Complémentarité linéaire + Digital … FTV en forme Olympique durant les J O d’hiver ! (le 23-02-2026) |
D’aucuns auraient pu imaginer que sa création était passée sous les radars … Mais le succès de la nouvelle chaîne "sport" mise en ligne par France Télévisions en complément de ses offres traditionnelles à la veille des 25èmes Jeux Olympiques d’hiver est un succès !
D’après les chiffres d’audience communiqués ce lundi par le groupe de TV publique c'est même retentissant. Elle a surtout su proposer des expériences différentes, soit en diffusant des épreuves distinctes selon les canaux, soit en offrant la même épreuve, tout en permettant aux internautes de réagir instantanément et d’interagir entre eux.
16 millions de téléspectateurs ont regardé la chaîne sport depuis le 4 février, soit 3 millions de plus que la chaîne france.tv créée il y a 2 ans et demi pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. La cible jeune, férue de numérique plutôt qu’adepte de l’écran traditionnel, a bien été séduite : les 2 / 3 de ces téléspectateurs ont moins de 50 ans. La possibilité d’interactivité bien plus évidente via le digital que sur les chaînes traditionnelles a aussi permis de capter de nouveaux adeptes : 1,1 million de visiteurs se sont connectés au livechat de la chaîne du 4 au 22 février.
Et 27,5 millions de vidéos ont été vues depuis le lancement de la chaîne. France télévisions revendique aussi à l’occasion de ces Jeux d’Hiver 566 millions de vidéos vues sur Facebook, Instagram, TikTok, YouTube et X, et sur l’ensemble de ses comptes francetv sport, france.tv, slash, franceinfo.
Du coté des chaines "traditionnelles" carton plein également en termes d’audience : en moyenne 21 millions de téléspectateurs ont été touchés chaque jour, c'est un record historique pour les Jeux Olympiques d'hiver avec une couverture très large sur l'ensemble des publics : autant d’hommes que de femmes : 93 et 92 %. Et une audience exceptionnellement jeune : 85 % des 15-24 ans ont suivi ses retransmissions.
En soirée, le groupe a été Leader 10 fois sur 17 pendant les JO : 6 fois sur France 2 et 4 fois sur France 3, avec des taux d’audiences rarissimes : 6,6 millions de téléspectateurs par exemple soit presque 4 sur 10 pour la médaille d’or Cizeron-Fournier Beaudry sur France 3 :
Ou 6,5 millions soit un téléspectateur sur 2 pour les médailles d’or et d’argent en Biathlon féminin sur France 2 !
Avec 57 millions de vidéos vues pour les Jeux Olympiques d'hiver sur la plateforme france.tv, le record historique est atteint et le cumul a triplé par rapport à Pékin 2022.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 23 fevrier 2026.
|
| Voir l'article |
Ukraine : 4 ans de guerre ce 24 février. Le sujet revient à la Une, mais quid de l'évolution de la couverture du conflit au fil des années ? (le 20-02-2026) |
Radios, télés et journaux couvrent dans un état de stupéfaction l’invasion qui débute ce jeudi matin 2022. Et dès le soir même, les "codes traditionnels" des journalistes sont battus en brèche …
Le Président ukrainien s’affiche en chef résistant en diffusant sur le web, et non pas via les médias traditionnels la première image fondatrice de cette dramaturgie. Homme de télévision, certains disent à la manière d’un héros de série, il affiche en mode selfie, la planète entière, sa détermination …
Mais au fil des mois, les médias découvrent que les guerres ne respectent pas les codes des scénaristes de Netflix. Pas de saison finale envisagée, pas de twist, peu de héros charismatiques pour la promo. Malgré quelques émissions d’anthologie comme avec le sulfureux ambassadeur de Russie en France 6 mois après le début de l’Opération spéciale russe …
Sur le terrain les équipes de presse écrite, photographes, reporters de radio et de télévision avec leurs cameramen rendent compte de l’évolution du conflit. A l’exception par exemple de CNews qui rapatrie vite ses quelques JRI, puisqu’il est moins onéreux de faire déblatérer des politiques en plateau que de financer la présence de journalistes sur le terrain.
La National Union of Journalists of Ukraine (NUJU) recense 21 journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions, au sein d’un total plus large de 143 travailleurs des médias, militaires et civils morts dans le contexte de la guerre. Parmi eux dès le 30 mai 2022 Frédéric Leclerc‑Imhoff, 32 ans, qui travaillait pour BFMTV.
Ou aussi le photographe et grand reporter, collaborateur de nombreux médias, Antoni Lallican en octobre dernier.
D’éditions spéciales durant des journées entières les premiers temps, l’Ukraine n’a souvent plus le droit aujourd’hui qu’à une brève : priorités éditoriales obligent. Même s’il s’agit d’information, une matière en principe on ne peut plus "noble", c’est le lot de toute entreprise : tant que les images choquent, elles sont diffusées. Une guerre longue n’est pas "bankable". Le drame devient un décor et il cède sa place à d’autres actualités … Malgré quelques évènements qui de temps à autres ravivent l’attention :
Les facéties quotidiennes du Président des Etats Unis, le drame palestino israélien, l’inflation, le climat et les conséquences de son dérèglement, la dissolution et la perspective d’élections … L’attention de chacun n’est pas extensible et les rédactions arbitrent en permanence entre urgence, nouveauté et saturation.
Les réseaux sociaux, eux, ont tranché : une guerre sans explosions spectaculaires quotidiennes, ça ne fait pas assez de likes ! L’Ukraine a perdu la bataille des internautes face à nombres d’influenceurs ou de polémistes sous pseudo.
Mais il y a aussi la communication de nombre de dirigeants internationaux qui est devenue illisible, hésitante, parfois cynique. Ils ont promis un soutien "aussi longtemps qu’il le faudra", mais ont laissé s’installer l’idée que "trop longtemps " serait coûteux pour les finances, et politiquement. Ces dernières heures la ministre française déléguée aux Armées assure que "L'Europe joue un rôle essentiel dans le soutien à l'Ukraine.
Quand les dirigeants eux‑mêmes apparaissent fatigués, pourquoi l’opinion resterait‑elle mobilisée ? Le Président de la Fédération de Russie avait pourtant clairement annoncé ses intentions, 3 jours avant qu’il donne l’ordre à son armée d’attaquer …
Depuis, malgré de terribles pertes humaines et de lourdes difficultés économiques, la Russie observe tout cela en sirotant son thé traditionnellement impérial. Tout en multipliant ses ingérences : plus l’Occident se lasse, plus sa stratégie fonctionne. Moscou mène une guerre informationnelle pour banaliser le conflit, le rendre "normal". L’absence d’événements majeurs comme des offensives décisives, un effondrement du front, ou un changement politique, conduisent au ressenti d’une stagnation.
Sauf en ces tristes jours qui annoncent l’anniversaire du 24 février, le désintérêt qui s’est installé ne relève pas d’une forme de "mystère" : fatigue du public, concurrence de l’actualité, logique algorithmique combinés à ce conflit qui s’enlise, forment un cocktail globalement démobilisateur. Lorsque qu’un événement cesse d’être perçu comme nouveau, l’attention du public décline mécaniquement. Ne sont-ils pas simplement le reflet de la société ?
Thierry Mathieu e-crossmedia le 21 février 2026.
|
| Voir l'article |
Nouvelle ministre de la culture : fin de la série "Bourre Pif dans l’PAF !" sur l’audiovisuel public, ou saison 6 ? (le 20-02-2026) |
Conseillère "culture" du président de la République jusuq'à ce matin, auparavant Présidente de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles. Catherine Pégard est également originellement journaliste et a même été rédactrice en chef au Point …
Quid désormais des chantiers en suspend, comme celui de la réforme de l'audiovisuel public souhaitée au plus haut niveau de l'état de puis des années ? Emmanuel Macron, il y a bientôt 9 ans, sur France 2 :
Où en est cette problématique depuis 2017 ? Prudence politique, risques sociaux, contraintes institutionnelles et stratégie de survie … La réforme annoncée, suspendue, relancée, est-elle aujourd'hui morte et enterrée, ou pour le moins menacée ? Mme Pégard qui succède à Rachida Dati sera-telle, rue de Valois, la 6ème ministre à reprendre le flambeau ?
La politique culturelle française connaît une phase de transformation profonde, marquée par la montée en puissance du numérique, la fragilisation des modèles économiques des médias ...
2019 : Franck Riester ouvre cette séquence en tant qu’ancien rapporteur de la loi Hadopi. Il porte un premier texte de loi sur la communication audiovisuelle qui est abandonné en raison de la crise sanitaire mais déjà, défend l’idée d’un rapprochement des sociétés de l’audiovisuel public.
En 2020, Roselyne Bachelot arrive avec une priorité : la pandémie. action est dominée par la gestion de la crise, mais elle joue tout de même un rôle clé dans la suppression de la contribution à l’audiovisuel public, qui est remplacée par un financement budgétaire. Cette réforme ouvre un débat durable sur leur indépendance et leur visibilité dans le budget de l’État. Elle soutient également la montée en puissance de France.tv et la stratégie numérique de Radio France, sans réellement considérer que la création d’une holding serait un progrès. Elle argumente toujours 2 ans même après avoir quitté le ministère …
En 2022, Rima Abdul‑Malak prend le relais. Elle défend une vision plus offensive du service public, notamment face aux plateformes mondiales. Elle soutient l’idée du rapprochement, la lutte contre la désinformation, la régulation des plateformes et la montée en puissance de l’ARCOM, née de la fusion CSA‑Hadopi. Sous son mandat, la question du financement pérenne de l’audiovisuel public reste centrale, avec des arbitrages budgétaires sensibles. Comme ici au Sénat.
En 2024, un bref passage d’Aurore Bergé rue de Valois, Rachida Dati met l’accent sur la souveraineté culturelle et la visibilité des œuvres françaises, tout en poursuivant les chantiers sur l’audiovisuel public pour que les entreprises se rapprochent : elle insiste sur la nécessité d’une gouvernance commune pour que le dossier avance vraiment, et finalise la "sanctuarisation" du financement via la TVA. Elle répète son argumentaire à chaque interview, depuis des années.
La tutelle comme Radio France et France Télévisions ne manquent pas d’idées ni de volonté, depuis plus de 5 ans maintenant … Mais elles évoluent dans un environnement où l’incertitude politique, les contraintes budgétaires, les obligations de service public et la culture interne rendent les transformations plus lentes qu’elles le seraient dans le secteur privé !
Certains des dirigeants du "Privé" comme Rodolphe Bermer à la tête de TF1 s’engagent d’ailleurs publiquement, comme il y a encore quelques jours au Sénat :
Mais d’autres figures du PAF jettent de l’huile sur le feu régulièrement, depuis des années, comme Cyril Hanouna désormais à RTL et W9, mais à l’époque encore sur une chaîne du groupe Bolloré en janvier 2023 :
Mais pour nombre d’observateurs … La lenteur du rapprochement timidement amorcé est due aussi, voire surtout, aux enjeux de carrière. Une rivalité stratégique, feutrée mais réelle, s’est installée. Les dirigeant(e)s cherchent à défendre leur pré carré et leur influence dans un contexte de réforme décidément incertaine. Elles coopèrent par nécessité, mais elles se surveillent, car la future architecture du service public pourrait redistribuer les cartes. Au bout de 5 ans il est toujours question de peser dans les arbitrages politiques, d’orienter la future gouvernance, de protéger l’identité de chaque entreprise …. Et surtout, incarner le leadership du service public !
Thierry Mathieu e-crossmedia le février 2026.
|
| Voir l'article |
"FIP", l’Objet Radiophonique de Radio France, toujours plus Identifié ! En seulement 2 mois, sa nouvelle offre "Cultes" se hisse en tête de toutes les webradios. (le 18-02-2026) |
L’audio qui sait épouser l’époque ne sent pas le sapin ! Au pied de l’arbre de Noël dernier, surgissait une nouvelle offre proposée par Radio France, la webradio "Fip Cultes". Elle est déjà en tête de l'audience de toutes les webradios en France !
Coup de fil à Hervé Riesen, Directeur adjoint de FIP. "Ça faisait longtemps, 5 ou 6 ans , qu’on en parlait de ce projet, avec des Stops et des Go ! On a mis sur la table toutes nos idées, parce qu’au-delà des 11 web radios hyper thématiques qui étaient déjà en ligne, il y en avait peut-être encore 2 ou 3 autres à lancer ! Depuis toujours, notre marque est tellement en effet associée à l’audace, à la découverte …"
"Mais, l’époque a changé ! On a ressenti le besoin grandissant d’une offre un peu plus "de réconfort" et "d’intemporalité", toujours avec l’idée de faire découvrir notre marque globale, de faire venir des auditeurs sur la chaine prémium, pionnière des radios musicales en France puisqu’elle a été créée en 71."
En effet FIP reste en termes d’image, dans le paysage radiophonique une offre assez "pointue"… "Exactement ... D’où l’idée pour notre 12 ème webradio de proposer "Fip Cultes", très accessible, et qui peut leur permettre de rentrer dans l’ensemble de l’univers Fip".
Votre promesse : "En illimité, une webradio dédiée uniquement aux titres cultes qui ont fait l’histoire et continuent de faire vibrer le présent. De Blur à Bowie, d’Aretha Franklin à Amy Winehouse, du thème du Mépris à Purple Rain...
"On a notre spécificité par rapport aux autres web radios disponibles en ligne. Dans la lignée, la nouvelle, "FIP Cultes", n’est pas une pure radio "Gold" comme tout le monde en fait sur la planète entière ! Il y a quand même de l’audace, un parti-pris éditorial... C’est une des rares radios sur ce segment qui mélange tous les répertoires et toutes les époques… "
"On a déjà des retours vu qu’on l’a lancé en décembre. Au moment des fêtes de Noël justement, pas mal de gens qui nous disaient qu’ils l’écoutaient en famille, avec les parents, les grands parents… La mamie disait "Ah mais ça c’est mon époque" et le petit fils lui demandait : "Ah ouais, c’est qui ?". Et puis la mamie s'interrogeait à propos du disque qui suivait : "Bah ça je ne connais pas, mais c’est sympa ! " Il y a donc suivant les générations quand même une phase "découverte". La programmation n’est pas 100% Gold, vérifiée en auditorium par un panel d’auditeurs. C’est vraiment de l’intemporel, avec une énorme proportion de titres identifiés avec des Bandes Originales de films, des génériques de séries, et des hits plus récents … C’est le plaisir du souvenir, mais dans un grand éclectisme !"
Il y a toujours une bataille concurrentielle sur les offres traditionnelles, de flux… C’est désormais la même chose et avec un poids aussi important concernant ces web radios qui sont les déclinaisons des marques traditionnelles ? "Pour nous, oui ! Parce que c’est aussi la spécificité de cette "Fip Cultes" comme de nos 11 autres webradios. Elles sont faites à la main, à l’oreille, à l’enchaînement, comme l'est depuis toujours notre offre prémium dispo aussi en streaming mais surtout en FM et désormais en DAB+. Il y a des programmateurs qui réfléchissent vraiment pour que l’identité de la chaîne historique, sa proposition unique de programmation éclectique, y soit honorée et respectée."
"On a dessiné des contours quand on l’a créé. Il y a quelques titres où on se disait … "'Ca, c’est tout much, c’est un titre Gold trop rincé, ça fait tarte à la crème" … Et en fait, les programmateurs ont tout de même tenté de les insérer, en les plaçant judicieusement entre 2 autres disques. Du coup, ce qui ne nous semblait pas être diffusable chez nous, en plaçant tel titre avant, puis enchaîné derrière avec tel autre … Et bien ça fonctionne ! »
La radio, reste donc selon vous d’abord de l’oreille et de l’artisanat ... La cohérence et la fluidité d’un flux musical ne peut pas être simplement dévolu à un logiciel de programmation ? "Je n’aurai pas la prétention de l’affirmer, mais ce qu’on est en train de démontrer, c’est que la promesse "FIP" est bien vivante et même conquérante ! Bien avant l’émergence des webradios, on nous donnait pour mort dans les années 2000, avec aussi l’arrivée de toutes les plateformes numériques … Aujourd’hui avec une offre démultipliée ultra-concurrentielle, à savoir les DSP, les webradios, les bouquets en tout genre, on fait 3 fois plus d’audience qu'à l’époque !"
Mais votre mission essentielle demeure tout de même de conforter, voire de continuer à faire progresser, la chaîne premium ? "Tout à fait. On a 800 000 auditeurs par jour … Du côté des webradios, on ne comptabilise pas l’audience "en individu", mais "en écoute" et "en mensuel". Donc la radio originelle est toujours la grosse locomotive, mais elle est désormais enrichie par ses déclinaisons, avec un bouquet d’offres qui sont complémentaires."
Comme en parallèle de l’antenne ces jours-ci, le DJ et producteur français Laurent Garnier qui fête avec vous ses 60 ans, avec une plongée intime et chronologique de plus de 8 heures de podcast ? "Quand l’auditeur ressent l’envie d’un "shoot" de quelque chose, pourquoi pas en effet Garnier en podcast, mais aussi un moment de reggae, ou de souvenir, ou d’ambiance festive, il sait qu’il peut faire confiance à l’ensemble de la marque ! Il se déconnectee de la radio prémium et choisit une thématique parmi nos webradios."
"Et puis au bout de 45 Minuties, il peut se dire : "J’ai besoin de rebasculer un peu dans plus de surprises, alors, il revient à notre flux traditionnel ! Cette union des offres complémentaire renforce ... notre offre globale !"
Pour écouter Fip Cultes : https://www.radiofrance.fr/fip/radio-cultes Thierry Mathieu E-crossmedia Le 18 fevrier 2026. |
| Voir l'article |
Les Valentins auditeurs et téléspectateurs européens, sont-ils toujours amoureux de leurs Valentines, leurs chaînes de service public ? En tous cas leurs gouvernements ne font plus de cadeau ! Tour d'horizon ... (le 14-02-2026) |
A regarder les chiffres de réductions drastiques de budgets annoncés ça et là, la France se situe dans la moyenne européenne : pas de coupes frontales comme en Belgique, où en Suisse comme pourrait le valider une consultation populaire dans 3 semaines, mais une érosion budgétaire : "la stratégie du nœud coulant " comme la qualifie la Présidente de France Télévisions.
Mais dans plusieurs pays, les coupes sont plus brutales et plus "politiques", qu’en France, pour l’instant … Notamment à Bruxelles, Rome, Lausanne et Londres où les partis de droite radicale portent déjà l’estocade.
En Belgique, concernant donc la RTBF : Réduction budgétaire de 12 % d’ici 2028, soit 55 M€ d’économies annuelles, donc baisse des programmes de divertissement, de certaines fictions, et aussi moins d'événements sportifs… Réduction des coûts opérationnels : voyages, services "support" et surtout compression des effectifs avec la perte de 160 emplois en Equivalent Temps Plein, soit 9 % des personnels. Pour compenser, un peu : augmentation des recettes publicitaires et donc retour de la pub sur certaines tranches.
En Allemagne, pour l'ARD et la ZDF Un débat politique fait rage à propos du gel ou de la non‑augmentation de la redevance. Elle pourrait être carrément supprimée même pour l’ARD en charge du régional. De fortes pressions animent le débat public pour la réduction des coûts et la rationalisation des structures.
En Italie, à propos de la RAI … Giorgia Meloni a rebaptisé son blog vidéo "Telemoni" (et non plus "Les Carnets de Giorgia"), indiquant ironiquement qu'à ses yeux la seule chaîne qui mérite ce qualificatif est son propre blog et non la Rai. Une réduction de la redevance de 22 % a déjà été décidée par le gouvernement en 2024. avec pour conséquences d’ores et déjà : coupes dans les programmes et restructurations internes.
En Suède : Sveriges Radio Un plan d’économies pouvant atteindre 10 % d’ici 2 ou 3 ans est annoncé avec des réductions d’effectifs et des réorganisations.
En Suisse : SRG SSR Le projet de baisse de la redevance est suspendu au résultat d'une "votation". Elle sera organisée le 8 mars prochain. Si la proposition d’économies drastiques portée par la droite radicale devait l’emporter dans les urnes, l'impact est déjà jugé “dramatique” par le groupe.
En Irlande pour RTÉ : La situation financière est également jugée critique. Selon le gouvernement, 21 M€ d’économies sont nécessaires.
Enfin au Royaume‑Uni avec la BBC : La redevance est désormais gelée à 159 £, soit quelques 183 euros, pendant deux ans. Réduction du budget de l’emblématique "Newsnight", l’émission de décryptage de l’actu diffusée en semaine depuis 40 ans sur BBC 2, mais également sur BBC News, et le web : 7,5 M£ par an d’économie. Globalement pour le groupe : réorientation vers le numérique et réduction des coûts de production TV.
En France, les enjeux clés pour Radio France & France Télévisions semblent se dessiner clairement, à l’approche de l'élection Présidentielle. Témoin ... Les coups de boutoirs assénés par la droite radicale, depuis quelques semaines à la Commission d’Enquête parlementaire qui siège à l’Assemblée nationale … Comme le dénonce l'ancienne ministre de la culture Roselyne Bachelot sur le plateau de Public Sénat :
Interrogée sur le risque de dissolution de FTV évoqué par la Cour des comptes, Rachida Dati, l'actuelle ministre pour quelques jours encore, a affirmé que ce risque n’existait pas, au motif que l’État, et donc les Français, recapitaliseraient de toute façon l’entreprise. À ce jour, le déficit s’élève à 81 millions d’euros.
Parmi les enjeux, clarifier le récit : à quoi sert, très concrètement, 1 euro investi dans l’audiovisuel public ? Les français qui le financent via une manne perçue sur la TVA ont-ils conscience, de l’ensemble des offres qui leur sont proposées, pour quelques 130 euros par personne et par an ?
Objectiver les choix : quels publics, quels territoires doivent prioritaires si les moyens stagnent ou baissent ? Quid de l’information continue et de l’action régionale ? Depuis des années, les chaînes de radio et de télévision doivent jouer la complémentarité. Pas de réelles avancées pour autant, . voire même un recul ces derniers jours, avec le désinvestissement de France Télévisions à propos de la co-diffusions des Matinales des radios locales ICI.
Assumer la transformation : ne plus seulement “accompagner” le numérique, mais penser l’offre d’abord "en numérique", en optimisant les services rendus aux publics sur les différents supports via leur complémentarité et donc le cross média..
Et pour tout cela, en France comme partout ailleurs … Négocier un cadre pérenne avec la force publique : sans trajectoire financière pluriannuelle crédible, sans visibilité, les entreprises sont condamnées à l'immobilisme voir même à la "défensive".
Constat en ce 14 février … Une part de l'opinion portée par des dirigeants que certains jugeront cupides à l'endroit des services publics, chante à défaut de déclaration d’amour ...
Thierry Mathieu e-crossmedia, le 14 février 2026
|
| Voir l'article |
Co-diffusions par France 3 des matinales radios de ICI en région : Radio France les prendra en charge, vu les économies drastiques imposées à FTV. (le 12-02-2026) |
Vers, enfin, une vraie complémentarité ? En tous cas, Radio France prendra dorénavant en charge le coût de la co-diffusion de ses matinales locales ICI sur france 3 !
C’est l’histoire d’un message adressé par un responsable des programmes d’une des 44 radios locales de service public à e-crossmedia, ce jeudi matin 12 février. Il témoigne, en fonction des infos dont il dispose, du ressenti depuis les stations ICI : "A cette minute précise, les éditeurs visuels apprennent la non-reconduction de leur contrat avec Edenpress au-delà de fin juin. FTV ne veut plus mettre un centime dans les matinales filmées. Ça fait partie, dit-on, du plan d'économies de Delphine Ernotte ".
Il faut savoir que la captation du programme via les caméras disposées dans les studios de Radio France en région dans les 41 stations désormais concernées est jusqu'à aujourd'hui déléguée à une entreprise privée. Elle n'est donc pas opérée par des collaborateurs de France Télévisions, qui pourtant est diffuseur.
France Télévisions se targuait jusqu’alors auprès de la tutelle d’avoir multiplié ses heures de programmes dévolues aux régions grâce à la co diffusion des matinales produites par Radio France. Ce temps n'est donc pas révolu, mais le financement de la co-diffusion des programme est "redistribué". Parce que le montage initial était fragile ...
Témoignage d’un ex-cadre de FTV à e-crossmedia : "Depuis des années, il aurait fallu rompre le contrat avec Edenpress au profit d’une filiale de production existante de la maison. Façon de faire des économies tout en rapatriant les bénéfices à FTV"."
Mais une forme de "bricolage" a perduré... Les co-diffusions se sont multipliées, à moindre coût, et malheureusement aussi avec de moindre résultats en termes d’audience.
Pour le SNJ : "La version actuelle représentait déjà un record de prix à la minute, comment faire encore moins cher, sans impact majeur sur le résultat à l’antenne et les conditions de travail des équipes d’ICI ? Avec quelle édition visuelle, assurée par qui, dans quelles conditions ? Avec quelles images ? L’improvisation et l’urgence n’ont jamais été de bonnes conditions pour mener des projets à grande échelle"
Et puis aussi, quitte à facher ... Pourquoi ne pas constater qu’il s’agit en réalité d’un échec industriel : Pour les matinales, les 41 stations parviennent à peine à séduire 70 000 téléspectateurs ! Voici les chiffres publiés à la rentrée dernière par nos confrères du site ozap :
A FTV d'investir pour que ces sessions aient à l'écran une valeur ajoutée télévisuelle ! Comme le groupe sait le faire avec succès, outremer, avec ses 9 stations des 1ères. La station de la Réunion a été la première du Paysage Audiovisuel Français à proposer, avec e-crossmedia, une co diffusion de la matinale radio, en TV . Depuis ils ont bien évolué !
Charge aux 2 entreprises parties prenantes aussi dans l'hexagone de réellement savoir valoriser ces offres ! Est-ce réellement le cas ? Où est l'appropriation de l'offre "Matinales" dans la communication de FTV ?
Malgré 5 ans d’efforts en interne du côté de France Télévisions, les diffusions de matinales produites par Radio France ne sont malheureusement toujours pas cooptées par les équipes de la 3. Pour nombre de collaborateurs de FTV en région aujourd’hui encore, leur chaîne est diffuseur d’une offre qui ne les regarde pas. Malgré les efforts de rapprochement tentés, les équipes des radios et des télévisions publiques, qui travaillent pourtant le même terrain, n’ont pas opéré encore leur rapprochement au quotidien. Oserais-je écrire que les gens de télévision considèrent souvent encore la radio comme un média mineur ? Alors que l’évolution du mode de consommation des médias fragilise tout autant l’un que l’autre de ces 2 canaux traditionnels !
Charge aussi sans doute à Radio France de revoir les fondamentaux de l'offre de ses radios locales qui doivent retrouver leur ADN : les 44 stations sont chacune des généralistes, en proximité, et donc se doivent d'épouser l'époque, l'instant, la vraie vie de leurs territoires. Que les stations retrouvent leur légitimité de maîtrise d’antenne, au plus près de la vie de leur zone de service, et soient à nouveau organisées pour d'abord, au lieu de singer les musicales, se mobiliser au service de leur public. Mais aussi … Privilégier à nouveau l'interactivité, redevenir en parallèle des RS, le réseau social audio de référence !
N’est-il surtout pas temps qu’une structure en charge du rapprochement prenne le leadership, pour mener à bien ce chantier d’intérêt général, au service des régions, de la proximité ? Et que cesse le sempiternel refrain, empreint de fausses notes, qui depuis toujours donne le lead au désormais "has been" jacobinisme ?
Toujours est-il que ... Face à cette décision jugée inacceptable, un mouvement de grève est lancé à compter "Après six années d’investissement quotidien aux côtés des journalistes, (...) Il s’agit également de défendre la pérennisation de ces métiers et de leurs savoir-faire." Thierry Mathieu e-crossmedia Le 12 fevrier 2026. |
| Voir l'article |
L'arme secrète de Mamie Radio, qui fait de la résistance, passe par son mariage avec l'image et les écrans, de la TV comme des smartphones ! Au plan mondial comme au niveau local ... (le 11-02-2026) |
L'heure des choix : se donner les moyens d'épouser l'époque, ou vieillir avec sa "clientèle", et d'ici peu périr ! Les médias traditionnels sont à la croisée des chemins, désormais impérativement en mode "crossmédia" et dans l'obligation de se "révolutionner" sans omettre leurs fondamentaux, leurs ADN.
Mamie Radio séduit toujours ... Si elle ne se renie pas, et accepte d’épouser les écrans ! Co Diffusion en TV et formatages pour le web donc "proéminence de l'image" sont désormais au cœur des stratégies de l’audio.
Le public, surtout les moins de 50 ans, ne consomme décidément plus l’audio comme avant. Chacun veut écouter, mais aussi regarder, vu la proéminence récente des écrans et des smartphones, quand il veut ! Plus question d’attendre l'instant T où le programme est diffusé en hertzien. Du fait de cet usage souvent "en mobilité", ce sont surtout les formats courts, ciblés, et partageables qui sont "tendance".
Les radios qui produisent des contenus adaptés à ces usages explosent en ligne, même si leur audience FM stagne ou baisse : le digital permet de toucher des publics que l’antenne traditionnelle ne séduit plus ! Certaines stations ont perdu des auditeurs FM, mais ont gagné de jeunes fidèles pour leurs marques via TikTok, YouTube, Instagram, et des actifs avec les podcasts... Elles donnent même vie à des communautés locales sur Facebook. Force est de constater que le digital ouvre des portes que la FM ne peut plus ouvrir seule. Comme une équipe de foot !
A tel point que certaines stations sont presque devenues des marques sur le web … plus que des radios ! NRJ, Fun Radio, Skyrock sont très fortes en vidéos, en extraits d’émissions, et donc en influence !
France Inter et France Culture sont indéniablement leaders du podcast...
Parce qu’en réalité, au-delà des productions nativement conçues pour le web, le digital permet aussi de découper, d’amplifier et et de recycler les contenus. Une émission diffusée en FM est par nature éphémère, alors qu’un contenu digital vit longtemps. Un extrait vidéo peut faire 1 million de vues, un podcast peut être écouté pendant des années, un reportage local peut être partagé dans toute une région au même titre qu’au niveau mondial.
Et du coup, une radio peut devenir virale sans que l’auditeur sache qu’elle est… une radio ! A la différence des tuners traditionnels sur lesquels chacun se promène jusqu’à choisir parfois au hasard un "son", les algorithmes favorisent paradoxalement les contenus radio ! Les stations traditionnelles produisent naturellement des voix, des personnalités, des débats, des moments drôles ou émouvants, des interviews … Ce sont exactement les formats que les plateformes (TikTok, YouTube, Instagram) mettent en avant.
Le digital permet également une relation directe et continue avec l’audience ! En FM, DAB+ ou streaming, la relation demeure la plupart du temps unidirectionnelle, sauf durant les sessions dédiées à l’interactivité. Déclinée sur le digital, une offre devient à tout instant interactive : commentaires, likes, partages …
Et Puis … Le digital permet une mesure d’audience plus fine ! Sur la FM, les taux d’audience sont calculés par sondage : les résultats tombent que tous les 3 mois en national, et même seulement une fois par an à l’échelle locale.
Sur le digital ... A chaque instant il est possible de mesurer les écoutes réelles, les durées d’écoute, les partages, les interactions voire le nombre de fidèles en cas d’abonnement … Les radios au travers leurs déclinaisons sur le web peuvent donc en permanence optimiser leurs contenus en temps réel, ce qui peut faciliter l'affinement de leur stratégie !
Mais en plus ... L'époque dominée par les écrans, induit désormais l’importance de l'image, en complément du son. Même si la magie de la voix, et l’intimité entre l’émetteur et le récepteur qui en découle, demeurent précieuses, comme depuis toujours !
L’évolution des usages conduit au "cross média", qui inclue donc avec la radio et le web, la complémentarité avec … la télévision. La co-diffusion permet de toucher les téléspectateurs, pour les généralistes et les chaînes info, tout comme pour les offres régionales, voire les musicales, via la TNT et les boxs …
Mais aussi et surtout les internautes via YouTube, Facebook, Twitch, les sites web, et les applis, en ciblant les utilisateurs mobiles dotés de leurs smartphones, et souvent accros aux réseaux sociaux.
Par exemple aussi … Concernant France Inter ou France Info sur YouTube ...
Certaines interviews dépassent 1 à 3 millions de vues, bien au-delà de l’audience FM de l’émission.
RMC et BFMTV avec leurs co-diffusions radio-TV-web explosent les compteurs : les matinales filmées permettent à RMC de toucher jusqu’à 2 à 3 fois plus d’audience cumulée que la seule antenne radio, ou TV... Ces canaux "complémentaires" aux chaines prémiums, radio ou TV sont plébicitées dorénavant d'abord en numérique y compris en local ...
Médias nationaux avec la singularité de leur parti pris éditorial Europe 1 et CNews ... Ces offres engrangent les dividendes de leurs co-diffusions et multiplient la visibilité de leurs émissions par un facteur 2 à 4 selon les tranches.
Les extraits filmés sur TikTok et YouTube génèrent parfois plusieurs millions de vues par semaine, alors que l’audience FM ou TV est stable ou déjà en légère baisse.
A bon entendeur et donc aussi "voyeur" au sens propre, pour ne pas dire "visionnaire" ...
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 11 fevrier 2026.
|
| Voir l'article |
Réseaux Sociaux : comme un pain en pleine face pour l'ARCOM, sensé poursuivre les contrevenants sous pseudo, qui font du web une jungle nauséabonde ... (le 10-02-2026) |
Allo l’ARCOM ? Vous avez des smartphones ? Etes-vous en contact avec la direction du réseau X en France ? Connaissez-vous vos missions ?
Pascal Kaiser, l’arbitre amateur allemand, qui s’était illustré le week-end dernier en demandant son compagnon en mariage lors du match de Bundesliga entre Cologne et Wolfsburg, a été violemment agressé à son domicile. La veille, il avait pourtant reçu des menaces explicites d’individus affirmant connaître son adresse. Alertée, la police avait estimé qu’il n’y avait pas de danger immédiat.
Depuis la publication de cette info, tout internaute peut assister à une déferlante de haine sur X, le réseau d’Elon Musk …
Pourtant comme l’affirme l’Arcom, un "observatoire de la haine en ligne" est sensé lutter contre les contenus haineux sur internet. Il est composé d’opérateurs, d’associations, d’administrations et de chercheurs.
Le régulateur de l’audiovisuel et du web en assure, en principe, le pilotage et le secrétariat. Il en a même défini la composition et les missions qui consistent à ... "analyser et quantifier les contenus relatifs à la haine en ligne, œuvrer à améliorer la compréhension du phénomène, en suivant son évolution, et partager les informations des différents acteurs concernés, publics et privés".
Les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre constituent un délit passible de sanctions pénales. En cas d’injures et de diffamation, la peine encourue peut aller jusqu’à 1 an d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.
Et pourtant, pullulent sur le réseau d'Elon Musk ce type de commentaires :
Pour rappel, en France … Toute personne qui publie un contenu illégal sur internet peut être reconnue responsable pénalement. Pour que l’auteur présumé du contenu illicite soit poursuivi, il suffit de dénoncer ces faits aux forces de l’ordre. L’enquête menée peut aboutir à un jugement par une juridiction pénale. Chacun, à fortiori l'Arcom, donc, peut dénoncer un contenu illégal publié sur internet, quel que soit l'endroit où il a été conçu en France ou à l'étranger.
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 9 fevrier 2026.
|
| Voir l'article |
Audition "testamentaire" de Rachida Dati face à la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, et branle-bas de combat du côté de Radio France. (le 05-02-2026) |
"L’audiovisuel public français doit être préservé !" Voilà ce qu’a martelé à plusieurs reprises ce jeudi la ministre de la Culture devant la commission d’enquête parlementaire concernant ces entreprises en but à de fortes turbulences.
"On ne doit pas l’affaiblir. On doit travailler ensemble ! " a affirmé la ministre aux députés de cette commission créée à la demande de l’Union des droites pour la République (UDR) d’Eric Ciotti, parti allié du Rassemblement National qui prône la privatisation de l’audiovisuel public. Mais il faut des réformes structurelles pour que vivent ces entreprises et qu'elles soient opérées en lien avec la tutelle a précisé Rachida Dati ... Comme elle l'explique dans cet extrait capté et publié par Le Figaro :
Parce que, selon la ministre ... C’est l’ensemble du système qui est remis en question, public comme privé, du fait de la révolution des usages :
Et dans la foulée, insiste à nouveau Rachida Dati … "Il y a un impératif de réforme structurelle et d’organisation à mener", en espérant toujours que le projet de holding voit le jour ...
L’audition a aussi été l’occasion de revenir sur l’affaire "Legrand-Cohen", les 2 journalistes filmés à leur insu dans une brasserie parisienne. Le journaliste de Libération qui intervenait alors également une fois par semaine sur France Inter, Thomas Legrand affirmait "faire ce qu’il faut" contre Rachida Dati dans sa campagne pour la mairie de Paris La ministre qui s'apprête à quitter la rue de Valois a dénoncé "un vocabulaire inadapté" tout en condamnant "les méthodes d’enregistrement clandestines".
Sur l’impartialité, autre sujet litigieux, la ministre a renvoyé vers l’Arcom, régulateur de l’audiovisuel.
Pendant l'audition, "tombe" l'annonce de la grande réorganisation à la tête des chaînes de Radio France ... Céline Pigalle, dorénavant Directrice de France Inter, Laurent Guimier, Directeur du réseau ICI, Agnès Vahramian, Directrice de franceinfo désormais également Directrice de l’information au sein du Comité Exécutif du groupe.
Le Président de la commission demande à la Ministre qui vient en quelque sorte de rédiger son testament depuis la rue de Valois, et qui est déjà investie sur sa campagne à Paris ... " Vous étiez au courant ?", Rachida Dati répond simplement : "Non" .
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 5 février 2026.
|
| Voir l'article |
Audition "testamentaire" de Rachida Dati face à la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, et branle-bas de combat du côté de Radio France. (le 05-02-2026) |
"L’audiovisuel public français doit être préservé ! Voilà ce qu’a martelé à plusieurs reprises ce jeudi la ministre de la Culture devant la commission d’enquête parlementaire sur ces entreprises en but à de fortes turbulences.
"On ne doit pas l’affaiblir. On doit travailler ensemble ! " a affirmé la ministre aux députés de cette commission créée à la demande de l’Union des droites pour la République (UDR) d’Eric Ciotti, parti allié du Rassemblement national qui prône la privatisation de l’audiovisuel public. Mais il faut des réformes structurelles pour que vivent ces entreprises a précisé Rachida Dati, comme elle explique dans cet extrait capté et publié par Le Figaro :
Parce que, selon la ministre ... C’est l’ensemble du système qui est remis en question, public comme privé, du fait de la révolution des usages :
Mais, insiste à nouveau Rachida Dati … "Il y a un impératif de réforme structurelle et d’organisation à mener", en espérant toujours que le projet de holding commune pour le secteur voit le jour ...
L’audition a aussi été l’occasion de revenir sur l’affaire "Legrand-Cohen", les 2 journalistes filmés à leur insu dans une brasserie parisienne. Le journaliste de Libération qui intervenait alors également une fois par semaine sur France Inter, Thomas Legrand affirmait "faire ce qu’il faut" ... contre Rachida Dati dans sa campagne pour la mairie de Paris La ministre qui s'apprête à quitter la rue de Valois a dénoncé "un vocabulaire inadapté" tout en condamnant "les méthodes d’enregistrement clandestines".
Sur l’impartialité, autre sujet litigieux, la ministre a renvoyé vers l’Arcom, régulateur de l’audiovisuel.
Pendant l'audition, "tombe" l'annonce de la grande réorganisation à la tête des chaînes de Radio France ... Céline Pigalle, dorénavant Directrice de France Inter, Laurent Guimier, Directeur du réseau ICI, Agnès Vahramian, Directrice de franceinfo désormais également Directrice de l’information Groupe au sein du Comité Exécutif du groupe.
Le Président de la commission demande à la Ministre qui vient en quelque sorte de rédiger son testament rue de Valois et qui est déjà invetie sur sa campagne à Paris ... " Vous étiez au courrant", Rachida Dati répond simplement : "Non" .
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 5 février 2026.
|
| Voir l'article |
Ce site utilise uniquement des cookies nécéssaires a son bon fonctionnement 💪 !