Léa, Cyril, et les autres ... C'est aussi ICI que se passe la rentrée des TV ce lundi 1er septembre. (le 29-08-2025) |
"Fausse ouverture", dit-on dans le jargon du journalisme … Cet article consacré à la rentrée des TV le 1er septembre vous propose tout d’abord une pépite venue de la radio mais qui résume tout ! Toute la problématique de tous les médias, pour conduire les équipes à épouser l'époque et batailler pour exister face à la montée en puissance du digital !
C'est une vidéo postée sur les réseaux sociaux par le matinalier d’une des stations du réseau des radios locales publiques appelées désormais ICI, et co-diffusée en matinale par France 3. Une auditrice pose la problématique en direct à l’antenne en mode "le bon sens près de chez vous" La suite … Elle est à déguster !
Compte tenu du contexte politique, d’aucuns s’interrogent sur l’avenir du projet de rapprochement singulièrement sur l’action régionale : la réforme portée par le gouvernement pour le gérer efficacement via une holding verra t’elle le jour ? Au-delà de la forme surtout, l’ADN de chacun des médias sera-t-il sanctuarisé pour que se joue à plein la complémentarité dans l’intérêt général ? Où est-ce , à proprement parler, une "fausse ouverture" ?
Sinon, concernant la rentrée des TV, dans l’offre d’entrée en scène heure après heure ce lundi, 3 évènements marqueront le Paysage Audiovisuel Français.
Dès 18 heures, l’ouverture d’une nouvelle chaine de télévision, portée par le groupe Ouest-France, sur le canal 19 de la TNT : NOVO. Avec pour commencer, en attendant une montée en puissance de l’offre, un journal à 18 heures qui promet un traitement de l’actualité "vue des régions", puis une émission de débat :
Quelques minutes plus tard, retour du trublion du PAF qui a quitté le groupe Canal+, après maintes poursuites engagées par l’ARCOM et la fermeture de C8. Cyril Hanouna œuvre désormais pour le groupe M6, sur Fun Radio et W9
A 20 heures c’est Léa Salamé qui aura la vedette, en tentant le pari d’une nouvelle forme pour le 20 heures de France 2. Elle a choisi de quitter la 1ère matinale radio en France , celle de France Inter. Saura-t-elle, ou sera-t-elle en mesure de renouveler le genre de la Grand Messe ?
Toutes les autres chaînes de télévision ont ripoliné leurs offres, de part les transfuges opérés d’une maison à l’autre à l’occasion du traditionnel mercato. Certaines conséquences commencent d’ailleurs à se sentir depuis une semaine sur les 4 chaînes d’information continue.
Dernier bouleversement attendu ... le transfuge de Chérie FM, d’NRJ Group qui se désengage de la télévision après la fermeture d’NRJ 12, au groupe CMA Médias qui détient les chaînes BFM et RMC. Si l’ARCOM valide la transaction… Ce canal devrait conserver son ADN en ciblant le public féminin et compléter l’offre TNT du groupe, au-delà des chaines d’info, à côté des chaines "RMC Découvertes" et "RMC Story".
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 29 aout 2025.
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"Rentrée radio" ou "rentrée audio" ? Au delà des antennes "tradi" de flux, les podcasts révolutionnent la conso. Quand les 2 canaux verront-ils leurs audiences additionnées pour épouser l'époque ? (le 28-08-2025) |
"Ce que je veux, quand, où et comment je veux !"
Voilà le mode de consommation de la radio, qu’il faut donc désormais plutôt nommer "audio", qui s’impose : les podcasts deviennent un média incontournable de notre époque digitale. Leur capacité à s'adapter aux modes de vie modernes, à toucher un large éventail d’auditeurs et à offrir un contenu riche et varié en fait un outil puissant pour informer, éduquer et divertir.
Et la concurrence est rude pour la radio média traditionnel qui développe donc en parallèle de son antenne de flux cette offre complémentaire.
A tel point que des stars du métier franchissent le pas. Toujours sous le label "Europe 1" Christophe Hondelatte continue à investir le champ du faits divers mais ses récits ne sont carrément plus diffusés à l’antenne en cette rentrée. Ils ne s’écoutent désormais qu’en podcast. "Je ne veux pas être le dernier Mec à faire de la radio " dit-il au Parisien ...
"Hondelatte Raconte" est sur la 3ème marche du podium des écoutes de podcast radio en France, selon la dernière étude de Médiamétrie disponible. Le plus écouté est "L'After Foot" sur RMC affichant plus de 14,6 millions d'écoutes en avril 2025, suivi par "Les Grosses Têtes" sur RTL.
Les offres typiquement de flux investissent aussi le terrain de ces écoutes à la demande. L’ADN des radios demeure évidemment dans le direct, pour suivre à chaud l’actualité ou divertir en temps réel…
Et pourtant même certaines matinales, "remontées" pour ne concerner que les speaks, sont proposées en réécoute, comme celle de Nostalgie !
Sans parler d’émissions entières, certains éléments qui émaillent les programmes des radios au fil de la journée trouvent leurs publics sur le web et contribuent évidemment à la notoriété de la marque.
A l’instar de la remarquable série consacrée à Donald Trump en cette rentrée sur franceinfo :
Ou des podcasts mis en ligne par les chaînes musicales culturelles. Ces contenus de FIP, Radio Classique, ou France Musique connaissent de très forts succès d'audience !
Ce type de produit dit "natif" se distingue des simples extraits du flux de l’antenne à peine reformaté pour la diffusion en digital. Ce sont souvent de petits joyaux en termes de réalisation. Comme le nouveau rendez-vous que donne Stéphane Bern sur les 44 radios locales de service public juste avant le journal de 8 heures.
Dans le fond, cet élément n’apparaît pas en phase avec l’ADN du réseau ICI, dont la mission est de raconter chaque zone de service, et donc de ne pas diffuser la même histoire aux auditeurs de Lille ou de Bastia à la même heure. Dans la forme, les matinales étant co-diffusées par France 3 dans chaque région, il est surprenant que l’animateur docteur es-patrimoine, star de télé, ne soit pas enregistré en vidéo ... Ce serait "transparent" pour les auditeurs, mais aurait une réelle valeur ajoutée sur le petit écran ! La version "audio" est en tout cas de très belle facture, et est l’héritière du savoir-faire des ateliers de création radiophonique de Radio France.
Mais le podcast permet-il aux radios de réellement gagner de nouveaux auditeurs ? S’ils se fidélisent à une marque en appréciant ses contenus sur le web, les internautes sont-ils pour autant tentés de revenir à la source, l’offre de flux traditionnelle ? C’est le pari de tous les acteurs du marché pour élargir leur audience, notamment auprès des jeunes, et renforcer leur réservoir d’auditeurs existants grâce à un contenu plus diversifié et accessible à la demande.
Les podcasts radio offrent une expérience d'écoute plus flexible, créent un lien plus fort avec l'auditeur et peuvent attirer une démographie plus jeune, diversifiant ainsi le public des stations. Toutes les enseignes jouent à fond la complémentarité avec le digital aussi par les réseaux sociaux. Comme Sud Radio, puissante via sa chaîne YouTube :
De nouvelles stations, avec le DAB +, sont même nativement apparues comme des offres de podcasts qui sont insérées tout au long d'un flux, comme AirZen. Des offres anciennes comme Mouv' destinée au jeune public à RadioFrance évoluent vers la fin de la diffusion en FM pour adopter les pratiques de sa cible en pariant sur les podcasts et le streaming.
Alors ... et les déclinaisons sur le digital ? Encore faudrait-il que les chiffres des 2 canaux soient additionnés pour que l’audience réelle d’une marque soit précisément et globalement calculée.
C’est le principe de l’étude "global audio" publiée annuellement par Médiamétrie depuis 2019. Mais pour l’heure elle n’est toujours pas considérée comme l’enquête la plus importante à côté des traditionnelles 4 vagues de sondage qui rythment annuellement la vie du marché. Comme les stations doivent s’adapter aux nouveaux usages en actualisant le savoir-faire des acteurs des antennes, il est urgent de ne plus attendre pour que les instituts en charge d’évaluer leurs performances épousent eux-aussi l’époque !
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 28 aout 2026.
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Rentrée des radios ce lundi 25 aout 2025 : Quitte ou double ... (le 24-08-2025) |
Choisir, pour gagner, entre abandonner ou miser tout ce que l'on possède ... C’est le principe de "Quitte ou Double", l’historique concept radiophonique qui fait son retour en ce lundi sur RTL.
Faire du neuf avec du vieux, tenter de renouveler les programmes pour continuer à séduire le public. Voilà le dilemne de tout un marché terriblement fragilisé depuis l’avènement des smartphones et des plateformes. Les auditeurs devenus internautes préfèrent toujours plus choisir sur le web des offres à la carte : écouter ce qu’ils souhaitent, quand ils le veulent.
Les médias traditionnels destinés aux jeunes sont parmi les plus touchés, puisque ce sont les "millennials" et les plus jeunes qui les désertent le plus.
Emblématiquement NRJ, la Nouvelle Radio Jeune qui a révolutionné les ondes en 1982, voit au sein même de son groupe éponyme son succès fondre de sondage en sondage, Sa petite sœur Nostalgie,elle, progresse. ceux qui y sont fidèles continuent à écouter la radio à la différence des plus jeunes.
En cela, nombre d’observateurs peuvent comprendre la décision de Radio France de ne plus diffuser Mouv' en FM, puisque la cible consomme plutôt l’audio de préférence en streaming. D'autant que depuis sa création depuis Toulouse en juin 1997, dans la lignée de Skyrock le digital a toujours été au coeur de la stratégie de la station "jeune" de Radio France .
Mouv' tout digital : c’est pourtant l’un des points qui motive le nouveau mouvement de contestation à la Maison Ronde comme dans les 43 implantations en région.
C’est une autre version de "Quitte ou double"... Les organisations syndicales appellent en ce jour de rentrée, ce lundi, les salariés de Radio France à une grève illimitée. Voici donc le nouvel et nième épisode de la série de leurs mouvements de contestation. Cette fois, contre les choix de leur direction.
Avant l’été, plusieurs jours d’antennes "blanches" avaient déjà perturbé les 7 radios du groupe public contre la réforme voulue par leur actionnaire, c’est-à-dire l’état. Il y a d'ailleurs fort à parier que d’ici quelques semaines ce pourrait être à nouveau le cas puisque le texte porté par Rachida Dati sera représenté à l’Assemblée nationale.
Ses opposants comptent sur les instructions judiciaires dont elle fait personnellement l‘objet pour la fragiliser, mais elle ne l’entend pas de cette oreille. Avec en perspective sa candidature à la mairie de Paris, la ministre souhaite réussir là où ses prédécesseurs ont échoué depuis des années, et en ces temps de disette budgétaire, que les entreprises de l’audiovisuel public participent à l’effort général.
Contre la création d’une BBC à la française, les organisations syndicales redoutent, elles, des économies drastiques entraînant de lourdes incidences sur la production de programmes. La perte d’indépendance est aussi redoutée puisque l’idée de réunir des rédactions réduirait mathématiquement la diversité des offres.
Les partisans de la réforme, eux, y voient une optimisation des moyens en fédérant les savoir-faire "audio-vidéo-digital", avec l’ambition de fidéliser les publics là où ils sont, à savoir sur l’ensemble des canaux. L’information continue et l’action régionale sont les 2 dossiers prioritaires à piloter via une holding : leurs rapprochements, en principe lancés depuis des années, ne progressent que très lentement.
Une évidence : quelque soit la forme, le fond des offres se doit de répondre aux attentes des publics, qui évoluent de jour en jour. Pour survivre, compte tenu de l’univers web globalisé qui dévore les audiences et donc la manne publicitaire, ce sont les équipes qui doivent révolutionner leurs pratiques et faire leur mue : le corporatisme souvent passéiste conduit aux résistances aux changements.
Compte tenu de l’évolution du mode de consommation et des impératifs budgétaires, il est urgent de ne plus attendre ! Que les professionnels de la profession pilotent la création de nouvelles races de médias, sachent accompagner les équipes dans la compréhsension des projets et l'évolution de leurs pratiques, sans laisser un boulevard aux grands argentiers tutélaires, publiques comme privés. Que chaque canal, même travaillant en complémentarité, conserve sa raison d'être son ADN ...
Pour dire les choses simplement que la radio ne se fasse pas "manger" par la TV comme le craignent une large partie des salariés concernés, avec en mémoire la période déjà lointaine où FR3 c'était prétendument aussi la radio ... C’est Quitte ou double !
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 24 aout 2025.
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Le Monde de la presse ne tourne plus rond chez les insoumis : inquiétante première avec le refus d'accréditation d'un journaliste. (le 22-08-2025) |
Chaude bouillante, la pré-rentrée pour la presse ! Le Monde voit pour la première fois de son histoire un de ses collaborateurs considéré comme "personna non grata" par un parti politique. Un journaliste du quotidien du soir qui continue à faire référence dans la profession, Olivier Pérou en charge du suivi des partis de gauche pour le journal, se voit refuser la couverture de l’université d’été de la France Insoumise à Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme. L'accréditation lui a été refusée : "C’est une entrave caractérisée à la liberté de la presse " dit le Directeur du journal :
Olivier Pérou est l’auteur avec Charlotte Belaïch du livre "La Meute".
Il s’agit d’une enquête sur La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon publiée en mai dernier qui aurait, dit-on à LFI, "fortement déplu". Le parti accuse le journaliste de l’avoir "lourdement diffamé et d’avoir inventé de fausses informations" concernant son fonctionnement en interne.
"Il y a des règles déontologiques à respecter et on estime qu’elles ne l’ont pas été. Nos vies personnelles, pour un certain nombre d’entre nous, ont été mises en cause", dit par exemple la députée Manon Aubry.
"Si les partis se mettent à choisir les journalistes qui les suivent, ça peut donner lieu à beaucoup de dérives", dénonce ce vendredi de son coté sur franceinfo : Isabelle Mandraud, de la société des journalistes du journal Le Monde.
"Pour nous, c'est une première. Malheureusement, certains de nos confrères et nos consœurs ont déjà été victimes de ce genre de pratiques, mais nous étions plutôt habitués à ça de la part de formation d'extrême droite jusqu'à présent. Ce livre, ils ont le droit de ne pas l'aimer et de le critiquer, mais il faut le rappeler, il n'a fait l'objet d'aucune poursuite sur le plan judiciaire. C'est une façon de faire pression sur les journalistes. De quel droit les partis politiques se permettraient de choisir le journaliste qui va couvrir tel ou tel événement ?".
Nombre de Sociétés Des Journalistes de toute la confrérie, apportent ce vendredi leur soutien au journaliste du Monde considéré comme indésirable par LFI. En signe de protestation et de soutien, la rédaction de Libération a même carrément décidé que son journaliste accrédité quitterait les «Amfis» de LFI, après deux jours de couverture sur place.
"Un parti qui se considère de gauche et qui affirme vouloir lutter contre l’extrême droite ne peut user des mêmes méthodes que le Front national en son temps puis, aujourd’hui, du Rassemblement national sans une réaction forte de notre part (...) Si nous ne réagissons pas, d’autres journalistes risquent, à l’avenir, d’être eux-mêmes exclus parce que leurs écrits déplaisent à des dirigeants politiques. Ce n’est pas aux partis de trier leurs correspondants parce que le contenu de leurs articles a pu déplaire."
D’aucun remarqueront que cet évènement intervient alors que ce parti soutient l’appel au blocage du pays le 10 septembre.
Bien qu'il soit invité sur tous les supports, LFI préfère manifestement maîtriser sa communication en passant par ses propres médias, sans journaliste …
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 22 aout 2025.
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Si l'habit ne fait pas le Pape, il fait le moine ! Zoom et coups d'oreille sur la religion de l'habillage des médias en cette rentrée. (le 21-08-2025) |
Dans un univers quasi saturé, l’habillage c’est-à-dire logo, incrustation, typographie, voix, son, jingle, bande-annonce, décor de plateau est un enjeu stratégique, essentiel pour les diffuseurs. Comme Sophiane Tilikete, Directeur adjoint des contenus en charge des documentaires au Pôle Outre-Mer de FTV l’expliquait au Monde il y a quelques années. A l’époque, il était directeur artistique de France 4 : "Il s’agit d’une promesse visuelle, comme peut l’être le packaging d’un produit de grande distribution". C’est bien le but de BFM TV qui dévoile ce mercredi son nouveau look, qui sera dès 4h30 à l’antenne lundi prochain pour le coup d’envoi de la nouvelle saison médiatique.
Repère essentiel, l’identité visuelle ou sonore d’une offre audiovisuelle s’inscrit dans l’histoire et s'actualise, très délicatement, au fil des années en fonction de l’évolution du marché pour rester en phase avec le public ciblé. Comme celui d’Europe 1 : 70 ans au compteur !
L’autre grande "périphérique" RTL doit son marqueur à l'un des plus éminents compositeurs français, Michel Legrand : "Roger Kreicher m'appelle en me disant : Je voudrais un indicatif pour toutes les émissions de radio de RTL et les informations. Il voulait que ce soit très court. 'Il faut que ça dure 3 secondes". J'avais fait mon thème, mais, comme c'était un tout petit peu trop court avec seulement les trompettes, j'ai ajouté des trombones pour leur répondre. Et j'ai enregistré ça."
"C'est marrant parce que c'est devenu comme un drapeau, un emblème !"
Côté Radio France, des compositeurs sont également invités à renouveler l’habillage des chaînes, comme Jean-Michel Jarre il y a 9 ans pour France Info au moment où la radio s’est fiancée avec la chaîne télé créée par France Télévisions. Et l’orchestre National de France, partie intégrante du groupe, y a participé.
Idem il y a 4 ans pour France Inter, quand l’habillage de la chaîne a été repensé …
Les jingles ... comme https://www.youtube.com/@GeepTV où se retrouvent les fondus de l’audiovisuel. Qui saura identifier chaque indicatif dans cet enchainement de jingles qui résume 50 ans d’histoire de la télé française ?
Joyau, d’entre les joyaux ... La bande annonce du lancement de Canal + en 1984 :
Comme il l'a raconté sur France Culture ... Etienne Robial, initialement auteur de bandes dessinées qui a conçu l'habillage de la nouvelle chaîne cryptée avait expliqué à son créateur Pierre Lescure : "Je vais reprendre l’idée d’une horloge avec une ellipse arc-en-ciel qui accompagne les génériques. Je vais te faire une garde-robe avec trois pantalons, trois vestes, trois chemises, trois cravates. Tu vas pouvoir combiner le pantalon 1 avec la veste 2, la cravate 3, et ainsi de suite. Ce qui fait des centaines et des centaines, voire des milliers de combinaisons différentes.”
Autre pépite … Ces créateurs-musiciens qui scénarisent leur passion pour les jingles de radio sur leur chaine YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCzLFySnc_T_qFHAJ2HTWUTw
Thierry Mathieu e-crossmedia le 21 aout 2025. |
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Chaude rentrée Radio et TV : Comment être sur la même longueur d’onde que le public désormais "numérisé" et accepter les changements, dans la continuité ? (le 20-08-2025) |
C’est une équation à plusieurs inconnues, résumée par le choc de ces 2 photos qui pèsent plus que bien des mots :
En cette rentrée médiatique, y aura-t-il un changement dans la continuité ?
En réalité, avant même le lancement des nouvelles grilles, cette rentrée diffère peu des précédentes ! Dans la forme, les médias traditionnels ont pratiqué leur jeu de chaises musicales annuel avec le mercato des têtes d’affiche, du côté des rédactions comme des programmes.
Cela aura, mais sans doute à la marge, quelques incidences sur les audiences, tant en radio qu’en télé.
Mais quid du fond ?
La plupart des enseignes depuis des années ont investi le digital, ces nouveaux canaux qui comptent plus désormais pour le public qui est devenu, presque tous âges confondus, d’abord internaute.
Paradoxe : beaucoup de radios ou de télévisions préfèrent maintenant mettre en avant leurs performances sur le numérique, puisque leurs audiences sur le canal premium sont souvent en perte de vitesse.
Pourtant, comme tout un chacun ... Les dirigeants comme les collaborateurs des différentes chaînes ont eux aussi, personnellement, adopté les nouvelles pratiques de consommation des médias. Mais de là à accepter de reconnaître l’incidence qu’elles ont sur leurs pratiques professionnelles, il y a plusieurs pas à franchir. A commencer par ceux de la bien humaine "résistance au changement"...
Sociales, managériales, économiques : force est de constater que c’est une cascade de conséquences qui perturbe déjà le paysage médiatique et le fragilise dangereusement.
La révolution en cours, à l’instar du climat, chauffe les esprits. Le refus par une large partie des équipes des réformes annoncées refroidit les ardeurs des managers en charge d’assurer le quotidien. En même temps, c'est le cas de le dire, elle mobilise les décideurs politiques qui eux se doivent d'organiser le futur : gouverner c’est prévoir …
Après un été caniculaire en métropole, la rentrée médiatique plutôt tiède du côté du renouvellement des offres, sera-t-elle finalement incendiaire ? Chacun sent bien en tous cas que le climat est orageux, alors que s’organise la veillée d’arme de la rentrée chez tous les acteurs du marché …
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 20 aout 2025.
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Après l'historique fiasco en Alaska : Portfolio de dessins de presse - deuxième édition spéciale, au cœur de l'été -. (le 17-08-2025) |
"Représentation graphique d'un événement de l'actualité par un observateur à la fois artiste et journaliste". Voilà la définition d'un dessin de presse. Ces dernières heures, ils envahissent l'espace médiatique, à l'occasion de la rencontre Trump-Poutine en Alaska.
Le poids de ces images vaut souvent bien plus que de longues phrases. Avant la rentrée, (en phase avec les médias d'ici quelques jours), e-crossmedia vous propose ce portfolio de parutions qui, sans doute, feront date.
Thierry Mathieu e-crossmedia le 17 aout 2025
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Michel Meyer, le Kaiser de la TV et de la radio s'en est allé : un grand pro de l'audiovisuel public ! (le 30-07-2025) |
Les régions, l'outremer, France Info, et évidemment surtout l'Allemagne ! Longtemps correspondant d'Antenne 2, de France Inter et de L'Express en Allemagne, en Russie et en Europe de l'Est, Michel Meyer a ensuite été un grand patron de l'audiovisuel public. .
Directeur de l'information de Radio France de 1986 à 1989, il a été l'une des chevilles ouvrières et l'un des penseurs de la création de France Info.
Ce grand patron de presse savait "cheffer", même si son expression passionnée et son management "musclé" ont parfois heurté. C'est bien ce qui ressort de l'interview qu'il avait accordé au regretté Thierry Ardisson qui lui aussi vient de tirer sa révérence : il n'avait jamais sa langue dans sa poche.
De son passage à RFO, les collaborateurs de Guadeloupe se souviennent de la remise à plat de la station qu'il a su réaliser, et en particulier du jour de son départ : rien de moins qu'une haie d'honneur, singulièrement des femmes, lui a été offerte.
Patron ensuite du nouveau réseau France Bleu au début des années 2000, il s'appuyait sur son expérience de terrain puisqu'il avait débuté sa carrière comme journaliste en 66 à Strasbourg comme il le racontait sur Sud Radio à Jacques Plessis ...
Cette émission, "Les clés d'une vie" sera rediffusée ce weekend sur Sud Radio.
Après avoir reçu en séminaire les cadres des stations locales à la maison de la radio à Paris, Michel Meyer confiait à des amis au moment de rejoindre son bureau au 9ème étage ... " Ils m'ont tous salué, ils ont dit qu'ils allaient mettre en oeuvre ce que nous avons convenu. Mais en reprennant leur train ou leur avion maintenant, ils se disent en réalité : " Il est bien sympa Michel, mais on fera ce qu'on pourra ... Je ne me fais pas d'illusion ! "
Travailleur acharné, patron à la main de fer mais en réalité très humain avec ses collaborateurs, Michel Meyer aura marqué l'histoire de l'audiovisuel, pour beaucoup au coeur de l'équipe présidée par Jean-Marie Cavada.
A e-crossmedia ce soir, un ex dirigeant écrit, s'adressant à Michel Meyer : "Tu avais une manière bien à toi de diriger : par l’exemple, par la confiance, et parfois par une ironie désabusée qui disait tout. Tu savais que l’essentiel n’était pas de tout contrôler, mais de garder la direction, d’insuffler du sens, d’incarner une ligne ... "
D'autres retiennent surtout son mode de management brut de décoffrage, ses colères légendaires, et ses "vociféraions" au téléphone : Aujourd'hui dit l'un d'entre eux, "on parlerait de management toxique par la terreur. Mais c’était une autre époque …"
Auteur de quelques 18 livres, dont des romans il a fait paraitre plusieurs essais surtout consacrés à l'Allemagne dont un dictionnaire amoureux :
Son dernier ouvrage dédié à la chute du rideau de fer, il l'a écrit à 4 mains avec François Desnoyers ...
L'argument : "La chute du mur a surpris les Berlinois, les Allemands, le monde entier. Un an plus tard seulement , l’Allemagne était réunifiée. Si une erreur de communication est à la source de ce bouleversement majeur, depuis longtemps déjà le bloc soviétique vacillait. Que s’est-il donc réellement passé cette nuit du 9 novembre 1989 ?"
Michel Meyer et son co-auteur, lui aussi grand dirigeant de l'audiovisuel public, avaient en projet un second ouvrage, qui n'a jamais vu le jour.
Jusqu'à il y a peu, il pratiquait encore son art martial préféré le kung fu et ne manquait pas de courrir 8 kilomètres chaque matin ...
Affaibli depuis quelques années Michel Meyer s'est éteint paisiblement en présence de ses 3 enfants ce mardi à Cholet.
Thierry Mathieu e-crossmedia Le 30 juillet 2025.
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Aux armes, eccetera ! L'été sera chaud et la rentrée encore plus pour les médias ! Dernière publi de cette saison sur e-crossmedia ... (le 12-07-2025) |
Pour e-crossmedia qui demeure, au-delà des publications quotidiennes sur ce site, un organisme de formation pour les pros de la radio, de la TV et du Web, c’est avec énergie, et justement chez NRJ Group, que cette saison 24-25 se termine. Avec une session "interactivité" pour un animateur.
Jeune et talentueux maître des ondes chez lui en Bretagne, digital-natif, il est dévoué à son public. Mais il s’interroge comme tous les pros sur l’évolution des médias et surtout sur le mode de consommation qui commande des révolutions dans la pratique des métiers. De ce point de vue le slogan de sa radio "Première chez les moins de 55 ans" en dit long !
Du bas en haut des organigrammes, la plupart des acteurs disent "oui" avec la tête, mais "non" avec le cœur. La résistance au changement bat son plein. Mais ... aux nécessaires évolutions imposées par le web, les Réseaux Sociaux et surtout les smartphones...
Leur question est : dans cet univers ressenti comme impitoyable, comment continuer à travailler sans renier les fondamentaux, l’ADN de chaque canal ?
Autrement dit : comment la radio ne se ferait-elle pas manger par la télé comme l'ensemble se fait déjà dévorer par internet et ses plateformes... Comment concevoir la fameuse "complémentarité" des médias sensée optimiser le service rendu, capter tous les publics et surtout les digitaux natifs ? Comment en même temps bien sur réduire les coûts en optimisant la production ? Comment proteger la démocratie d'un contrôle de pouvoirs politiques "extrêmes" ou financiers ?
France Télévisions et Radio France, en surchauffe cet été, pourraient bien voir leurs programmes malmenés comme ils le sont depuis quelques jours, du fait de l’examen de la réforme sur l’audiovisuel public.
Mais pour l'heure ... où est le soutien des auditeurs sensés se mobiliser pour "sauver" leurs radios préférées ? Les Réseaux Sociaux regorgent surtout de commentaires dénonçant une corporation nantie, wokiste et gaucho !
Dans le même temps … Pas de 49.3, mais un 44.3 ! La ministre a engagé sa responsabilité vendredi pour passer en force et couper court aux débats au Sénat. RdV désormais pour le retour du texte au Palais Bourbon fin septembre. Mais est-ce que ce sera le dernier épisode du feuilleton ? Les questionnements qui perdurent depuis des années n’en finissent plus d’être redondants !
Nicolas Sarkozy le premier, puis François Hollande ont mis le dossier sur la table. Comme dès 2013 à l’occasion de l’anniversaire de la maison ronde !
Puis Emmanuel Macron est entré en action dès son arrivée à l’Elysée et a défendu son idée y compris en direct sur France 2 avec un axe fort : aller à la rencontre des jeunes qui fuient les médias traditionnels.
Le Tsunami aura-t-il lieu à la rentrée et le public fatigué de ce scénario à tiroir s’y intéressera-t-il encore ? Les économies sont éxigées partout, dans le public évidemment mais également dans le privé, même si les médias en parlent moins ! Demandez par exemple aux salariés d’Europe 2 en région dont une vingtaine d’antennes locales viennent de se taire, ou aux collaborateurs de BFM Paris dont la chaine a été fermée cette année dans la quasi-indifférence générale …
Fin de certains programmes, naissance de nouveaux… A chaque époque, surtout en période de révolution technologique, le corps social doit s’adapter dans tous les domaines. Pourquoi et comment les médias y échapperaient-ils ?
Mais comme en toute chose, encore faudrait-il que les projets clairs, argumentés, et soient portées par les tops managers : "Pour quoi faire ?".
Et surtout : "Comment faire ?" Pourquoi des plans d’action d’accompagnement pour les artisans quotidiens des antennes, en les impliquants, ne sont-ils pas déjà organisés ?
Les débats auraient besoin de fraicheur comme l’air de la montagne en prenant de la hauteur, de clarté comme les eaux de l’océan, de force tranquille comme les prairies des campagnes... Ces congés d’été durant lesquels les passions ne seront pas en vacances nous conduiront-ils à des avancées à la rentrée, dans l’intérêt général ?
En attendant … Bel été à tous et rendez-vous le 28 aout !
Thierry Mathieu e-crossmedia le 14 juillet 2025. |
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Sondage : ICI, et globalement toute la radio, est en Bern ... (le 08-07-2025) |
Un demi-million d’auditeurs perdus, en un an : voilà la donnée essentielle de la dernière vague concernant l’audience de la radio cette saison publiée ce mardi matin par Médiamétrie. Jamais ce média n’a été aussi peu écouté...
Parmi les résultats, l’un des plus glaçants est celui des radios locales de Radio France à seulement 3,8% en audience cumulée. La barre symbolique du 4% est franchie ... Autant dire que jamais ce réseau n’a compté aussi peu de fidèles : désormais seulement 2,1millions, pour 44 stations dénommées "ICI" depuis janvier et désormais fiancées avec France 3. Cette naissance de marque au forceps voulue par la tutelle fait souffrir une part des équipes et les organisations syndicales. Elles s’opposent comme pour toutes les chaînes de Radio France mais aussi à France Télévisions à la réforme qui entend les unir au sein d’une holding.
Une précision toutefois … Ce n’est pas le changement de nom récent qui pénalise les stations locales au sondage. Médiamétrie comptabilise toujours au bénéfice du réseau les sondés qui déclarent écouter "France Bleu". Pour nombre d’observateurs ce sont bel et bien les choix stratégiques, motivés dit-on par une volonté d’ores et déjà d’économies avant même un réel rapprochement avec la télévision régionale, qui sont la cause de la spirale infernale.
Beaucoup retiendront aussi que c’est au lendemain de l’annonce de l’arrivée sur les 44 antennes de Stephane Bern chaque matin à la rentrée prochaine que tombe ce mauvais chiffre d’audience historique.
"L'animateur accompagnera les auditeurs tous les jours avec une nouvelle chronique quotidienne joyeusement érudite, à mi-chemin entre le cours d’histoire et la bande dessinée audio" dit le communiqué publié fièrement par la direction nationale du réseau .
Pour beaucoup, c’est en réalité un symbole ! Toutes les stations n'ont-elles pas et depuis toujours à l'antenne, des historiens locaux ? Au-delà de sa notoriété, de son professionnalisme, et de son empathie avec le public ciblé, l’arrivée de Stéphane Bern apparaît comme un cas d'école du renoncement à l'ADN d'ICI : la proximité. L’animateur racontera à la même heure la même histoire aux auditeurs qu’ils soient à Bastia ou à Lille, à Nantes ou Besançon en passant par la Lorraine avec ses gros sabots...
Alors évidemment ... La proximité affective avec la cible y sera, à n’en pas douter, compte tenu de l’affection qu’ont les auditeurs pour ce grand professionnel docteur es-patrimoine. Mais quid de la proximité géographique qui est la raison même d’exister de ces radios de service public crées il y a maintenant 45 ans ?
Le 19 mai dernier Dany Boon souhaite bel anniversaire à ICI Nord :
Promesse de la direction nationale de ICI radio encore … "Stéphane Bern embarquera les auditeurs dans une véritable machine à remonter le temps…". En regardant dans le rétroviseur justement, nombre d’ex-collaborateurs qui ne sont pour autant pas passéistes ont en mémoire le meilleur score réalisé par les radios locales. L’horloge tourne, c’était il y a 12 ans :
Une donnée est certaine … Ce n’est pas le rapprochement avec la TV qui est en cause. Le projet n’en est, au quotidien, qu’au balbutiement malgré la co-diffusion de l’ensemble des matinales radio, bientôt, par la 3 en région. Le global média souhaité est loin d’être abouti, contrairement à d’autres offres du même type tant outremer aux 1ères dans le public, que du coté du privé ou à l’étranger comme en Belgique, en Suisse ou au Canada. Ce n’est encore, quasiment, qu’une captation vidéo du studio radio. Ce 6h30-9h demeure peu convaincant. Produit par Radio France, il n'illustre pas encore de complémentarité éditoriale avec les équipes des télévisions régionales. La valeur ajoutée de l'image ne saute pas aux yeux. Même si celà progresse ...
Mais les audiences sont si modestes que des 2 côtés de la Seine elles ne sont pas communiquées ! Question, d'ailleurs ... à la rentrée , sera-t-elle enregistrée en vidéo ? Celà aurait du sens puisque "ICI Matin" est aussi sensé conquérir le public en télévision !
Reste à souligner tout de même qu’un média, composante d’ICI, démontre paradoxalement l’appétit du public pour l’actualité régionale : le Numérique.
La déclinaison "web" de l’offre radiophonique, sait aller à la rencontre du public. Et comme une démonstration par l'absurde, il y a une raison essentielle ... Elle honore, elle, sa promesse en ne traitant que de proximité, ce qui n’est plus le cas des antennes qui voient leurs programmes spécifiques grignotés par les productions nationales, comme celle que proposera Stéphane Bern. Ses heures de production locales réduites à peau de chagrin.
Le Numérique, est bel et bien au centre du projet de global média, sensé épouser l’époque et répondre aux nouveaux modes de consommation. Mais, diront certains, ne parlons pas de choses qui fâchent …
Le projet porté par Rachida Dati, rejeté la semaine dernière par l’Assemblée nationale sera sans doute adoubé au Sénat après demain jeudi, avant d’être à nouveau soumis fin septembre au Palais Bourbon : Et les opposants parient sur un nouvel échec...
Mais puisque c’est le média radio qui est aujourd’hui d’actualité, est-il vraiment toujours "urgent d’attendre" ? Comment ne pas comprendre que si les auditeurs se détournent de leurs stations locales, c’est qu’elles ne sont plus en capacité d’honorer leur promesse de média de proximité du fait des choix stratégiques imposés par la direction du réseau ? Et de ce point de vue là, le projet de global média, de complémentarité avec la TV n'y est pour rien ! La proximité est même sa raison d'être !
Sinon … France Inter, RTL et France Info demeurent sur le podium. Suivent NRJ et Nostalgie, Skyrock et RMC. Ensuite, Europe1 continue à reprendre des couleurs. Peu de grand bouleversements à souligner sur cette vague de sondage Médiamétrie, sinon les radios musicales destinées au jeune public qui pour la plupart sont en difficulté : leur cible, décidément, délaisse ce média au profit des plateformes. Une prochaine publication traitera de l’ensemble du marché radio d’ici peu, sur e-crossmedia.
Thierry Mathieu, e-crossmedia, le 8 juillet 2025.
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