ICI en difficulté, Inter leader, France info repasse devant RTL, Europe 1 continue sa remontada et menace RMC : 2ème sondage de la saison pour les radios. (le 13-01-2026) |
"A ce rythme-là, le réseau des 44 radios va bientôt passer derrière France Culture … "
Voilà ce que craignent nombre d’observateurs, ainsi que certains collaborateurs des locales, depuis quelques années.
A lire les chiffres publiés ce mardi matin par Médiamétrie, cette prédiction pourrait bien s’avérer juste d’ici peu ! Seulement 320 000 auditeurs séparent désormais les 2 marques de Radio France… 4,1 % en audience cumulée : les ex-France Bleu perdent 0,7 par rapport à la même vague l'année dernière, même si elles regagnent 0,2 par rapport au sondage de cette rentrée.
Dénommées ICI depuis un an, les stations peinent à reconquérir sur les ondes, alors quelles réalisent de très belles performances sur le Web.
La vie en région avec ses spécificités, ses particularismes locaux intéressent donc toujours le grand public. Mais encore faut-il sans doute que les radios soient en adéquation avec les attentes des publics, et que la proximité demeure l’ADN des programmes. Pour coller à l’air du temps, afficher stratégiquement la bonne humeur est-il réellement pertinent ?
Les auditeurs ne préfèreraient-ils pas que leurs stations soient le haut-parleur de la réalité de ce qu’ils vivent ? L’interactivité ne peut-elle se limiter essentielement qu’aux jeux, les confrontations d’idées doivent-elles désormais être dévolues à la jungle des RS sur le web ? A l’époque où le réseau est parvenu à 8 % d’audience, autant dire le double par rapport à aujourd'hui, certains considéraient qu’il était, en région, le premier réseau social. Les 44 stations étaient perçues comme des généralistes, dévolues à la proximité, mais aussi ouvertes sur le monde : des radios "essentielles", plus seulement "complémentaires" !
Aujourd'hui, le rapprochement engagé avec les France 3 en région progresse, mais à tous petits pas. Nouveau signe ces derniers jours révélé par Le nodal, un compte X spécialisé dans l’habillage sonore : les 41 matinales désormais co-diffusées bénéficient du même jingle …
Pour le reste, France Inter reste leader. Le navire amiral de Radio France retrouve un peu de couleur après un fort coup de mou à la rentrée.
Et à 10 000 auditeurs près RTL perd la 2ème place au bénéfice de France Info. La généraliste du groupe M6 est un peu déçue de constater que ses ajustements de grilles ne font pas franchement revenir les auditeurs.
Ensuite, Europe 1 est la seule station à progresser sur tous les critères. Elle réalise dorénavant presque le même score que RMC.
Le succès de la grande généraliste du groupe Bolloré est très souvent claironné à l’antenne, comme encore ces tous derniers jours :
Signe indéniable de la polarisation des médias comme l’observait déjà il y a 2 ans la Présidente de Radio France, bien avant la bataille qui secoue son entreprise, face au groupe Bolloré, jusqu’à l’Assemblée nationale, Sybile Veil, sur France 5 :
Gros succès également, nous l’avons dit pour France Culture qui peut revendiquer 2 millions 200 000 auditeurs. Elle poursuit son chemin de conquête d'un large public.
Soupe à la grimace du côté des musicales : NRJ continue à voir son audience faiblir, tout comme sa petite sœur Nostalgie mais dans une moindre mesure, Alors que la 3èmemarque du groupe, Chérie FM en revanche progresse.
A noter également la performance de Skyrock, alors que FUN Radio apparaît plutôt faible malgré l’arrivée de Cyril Hanouna. Comme Cauet, matinalier d'Europe 2, qui n'a pas le succès attendu, malgré une légère progression.
Nouvelle performance en revanche de l’OVNI de Radio France FIP, toujours en conquête !
Alors que France Musique comme sa concurrente privée Radio Classique sont stables, proches de 2 %.
Le tableau ne saurait être complet sans souligner la montée en puissance de Radio Nova :
Thierry Mathieu e-crossmedia le 13 janvier 2026
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Un grand homme de radio tire sa révérence. Hommage -personnel- à Richard Hartzer, dirigeant de radios locales à RF, qui s'est éteint ce lundi. (le 12-01-2026) |
"J’étais tout jeune reporter aux infos génés, comme on disait à l’époque, à la première et unique chaîne de télévision française, rue Cognacq-Jay à Paris. J’avais été chargé par le rédacteur en chef François Gerbaud, de trouver un sujet fort pour le 11 novembre. Nous étions en 1965… " Tout jeune reporter stagiaire Richard rencontre avec micro et caméra l’homme qui avait été chargé de choisir le corps du soldat inconnu, honoré au pied de l’arc de triomphe à Paris.
Richard, journaliste dans les tripes depuis toujours, est amené à connaître bien avant la dissolution de l’ORTF, toutes les facettes du métier … Le voici également un an plus tard interviewant 2 jeunes gens sur le départ pour la Chine où ils allaient devenir profs de français :
Au-delà même de son métier de journaliste, Richard a toujours voyagé, beaucoup. Tout jeune, en voiture, il fait même la route, seul, jusqu’à Téhéran. Ce qui me permettait de temps à autres à l’occasion de quelques missions, alors qu'il était au volant, de lui faire remarquer qu’il conduisait toujours "à l’africaine" !
Après avoir participé en tant que délégué syndical à la dissolution de l’ORTF il s’installe dans la lignée d’Hervé Bourges à Yaoundé où il prend la direction de la première école de journalisme créée en Afrique.
Il y est "vénéré", s'entend appeler avec déférénce "Monsieur le Directeur", fréquente le club privé des Noah ... Mais son terrain de jeu préféré n'est pas celui-là....
De retour en France, alors que tous ses meubles périssent en mer puisque le container ne finit pas l’aventure, il atterrit en Provence. Rédacteur en chef de la locale de Radio France alors située proche du stade vélodrome, il hérite d'une radio à l’audience très confidentielle. Il aime rappeler la réflexion du maire Jean-Claude Gaudin qu’il accueille avant l’émission : "C’est bien sympathique tout ça, mais combien ça coûte ? "
Sa route le conduit à Limoges où il procède dans l’adversité au déménagement de la station de radio qui doit quitter l’emprise de FR3. En représentation même le weekend, il saucissonne avec un certain Jacques Chirac qui n’a d’yeux que pour sa compagne, Marie France !
Et puis, de Gaudin à Chevènement, ses voyages le font atterrir au pied du Lion, à Belfort .
La station de Radio France est implantée dans un centre commercial, les 4 AS . Ca lui va bien ! Etre au contact du public, à son service : c’est son crédo : "On est payé pour ça !". Il est parmi les rares qui, dans les années 90, osent sortir du moule institutionnel et savent détecter les talents. Il choisit d’exploser les formats, d’innover, de risquer … Une demi-heure d’info locale à midi, ensuite, le soir … Micros ouverts, interactivité, rythmique proche de celle de la grande concurrente RTL ... A l’époque, le voyant gravir , tôt le matin, le grand escalier circulaire du centre commercial qui conduisait à la station, les jeunes journalistes que nous étions pensaient au film "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Avec le directeur de la radio, transistor collé à l’oreille du matin au soir, qui maugréait : "C’est de la merde !"
Plus tard, quand il m’arrivait de lui raconter cela, qu’à l’époque il nous faisait penser à Bernard Blier, il souriait, malicieusement ! Protestant, alsacien tout autant qu’africain, Richard Hartzer avait l’info et le service à rendre aux publics chevillés au corps et au cœur … Ce sont ses fragilités cardiaques qui l’ont emporté en ce 12 janvier. Son cœur, malmené depuis l’enfance... Fils d'un papa enrôlé par les nazis en tant qu'alsacien, et donc "Malgré nous" disparu sur le front de l'est, cette douleur l'aura marqué toute sa vie.
Humble pigiste pour les DNA pour l'agence de Molsheim, après avoir pris sa retraite en tant que directeur à Radio France, il intervenait pour transmettre cette perfidie de l’histoire aux jeunes gens dans les collèges et les lycées .
Je souhaite apporter ce témoignage : comme lui-même avait débuté sa carrière en étant originellement pluri média dans l’âme pour servir tous les publics, les lenteurs et le conservatisme des professionnels d’aujourd’hui le sidéraient, même s’il en mesurait les enjeux sociaux.
Ce vieux lion si exigeant dans le travail, mais si proche aussi de ses collaborateurs, a permis à tant de générations dont je suis, de découvrir la passion des ondes, avec un précepte, "napoléonien", comme il le disait : "Regarde l'horizon , si ton but est là-bas, ne change pas de direction, reste fidèle à toi même". Sa si belle voix de basse restera à jamais entre mes oreilles, ses conseils aussi.
Il y a quelques jours encore nous échangions sur l'actualité, la politique, le football, sa vie personnelle qui prenait une orientation qu'il n'avait pas imaginé, pensées affectueuses aussi pour sa compagne Marie-France.
Merci pour tout cher Richard ! Je vous dois tant ... Un souhait ? Que la station de l'Aire Urbaine sache lui rendre hommage : de 95.2 à 106.8, il lui a tant donné !
Thierry Mathieu e-crossmedia le 12 janvier 2026.
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Ca déménage à la Radio Tv Suisse Romande publique : nouveau siège à Lausanne - Ecublens, et surtout révolution des pratiques vers le transmedia ... (le 10-01-2026) |
"Ne plus produire des contenus séparés pour chaque média (radio, TV et web), mais des contenus "transmédia", avec une priorité au digital. Ceci afin de s’adapter aux exigences du public, qui ont fortement changé depuis l’avènement du numérique, pour continuer à le toucher."
Voilà l’ambition de la radio télévision suisse romande, dont toutes les équipes commencent à investir le nouveau siège fraichement inauguré au cœur du campus universitaire de Lausanne-Ecublens. La moitié des effectifs de la RTS va déménager d’ici à 2027 : environ 600 personnes viendront de l’ancien bâtiment qui était déjà situé en ville à Lausanne et près de 300 de Genève : plus de 80% des surfaces de ce nouveau lieu seront dédiées à la production de contenus, le reste à l’administration et aux différents services.
Au cœur de la conception de ce nouveau bâtiment, la volonté de mutualiser le travail des équipes et de renforcer leurs collaborations avec surtout sa nouvelle "newsroom" transmédia. Dans ce grand espace ouvert, les contenus radio, télévision et digitaux seront créés en même temps et déclinés de manière coordonnée sur les différents vecteurs. L’ensemble des équipes travailleront à proximité les unes des autres et des lieux de production, les studios étant au cœur de la "newsroom".
Même si chaque collaborateur conservera son savoir-faire propre de spécialiste de la radio, de la tv ou du web, ils travailleront leurs productions ensemble au sein de 3 grands services. Celui dédié aux reportages qui nourrissent les antennes et le numérique, celui dédié à la diffusion immédiate sur chacun des supports avec donc les régies et les présentateurs, journalistes animateurs et invités pour les directs, et celui qui prépare des éléments moins urgents et souvent avec des formats plus longs.
"Nous souhaitons davantage d’horizontalité dans nos organisations, afin que les productions et journalistes aient plus d’autonomie dans leur travail, pour avancer. Même si bien sûr, quand la breaking news arrive, nous savons toujours qui décide de quoi, ça doit être très clair" explique un rédacteur en chef.
Sur le site aussi … L’offre événementielle sera aussi développée, avec des nouveaux studios qui permettront d’inviter davantage encore le public à assister aux émissions. D’autres événements, comme des conférences ou concerts, seront adressés plus spécifiquement aux étudiants des hautes écoles voisines… Fière de cette nouvelle implantation, et de sa réorganisation la RTS claironne … "Il incarne l’image d’une RTS ouverte, moderne, une marque qui appartient à toutes et tous et qui suscite de la fierté. "
Thierry Mathieu e-crossmedia le 10 janvier 2026.
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BFM et RMC signent un accord avec YouTube ... Le Web désormais plus important que la TNT et la FM ? (le 09-01-2026) |
"Amplifier les usages d'aujourd'hui et préparer ceux de demain" … Voilà l’ambition de la patronne de CMA Médias !
Au-delà de ses canaux de diffusions sur la TNT, de la FM et le DAB+, des boxs, du print, et de leurs sites propres qui permettent la lecture ou le streaming, les médias du groupe désormais dirigé par Claire Léost bénéficieront de nouvelles fenêtres pour conquérir les publics adeptes des plateformes et des réseaux sociaux.
CMA Media détient la chaîne télé d’info continue BFMTV, désormais 2ème dans sa catégorie derrière CNews, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life. Sans oublier côté presse écrite La Tribune sur le web et La Tribune Dimanche en print, comme La Provence et Corse Matin, et sur le web le puissant média vidéo en ligne Brut.
Ces médias se disent convaincus que l’excellence de leur offre éditoriale, conjuguée à la capacité de recommandation de YouTube, bénéficiera d’une meilleure force de frappe. "Avec ce partenariat, notre ambition est d’élargir nos audiences, valoriser nos contenus et inventer de nouvelles formes de dialogue avec nos publics", affirme dans un communiqué la Directrice générale.
L'ensemble des Français passent en moyenne 37 minutes par jour, sur YouTube, soit environ 11 heures et 42 minutes par mois.
La plateforme Youtube s’affirme désormais comme un pilier du paysage audiovisuel français. "42 millions de Français viennent chaque mois sur la plateforme", affirme Justine Ryst, sa directrice générale France "Ils regardent ses contenus en moyenne 52 minutes par jour, selon une étude ComScore." Elle était il y a quelques mois au micro d’Europe 1 :
La plateforme de vidéos de Google a bien évolué depuis son lancement il y a 20 ans. D’abord surtout utilisée sur smartphone, Youtube a conquis les téléviseurs de nos salons et chambres à coucher … +31% en deux ans." Aux Etats-Unis, Youtube est déjà le programme le plus regardé sur les téléviseurs connectés devant toutes les autres chaînes.
Il y a un an et demi la patronne de CMA Médias accordait une interview au site "le crayon", mis en ligne par des personnalités engagées issues d'univers différents pour discuter des enjeux de société et de politique contemporains.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 9 janvier 2025.
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Nagui n'oublie pas les paroles du rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, et entend porter plainte ! (le 06-01-2026) |
"Nagui est la personne qui s’est la plus enrichie sur les dix dernières années sur l’argent public en France !".
Voilà l’affirmation du rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, contre lequel l’animateur annonce sur ses réseaux sociaux qu’il pourrait porter plainte.
A travers le cas de Nagui, c’est tout le fonctionnement de la télévision et le mode de financement des programmes diffusés, qui se retrouvent sous les projecteurs. A la différence de la radio qui demeure assez "artisanale" puisqu’elle produit l’immense majorité de ce qui est diffusé sur les ondes, la télévision publique comme privée fait appel à des prestataires extérieurs pour l’immense majorité de ses contenus. Pour résumer, ce sont surtout les tranches d’info qui sont réalisées en interne. Les émissions dédiées au divertissement, au sport, à la culture, au documentaire sont dans leur immense majorité "achetées" à des entreprises indépendantes. Pour chaque « produit », de la conception initiale du projet à la livraison, elles honorent un cahier des charges conclu avec les chaînes, en fonction de leur stratégie éditoriale et sont rémunérées selon les moyens déployés.
Dire, donc, que tel ou tel patron d’une "boite de prod" s’enrichit sur les deniers publics constitue un raccourci trompeur, puisqu’il ne s’agit que d’un mode de fonctionnement, de financement, qui concerne tout autant le secteur privé. Sur son petit écran ou désormais son smartphone, un téléspectateur devenu aussi internaute pense regarder TF1 ou France 2, mais il est en réalité face à un produit acheté par ces chaînes à des prestataires extérieurs. Nagui, comme nombre de stars de la télé n’est donc pas salarié de France Télévisions.
Dans les faits comme le précise Le Figaro, Nagui avec sa casquette de producteur détient 5% de la société de production française leader sur le marché … "Le Français Banijay s’est imposé comme le numéro un mondial. Avec un chiffre d’affaires attendu de 3 milliards d’euros en 2022, doublé d’un catalogue dépassant les 120.000 heures de programmes, il domine le marché de la production TV. Devant Lionsgate, ITV Studios, Freemantle et BBC Studios. Avec Mediawan, Newen et Federation, ces quatre groupes tricolores se placent dans le Top 15 des plus gros producteurs de programmes TV à l’échelle mondiale. Parmi les actionnaires de Banijay Group, on peut noter avec Nagui ... Cyril Hanouna, Bernard Arnault, Marc Ladreit de Lacharrière, la famille Agnelli, ou encore le groupe Axa".
Si Nagui assure lui-même l’animation de la quotidienne "N’oubliez pas les paroles" ou de "Taratata", il produit aussi sans être visible à l’antenne des émissions comme "Fort Boyard ", "Les Enfants de la télé " ou "La Carte aux trésors". Son entreprise travaille aussi pour des chaînes privées.
Comme le rappelle "20 minutes" … "Mediapart révèlait il y a 5 ans que la boite de prod de Nagui avait signé un contrat d’un montant de 100 millions d’euros pour trois ans avec France Télévisions. Une somme destinée à la production des émissions mais qui ne tombe donc pas dans sa poche.
En revanche, Nagui avait déclaré percevoir personnellement entre 750.000 et 1 million d’euros de salaire par an. Des montants qui le classent donc dans les 0,1 % des personnes les plus riches de France mais restent loin des centaines de millions d’euros citées par le député UDR - rapporteur de la commission Charles Alloncle".
Reste aussi le soupçon d’un parti pris "raciste" évoqué par Nagui dans son message sur Instagram. Lui, de père égyptien serait la cible du député ciottiste rapporteur de la commission … Argument d’emblée dénoncé sans surprise par un élu du Rassemblement National, sur CNews :
Nagui de son côté a depuis toujours pris ses distances avec les partis de droite extrême … Comme ici il y a 12 ans au micro d’RMC :
Nagui sera-t-il auditionné ? La commission reprendra ses travaux le 19 janvier comme l'ont décidé ses membres ce mardi après-midi, en adoptant des règles de bonne conduite.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 06 janvier 2026. |
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16 heures, ce 6 janvier jour d'épiphanie : goûter la galette, ou retomber dans la "grosse" commission ? Quid des travaux parlementaires sur l'audiovisuel public ... (le 06-01-2026) |
D'après l’IA : "Epiphanie", peut signifier qu'une personne a trouvé la dernière pièce du puzzle et voit maintenant la chose dans son intégralité, ou a une nouvelle information ou expérience qui illumine de façon fondamentale l'ensemble… On en est loin ! Alors que doivent reprendre les auditions de la commission d’enquête parlementaire consacrée à l’audiovisuel public, difficile de savoir qui dégustera la fève et sera le roi, gage d’impartialité …
Le président, député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, avait suspendu le 23 décembre les convocations à de nouvelles auditions pour retrouver une certaine sérénité dans la conduite des auditions. Son ambition : se mettre d'accord sur des règles de fonctionnement pour qu'elle se déroule dans un cadre digne et respectueux. Comme il l’avait expliqué dès le 17 décembre.
Il doit donc réunir les membres de la commission cet après-midi mardi 6 janvier. Comme l’explique le site commun à France Télévisions et Radio France, franceinfo.fr : Jérémie Patrier-Leitus veut rappeler certaines règles : "Le respect des personnes que nous auditionnons, le fait que la commission d'enquête ne se transforme pas en tribunal politique, ni en un lieu de la politique spectacle. Dans une commission d'enquête, avec des pouvoirs importants, on ne peut pas en temps réel, pendant la commission, tweeter ou partager des vidéos sur les réseaux sociaux".
Il vise les publications sur X de son rapporteur, le député ciottiste Charles Alloncle, et souhaite "que soient stoppés les live-tweet, avec des extraits vidéo parfois tronqués".
"Je veillerai à ce que l'ensemble des membres de cette commission ne tweete pas en temps réel", affirme le Président Jérémie Patrier-Leitus. En cas contraire, "je me réserve le droit de suspendre les auditions, considérant qu'on ne peut pas être à la fois dans l'audition et en même temps sur les réseaux sociaux".
La coutume, le jour de l'épiphanie, est d'inviter en mode "dessous de table" quelqu'un pour désigner à qui sont destinées les parts de la galette ...
Déjà, en dehors du Palais Bourbon, les esprits s'échauffent !
L'animateur Nagui attaque dans les colonnes du Figaro Charles Alloncle qui l'accuse de s'enrichir sur l'argent public :
La réponse de Nagui :
Il y a une dizaine d'années déjà, l'animateur ne cachait pas sa méfiance à l'égard des élus de droite extrême, comme le rapporteur "UDR" de la commission. Il l'avait confié au micro d'RMC :
Que sortira-t-il du "goûter" à l'Assemblée nationale cet après-midi : équité des points de vue, ou partisiannisme indigeste ? Les débats pourront-ils enfin être constructifs... S'ils reprennent ?
Thierry Mathieu e-crossmedia le 6 janvier 2026.
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2026 sera-t-elle l’année des "solutions", pour répondre aux "dissolutions" politiques et sociétales ? Les médias, tradis et "nouveaux", sont au cœur du réacteur : explosif ! (le 29-12-2025) |
Depuis la "dissolution" de l’Assemblée nationale il y a 1 an et demi, l’incertitude politique en plus du contexte mondial gangrène la société française.
Les médias n’y échappent pas. Comme tous les secteurs d’activité et les partis politiques, ils sont fragilisés. Nombres de projets lancés, sont freinés.
Cette crise est d’autant plus aigüe que la révolution digitale conduit à une autre forme de "dissolution", celle des recettes publicitaires qui profitent au web au détriment des journaux, radios et chaînes de télévision.
"Dissolu" également … Le ressenti critique des publics, leurs nouvelles attentes qui s’affirment. Cela nécessiterait un renversement de table. Mais c’est une forme de statu quo qui s’installe, la situation s’avère globalement figée. En mode "sauve qui peut", le monde des médias oscille entre attentisme face aux incertitudes de son devenir, et conservatisme. Pour épouser l’air du temps, c’est pourtant une révolution culturelle qu’il faudrait assumer de conduire, alors que les pros des "médias tradis" semblent s’accrocher aux pratiques qui ont fait leurs jours heureux.
"Dissolution" des audiences, aussi … Les médias traditionnels perdent toujours plus de terrain au profit du web et des réseaux sociaux. La radio : avec 36,8 millions d'auditeurs quotidiens, perd plus d'un million de paires d'oreilles en un an, Elle est fragilisée même si son influence demeure forte.
La télévision : les moins de 50 ans passent de moins en moins de temps devant leur poste : de 1 h 35 par jour en moyenne en janvier 2024, ils ne l'ont regardée qu'1 h 19 le mois dernier. Mais ils ne délaissent pas les écrans, ni l’audio, pour autant. Début 2025 ils consultaient pendant plus d'une heure chaque jour leurs réseaux sociaux et passaient presque 30 minutes sur les services de streaming comme Netflix, Prime ou Disney +.
Les marchés "se dissolvent" avec la profusion des offres accessibles par le web. Les publics y trouvent de manière plus souple que sur les vieux médias des mises à jour immédiates, des analyses et de l’interaction, à des vidéos, de l’audio et du texte.
"Dissolus" dans leurs pratiques ... Ils souhaitent autant des contenus courts que des formats longs, quand ils veulent et où ils veulent.
En quelque sorte, ils inventent la complémentarité des supports que les médias traditionnels peinent à mettre en place !
Au-delà de la diffusion linéaire traditionnelle, il s’agit désormais de penser multi diffusion, déclinaisons sur le web … Autrement dit, gérer un nouveau "mix-éditorial".
Pour contrer cette "dissolution" des usages le digital ne devrait-il pas surtout servir aux médias traditionnels : teaser, valoriser les contenus, donc recruter de l'audience ? Plutôt que de devenir des médias propres, et parallèles qui ne profitent qu'à la notoriété de la marque...
Il s’agit surtout aussi pour les médias "pros", dans ce nouvel espace hyper concurrentiel, d'estampiller leur différence, avec les publications "fake" qui pullulent…
Tout un chacun prétend pouvoir challenger les pros de l’info, sans aucune notion de vérification des faits, simplement armé de son smartphone en publiant sur les réseaux sociaux. L’internaute détient autant de pouvoir de diffusion que les entreprises de presse dignes de ce nom. Et par ricochet, les fondamentaux des pros des radios télévisions ou de la presse écrite sont questionnés, voire régulièrement remis en cause.
C’est l’avènement des fake-news, des complots des dérives partisanes, et du dégagisme. Cela vise autant les responsables politiques que les journalistes ou les animateurs dits "humoristes", perçus comme des élites. Comme tout un chacun, les médias professionnels en sont la cible via les réseaux sociaux. Même si les pouvoirs publics tentent en Europe de limiter les dégâts. Si bien que le français, ex-commissaire européen qui a livré la bataille contre les plateformes étasuiennes, est désormais "persona non grata" outre atlantique.
En 2025 notre PAF, à l’image de l’ensemble de la société, a continué à muter en mode "dissolution" avec le digital ! 63% des Français interagissent sur leurs RS, surtout évidemment le jeune public. Facebook et YouTube qui fidélisent plutôt les adultes dominent toujours, mais TikTok et Instagram plébiscités par les Gen Z et les Millennials continuent à progresser. Un tiers des utilisateurs consultent les réseaux sociaux tout en consommant un autre média (TV, radio, podcast). Chez les jeunes gens la tendance est encore plus forte : 71%.
"Dissolues" aussi ... à l’Assemblée nationale.
Comme l’écrivait il y a quelques jours le Canard enchaîné : "C’est l’une des pires séries du moment, tournée dans un palais de la République, avec tout un tas de chouettes acteurs connus ou non (élus, hauts fonctionnaires, journalistes, etc.). Le pitch : l’audiovisuel public est-il vendu à la gauche ? Pour la droite et la droite de la droite, relayées en continu par les médias Bolloré, aucun suspense. Surtout depuis que deux journalistes du service public ont été filmés à leur insu en train de parler boulot avec deux élus socialistes."
"Dissolu" est donc, pour résumer et conclure, le bilan des 2 dernières années.
Et "dissoutes" sont pour les pros, la confiance et l’envie d’avoir envie. Pourtant, les dossiers en attente ne manquent pas, tant dans le secteur privé que pour le service public :
Et si 2026 amenait les médias à redevenir volontaristes, proactifs, et inventifs ?
Et si pour sortir du contexte de "dissolution", c’était la "solution" ?
Souhaitons que l'année 2026 soit ... nouvelle !
Thierry Mathieu e-crossmedia le 29 décembre 2025.
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Barnum, l’audiovisuel public ??? Ou Barnum ... la commission d’enquête qui apparaît d’ores et déjà "confite" ? Bonne trêve des confiseurs à tous ! (le 19-12-2025) |
Avec l’appui de l’IA ... "La Trêve des confiseurs désigne la période calme entre Noël et le Nouvel An, où l'activité politique, boursière et médiatique ralentit, laissant le champ libre aux confiseurs qui, eux, sont très actifs. Cette pause permet aux gens de profiter des fêtes et d'acheter leurs douceurs, marquant ainsi une pause pour les débats".
Les questionnements souvent formulés ces derniers jours en mode outrancier s’agissant de l’audiovisuel public dans le Barnum qu’est devenue la Commission d’enquête parlementaire pourront-ils se régénérer après les fêtes ?
La table n’apparaît décidément pas renversée, puisque les différents responsables déjà entendu(e)s au Palais Bourbon ont pu jouer leur partition : le contradictoire étant tellement à charge qu'il en a largement perdu son crédit.
Alors ... La Commission au final, ne proposera-t-elle que des plats réchauffés, sans saveur et même quelque peu frelatés ?
Pour nombre d’auditeurs et de téléspectateurs qui dégustent en majorité encore dans ce pays les productions de Radio France et de France télévisions, les fausses notes outrageusement épicées des partisans de la privatisation, chantées sur tous les tons par le rapporteur, dénaturent par le menu, les débats.
Les louables intentions portées par la représentation nationale, pour dresser un état des lieux factuel de l’activité et de la performance de ces entreprises au service des publics apparaissent dévoyées à des fins bassement partisanes, avec pour principal objectif de nourrir souvent en mode poujadiste, les prochaines échéances électorales.
Voilà pour la forme !
Quant au fond, Quid de ces entreprises promises à une illusoire privatisation puisque le marché publicitaire ne le permettrait pas ?
S'agissant de Radio France, puisqu'e-crossmedia a déjà traité de France Télévisions...
Quid du service d’information continue franceinfo: que seul le service public en radio a su financer, et dont la complémentarité avec sa chaine éponyme en télévision ne demande qu’à être considérée et budgétée depuis une dizaine d’années.
Quid des formations musicales : les 2 orchestres, le chœur et la maitrise de Radio France et de la chaîne qui leur est affiliée France Musique. Elle est en conquête d'audience !
Quid de France Culture, joyau unique au monde qui peut s’enorgueillir de 3 % d’audience. Succès indéniable, comme l’est également sur un autre registre FIP dont le singularisme est reconnu sur la planète entière pour son antenne premium et ses 12 webradios !
Quid de la mission en direction des jeunes avec l’offre Mouv’ désormais, assez judicieusement déployée sur le web pour aller à la rencontre de son public ?
Quid encore et surtout peut-être de l’action régionale et des 44 radios locales désormais dénommées ICI dont le rapprochement avec les 24 stations locales de France 3 n’avance qu’à petits pas. Elles sont en perte d’audience tant leur ADN a été galvaudé surtout du fait de l’affaiblissement budgétaire. Les régions sont, depuis des années, la variable d’ajustement du groupe. Les stations locales de service public, c’est un quart du personnel et un tiers du budget pour Radio France !
Le fond de ces questionnements n’a qu’à peine été évoqué lors des premières auditions de la Commission d’Enquête Parlementaire, puisque les débats ont tourné au pugilat, sur fond d’ambitions partisanes …
Comme le dit ce vendredi Jérémie Iordanoff député de l'Isère, à l'occasion de l'audition de Thomas Legrand, " Il faut être respectable pour être respecté".
Maintenant débute "la trêve des confiseurs". Rendez-vous l’an prochain pour de nouvelles auditions qui, si elles se poursuivent dans le même état d’esprit et quels que soient les intervenants, ne permetront pas de prendre en compte l’intérêt général !
Pour actualiser certaines des offres et travailler à répondre aux nouvelles attentes des publics, des expérimentations ne seraient-elles pas judicieuses, pour épouser l’air du temps ? Prendre en compte les exigences budgétaires, tout en sauvegardant l’ADN de ce patrimoine, celui de l’audiovisuel public, dans toutes ses dimensions ...
L'IA précise : Trêve des confiseurs ... "Il leur appartient de peser ou de mesurer les divers ingrédients, avant de les mélanger et de régler le mélange, puis d'étirer ou de mouler le produit pour l'optimiser" . Et si ce savoir-faire patrimonial, pouvait servir ?
Belle trêve des confiseurs à tous ! e-crossmedia reste mobilisé sur le suivi de l’actualité de la vie des pros de la radio, de la TV, du Web, de la presse écrite .
Thierry Mathieu e-crossmedia le 19 décembre 2025.
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Remake du "Tribunal des flagrants délires" à l'Assemblée pour l'audition de la pédégère de Radio France. Quand les outrances saturent le débat, la radio publique en ressort grandie, et pas que numériquement ! (le 17-12-2025) |
Manquent … Claude Villers, Luis Rego et Pierre Desproges !
L’audition ce mercredi après-midi de la Présidente de Radio France a donné lieu à un spectacle affligeant. Pourtant, d'emblée Sibyle Veil a cherché à dresser un état des lieux factuel …
Intervient dans la foulée le rapporteur, député -ciottiste- de l’Hérault que le Président -Horizon- de la commission Jérémie Patrier-Leitus tente sans succès de cadrer… Charles Alloncle mentionne une rumeur diffusée par la station du groupe Bolloré Europe 1 qui laisse entendre que des pressions peuvent être exercées sur les débats : un rendez-vous privé dans un café entre l’ancienne dirigeante de Radio France Laurence Bloch et Thomas Legrand mettant en cause par ailleurs un député membre de la commission absent, allez savoir pourquoi, pour l’audition… Le feuilleton dégringole immédiatement à un statut de série B.
Au fil des thématiques s’enfonce le clou … Comme la semaine dernière pour l’audition de Delphine Ernotte la Présidente de France Télévisions, explose à l’écran le parti pris, dans son rôle de procureur, du rapporteur. Sa posture a d’ailleurs été dénoncée en amont ce matin, justement sur France Inter par Yaël Braun-Pivet, la Présidente de l’Assemblée nationale : "Parfois les commissions d’enquête peuvent être dévoyées à des fins politiques, explique-t-elle. Il faut faire attention parce que c’est un formidable outil de contrôle du Parlement sur l’action des pouvoirs publics. "
Cour des miracles, pour ne pas dire "basse-cour " cet autre moment où une députée LFI outrepasse manifestement son mandat en critiquant une chroniqueuse de France Inter. Une fois encore le Président de la commission d’enquête tente d’arbitrer les débats enflammés pour raison garder …
Pluralisme, humour, vie sociale de l'entreprise, congés des journalistes ... Sibyle Veil parvient tout de même, entre les séquences de sarcasme, à parler de la vie de son entreprise.
Parmi les thèmes abordés celui du devenir de l'action régionale, des 44 radios du réseau ICI en phase de rapprochement avec les 24 stations de france 3. Pressée par le temps, et voyant le dossier depuis son siège parisien, pour ne pas dire tout autant "jacobin", la présidente de Radio France ne met en avant que l'apport des stations en région pour les autres antennes... Les radios "nationales".
Mais quid de la mission des 44 radios ? Elles existent bien, elles-mêmes, sur leurs terrains ! Même si leurs performances en termes d'audience sont plutôt en berne ... Quel sera le devenir de ces antennes déjà fiancées avec les TV régionales de service public ? Qu'adviendra-t-il de leur ADN, de leurs moyens de leurs missions, quand elles convoleront comme le souhaite la tutelle en juste noce avec la 3 ? Elles portent d'ailleurs déjà le même nom !
Reste que le rapporteur, rappelé à l'ordre par le Président de la commission insiste après la séance sur ses réseaux sociaux ...
Thierry Mathieu e-crossmedia le 17 décembre 2025.
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et continuent de faire vibrer le présent.
De Blur à Bowie,
d’Aretha Franklin à Amy Winehouse,
du thème du Mépris à Purple Rain..."
A relire,
notre article :
Thierry Mathieu
e-crossmedia
le 15 décembre 2025. |
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