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Tour de France : l’échappée belle pour France Télévisions : 3 français sur 4 ont suivi la grande boucle sur les chaines du groupe public. (le 25-07-2022)

 

Sorry its not set :(

 

Alors que la question du financement de l’audiovisuel public déchaine les passions,

une nouvelle manifestation de l’intersyndicale est d'ailleurs annoncée ce jeudi à la mi-journée au Sénat,

ce sont des chiffres qui dopent le débat !

« Des directs en hausse,

des magazines qui performent

et des audiences numériques en forte augmentation pour ce Tour de France qui passionne les Français » claironne  France Télévisions au lendemain de l’arrivée sur les Champs Elysées .

 

Sorry its not set :(

 

41,5 millions de Français soit 73% de la population ont regardé le Tour sur les chaines publiques.

8,4 millions des 15 / 34 ans (65% de la population) étaient devant leur petit écran ! 

Un Français a regardé en moyenne 5 heures 41 minutes du Tour, soit 17 minutes de plus qu’en 2021, un record depuis 2011.

 

Feu d’artifice historique le 14 juillet pour l’étape reine Briançon-Alpe d’huez :

6,4 millions de téléspectateurs, avec même un pic d’audience à 8,4 millions !

 

Chaque jour après la course, les magazines ont aussi connu de remarquables succès :

à 17 h 45 sur France 2 le "Vélo Club" de Céline Rousseaux et Laurent Luyat a fidélisé près d’un téléspectateur sur 4, avec un record le 21 juillet après l’étape Lourdes-Hautacam : le Président de la République y a accordé une interview …

 

Coté déclinaison et complémentarité sur le digital France Télévisions enregistre également un record historique :

19,1 millions de vidéos vues, soit le double que l’an dernier sur les plateformes France.tv, Francetv sport et franceinfo.

Sorry its not set :(

 

 

 

Question :

ce type d’évènement pourrait-il être retransmis par le privé ?

Devrait-on, pour le regarder, s’acquitter d’un abonnement ?

L’une des stars de l’info de France 2 posait d’ailleurs la question ces derniers jours sur les réseaux sociaux …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

e-crossmedia, le 25 juillet 2022.

Voir l'article

Europe1, France Bleu : sale temps pour les logos ... bleus ! Haut ou bas, le sondage "radio" de Médiamétrie qui conclue la saison est celui de tous les records. (le 21-07-2022)

 

 

La tendance globale n’est pas souriante pour la radio : le média séduit aujourd’hui moins de 40 millions d’auditeurs quotidiens. Généralistes, musicales, nationales ou locales …

Globalement l’ensemble des offres est frappée par cette chute d’audience.
Voilà une fois encore, et le phénomène s’accélère de sondage en sondage, la démonstration que le mode de consommation des médias évolue à vitesse grand V.  

 

Quand les chaines de télévisions voient leurs audiences baisser significativement au profit de Netflix ou Amazone voire YouTube,

les radios constatent elles aussi la désertion de leurs offres de flux.

Ce sont les plateformes de streaming comme Spotify, Deezer ou Apple music qui gagnent du terrain, et l'écoute d'éléments podcast via le web.

Les téléspectateurs, comme les auditeurs, deviennent toujours plus en premier lieu des internautes.

Le Digital, décidément, redistribue les cartes et les "vieux médias" ont bien des difficultés à gérer le phénomène.

Les grandes entreprises de télé comme de radio, publiques et privées tentent de limiter les dégâts en proposant elles-mêmes leurs « produis dérivés », la vod, les podcasts …

Toujours est-il que les formats qui depuis des décennies semblaient inattaquables sont d’ores et déjà terriblement fragilisés.

De nombreuses enseignes capitalisent de belles audiences sur leurs sites web et leurs podcasts.

Cela permet de conserver une forme de fidélisation et de notoriété des marques avec les publics, mais l'écoute de la radio en direct en FM s'étiole, toujours plus.

 

 

 

Sorry its not set :(

 

 

2 prestigieuses enseignes font face à de graves difficultés.

Dans les 2 cas, pour nombre de professionnels, ces stations auraient perdu leur ADN.

 

Sorry its not set :(

Europe1.

La spirale infernale observée depuis plusieurs années peut aujourd’hui être qualifiée d’abyssale.

Avec seulement 3,3% en audience cumulée  elle perd, sur cette vague d'avril à juin, 240 000 auditeurs en un an.

L’historique station généraliste, propriété désormais de Vincent Bolloré et mariée en télévision a CNews, réalise aujourd’hui la même audience qu’RTL2.

 

Coté service public France Bleu.

Le réseau des 44 radios locales de Radio France, apparaît sur cette vague plus faible qu’il y a 20 ans !  

5,2 % seulement en "audience cumulée" (le nombre d’auditeurs quotidiens) et 4,8% de "part d’audience" (le ratio fait entre le nombre d’auditeurs et le temps qu’ils écoutent l’antenne).  

En avril 2013 l’ensemble de ces stations avait réussi à atteindre 8% d’audience comme en témoigne cet article publié à l'époque par la station de Nantes.

 

Sorry its not set :(

 

4 238 000 auditeurs quotidiens donc il y a 9 ans. Aujourd’hui ils sont moins de 2 millions 900 000. …

Quelles peuvent-être les raisons de cette désaffection du public ?

Les antennes locales qui sont restées muettes les samedis pendant les manifestations des gilets jaunes, puisqu’elles étaient contraintes de diffuser le programme national ?

Le coup d’arrêt aux émissions d’interactivité sur l’actualité, décidé au moment du changement de slogan de "Vu d’ici" à "On est bien ensemble" ?  

L’éloignement des auditeurs pendant le 1er confinement ?  Une "syndication" très élargie entre les stations avait été décidée par le siège, dénaturant la proximité singulièrement pour les infos …

Le positionnement de la programmation musicale ?

Ou aussi et surtout une offre locale qui s’amenuise puisque de grille en grille nombre d'émissions sont en fait réalisées depuis Paris ?

 

C'est au final l’ADN de ces 44 radios locales qui s’effrite, d'abord pour des raisons économiques.

Pour nombre d'observateurs les locales sont devenues depuis la présidence de Jean-Luc Hees la variable d'ajustement budgetaire du groupe Radio France.

Certains observateurs soulignent, par ailleurs, que ces résultats critiques fragilisent terriblement ce réseau de radios locales de service public,

au moment ou un rapprochement d’avec France Télévisions et donc France 3 est préconisé par un rapport du Sénat. Ce n'est en vérité pas nouveau, et n'est encore moins motivé par la suppression de la redevance.

Le rapprochement des entreprises de l'audiovisuel public avait été préconisé par le Président François Hollande. Et cette idée a été ensuite relancée il y a plus de 5 ans par le gouvernement d'Edouard Philippe.

Mais le projet a avorté en fait au fil du 1er mandat d'Emmanuel Macron.

Des avancées ont tourefois été réalisées,  comme plus de la moitié des matinales du réseau Bleu qui sont désormais "filmées" et co-diffusées par la 3,

et la création de l'appli "Ici" qui propose les articles web produits par les rédactions et services des programmes des 2 entreprises, géo-localisé, région par région.

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.radiofrance.radio.francebleu.android&hl=fr&gl=US

Les prochaines semaines pourraient sans doute précipiter les choses !

 

Pour revenir globalement au sondage du jour, certains acteurs savent mieux résister ...

Sorry its not set :(

Grand vainqueur avec 700 000 auditeurs conquis en un an :

France Inter à son plus haut historique avec 6,9 millions d’auditeurs.

Le vaisseau amiral de Radio France affiche une forme olympique aussi en part d’audience !

RTL se classe toujours 2 ème, mais l’écart continue à se creuser avec le leader.

3 eme France Info définitivement solide sur le podium des meilleures audiences radio en France. La radio d’info continue pionnière en Europe réalise même son meilleur score depuis 15 ans.

 

Sorry its not set :(

 

Suit NRJ en 4ème position : le "Hit Music Only" maintient son rang même si 0,5% des auditeurs sont partis en un an,

tout comme pour Skyrock.

Coté "musicales" également ...

Belle performance du réseau Nostalgie, maintenant devant les 44 locales de France Bleu.

 

Sorry its not set :(

 

Les auditeurs souvent plus âgés des offres "culturelles" restent, eux, fidèles à leur poste.

France Culture continue même à progresser. Qui aurait pensé que cette chaine se stabiliserait autour des 3% d'audience cumulée ?

Et encore il ne s'agit donc que de la FM, France Culture étant pionnière et championne sur le terrain de podcasts.

France Musique, Radio Classique et FIP sont stables.

 

e-crossmedia, le 21 juillet 2022.

Voir l'article

Audiences radio et télé cramées par le web ? La complémentarité incontournable avec le digital sert-elle la notoriété ou est-elle aussi un indispensable outil de teasing encore négligé ... (le 14-07-2022)

 

 

C'est l'un des autres évènements marquants en cette journée de Fête Nationale ...

Il y a le défilé des Champs Elysées, l'interview du Président de la République, l'arrivée du tour de France à l'Alpe d'Huez, Joe Biden en Israel, le Président Zelensky qui demande la création d'un tribunal spécial à La Haye ...

Et puis les dramatiques incendies qui ravagent une partie des forêts de Gironde, tout un village évacué !

 

Sorry its not set :(

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L'ensemble des médias en parle.

Privées comme publiques, les chaînes publient toutes des articles sur leurs sites,

et communiquent sur les réseaux sociaux.

Mais certains de ces acteurs de l'audiovisuel se servent du digital pour valoriser leurs antennes,

d'autres non !

 

 

En l'occurence l'exemple des 2 stations régionales de service public ce jeudi est d'autant plus parlant que les publications, de la télé comme de la radio, cohabitent dorénavant sur "Ici",la même appli !

Une entreprise donne rendez-vous, pas l'autre.

 

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Au delà de valoriser la marque,

la présence sur le web n'a-t-elle pas pour but, d'abord, d'attirer le public sur son coeur de métier ?

L'utilité n'est-elle pas de communiquer des éléments d'actu bien sur,

mais surtout de donner envie aux internautes d'être au rendez-vous au moment des infos à l'antenne ?

Quitte à publier un lien d'ailleurs pour permettre à chacun de se connecter facilement s'il ou elle n'est pas face à une télévision ou à proximité d'une radio.

Le Digital "au centre" des pratiques s'impose toujours plus, mais la réflexion est encore à mener pour que cette révolution soit malgré tout au service des "vieux" médias !

Pour qu'ils restent en conquête !

 

 

e-crossmedia, le 14 juillet 2022.

 

Voir l'article

Réseaux sociaux ou médias tradis : qui croire ? Gare aux excès de vitesse ... (le 11-07-2022)

 

Rédacteur en chef de France Bleu Sud Lorraine, j'ai monté il y a une vingtaine d'années ce type d'opération,

comme d'autres radios locales de Radio France.

En lien avec les service de l'état : annoncer les lieux de contrôles radar, pour parier sur la prévention, responsabiliser.

Aujourd'hui, mode de consommation des médias oblige, cela existe donc à nouveau, mais via les réseaux sociaux.

 

Sorry its not set :(

A l'époque, nous annoncions à l'antenne, en lien avec la Gendarmerie Nationale les lieux de contrôles.

C'était d'ailleurs en partenariat avec l'Est Républicain qui les publiaient également.

 

Un matin j'envoie une reporter sur la RN 54 pour voir le résultat.

A l'antenne, en direct, des automobilistes arrêtés par les forces de l'ordre sur une aire de repos de Meurthe et Moselle, limitrophe avec le département des Vosges, nous ont dit :

"On l'a entendu à la radio, mais on n'y a pas cru" .

Dommage ... Pour eux , mais jackpot pour le trésor public.

De nombreux auditeurs témoins de l'opération en revanche nous ont remercié, au nom de la sécurité routière :

prévenir plutôt que punir ...

 

 

 

 

Nous étions dans la première décennie des années 2000.

Malheureusement la défiance, pour une large part complotiste, à l'égard des médias n'a pas du s’atténuer depuis !

 

Reste à voir si, dorénavant, le public fait plus "confiance" aux réseaux sociaux.

A l'heure ou d'aucuns s'interrogent sur la nécessité de préserver un service public de l'audiovisuel digne de ce nom,

quelle belle démonstration par l'absurdie ce serait !

 

 

 

 

 

e-crossmedia, le 11 juillet 2022

 

 

 

Voir l'article

107.7 : les radios d’autoroutes en transition numérique elles aussi ! "Quand allez-vous percuter ?" (le 07-07-2022)

 

Sorry its not set :(

 

Alors que débute le premier weekend de grande transhumance estivale, nombre d’automobilistes auront le réflexe "anti bouchon"…

86% des français de l'héxagone empruntent les autoroutes à péage.

Outre le temps d’écoute important (185 min en moyenne), les auditeurs des radios d'autotoutes sont plus réceptifs que dans d’autres contextes : ils sont attentifs à la route et en demande d’informations utiles.

Même en comptant sur les applis comme Waze ou Coyote qui accompagnent dorénavant tout voyageur, les panneaux qui invitent à caler son autoradio sur le 107.7 conduiront beaucoup de conducteurs à écouter cette fréquence.

Une info trafic tous les quarts d’heure, le moindre incident signalé, les tarifs des carburants …

C'est en 1988 qu’a vu le jour la première radio d'information trafic, Autoroute FM qui couvrait alors 150 km du réseau autoroutier Cofiroute entre Chartres et Orléans.

Depuis le succès n’a jamais été démenti, même si les acteurs ont changé au fil des années.

Toujours est-il que cette "niche" d’audience singulière n’échappe pas aux évolutions !

Au-delà du traditionnel autoradio qui équipe les voitures en série, chacun dispose d’un smartphone qui, connecté au véhicule, permet de capter toutes les radios du monde.

Quel plaisir d’écouter une radio des Antilles, comme les 1ères ou RCI, en patientant dans les embouteillages sur les boulevards périphériques des grandes agglos en métropole !  

 

Sorry its not set :(

 

Les radios d’autoroute dans l'héxagone jouent également cette carte :

celle du numérique !

Au-delà de leur offre traditionnelle en direct, elles proposent via le web d’écouter l’ensemble des stations de leur réseau, qui sont évidemment diffusées régionalement en FM sur la fréquence unique 107.7.

Vous quittez par exemple Strasbourg pour vous rendre à Perpignan ...

En cliquant simplement sur un lien, vous pouvez déjà savoir ce qu’il se passe en temps réel à Narbonne alors que vous n’avez pas encore traversé Mulhouse !

Grâce au digital vous pouvez simplement aussi écouter le dernier point trafic qui a été diffusé à l’antenne, là ou vous êtes, ou près de votre destination.

https://radio.vinci-autoroutes.com/page/ecouter

 

La programmation musicale de l’offre principale sur la FM ne vous convient pas ?

La radio d’autoroute vous propose par le web également d’autres univers : du "français", du "pop rock" ou du "classique".

 

Comment se forment les bouchons, pourquoi les siège-auto pour les petits ? …

Des articles sont disponibles sur le site avec un sujet dominant cet été : le risque d’accident avec les véhicules des autoroutes.

Depuis le 1er janvier 2022, 4 agents autoroutiers ont perdu la vie dans l’exercice de leur mission sur les autoroutes françaises.

Sorry its not set :(

Et, chaque semaine, ce sont en moyenne plus de 2 fourgons qui sont percutés au cours d’une intervention.

Une "exposition itinérante" des véhicules accidentés est d’ailleurs en cours depuis une semaine.

Pendant tout le mois de juillet, un convoi exceptionnel, composé de 6 camions porte-chars, transportant chacun 3 fourgons accidentés, sillonne le réseau VINCI Autoroutes sous la bannière d’une question simple et cruciale :

« Quand allez-vous percuter ? ».

Cette campagne itinérante, incitant les conducteurs à enfin prendre conscience de la dangerosité de certains comportements et à garder les yeux ouverts sur la route, fera halte, en 17 étapes successives, sur les aires de services.

 

 

Et puis …

Pour coller encore plus aux nouveaux usages, aux actuels modes de consommation des médias, les radios d’autoroutes cherchent à séduire également les "podcastophiles" …

Dans le flux de l'antenne FM la diffusion de contenus de format long est compliquée du fait de l'obligation d'information sur le trafic qu'ont les animateurs, de façon régulière, ou plus intempestivement selon les incidents, conditions météorologiques et autres actualités indispensables à la sécurité des usagers du réseau.

Alors, des podcasts sont nés !

 

Sorry its not set :(

 

Vinci autoroute en propose toute une série : Covoiturage, part à la découverte de personnalités connues ou non, et propose de passer avec elles un moment sur la route.

Les crimes de la route ciblent les amateurs d’histoires de tueurs en série.

Les mélomanes ont aussi leur série : Itinéraire Dièse nous fait voyager en musique avec un artiste, et passe en revue les destinations qui inspirent les musiciens...

https://radio.vinci-autoroutes.com/rubrique/podcasts

Sorry its not set :(

Direct depuis la région où vous circulez, de la région où vous allez, format musical de votre choix, podcasts …

Ce sont des espaces privilégié, également, pour les annonceurs ….

 

 

 

 

 

 

 

e-crossmedia, le 8 juillet 2022.

 

 

 

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« Ici » : France 3 se lance dans le globcal, 14 ans après France Bleu ! Une disparition, les JT "natios" et 24 valeurs ajoutées, depuis les régions... (le 05-07-2022)

 

 

Sorry its not set :(

 

 

Pour le monde des médias l'annonce de ce mardi fait l’effet d’une bombe.

France 3 ne diffusera plus d’édition nationale à partir de septembre 2023 !

Ses 24 stations proposeront des journaux télévisés pensés et produits en proximité avec leurs publics, depuis chacune des régions.

Ils mêleront les faits marquants de l'ensemble de l’actualité qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux.

France 3 étant depuis sa création la chaîne dite "des régions", un traitement de l'actualité travaillé depuis les territoires hors périphérique-parisien a sans doute du sens.

C'est même l'une des pierres fondatrices essentielles pour mettre en oeuvre l'ambition de "re régionalisation" de la chaine, comme la Présidence du groupe en a pris l'engagement auprès de la tutelle.

 

Sorry its not set :(

 

Dans le jargon journalistique cette formule se nomme le "globcal", comme l'alliance du global et du local.

Le but : que le téléspectateur soit informé de tout ce qui est sensé le concerner en regardant un seul rendez-vous : fini le local à telle heure, puis le national et l’international une demi-heure plus tard par exemple.

 

Dans chaque région les journalistes traitent l’actualité de leur terrain,

et les sujets d’envergure nationale et internationale sont conçus et mis à disposition par une équipe du siège.

A chacun des présentateurs en région ensuite de composer le contenu de son édition et de choisir l’ordre, la hiérarchie des sujets suivant sa sensibilité, sa culture, sa perception locale.

Concrètement ...

Quand aucun évènement marquant ne s’impose en proximité et que l’info dominante est située par exemple à Kiev, le journal, même fabriqué en Bretagne ou en France Comté peut s’ouvrir sur un reportage envoyé d’Ukraine.

Mais si le même jour un dramatique incendie ravage un immeuble à Lille, ou qu’un accident paralyse l’autoroute à Marseille, les JT nordistes et provençaux donneront la primeur à leur actualité et diffuseront le reportage de Kiev ensuite.

Et puis évidemment les équipes sont invitées à "s'approprier" l'actualité globale, à illustrer localement ses répercussions, à donner la paroles aux élus, aux acteurs économiques, aux associations : quelles conséquences un fait d'actu parfois mondial peut avoir sur la vie quotidienne dans chaque région...

 

Les éditions futures sur France 3 devraient s’appeler "Ici", comme la nouvelle appli commune France3 France Bleu,

comme un remake également de ce que les radios locales de Radio France ont mis en place depuis une quinzaine d’années.

Cette révolution a d’ailleurs été portée de manière logique au moment où le slogan de France Bleu était "Vu d’ici" depuis le 25 aout 2008.

 

Professionnellement le pari est d’adapter l’offre pour que les deux types de proximités soient considérées : la proximité géographique, mais aussi la proximité affective.

Le jour ou la radio de Clermont Ferrand, siège historique de Michelin, a ouvert ses journaux du matin sur la fermeture de l'usine de pneus Goodyear en Picardie, la direction du réseau France Bleu a considéré que le message était passé, et que les rédactions commençaient à bien honorer la nouvelle promesse éditoriale.

La motivation essentielle était alors que les radios locales ne soient plus considérées comme des médias "complémentaires", que les auditeurs puissent avoir toutes les infos essentielles sur leur station sans avoir besoin de zapper sur une antenne concurrente.

Non  ! Les radios locales ne devaient plus être considérées comme des "petites radios", leur offre devait pouvoir se suffire à elle-même : évoluer de "média complémentaire" à "média essentiel" !

Pour nombre d'observateurs cette stratégie a participé, un temps, au succès du réseau qui a atteint 8% en audience cumulée.

 

Sorry its not set :(

 

Dans le fond il a fallu à l’époque, pour la direction, beaucoup de pédagogie et de gros efforts en matière de formation des personnels pour que le projet soit compris et que les équipes y adhèrent.

Editorialement pour les rédactions des 44 stations, c'était une réelle révolution.

C'est naturellement le cas aujourd'hui aussi à France 3...

Dans la forme à Radio France une nouvelle organisation a dû être montée pour que chaque équipe en région récupère les sujets nationaux et internationaux simplement et puissent donc les incorporer à leurs journaux.

Suivant les premiers éléments transmis par France Télévisions c’est l’équipe de franceinfo : canal27, qui doit en être chargée.

 

Contrairement à ce qu'il se dit depuis l'annonce ce mardi de la direction de France Télévisions, cette initiative n'est pas une première pour le groupe.

 

Sorry its not set :(

Il y a une dizaine d'années l'une des 1ères ultramarines avait fait le choix, en tous cas en radio, d'adopter un éditorial "Vu du peî".

La rédaction pour les éléments "extérieurs" puisait, grace à des accords d'entreprise, dans les bases d'éléments sonores de Radio France et RFI.

En s'appropriant la réflexion menée par les radios locales de métropole, les France Bleu, l'équipe avait appris avec succès à présenter, à hiérarchiser, l'ensemble de l'actualité dans tous les rendez-vous d'info, en jouant à fond sa sensibilité îlienne.

Cette mutation s'était réalisée sans moyen humain supplémentaire mais en adaptant la réflexion sur le service à rendre aux publics, et en adoptant de nouveaux process pour l'écriture des journaux.

 

 

 

Sorry its not set :(

 

"C’est une transformation de l’information importante, portée par les équipes en régions et 24 visages régionaux :

c’est de l’information vue de là où nous habitons avec un prisme de proximité extrêmement fort" déclare le Directeur du réseau Philippe Martinetti.

 

De son coté le Syndicat National des Journalistes de FTV n’imagine pas que cette évolution puisse fonctionner sans que des moyens supplémentaires soient alloués aux régions.

C'est ignorer l'expérience vertueuse, au sein du même groupe, déjà réussie outremer.

 

La CGT, elle, regrette les réaffectations des journalistes de la rédaction nationale de France 3 et une perte de "pluralisme".

Ce syndicat considère qu'il ne restera "que la grand messe" du 20 heures de France 2".

Il oublie manifestement la chaine d'info continu qui monte en puissance sur le canal 27 de la TNT et surtout ,

les 24 journaux, au concept novateur pour la télé, qui seront produits depuis les régions et qui traiteront de l'ensemble de l'actu avec l'ambition de reforcer la proximité avec les publics :

un très belle valeur ajoutée, en mode "Vu d'ici" ...

 

 

 

e-crossmedia, le 5 juillet 2022.

 

Voir l'article

D'un tour de France à l'autre ... Signe des temps : les jeunes journalistes et animateurs se plaignent aujourd'hui des conditions de leur "compagnonnage" en CDD dans les locales de Radio France avant d'intégrer, peut-être, l'entreprise ... (le 30-06-2022)

 

Sorry its not set :(

 

C'est un papier du journal Le Monde, bien dans l'air du temps, qui dénonce via des témoignages anonymes, le "traitement" de jeunes journalistes et animateurs.

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/06/30/le-systeme-radio-france-machine-a-broyer-les-jeunes-recrues_6132640_3234.html?fbclid=IwAR1vWX67nreQS-DPcQdX85EqDuJdKZWPwEXrOMmKNpCaLKtgz-58SfjvzZs

 

 

Sorry its not set :(

 

Sortant à peine de l'école, ou non, ces jeunes confrères cherchent à intégrer Radio France.

L'entreprise leur propose tout d'abord, comme depuis 40 ans, de parfaire leur formation en bénéficiant de contrats en CDD.

Ils remplacent alors les titulaires dans l'une des 44 stations locales du réseau - devenu France Bleu en 2000 - en cas de congés ou de maladie.

Le volume d'emploi en CDI à renouveler étant limité, l'expérience, depuis toujours, peut en effet durer plusieurs années.

 

Sorry its not set :(

Cette organisation dite du "planning" existe depuis la création du réseau des radios locales de Radio France au début des années 80.

Des générations de journalistes et d'animateurs sont passées par là, en ont bénéficié.

Pour beaucoup ils ont ensuite intégré l'entreprise en ayant "gagné" leur CDI de par leur engagement et leur talent.

D'autres n'ont jamais été recrutés par l'entreprise publique mais ont poursuivi leur carrière dans le privé, riches de cette expérience.

Au delà des contraintes réelles, de nécessaire acceptation de mobilité, avoir l'opportunité de collaborer à diverses stations du réseau partout dans l'hexagone peut aussi être considéré comme une chance.

C'est une forme de compagnonnage - "apprendre son métier par étape" - , très formatrice.

Même si les antennes depuis la création de la marque France Bleu sont aujourd'hui "chartées ", chaque rédaction ou équipe de programme éxerce précieusement sa sensibilité locale, sa manière de traiter les sujets :

c'est la raison d'être des médias de proximité ! Localement les modes de management peuvent être évidemment différents, les personnalités des dirigeants et leurs expériences se complètent.

Avoir la possibilité de les approcher, de les comparer, c'est pour un jeune professsionnel un atout indéniable dans le cadre de la construction de sa identité.

Tant de grandes voix, en région comme sur les chaines nationales, sont issues de ce cursus !

C'est même l'une des richesses de Radio France qui dispose se faisant d'un vivier de talents envié par nombres d'institutions comparables à l'étranger.

 

Alors ... L'entreprise serait-elle devenue moins respectueuse de ces jeunes collaborateurs ?

La gestion de ce planning de remplacants serait-elle à remettre en cause, tout comme l'attitude de rédacteurs en chef ou de responsables de programmes en station ?

Les cadres de terrain seraient-ils devenus des Thénardier ?

Mais aussi ...

Les jeunes collaborateurs ne se sont-ils pas, depuis toujours, plaint de devoir acomplir ce Tour de France durant trop longtemps ?

 

Force est de constater, tout de même, que les jeunes animateurs et journalistes semblent aujourd'hui moins disposés à accepter ce type de contrat, et ambitionnent toujours plus d'intégrer rapidement en CDI une société.

Il est indéniable en effet qu'au fil des ans les offres d'emplois se sont globalement raréfiées.

C'est peut-être le signe également de l'évolution des mentalités qui est observée d'ailleurs dans toutes les entreprises , et pas seulement à RF ...

 

e-crossmedia, le 30 juin 2022

Voir l'article

Une vague grandissante : la complémentarité Digital-Radio-Tv : impressionnant exemple ce mercredi matin en direct de la Réunion ! (le 29-06-2022)

 

Sorry its not set :(

 

9 heures ce mercredi matin sur l’Ile Intense, donc 2 heures de moins en métropole :

Comme chaque jour à cette heure-ci Réunion la 1ère Radio parle de vie quotidienne,

Réunion la 1ère TV diffuse une télénovela …

Le direct de la vie sur l’ile  ... C’est sur le web, sur l'un des réseaux sociaux de la station, qu’il est retransmis !  

 

Sorry its not set :(

 

A l’heure de la marée haute, le sud de l’ile de l’océan Indien est en effet frappé par l’une des plus fortes houles jamais observées depuis une trentaine d’années disent les habitants.

En plein hiver austral les vagues peuvent atteindre aujourd'hui 12 mètres selon Météo France.

Une animatrice de la station qui est intervenue à l’antenne dans la matinale, comme elle le fait chaque matin, propose un direct sur le Facebook Live de Réunion la 1ère.

Les internautes abonnés au compte de la station recoivent une alerte qui les invite à regarder un "live". Quelle chance : le spectacle de la nature en furie, tout comme l'émotion des villageois sur place, sont palpables.

Les images sont magnifiques, impressionnantes.

 

 

Seule, son smartphone à la main, Prisca porte bien l'image de sa station quand les gens la remercient d’être là, à Terre sainte :

"C’est notre métier de retransmettre ce qu’il se passe sur l’ile, nous sommes le service public".

Les habitants du village de pêcheurs viennent lui parler. Ils racontent leur émotion, leurs craintes pour leurs maisons : les vagues déferlent jusque sur les quais du village.

Elle donne des conseils de prudence. Un petit chien s'aventure trop près de la mer, son maitre court vers lui pour le sauver.  "NON, attention, c'est trop dangereux !".

Tout se termine bien.

Dans le même temps une réelle interactivité se construit avec les internautes qui lui posent des questions, parfois même depuis la métropole.

Elle leur répond, donne des précisions.

 

Sorry its not set :(

C’est comme si c’était à la radio, ou à la télé.

Mieux : c’est spontané, non-scénarisé, ça a la totale fraicheur du direct …

Et ça ne coute vraiment pas cher !

 

Comme quoi …

La notion de complémentarité entre les "vieux" médias et le web / réseaux sociaux progresse chaque jour.

Reste à la revendiquer, la valoriser ... Surtout quand les 3 médias bénéficient d'une marque unique …

En effet ce matin, alors que l’actualité se vit en live via le Facebook de la 1ère, ce n’est malheureusement pas annoncé sur les antennes de la radio et de la télé.

S'ils ne sont pas abonnés au Facebook de la station, les auditeurs et les télespectateurs ne savent pas ce qui se vit sur le réseau social :

c'est pourtant une réelle valeur ajoutée.

Tous gagnants, toutes les composantes de l'offre gagnantes : la marque globale au final !

 

Sorry its not set :(

 

 

En tous cas l'exemple de ce matin montre à nouveau que les médias ultramarins de service public, qui sont pionniers en la matière, continuent à épouser l’air du temps.

D'autant que, plus tard dans la matinée, les rédactions radio, télé et web auront, malheureusement, l'occasion de jouer à nouveau leur rôle traditionnel.

Un drame, du à la houle, est intervenu à 15 kilomètres à Etang Salé, faisant 2 victimes .

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/deux-personnes-happees-par-la-houle-au-gouffre-de-l-etang-sale-1299212.html

 

 

e-crossmedia, le 29 juin 2022

Voir l'article

Local qui rit, et local qui pleure ... Ouverture de la 9ème locale de BFM TV, il y a 2 ans la chaine était en grève. France Bleu et France 3 sont muettes ce même jour, pour défendre l’audiovisuel public. (le 28-06-2022)

 

Il y a pile 2 ans :

BFM était en grève contre un plan de réduction d'effectifs.

Ce mardi elle ouvre une nouvelle locale.

 

Il y a pile 2 ans :

France 3 et France Bleu couvraient, elles, le 2ème tour des municipales.

Ce mardi ce sont les antennes de service public qui sont en grève ...

 

 

Sorry its not set :(

 

 

Record du monde de la plus grande tarte flambée cuisinée par des étudiants, grèle et pluie sur les vignobles, Procès Reiser aux assises, les résidents d'un EPHAD qui ont fait ce weekend leur bapthême de l'air ...

Le tutoiement est de rigueur à l'antenne, les reportages sont courts ,un drone survole la cathédrale de Strasbourg ...

Il est 17 heures ce mardi soir :

les alsaciens, découvrent leur nouvelle télé locale, mais aussi les mosellans, les vosgiens, et les habitants du Territoire de Belfort, du Doubs et de la Haute Saône (soit plus de 2 millions de téléspectateurs potentiels).

Installée à Strasbourg et Mulhouse avec une vingtaine de journalistes : 5 heures de direct quotidiennes dès aujourd'hui avant une montée en puissance à la rentrée . BFM Alsace est la 9ème station du réseau.

https://www.bfmtv.com/societe/decouvrez-les-coulisses-de-notre-nouvelle-chaine-locale-bfm-alsace_VN-202206280162.html

 

De nombreuses expériences de télévisions privées ont été lancées en région, tant en métropole qu'outremer, depuis la fin des années 80 mais elles ont souvent connu de grandes difficultés financières.

Selon une étude du CSA en 2019 publiée par Les Echos, 24 des 39 chaînes étudiées étaient dans le rouge et la perte d'exploitation cumulée - bien que réduite - atteignait 1,2 million.

Via a d'ailleurs fini par se déclarer en cessation de paiements.

Quelques exemples de chaines locales tiennent le coup et performent même parfois en termes d'audience face au service public, comme Antenne Réunion dans l'océan indien.

Une réponse à la déferlante BFM est toutefois toujours tentée par 5 grands groupes de Presse Quotidienne Régionale "Territoire TV" présidé par Patrick Venries le patron de Sud-Ouest.

C’est un réseau sur le plan publicitaire et des contenus vidéos sont mis en communs.

Hubert Coudurier, le directeur de l'information du Télégramme assure avoir plus de moyens que BFM, avec la force des rédactions de presse écrite.

 

Le groupe Altice, maison mère de BFM, a une stratégie inspirée du modèle américain en particulier de la chaine News 12 qui couvre la région de New York. Le groupe compte donc désormais 9 chaînes en France Métropolitaine.

Le déploiement a débuté à Paris en 2016, puis s'est étendu à Lille et sa région, Lyon, les Alpes du Sud-Haute Provence, Marseille, Nice et Toulon.

Aujourd’hui arrive donc l’Alsace et à l’automne prochain ouvrira BFM Normandie.

Au total Arthur Dreyfuss, le PDG d'Altice Media, dit avoir recruté près de 200 journalistes.

La viabilité économique et la rentabilité repose sur les annonceurs, les émissions commerciales, et les publireportages avec un objectif de deux millions d’euros de CA,

et 100 000 téléspectateurs/jour + 40 000 visiteurs/jour sur le web.

 

Sorry its not set :(

 

Contraste éloquent …

Nombre de salariés du service public de France Bleu et France 3 sont en grève ce mardi 28 juin, inquiets de la suppression de la redevance annoncée par le gouvernement et donc du financement de l'audiovisuel public.

Des sources internes à France Télévisions comptabilisent 45% de grévistes tous métiers confondus au sein du réseau France 3, du "jamais vu", et 25% au siège parisien.

Sur France 2, le JT de 13H, "solidaire" du mouvement, a été raccourci et des extraits de Télématin ont été rediffusés à la place de la matinale, une première en 30 ans.

A la radio c'est la fameuse "playlist de grève" qui a meublé les antennes de France info, France Inter, France Culture, et France Bleu : les trois quarts des journalistes de Radio France censés travailler étant en grève d'après le SNJ.

Au Mans par exemple, les salariés de France Bleu Maine déclarent à Ouest France : « Nous avons déjà une plate-forme Internet commune avec France 3. Mais on avance dans le flou. On est en train de casser quelque chose qui marche bien et qui ne coûte pas cher.

Si nous n’avons plus les moyens de proposer du contenu local à la radio, qui le fera ? »

A la maison ronde comme en région en effet les salariés, comme la Présidente de Radio France, craignent particulièrement le projet de regroupement avec France Télévisions soutenu la semaine dernière par un rapport du Sénat.

Tout en s’y opposant, Sybile Veil déclarait au Figaro ce weekend à propos de l'action régionale :

"On voit bien que nous n’aurons les moyens de faire vivre un tel maillage d’hyper-proximité dans la durée, tout en ayant une stratégie numérique ambitieuse, qu’à la condition de s’allier davantage avec France 3."

Une manifestation s'est déroulé à Paris ce mardi, de Montparnasse à l’Assemblée Nationale.

"C'est un sujet dans l'air depuis plusieurs années. Ce débat aura lieu", a affirmé la semaine dernière la nouvelle ministre de la Culture, Rima Abdul Malak,  au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Une fois fixées "les priorités de fond (...), nous discuterons de l'organisation. Et verrons si cela doit se faire par une fusion ou par des modalités plus souples permettant de développer les synergies".

 

L'ironie du sort ... C'est qu'il y a pile 2 ans ce 28 juin, c'était BFM et ses 3 locales à l'époque, avec leur grande soeur RMC, qui étaient en grève !

Télés et radio ne couvraient pas le 2ème tour des municipales pour protester contre un plan de réduction d'effectifs lancé par le groupe Altice...

 

e-crossmedia.com en parlait : c'est à relire ici !

 

Sorry its not set :(https://www.e-crossmedia.com/interview/le-billet-85

 

 

e-crossmedia, le 28 juin 2022

 

 

 

 

 

 

Voir l'article

Vu de France 3 et France Bleu … Quand l’action régionale de l’audiovisuel public est suspendue à l’évolution souhaitée par l’état : la pression monte coté dirigeants et salariés ! (le 25-06-2022)

 

 

Sorry its not set :(

 

"On voit bien que nous n’aurons les moyens de faire vivre un tel maillage d’hyper-proximité dans la durée, tout en ayant une stratégie numérique ambitieuse, qu’à la condition de s’allier davantage avec France 3."

Comment décrypter cet argument livré ce vendredi par Sybile Veil, la pédégère de Radio France, dans l’interview qu’elle a accordé au Figaro,

alors que dans le même temps elle se déclare "défavorable à la fusion de l'audiovisuel public".

Sorry its not set :(

 

Parmi toutes les incidences que ce boulversement impliquerait, Sybile Veil salue dans cet article du Figaro les radios locales de Radio France.

Elle omet toutefois de préciser que les résultats d'audience en FM se situent aujourd’hui très en dessous de ceux d’avant même la création de la marque France Bleu :

5,6% en audience cumulée en mars dernier : c'est 2,4 points de moins que le meilleur résultat obtenu en 2013 quand l'ensemble du réseau a atteint les 8% !

Il y avait alors 4 238 000 auditeurs quotidiens contre à peine 3 millions maintenant, et le réseau comptait pourtant moins de stations

Choix stratégiques, diminution des moyens, évolution du mode de consommation des médias : la note est salée.

La Présidente insiste en revanche sur l’audience numérique qui connaît en effet un indéniable succès.

La fréquentation de https://www.francebleu.fr/, avec une progression exponentielle depuis quelques années, en fait une offre d'info parmi les plus suivies de France.

 

Le digital ...

En interne et surtout en région c’est pourtant là que le bât blesse, à tel point que ce dossier brûlant était au menu d'un CSE ces derniers jours en vue de négocier un nouvel accord d'entreprise.

Les organisations syndicales dénoncent un manque de moyens, surtout à France Bleu donc.

Si quelques coordinateurs régionaux répartis dans l’hexagone sont chargés avec une rédaction centrale à Paris de la déclinaison numérique des antennes, la plupart des collaborateurs de chaque station assument cette mission à charge d’emploi : l’entreprise leur demande de nourrir le site internet, en plus de leur travail originel de femmes et d'hommes de radio pour la diffusion des journaux ou des émissions.

 

Sorry its not set :(

 

De fait pourtant, le rapprochement France Bleu-France 3 est bel et bien en marche !

24 matinales, soit plus de la moitié du réseau des radios locales, sont d’ores déjà co-diffusées en télé.

Même si le déploiement prend du retard par rapport au calendrier prévu, 3 nouvelles stations seront concernées d’ici la fin de l’année à Pau, Orléans, et Périgueux.

 

Sorry its not set :(

 

Concernant le web, l’application "ICI" réunit depuis quelques semaines les publications des 2 marques France Bleu et France 3, ce que dénoncent toujours les équipes.

Pour elles leur puissante marque "francebleu.fr" se retrouve noyée dans cette offre construite avec les articles rédigés par la télé régionale. Sorry its not set :(

 

 

Une intersyndicale, appelle dès mardi prochain, le 28 juin, à une journée de grève et à une manifestation nationale au pied de la Tour Montparnasse à Paris.

Pour le SNJ de Radio France :

"Soyons clairs, jamais nous ne ferons le poids face à la télévision, jamais nous ne pourrons maintenir nos heures d’antennes (le matin pour la radio, le soir pour la TV) …

Au final, si nous existons encore, le risque est celui de devenir des sous-traitants de la télévision :

nous ferions le tout venant de l’actu, le hard-news, et nos confrères de la tv, les reportages plus longs et les magazines ".

 

 

La pression monte, dirigeants comme salariés communiquent leurs inquiétudes …  

Ironie du sort, il faut se souvenir que c'est à Radio France que l'idée de constituer un ensemble regroupant les entreprises a été lancée par le Président François Hollande il y a 9 ans.

Le chef de l'état socialiste en jetait les bases à la fin de son discours à l'occasion du 50 eme anniversaire de la maison ronde.

( à 18'50" de la vidéo )

 https://www.dailymotion.com/video/x18jmgg 

Tentée ensuite par Franck Riester, le premier ministre de la culture d'Emmanuel Macron, la réforme a avorté.

Elle refait surface aujourd'hui avec l'annonce de la suppression de la redevance.

 

Dans l’interview au Figaro la Présidente de Radio France affirme donc qu’elle n’est "pas favorable à la fusion de l’audiovisuel public".

Sybile Veil qui est issue comme Emmanuel Macron de la promotion Senghor de l’ENA (2002-2004), ce qui doit créer des liens, attend surtout des précisions sur le projet d’ensemble avant d’être candidate, ou non, à sa propre succession.

Cette interview serait donc une demande de clarification adressée au gouvernement.

Mais pour certains observateurs cet article pourrait-être aussi un message adressé à ses salariés, une manière de faire de la com interne !

Ou bien ...

Serait-ce une pièce avancée sur l’échiquier en vue de l’attribution du futur poste de grand patron du nouvel ensemble s'il voit le jour ? D'autres dirigeants, comme son homologue à France Télévisions Delphine Ernotte seraient, dit-on, intéressés...

 

En tous cas, il apparaît urgent de ne plus attendre et tout dépend du "politique".

Quid de cette réforme annoncée pendant la campagne électorale et remise au-devant de la scène par un rapport du Sénat la semaine dernière ?

L’audiovisuel public sera-t-il vraiment une priorité gouvernementale, étant donné le contexte issu des élections législatives ?

 

e-crossmedia, le 25 juin 2022

 

 

 

 

Voir l'article