

Vu ce qui s’est déjà passé à Paris,

tout au long de ses déplacements,

la dimension populaire de sa déambulation ici

provoquera sans doute le même enthousiasme :

depuis l’avenue Foch près de la gare

en passant par le centre historique et commerçant via la rue Serpenoise,

puis la place de la République, le Palais de justice

jusqu’à la cathédrale …"

 

Sorry its not set :(

 

"Depuis longtemps déjà nous avons informé nos auditeurs

des conséquences en termes de service et de circulation,

mais nous serons là aussi pour capter la joie,

les réactions tout le long du chemin …

Nous sommes une radio musicale,

qui éditorialement n’aborde pas la question du religieux en général,

mais nous informons et accompagnons notre public,

pour le Pape

comme nous le faisons pour un sportif ou une personnalité de la musique !"

 

Comment ne pas mentionner également

la locale d'RCF-Notre Dame

implantée à Metz

qui comme toutes les stations du réseau des radios chrétiennes

est évidemment aux avant-postes.

 

Sorry its not set :(

 

A lire ou relire notre interview du rédacteur en chef

Etienne Pépin :

 

https://www.e-crossmedia.com/interview/heureuse-comme-un-pape-rcf-notre-dame-le-reseau-des-radios-chretiennes-entretien-avec-son-redacteur-en-chef-etienne-pepin-245

 

Quels que soient leur format, leur ligne éditoriale,

les radios ont le devoir de se mobiliser

lorsqu’un événement conjugue une portée locale majeure

et un retentissement mondial.

Une visite papale à Metz impose à l’ensemble du paysage radiophonique

d’assurer la continuité du service d’information

et le service au public :

Au delà du divertissement

c’est la mission fondamentale des radios de territoire :

informer, orienter, faciliter la vie à leurs publics.

C’est la valeur ajoutée d’un média de proximité !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 27 septembre 2026.

Voir l'article

Le Saint Père ou le Dieu Foot Ball ? Victoire des Bleus sur Léon XIV hier soir à la tv ! (le 26-09-2026)

 

Zizou et les Bleus valent bien une messe :

les téléspectateurs ont arbitré ce vendredi soir !

Le début de la  visite du pape Léon XIV à Paris

était un événement institutionnel,

symbolique,

pastoral.

 

 

Sorry its not set :(

 

TF1

avec le football

et l'avènement de Zizou comme sélectionneur

a rempli encore le temple audiovisuel !

 

 

France 2 avait pourtant mis les moyens :

auprès des 80 000 jeunes au  Stade de France illuminé,

avant la veillée solennelle,

avec un JT délocalisé

pour donner du souffle.

 

 

Mais la dynamique n’a pas suffi.

Le 20h n’a pas décollé.

La veillée n’a pas débordé.

 

 

Le pape inspire,

rassemble les foules

à l'instar des quelques 600 000 personnes attendues Place de la Concorde ce samedi après midi

mais ne fédère pas autant

à la TV :

le sport apparaît la dernière religion majoritaire.

 

Sorry its not set :(

 

En ajoutant les chaînes info ...

BFMTV solide,

LCI appliquée,

Franceinfo institutionnelle, CNews éditoriale...

Ensemble,

elles ajoutent à France 2

un million de téléspectateurs.

 

Sorry its not set :(

 

 

En comparaison d'autres méga‑événements,

ceux qui écrasent les courbes Médiamétrie :

Soirées de second tour présidentiel : 15 à 20 millions cumulés

JO 2024 : soirées à 6–8 millions sur France TV

Finale Coupe du monde de foot ball 2018 : 19,3 millions

Concerts Johnny ou Mylène : 4 à 7 millions

Allocutions présidentielles : 20 millions cumulés

Attentat de Charlie Hebdo

ou Incendie de Notre‑Dame : pics à près de 10 millions

 

Sorry its not set :(

 

Face à ces ordres de grandeur,

la visite papale apparaît pour ce qu’elle est :

un événement éditorial majeur,

C'est un moment important pour les rédactions,

pour les croyants,

pour les institutions

mais pas un moment de rassemblement national

devant les TV.

 

 

L’événement ne se traduit pas toujours en audience.

L'ensemble des médias, 

avec aux avant postes le service public,

couvrent ces moments avec ambition,

Mais dans la France de 2026,

le sacré qui fait encore exploser les compteurs ...

ca reste le football.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 26 septembre 2026.

 

Voir l'article

25 ans après AZF à Toulouse, et la création d'une radio "événementielle" par le service public. Quid de ces antennes temporaires, avec les RS ? (le 22-09-2026)

 

Le 21 septembre 2001,

à 10h17,

Toulouse explose.

AZF vient de sauter.

Une onde de choc traverse la ville, 

les vitres volent,

les toits s’effondrent,

les sirènes hurlent.

 

Sorry its not set :(

 

Dans les premières minutes, personne ne comprend

ce qui se pase.

Mais une certitude s’impose :

il faut parler à la ville...

Comme en témoignent ces premières images de France 3 

archivées par l'INA :

 

 

À peine rentré de New York

où il accompagnait Jacques Chirac à Ground Zéro,

Jean‑Marie Cavada, président de Radio France,

ordonne la création immédiate d’une antenne exceptionnelle.

 

Sorry its not set :(

 

M Toulouse,

une station de service public au sens noble du terme,

une radio de crise,

montée en quelques heures,

pour une ville qui cherche un repère dans le chaos.

 

 

Les équipes de France Info, de France Inter, des locales,

se mélangent, se relaient,

improvisent sous la houlette de Freddy Thomelin.

Les techniciens bricolent un canal interne pour coordonner les duplex, 

les consignes de sécurité, les messages de la préfecture.

Les journalistes parlent avec les habitants, les secours, les scientifiques.

Les voix tremblent parfois, mais l’antenne tient.

M Toulouse devient la respiration de la ville.

Vingt‑cinq ans plus tard,

cette antenne reste unique :

la première radio de crise du XXIᵉ siècle,

le prototype de ce que pourrait être un service public audio

en situation extrême,

un geste de radio pur, brut, immédiat.

 

 

Sa mémoire est proposée par le réseau ICI

à ne pas manquer, 

en podcast. 

https://www.ici.fr/emissions/mon-azf-histoires-de-toulousains/toulouse

 

Sorry its not set :(

 

Auparavant

une première expérience avait été menée

que beaucoup ont oublié :

"Radio Solidarité"  

une radio éphémère lancée par Radio France

au début des années 1980,

spécialement destinée aux sans‑abris.

Diffusée en ondes moyennes,

elle permettait d’être reçue sur des postes anciens,

souvent les seuls accessibles aux personnes en grande précarité.

Son contenu mêlait informations pratiques,

orientation vers les services sociaux,

messages de solidarité

et présence humaine continue.

Initiative unique dans l’histoire du service public,

Radio Solidarité demeure l’un des rares exemples de radio sociale

conçue pour répondre directement aux besoins des plus vulnérables.

 

Sorry its not set :(

 

Ensuite,

en 1992 :

la Radio des JO d’Albertville.

Un studio de Radio France en lien avec le COJO

est installé au cœur du dispositif olympique,

avec des journalistes dédiés,

des directs depuis les pistes, les patinoires, les villages olympiques.

Des chroniques sur les athlètes, les épreuves, les coulisses.

 

 

Une fois les Jeux terminés,

la radio ne s’éteint pas.

Elle redevient la radio locale permanente et se développe même…

C’est aujourd’hui ICI Pays de Savoie.

 

Arrive donc ensuite

en 2001

M Toulouse,

la première radio de crise

du XXIᵉ siècle.

Elle est suivie par plusieurs autres initiatives,

privées cette fois,

comme en 2010

Radio La Faute pour la tempête Xynthia.

 

 

Tous les médias sont mobilisés,

avec aux premières loges la locale de service public

France Bleu Loire Océan

comme le prévoit la convention avec le ministère de l’Intérieur.

Mais La Faute‑sur‑Mer est isolée, submergée, coupée du reste du département.

La préfecture demande un canal hyper‑local

qu’autorise le CSA.

TDF installe un émetteur.

Les radios associatives locales prennent le micro.

C’est une offre d’hyper proximité pure :

consignes, points de regroupement, hébergements d’urgence.

 

En 2014 :

Radio Var Inondations :

France Bleu Provence et les radios locales privées couvrent le département.

Mais La Londe‑les‑Maures et Hyères sont coupées du monde.

 

 

La préfecture veut un canal exclusivement dédié aux alertes.

Le CSA autorise une radio temporaire.

TDF installe un émetteur.

Des radios locales amateurs assurent l’antenne.

Une radio d’alerte :

évacuations, routes, écoles, eau potable.

 

Sorry its not set :(

 

Après le passage dévastateur du cyclone Irma

les 6 et 7 septembre 2017,

Radio France a créé en urgence une radio de crise baptisée "Urgence Infos Îles du Nord ".

 

Sorry its not set :(

 

 

Eelle est destinée aux habitants de Saint‑Martin et Saint‑Barthélemy.

Mise en service le 10 septembre à 16h30, 

en un temps record, pour rétablir un canal d’information vital

dans des îles où les réseaux étaient détruit

 

Et puis en 2020,

c’est moins connu,

il y a eu des Radios Covid : 

les radios du lien social  ...

La crise sanitaire crée un besoin inédit :

des radios de proximité ultra‑fine…

Comme Radio Confinement depuis un collège en Bretagne

montée par les enseignants pour maintenir le lien avec les élèves isolés :

des cours audios, des lectures,

des chroniques d’élèves,

des psychologues pour les ados en détresse.

 

Il y a eu aussi, entIre autres,

Radio EHPAD

au CHU de Limoges

créée par l’hôpital pour rompre l’isolement des résidents.

Messages des familles, atelier audio, informations sanitaires :

diffusion en FM dans le périmètre hospitalier.

 

Sorry its not set :(

 

Une éphémère "Radio COP21" à Paris, la radio où le monde entendait se parler, 

a aussi émis durant quelques jours :

un studio au cœur de la zone bleue,

des débats en direct entre négociateurs,

ONG, scientifiques ! 

A l’antenne,

des chroniques sur le climat et la diplomatie.

Créée par le ministère de l’Environnement,

avec des radios privées et militantes spécialisées,

elle a été autorisée par le CSA.

 

Il faut évidemment aussi évoquer,

les radios événementielles sportives…

Après Alberville en 1992,

reste notamment en mémoire "Radio France 98"

pour la Coupe du monde de foot :

 

Sorry its not set :(

 

Ou encore Radios Euro 2016,

celle dédiée à la Coupe du monde de rugby ...

 

La France,

via le service public,

a su inventer des radios pour les tempêtes,

les catastrophes indutrielles

les inondations,

les festivals,

les coupes du monde...

Aujourd’hui, les citoyens inventent leurs propres réseaux de solidarité.

Mais quand la République tremble,

elle a toujours besoin d’une voix claire, structurée, légitime.

Une voix qui ne s’improvise pas,

et qui rassemble.

Les radios événementielles reviendront.

Plus seulement sur la FM,

mais là où se joue désormais le réel : dans l’hybride, le numérique, le géolocalisé, tant que les relais téléphoniques tiennent...

Reste ...

La radio !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia 

le 23 septembre 2026.

 

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