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10 mai : 45 ans après l'élection de F Mitterrand et avec la révolution des usages, quid de la soirée du 2nd tour de la Présidentielle l'an prochain ? (le 09-05-2026)

 

La force des médias traditionnels

n'est plus tout à fait tranquille

même s'ils n'ont pas passé l'arme à gauche :

ils doivent faire l'union avec le web.

 

Sorry its not set :(

 

Le 10 mai 1981 reste un cas d’école !

Les rédactions savent qu’elles jouent gros :

première alternance sous la

Ve République,

concurrence féroce entre TF1, Antenne 2, France Inter et les radios périphériques.

La presse écrite doit encore attendre le lendemain

pour être lue,

le web n'existe pas !

 

Sorry its not set :(

 

RTL annonce le résultat dès

19 heures 49 !

Contrairement à la télévision qui n'est à l'époque que publique,

les radios privées ne sont pas tenues d’attendre le “top” officiel.

La rue Bayard tire la première, 

Europe 1 est en co-diffusion avec Antenne 2,

ce qui est une nouveauté.

Elle ne peut donc pas diffuser l'info déjà validée par les instituts de sondage.

France Inter, radio du monopole,

en co-diffusion avec TF1 respecte évidemment

l'heure fatitique et légale :

20 heures !

 

Sorry its not set :(

 

20 heures pile :

Antenne 2 marque tout de même l'histoire 

avec une image sobre

solennelle, presque liturgique :

 

 

Les équipes de reportage de France Inter sont bousculées ...

La foule de gauche en liesse les empêche d’approcher des podiums,

on leur hurle qu’ils sont

“la radio du pouvoir”

et donc de droite ...

Quel retournement de l'histoire, 

alors que le navire amiral de Radio France, 

est critiquée désormais

pour son éditorial

considéré comme trop à gauche !

 

Sorry its not set :(

 

Pour la première fois les duplex

tant en radio qu'en télévision se multiplient :

Solférino, Bastille, QG de Giscard, états‑majors,

et Château-Chinon :

 

 

TF1 sort aussi les premières infographies :

c’est l’émergence d’une sorte de PowerPoint

avant l’ère informatique !

 

Sorry its not set :(

 

Avec France Inter, 

la Une fait tout pour challenger

la 2, 

comme le rappelle "Quotidien" sur TMC : 

 

 

La soirée électorale devient aussi un montage vivant,

un récit polyphonique.

 

 

Il y a 45 ans,

la nouveauté c’était le direct...

 

Sorry its not set :(

 

L’an prochain ce sera l'éclatement

sur tous les écrans.

Les rédactions travaillent déjà sur des lives verticaux

pour TikTok et YouTube,

des plateaux hybrides radio/TV/web,

des cartes interactives personnalisées,

du fact‑checking incrusté en temps réel, 

des archives INA injectées automatiquement dans les flux numériques.

 

A un an du prochain scrutin

les médias se mobilisent déjà sur tous les supports,

comme le dit par exemple le directeur de l’info du groupe TF1.

 

Sorry its not set :(

 

Thierry Thuillier et ses équipes proposent

avec le vidéaste Gaspard G

un format inédit,

comme il l'explique sur ses réseaux sociaux :

 



La présidentielle 2027 sera la première

où TikTok, YouTube et Twitch

seront aussi structurants pour les 18–35 ans

que la télévision :

 

Sorry its not set :(

 

2027 sera l’avènement du

“signal vertical” :

l’annonce du résultat ne se fera plus seulement sur un plateau TV

ou à la radio,

mais aussi dans le format dominant de l’époque :

le vertical 9:16 : celui de TikTok, Instagram, YouTube Shorts.

Des notification push seront envoyées aux smartphones,

avec un lien vers le direct.

Déjà, un an avant, nous recevons ce type de message :  

 

 

Le téléphone fournira à chacun

les résultats de sa commune grace à la géolocaliation,

les extraits clés du débat précédent,

le rappel des promesses du candidat...

 

Sorry its not set :(

 

Les jeunes sur TikTok

ou sur leurs purs médias de référence,

les seniors sur la télévision linéaire ou à l'écoute de la radio,

les actifs sur les podcasts,

et sur les sites des journaux

qui jouent à plein désormais le live et les vidéos

et … les sceptiques sur les réseaux sociaux !

 

Sorry its not set :(

 

Présidentielle après présidentielle,

les médias,

traditionnels ou nouveaux, 

resteront ce qu’ils ont toujours été

dans les grands moments :

le lieu où un pays se regarde,

se raconte,

et parfois se surprend lui‑même.

Même si le résultat sorti des urnes

devait ne pas être une surprise …

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 10 mai 2026.

 

Voir l'article

"Supprimer une des formations musicales de RF "! préconise Charles Alloncle : Un double bémol dissonant, pour qui à un peu de culture entre les oreilles ! (le 07-05-2026)

 

Pour nombre d'observateurs,

suivre cette proposition du rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public

ce serait prétendre sauver l’audiovisuel public

en coupant dans ce qui coûte le moins,

et rapporte le plus !

 

Sorry its not set :(

 

Le plaidoyer de Michel Orier,

directeur de la musique et de la création à Radio France,

sur France Musique.

 

 

Jusqu’en 1974 en effet,

l’ORTF n’était pas seulement un opérateur audiovisuel :

c’était aussi le premier réseau musical public de France,

avec un orchestre dans chaque grande implantation régionale.

 

Sorry its not set :(

 

Depuis,

leurs financements sont assumés par les collectivités locales.

Ce sont donc finalement toujours les contribuables qui payent !

 

Sorry its not set :(

 

Dans le nord il y avait l’orchestre ORTF Lille,

devenu aujourd’hui l'ONL :

quelques 120 000 spectateurs par an,

avec ses actions de proximité exemplaires dans toute la région,

ses tournées en Europe, en Amérique, ou en Asie.

En 1975, le passage sous la coupe de la région n’avait pas été si simple,

comme en témoigne cette archive de l’INA :

 

 

Idem entre autres

à Lyon, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Rennes

ou encore Nantes avec l’emblématique weekend annuel

de la "folle journée" …

 

 

Les quatre formations musicales de Radio France sont 

l’Orchestre National de France, le Philharmonique, le Chœur et la Maîtrise.

En tout , quelques 300 musiciens professionnels

et 180 jeunes à la Maîtrise,

c’est à dire moins de 1,5 % du budget de l’audiovisuel public.

 

Sorry its not set :(

 

1,2 million d’auditeurs suivent chaque année les concerts sur France Musique.

1 million de téléspectateurs pour les captations de concerts

pour France Télévisions et Arte

sans parler des podcasts et des replays qui génèrent plusieurs millions d’écoutes.

Les diffusions via l’UER atteignent des dizaines de millions d’auditeurs

dans plus de 40 pays

et les tournées du National et du Philharmonique touchent

jusu'à 150 000 spectateurs par an dans le monde entier.

 

 

Supprimer une formation

ferait économiser moins de 0,5 % du budget global

de l'audiovisuel public,

Un orchestre,

ça ne vend pas de shampoing,

ni du soda.

Mais ca mousse

et ca pétille !!!

Un chœur,

ça ne fait pas d’audience en prime time,

une maîtrise, ça ne génère pas de dividendes...

 

Sorry its not set :(

 

L'accès à la culture est trop souvent réduit au "divertissement" :

quid de la musique de répertoire,

de la création contemporaines et des commandes publiques,

sans les captations

et les diffusions gratuites pour le public ?

Elle seraient en large partie réservées

à ceux qui peuvent payer des abonnements sur des plateformes privées

ou des centaines d’euros leur place de concert

s’ils habitent à proximité des métropoles

des salles de concert ou des maisons d’opéra.

 

Et quid du rayonnement des musiciens français

en cas d’évènement planétaire ?

 

 

Un orchestre,

un chœur,

une maîtrise,

ce n’est pas une ligne Excel,

c’est un écosystème,

une mémoire,

un savoir-faire,

une mission de service public qui ne se reconstruit pas

une fois détruite.

Il serait évidemment regrettable

de mutualiser 2 chaines TV

pour des raisons économiques …

Mais se séparer de formations musicales, c’est privatiser une part de la culture.

 

Sorry its not set :(

 

Cela condamnerait aussi nombre d’artistes

au talent mondialement reconnu,

au nom d’une déraisonnable variable d’ajustement,

pour une économie marginale,

un patrimoine majeur serait fragilisé !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 mai 2026.

Voir l'article

Réflexion, distanciation ... Chapeau aux pros de l'info français qui temporisent, sans sombrer dans le brouillard médiatique étasunien ! (le 07-05-2026)

 

Entre les déclarations

du Président des États‑Unis,

qui changent plus vite qu’un bandeau de breaking news,

et le porte‑avions français Charles‑de‑Gaulle  qui avance, lui, vers le détroit d’Ormuz,

il y a un gouffre !

Un gouffre entre le bruit et le réel.

Et ce gouffre,

les chaînes françaises parviennent plutôt bien

à le combler.

 

Sorry its not set :(

 

Le Charles‑de‑Gaulle

est en mer Rouge,

où un incident peut devenir une crise mondiale,

où transitent 20 % des flux pétroliers,

où la France engage un bâtiment majeur, avec ses marins,

ses avionses.

Et pendant ce temps,

à Washington,

les déclarations évoluent au rythme d’un fil X.

 

Sorry its not set :(

 

Le Président des Etats Unis annonce

vouloir “répondre avec force”,

et quelques heures plus tard,

il parle de

“désescalade possible”.

Puis, il assure qu’il n’a

“jamais parlé d’escalade”.

On n’est plus dans la communication,

on est dans le registre de la météo devenue aléatoire !

 

 

Franceinfo contextualise :

Trois extraits contradictoires diffusés côte à côte,

avec un journaliste qui conclut :

La position n’a pas changé,

la formulation oui."

C’est le service public sobre, rigoureux, utile.

 

 

Sur BFMTV,

la séquence est déroulée à longueur d’antenne :

avant, après, encore après...

Avec un bandeau qui se veut limpide :

“Le Président nuance ses propos”.

Traduction :

on vous montre,

comme on peut, 

et vous faites le tri ! 

 

 

Sur LCI, place aux experts :

Diplomates, militaires, correspondants…

Avant‑hier,

un ancien ambassadeur expliquait

que “la Maison‑Blanche teste des narratifs avant de les stabiliser”.

 

 

Sur CNews,

qui n’a plus de correspondant

pour témoigner de ce qui se passe sur les terrains,

les plateaux confrontent les interprétations.

La chaîne souligne que certaines déclarations américaines

sont destinées…

au public américain,

et donc

que vu d’ici,

il faut parfois traduire plus que commenter.

Comme le dit Henri Guaino ;

 

 

Pendant ce temps,

la Marine nationale,

elle,

ne débat pas,

elle agit.

Le Charles‑de‑Gaulle avance, escorté, dans une zone stratégique.

C’est un signal lourd.

Comme le raconte ce reportage

de RFI :

 

 

La séquence est propice pour rappeler le rôle de nos médias,

les vrais,

et non pas les auto-proclamés journalistes

qui polluent les réseaux sociaux !

Ces usurpateurs ne savent pas professionnellement

travailler les infos :

vérifier,hiérarchiser,

adopter une forme de sobriété,

et donc honorer leur responsabilité.

 

 

Les États‑Unis ont une communication présidentielle

très personnalisée,

immédiate,

très réactive

et souvent même très… créative.

Mais singée par l'IA iranienne :

 

La France, elle,

adopte une communication institutionnelle

et ses médias conservent leur mission d’observateurs critiques :

plus lente, plus stable, moins spectaculaire,

mais plus fiable pour comprendre ce qui se passe réellement.

 

 

Nos journalistes expliquent

que les mots américains ne sont pas toujours des décisions,

que certaines déclarations ne sont que des tests,

d’autres des pressions,

ou des réactions à chaud.

 

 

Pendant ce temps,

la France agit dans un cadre multilatéral,

avec des règles d’engagement,

avec des partenaires qui auront à s’exprimer.

 

Sorry its not set :(

 

Pour informer en ces temps troublés,

il faut savoir séparer l’écume des déclarations du courant profond des décisions : 

expliquer autant que faire se peut

ce qui est dit,

et ce qui est contredit…

 

Sorry its not set :(

 

Les chaînes françaises d'info continue

l’ont dans l'ensemble bien compris :

Franceinfo contextualise,

BFMTV séquence.

LCI expertise,

CNews débat...

 

 

Désormais,

le Charles de Gaulle est positionné,

ses Rafales sont prêts à intervenir.

Et ça,

ça ne va pas changer toutes les deux heures.

 

Thierry Mathieu

E-crossmedia

Le 7 mai 2026.

 

 

 

Voir l'article

BFMTV, LCI, CNews, Franceinfo : le public décroche, saturé de surchauffe. Les audiences reculent, le “too much” aussi. (le 06-05-2026)

 

Les chaînes d’info TV reculent ce mois-ci, toutes !

Une affaire de cardio,

de surmenage temporaire

sans doute ...

 

Sorry its not set :(

 

Comme si les téléspectateurs se disaient :

“Et si on arrêtait de courir un marathon en sprint permanent ?”

 

Versio audio :                                                                                                                   

 

Mars a été un mois survolté :

élections,

tensions internationales,

polémiques en cascade.

En avril,

l’actualité a levé le pied

comme si la météo anormalement chaude dans l'hexagone

invitait à la quiétude.

Et forcément,

quand l’actualité respire,

les audiences aussi.

On ne peut pas demander aux téléspectateurs

de rester en mode

“breaking news”

24h/24,

ils ne sont pas des piles rechargeables.

 

Sorry its not set :(

 

Et surtout :

la concurrence du web et des réseaux sociaux est devenue féroce, instantanée.

Les chaînes d’info ne se battent plus seulement entre elles :

elles se battent contre TikTok,

contre X,

contre Instagram,

contre les notifications qui surgissent comme des pop-ups dans un jeu vidéo.

 

Sorry its not set :(

Le web,

c’est l’info en mode “snack” :

12 secondes,

un emoji,

et un algorithme qui vous pousse …

Du coup,

l’actualité se consomme comme des chips :

sans faim,

mais c'est sans fin !

 

 

Et dans ce contexte,

chaque chaîne d’info découvre ses limites.

C’est particulièrement visible pour CNews.

La chaîne revendique un positionnement de

“média d’opinion”.

Aurait elle atteint son plafond de verre ?

Quand on parle surtout à ceux qui sont déjà d’accord,

on remplit vite la salle…

mais on ne pousse pas les murs.

 

 

Et puis il y a eu la commission d’enquête

sur l’audiovisuel public.

Ses auditions,

ses tensions,

ses polémiques ont été massivement relayées.

 

Sorry its not set :(

 

Les débats,

même houleux,

ont exposé au grand jour les méthodes,

les angles,

les accusations croisées.

Pendant ces quelques jours,

les téléspectateurs ont peut-être regardé les chaînes d’info…

comme les chaînes d’info se regardent entre elles :

avec un sourcil levé.

 

 

Pendant que les chaînes d’info s’agitent…

Les bons vieux 20 heures apparaissent

comme une force tranquille.

Ils sont plus calmes,

plus posés,

moins dans le rush de l’immédiat,

moins soumis à la tyrannie du bandeau rouge d’alerte permanente en bas de l’écran,

plus installés dans un rituel.

Les 20 heures de TF1

et surtout celui de France 2

se dégustent un peu comme une soupe reconstituante

après une journée de fast-food médiatique.

 

Sorry its not set :(

 

En direct

ou même en replay,

ils apparaissent comme des valeurs refuges.

Un moment où l’on remet les choses à plat.

Où l’on hiérarchise,

où l’on respire,

où l’on prend le temps de comprendre,

plutôt que de courir derrière l’actualité.

 

Sorry its not set :(

 

Les chaînes d’info ne sont pas en perte de vitesse,

elles changent de forme,

s’adaptent à un marché où l’attention est fragmentée,

volatile,

sollicitée de toutes parts.

 

Et ca ne date pas d'hier ...

 

 

Et ce ne sont sans doute pas les offres les plus bruyantes qui s’en sortiront le mieux,

mais les plus cohérentes.

 

Sorry its not set :(

 

Comme souvent :

dans un monde qui crie,

c’est la voix posée qu’on entend le mieux.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 6 mai 2026.

 

 

Voir l'article

Quel regard porter sur les médias depuis le début de la guerre d'Iran ? 1 er entretien avec Jérôme Godefroy : il a couvert pour Europe 1 et RTL plusieurs conflits. (le 05-05-2026)

 

Bientôt 70 jours de guerre en Iran,

et de directs sur les radios et télés.

Quel constat ?

Les médias peuvent-ils relater les faits en 2026,

mieux que durant les derniers conflits ?

Alors que l'information,

tributaire du marché  devenu toujours plus concurrentiel

lutte par ailleurs contre la suprématie du  web ?

 

Sorry its not set :(

 

Coup de fil à Jérôme Godefroy, 

Journaliste,

il a notamment travaillé,

de 1978 à 1986 à Europe 1

et de 1986 à 2010 à RTL.

"On tourne en rond !

On a conscience qu'on ne sait pas grand-chose

de ce qui se passe sur ce théâtre d'opération très vaste :

la région du Golfe Persique, Ormuz, les Émirats, l’Iran …

Et en ce qui concerne 

les États-Unis,

c'est encore pire que d'habitude puisqu’ autrefois,

les Américains faisaient des briefings

au département de la défense,

au département d'État,

à la Maison Blanche."

 

Sorry its not set :(

 

"Maintenant il n’y a plus rien de tout cela.

Tout repose sur des tweets que Trump pond de temps en temps,

des déclarations à droite

ou à gauche

qui sont totalement contradictoires,

et hop, dans les médias français comme partout,

puisque j’écoute et regarde aussi les américains notamment,

on ne fait en permanence que réagir sur la dernière déclaration,

la dernière publication :

ça tourne dans le vide.

Même si on a des connaissances,

une expertise militaire,

diplomatique,

commenter une actualité qui va dans tous les sens en permanence,

ça ne produit rien de bon !"

 

Sorry its not set :(

 

Comment comparer ce que nous avons entre les oreilles et sous les yeux

avec les conflits que vous avez connus à l’antenne ?

"J’ai couvert pour Europe 1 la guerre des Malouines en 1982…"

 

Sorry its not set :(

 

"Comme je le raconte sur mes réseaux sociaux,

les points de presse

et les communiqués des autorités militaires de Sa Majesté

étaient des prodiges de manipulation.

Jamais de mensonge,

mais une information minimum

ne confirmant jamais le détail des opérations en cours.

À Buenos Aires,

la dictature militaire argentine

propageait évidemment

un bla-bla inepte."

 

Sorry its not set :(

 

"Pendant la première guerre du Golfe en 90 et 91,

les journalistes étaient embarqués avec les unités combattantes.

Leur expression était sous contrôle des autorités militaires.

J’aime citer le cas du néo-zélandais Peter Arnett de CNN."

 

Sorry its not set :(

 

"Il racontait au téléphone

ce qu’il voyait depuis la fenêtre de son hôtel à Bagdad.

Mais il était le seul journaliste occidental

intervenant quotidiennement

du sol irakien…"

 

Sorry its not set :(

 

Si on compare ces expériences

à ce à quoi nous assistons

depuis le début de cette guerre en Iran ? 

"Aujourd’hui,

les équipes de radios et de télévisions françaises

qui sont aux Émirats arabes unis ou à Dubaï,

sont sur la plage et nous disent :

"voilà le détroit !",

sans plus d’élément en réalité à nous livrer,

sans pouvoir raconter de manière documentée ce qu’il s’y déroule."

 

Sorry its not set :(

 

C’est donc toujours compliqué en situation de guerre

de documenter ce qu’il se passe sur le terrain …

"La difficulté actuelle c’est aussi la nécessaire immédiateté,

du fait du flux continu des chaînes d’info 24 heures sur 24

qu’il faut bien nourrir,

et aussi des publications sur internet.

Si on se souvient de la seconde guerre mondiale,

il y a eu des témoignages et des images sur les combats,

sur la libération des camps,

sur la Shoa…"

 

Sorry its not set :(

 

"Idem pour le Vietnam..."

 

Sorry its not set :(

 

"Les documents n’ont pas été diffusés tout de suite,

souvent après les conflits.

La contrainte de l’immédiat n’existait pas.

Du coup aujourd’hui pour assurer les heures d’antenne en continu,

c'est forcément répétitif.

Dans ces conditions,

les médias audiovisuels du monde entier

sont obligés de meubler d’interminables heures d’antenne

avec des commentaires reposant sur très peu de faits avérés". 

 

Sorry its not set :(

 

"On a sorti de leur retraite d’anciens généraux

appelés à analyser une situation mouvante et floue

dont ils ignorent presque tout.

On mobilise des experts en tous genres

qui assènent leurs connaissances théoriques

faute de pouvoir les appliquer à la réalité.

Il n’y a plus de recul possible,

les intervenants font ce qu’ils peuvent

en fonction de ce que sont devenus les médias.

Tout cela a commencé

le 28 février de cette année.

Ça peut encore durer ..

longtemps !"

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia,

Le 5 mai 2026.

Voir l'article

Et si, noyés par les enjeux politicards, de vrais enjeux stratégiques et pragmatiques n'apparaissaient pas dans le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public, publié ce lundi ? (le 04-05-2026)

 

Missions immergées

sous l'iceberg glaçant du Rapport Alloncle :

2 dossiers essentiels de l'audiovisuel public

dont l'évolution est pourtant attendue par la tutelle

depuis des années

mais n'a été qu'assez peu prise en compte par RF et FTV. 

Sorry its not set :(

 

Version audio : 

 

 

Si les entreprises publiques

avaient réellement priorisé l’information continue

et l’action régionale,

le rapport Alloncle serait aujourd’hui

un document en large partie affaibli.

Depuis des années pourtant,

la tutelle attend 2 évolutions très précises :

rapprocher franceinfo TV et franceinfo radio,

et rapprocher France 3 et le réseau ICI pour l’action régionale.

Mais les entreprises

Radio France

comme France Téléfvision

ont temporisé,

contourné,

attendu “le bon moment”,

évité les conflits

et pendant ce temps, ces dossiers stratégiques ont vivoté.

 

Sorry its not set :(

 

Si le rapprochement

franceinfo TV / franceinfo radio

avait été mené

avec une rédaction unifiée,

une ligne éditoriale commune cohérente,

des moyens mutualisés,

une marque puissante en radio mais balbutiante en télévision consolidée.

 

Sorry its not set :(

 

Cela aurait insitiué un modèle de service public

sur l’info continue

conquérant face à la bataille entre CNews, BFM et Lci .

 

Sorry its not set :(

 

A propos de l’action régionale…

Si France 3 et le réseau ICI

avaient été rapprochés en s’appuyant sur leur maillage territorial unique,

leur force éditoriale incomparable,

leur exposition nationale

du local …  

Le rôle pilier en matière de proximité et démocratie,

qu’aucun acteur du privé ne peut économiquement challenger,

aurait été consolidé.

 

Sorry its not set :(

 

Mais il s’est agi avant tout

de ne pas bousculer les mammouths.

De ne pas ouvrir de fronts sociaux, déclencher de grèves,

continuer à acheter la paix sociale

face à des organisations syndicales souvent conservatrices,

très structurées,

et très efficaces

pour bloquer ce qu’elles considèrent comme des risques.

 

Sorry its not set :(

 

Un secteur a évolué :

le digital

C’est l’ironie de l’histoire.

Là où les structures traditionnelles ont résisté,

le numérique, lui, a avancé.

Parce qu’il a été confié à de nouveaux métiers,

à de nouveaux profils,

à de jeunes collaborateurs qui savent épouser l’air du temps.

 

Sorry its not set :(

 

Des équipes qui travaillent en mode agile,

testent, innovent,

et n’ont pas peur de casser les codes.

À la différence,

et je le dis avec respect,

de nombreux professionnels issus des anciens métiers de la radio et de la télévision,

pour qui chaque évolution ressemble parfois à une menace

plus qu’à une opportunité.

Le digital, lui, a avancé

parce qu’il n’avait pas à négocier avec l’histoire,

à composer avec des structures lourdes.

Il n’avait pas à gérer des équilibres internes vieux de trente ans.

Et c’est ce qui explique son succès.

 

Sorry its not set :(

 

L’info continue coûte trop cher,

comme l’action régionale.

C’est précisément pour cela

que la tutelle demandait ces rapprochements

et que leur absence affaiblit aujourd’hui le service public.

C’est là,

en partie,

que le rapport Alloncle trouve sa force.

Alors que si la révolution en interne avait été opérée,

il ne serait qu’un document technique,

un rapport de plus,

sans prise politique.

Mais ce n’est pas le cas,

et à l’approche de la présidentielle,

cela change tout. Pendant dix ans,

les priorités stratégiques n’ont pas été gérées comme telles,

et les attentes de la tutelle n’ont pas été honorées.

 

Sorry its not set :(

 

Le rapport Alloncle n’est pas fort par lui-même.

Il est fort parce que les entreprises ont laissé un vide.

Et la politique,

comme la nature,

n’aime pas le vide.

 

Sorry its not set :(

 

Par ailleurs ...

Charles Alloncle,

le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public

serait visé par une plainte pour "prise illégale d’intérêts".

Selon les informations du "Monde",
le député ciottiste est visé par une plainte,
déposée contre X,
ce samedi 2 mai,
devant le Parquet national financier,
faisant suite aux révélation du journal, 
révélations sur l’envoi de questions de Lagardère News
à des membres de la commission.
La société contrôlée par Vincent Bolloré est, elle aussi, ciblée.
 
Sorry its not set :(

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 04 mai 2026.

 

 

 

Voir l'article

Focus sur 3 leaders qui ont sévi à la TV alors qu'un fils TRUMP pourrait relancer l'émission qui a fait connaitre le Président. (le 03-05-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Amazon va t elle ressusciter

The Apprentice,

l’émission qui avait propulsé Donald Trump

dans le paysage télévisuel américain ?

Son fils aîné, Donald Trump Jr., en serait le maître de cérémonie.

Le géant du streaming

réfléchit à capitaliser sur la marque Trump,

devenue un actif médiatique aussi puissant que clivant.

 

 

La télévision ne fabrique pas seulement des émissions,

elle fabrique des personnages.

 

Sorry its not set :(

 

Donald Trump, Silvio Berlusconi  ou Volodymyr Zelensky

sont arrivés au pouvoir après avoir occupé les écrans

et leurs parcours télévisuels ont laissé des traces très concrètes

dans leurs pratiques publiques.

 

Sorry its not set :(

 

Avant la politique,

il y a donc eu The Apprentice.

Une émission où Donald Trump incarnait un patron qui tranche, qui élimine, qui dramatise.

Le programme était monté

pour le présenter comme celui qui “voit tout,

comprend tout, tranche tout.

Sa fameuse formule “You’re fired!”

quand il éliminait un candidat

n’était pas seulement une réplique

et aujourd’hui ses limogeages rapides,

parfois annoncés sur les réseaux sociaux,

sont commentés comme une prolongation

de cette dramaturgie.

 

 

Dans l’émission,

tout tournait autour du présentateur.

Dans l’exercice du pouvoir

sa communication est également axée

sur la figure du dirigeant ...

 

 

Avec une forte présence médiatique

et un usage intensif des canaux directs.

 

Il y a aussi le cas en Italie

de Silvio Berlusconi. 

Le milliardaire a conceptualisé son ascension différemment :

gouverner comme on programme une grille télé.

Sans animer lui-même une émission à l’antenne,

il a créé Mediaset,

un empire audiovisuel qui a façonné l’esthétique

de la télévision italienne :

 

Sorry its not set :(

 

avec les variétés de Canale 5

leurs plateaux lumineux et leur ton chaleureux,

les journaux télévisés de ses chaînes,

où la hiérarchie de l’information construisait un récit optimiste

et même ses interventions téléphoniques en direct dans les talk-shows !

 

Sorry its not set :(

 

Il a importé dans la politique

les réflexes d’un constructeur d’empire audiovisuel.

Il décidait des formats, des tonalités, des visages.

De la même manière en politique,

il a choisi ses cadres,

imposé son rythme

et contrôlé le récit ..

 

.

 

En participant en France à la création de la 1ère version

de la 5 en 1986, 

il avait les mêmes intentions : 

 

 

En gouvernant

il a conservé les mêmes préceptes :

mettre en scène la réussite,

atténuer le conflit,

scénariser l’optimisme proximité,

humour, gestes spectaculaires,

une manière de gouverner où la communication occupe une place centrale, presque comme un format télévisuel.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis

il y a le cas de Volodymyr Zelensky :

la fiction comme matrice de communication.

Son passé d’artiste lui a donné une grammaire de l’émotion et du rythme,

qu’il applique à la politique.

Il ne gouverne pas

“comme un acteur”,

mais comme un auteur :

celui qui écrit, cadre

et incarne le récit d’un peuple en guerre.

 

 

Les monologues face caméra,

adressés directement aux citoyens sont courts

les scènes de dénonciation de la corruption, filmées en plan fixe.

les séquences de mobilisation nationale,

structurées comme des appels à l’unité.

 

 

Quand un dirigeant vient de la télévision,

il n’arrive pas avec un simple programme.

Il arrive avec un vocabulaire visuel,

une grammaire narrative,

une culture de la séquence.

Et cette culture, on la retrouve souvent ensuite

dans sa manière d’exercer le pouvoir.

La télévision ne produit pas seulement des images.

Elle produit des réflexes,

des cadres,

des séquences.

Et parfois,

elle produit pour le meilleur

ou pour le pire ... des dirigeants.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 3 mai 2026.

 

Voir l'article

Quand la réalité dépasse la fiction, et que la nature joue son rôle … Coup de cœur pour "Enchainés", la série de 6 épisodes diffusée par FTV, sur l’esclavage à la Réunion ! (le 01-05-2026)

 

Avec "Enchainés"

depuis ce mercredi sur sa plateforme,

France Télévisions célèbre les 25 ans de la loi Taubira,

sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage

en tant que crime contre l’humanité.

 

 

Lors du tournage il y a un an,

la nature a joué un grand rôle,

comme le raconte la réalisatrice Laure de Butler :

 

Sorry its not set :(

 

"Fin février 2025,

nous sommes en repérage au Maïdo,

le site qui domine les cirques dans les hauts à l’ouest de l’ile,

quand nous apprenons qu'un cyclone

Garance

doit toucher l’île dans la nuit."

 

Sorry its not set :(

 

"Après trois jours confinés,

enfermés,

sans aucune visibilité,

avec un vent d’une violence extrême,

nous avons découvert l’ampleur des dégâts :

la nature était ravagée."

 

Sorry its not set :(

 

"Notre décor principal,

la maison choisie pour l’habitation des maitres originaires de Bordeaux,

sur laquelle nous travaillions depuis deux mois,

est détruit."

 

Sorry its not set :(

 

"La case des esclaves que nous avions construite n’existe plus,

il ne reste qu’un amas d’arbres !

Nous avons repris les repérages,

reconstruit ailleurs,

réorganisé le plan de travail."

 

Sorry its not set :(

 

"Mais cette contrainte a eu un impact direct sur l’écriture.

Le début de la série devait initialement se dérouler en extérieur, avec une tempête vécue à ciel ouvert.

Mais cela n’était plus possible :

la nature était déjà dévastée.

Ayant moi-même vécu le cyclone de l’intérieur,

j’ai proposé de repenser cette ouverture en plaçant les personnages bourgeois à l’intérieur de la maison.

Cela nous a permis d’introduire une dimension symbolique forte,

presque comme dans le conte des Trois Petits Cochons :

les riches patrons, protégés dans une maison solide,

face aux esclaves, relégués dans des habitations précaires …

Ils finissent par investir la case du Maitre.

Cette opposition,

posée dès le départ,

a finalement servi la série."

 

 

"Le tournage a été retardé et particulièrement compliqué.

puisque partout sur l'ile, il y avait des travaux de reconstruction.

Les vols des hélicoptères qui cheminaient du matériel au-dessus de nos têtes

étaient incessants,

ce qui, évidemment,

posait un vrai problème pour une histoire censée se dérouler

en 1806 !"

 

 

"Mais au cœur de ces difficultés,

il y a eu une véritable solidarité,

une entraide presque décuplée,

comme si le cyclone avait renforcé nos forces vives

à l’image de ce que traversent les personnages dans la série.

Cela a été un déclencheur fort :

il a fallu faire front ensemble.

Et, d’une certaine manière,

c’était aussi quelque chose de très beau !"

 

Sorry its not set :(

 

"Cette histoire à 220 ans,

l'action de la série se déroule en 1806.

Il est temps de la raconter !"

dit le scénariste Alain Moreau.

Originaire de La Réunion

il a souhaité débunkariser un mythe longtemps véhiculé,

celui d'un esclavage soi-disant "plus doux" à La Réunion  :

"On disait que globalement, les maîtres étaient plutôt gentils

avec leurs esclaves.

C'est évidemment totalement faux."

 

Sorry its not set :(

 

"Enchaînés"

est disponible en intégralité depuis hier sur la plateforme France.tv  

 

https://www.france.tv/france-2/enchaines/saison-1/8402202-reparer.html

 

et sera diffusée à partir de mercredi prochain à 21.10

sur France 2,

puis localement ces prochaines semaines sur Réunion la 1ère

 

 

Voir l'article

Audiovisuel public : rapport parlementaire attendu lundi prochain, et contre rapport de l'éco système, via la Scam, déjà publié ! (le 29-04-2026)

 

L’audiovisuel public n’est plus

un dossier technique :

c’est un symbole de société,

un révélateur de valeurs.

Et c’est précisément pour cela

qu’il s’impose déjà

comme un totem de la campagne présidentielle.

 

Sorry its not set :(

 

Avant même la publication du rapport parlementaire

attendue le 4 mai,

un autre texte prend l’initiative :

le contre‑rapport de la Scam,

la Société civile des auteurs multimédia,

porté par des auteurs,

des réalisateurs,

des journalistes,

des documentaristes,

des producteurs,

ceux qui fabriquent ce que le public regarde.

 

Sorry its not set :(

 

D’un côté :

la vision radicale du rapporteur.

Elle met en avant des coûts jugés trop élevés,

une gouvernance trop lourde,

des rapprochements internes

trop lents

Une vision qui voit dans le service public un système figé,

coûteux,

qui doit se réorganiser,

se rationaliser,

se moderniser.

 

Sorry its not set :(

 

De l’autre :

la vision de la Scam :

 

https://www.lascam.fr/actualites-ressources/publication-du-rapport-de-contre-enquete-sur-laudiovisuel-public/

 

Elle dénonce une lecture partielle,

fondée sur des exemples isolés.

Elle rappelle que l’audiovisuel public,

ce sont des millions d’heures de programmes,

et des missions

non rentables

mais essentielles : 

l’Outre‑mer ...

 

Sorry its not set :(

 

Les antennes régionales ...

 

Sorry its not set :(

 

La jeunesse sans publicité,

la culture,

l’accessibilité,

l’investigation :

 

Sorry its not set :(

 

Une vision qui voit dans le service public un pilier démocratique,

un rempart

contre la désinformation,

un outil de cohésion nationale.

Le service public coûte 57 euros par an et par habitant,

un niveau inférieur à plusieurs pays européens.

Mais il souffre aussi de rigidités internes, reconnues par tous.

 

Sorry its not set :(

 

Les deux camps convergent

sur un point :

une évolution du modèle est devenue incontournable.

Pas une révolution,

pas une liquidation,

pas un statu quo :

une mise à jour, enfin, après quarante ans d’attente.

Mais parmi les "mis en cause",

le journaliste de France Inter

et France 5

Patrick Cohen

souligne sur le plateau de Quotidien (groupe TF1)

que l’idée de privatiser une partie du partie du service public

comme le souhaite la droite radicale

fragiliserait l’ensemble des médias,

y compris et surtout le secteur privé :

 

 

Parmi les reproches adressés à France Télévisions,

il y en a un qui revient comme un boomerang :

"Vous faites trop travailler les producteurs privés !".

Mais il faut rappeler

un fait historique :

c’est l’État lui‑même,

via la loi Tasca au début des années 2000,

qui a imposé aux chaînes publiques

de confier une part significative de leur production

à des sociétés privées.

Une politique publique assumée,

pensée pour soutenir la création indépendante.

Autrement dit :

il est reproché aujourd’hui au service public

d’avoir appliqué… la loi.

 

Sorry its not set :(

 

L’objectif affiché à l’époque

était de soutenir la création indépendante

et de dynamiser l’industrie audiovisuelle française,

la réforme visait aussi à éviter une production trop internalisée,

jugée à l’époque peu compatible avec le développement du secteur privé.

Elle a fixé des quotas précis de production externalisée,

devenus des obligations légales pour les chaînes publiques.

Cette politique publique a profondément structuré

le marché,

en installant durablement un modèle mixte public‑privé.

Aujourd’hui encore,

ces obligations expliquent donc

une grande partie du recours

aux producteurs privés

par France Télévisions.

Les critiques actuelles

sur l’externalisation excessive devraient donc

être replacées dans ce cadre législatif voulu par l’État.

La loi Tasca reste un tournant majeur

dans l’organisation de la production audiovisuelle française,

avec des effets toujours visibles.

 

Sorry its not set :(

 

Ce cadre a en effet structuré un modèle

où France Télévisions est devenue un financeur central de la création,

et ne pouvant internaliser qu’une part limitée de la production.

L’effet mécanique a été une montée en puissance durable des sociétés de production privées,

désormais destinataires d’une part majoritaire des investissements.

La production interne s’est progressivement recentrée

sur la coordination éditoriale et la gestion des commandes.

Le secteur privé s’est développé,

mais avec une forte fragmentation

et une dépendance accrue aux commandes publiques.

Ce dispositif a façonné un écosystème

où l’externalisation n’est plus un choix industriel

mais une conséquence réglementaire.

Le modèle reste aujourd’hui structurant pour l’ensemble de la filière audiovisuelle française.

 

Sorry its not set :(

 

Deux visions,

deux préconisations,

deux modèles de société…

Le rapporteur privilégie la restructuration, la rationalisation, la performance.

La Scam défend la mission, la diversité, la continuité du service public.

L’un parle d’efficacité,

l’autre de cohésion.

L’un voit des rigidités,

l’autre voit un patrimoine.

L’un veut un service public plus agile,

l’autre veut un service public

plus fort.

 

Et c’est pour cela que

ce dossier devient un totem de campagne

qui participe déjà aux leaderships en vue de la Présidentielle.

 

 

Parce que le service public

de l'audiovisuel

touche tous les publics,

cherche à servir toutes les générations,

et tous les territoires !

Il dit quelque chose de la France que chacun veut dessiner :

une France qui optimise,

ou une France qui protège.

Une France qui rationalise,

ou une France qui investit dans le commun.

Ce débat n’oppose pas des “pro” et des “anti”-service public.

Il oppose deux visions de la société.

Deux manières de lire la même maison :

ceux qui y voient des fissures,

et ceux qui y voient un patrimoine.

La ministre de la culture s‘est exprimée ce mardi

à l’Assemblée Nationale :

 

 

Lundi prochain,

le 4 mai,

les préconisations radicales du rapporteur ciottiste

seront publiées.

Elles ne mettront pas fin à la discussion.

Elles ouvriront la suivante :

celle pour laquelle il faudra décider,

collectivement :

quel audiovisuel public la France veut-elle

pour les vingt prochaines années,

et quelle société veut-elle raconter à travers lui ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 29 avril 2026.

 

 

Voir l'article

Audiovisuel public : un consensus au delà des options politiques ... Il faut que ça bouge ! Edito. (le 28-04-2026)

 

Le rapport sera donc publié lundi prochain, le 4 mai, 

suite au vote hier lundi,

des membres de la commision d'enquête parlementaire.

Un vote “technique”, paraît-il…

12 députés ont voté pour la publication du rapport,

10 s’y sont opposés

et 8 se sont abstenus 

 

Sorry its not set :(

 

Socialistes, Insoumis, écologistes et le communiste,

contre.

Tous les députés de droite et d’extrême droite,

pour :

les six élus RN,

le rapporteur ciottiste Charles Alloncle lui-même,

les 2 LR ainsi qu’une députée non-inscrite de Vendée.

Deux autres parlementaires les ont rejoints : 

celui du groupe Liot

et le Président Horizon de la commission,

Jeremie Patrier-Leitus.

A part lui, la quasi-totalité du bloc central s’est abstenue

dont la représentante du parti d’Édouard Philippe,

comme les 2 députés du Modem.

 

Sorry its not set :(

 

Dans l’hémicycle,

on appelle ça de la nuance.

Dans un billet d’humeur,

en studio ou en plateau,

on appelle ça

"laisser la porte grande ouverte

en jurant qu’on n’a pas touché la poignée."

Tout le monde semble découvrir

que la loi qui régit l’audiovisuel public date de 1986 !

L’époque où on se battait pour programmer un magnétoscope

et où les chaînes privées étaient une nouveauté exotique.

 

Sorry its not set :(

 

Pendant ce temps,

le web et les réseaux sociaux ont tout renversé.

Les usages, les formats, les audiences, la vitesse, la hiérarchie de l’info.

TikTok a remplacé le zapping.

YouTube a remplacé les documentaires du dimanche soir.

Instagram a remplacé les magazines culturels.

Et X (ex‑Twitter) a remplacé les éditos…

parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.

Le service public, lui, a tenté de prendre le train en marche,

parfois avec succès

en investissant sur la complémentarité

entre les chaines traditionnelles

et le digital...

Mais pour l'essentiel,

les entreprises sont globalement restées engoncées

dans une loi écrite à l’époque

où l’on pensait que la télécommande était une révolution technologique.

 

Sorry its not set :(

 

Pourtant,

ce n’est pas faute de volonté politique de la part de sa tutelle !  

Depuis 2017, les ministres de la Culture se succèdent

comme dans un casting :

Franck Riester et sa “cohérence stratégique”,

Roselyne Bachelot et son “modèle à bout de souffle”,

Rima Abdul‑Malak et “l’urgence de clarifier les missions”,

Rachida Dati et ses “réformes nécessaires”.

 

Sorry its not set :(

 

Mais les dirigeants de l’audiovisuel public

n’ont avancé qu’à petits pas,

malgré les demandes répétées de leur tutelle.

Le rapprochement entre Franceinfo TV et Franceinfo radio

est toujours en chantier,

pour ne pas dire au point mort,

idem pour le rapprochement du réseau ICI avec France 3 Régions…

France TV fait même marche arrière, 

en ne financant plus les éditeurs visuels pour la co-diffusion sur son réseau

des matinales des radios locales.

Difficultés budgétaires, de conventions collectives, d’organisation, de culture d’entreprise :

brillantes sur le papier, ces évolutions voulues par le politique

n’ont été jouées que comme un puzzle sans notice,

en mode “ralenti”,

comme si le web n’avait pas déjà mis tout le monde au pas de course.

 

Sorry its not set :(

 

Alors comme toujours,

pour ou contre la publication du rapport,

tout le monde semble d’accord pour dire qu’il faut changer quelque chose,

mais surtout pas trop vite, ni trop fort, ni trop visiblement.

Au lendemain du vote, la CGT a dégainé ce mardi la première.

Plus rapide qu’un scroll sur TikTok,

plus sonore qu’un jingle de Franceinfo.

Un communiqué tombé ce matin, sans ambiguïté :

"Encore une fois,

l’extrême droite a mené un travail de sape minutieux

de la confiance que les Français·es ont dans leur Audiovisuel Public :

il s’agit d’une véritable guerre culturelle."

 

Sorry its not set :(

 

Le syndicat promet de “lutter de toutes ses forces”.

La bataille sociale est déjà lancée,

avant même que la campagne politique ne commence réellement.

La CGT,

qui connaît ces maisons comme personne,

et qui a souvent co‑géré les équilibres internes

pendant que les directions cherchaient la paix sociale,

se retrouve aujourd’hui en première ligne.

Comme si tout le monde découvrait soudain

que la guerre culturelle ne se joue pas seulement sur les plateaux,

mais aussi dans les couloirs.

 

Sorry its not set :(

 

Certains élus ont donné le ton durant les 6 mois de commission

comme Philippe Ballard

député RN et ex journaliste :

"Quand j’écoute France Inter,

j’ai l’impression d’être dans une réunion de la NUPES."

D’autres ont parlé de “déséquilibres éditoriaux”,

de “manque de pluralisme”,

de “nécessité de moderniser”.

Et dans le privé, on a observé tout cela avec un calme olympien.

Xavier Niel rappelant que “la concurrence doit être loyale”.

D’autres groupes estimant que

“le marché doit être rééquilibré”.

 

Sorry its not set :(

 

Résultat :

un vote qui ne dit rien…

mais qui dit tout. Un vote qui ne prédit rien de la présidentielle…

mais qui annonce clairement l’après.

Un vote qui montre que la remise à plat n’est plus une hypothèse,

mais s’apparente sans doute désormais à un passage obligé.

 

Sorry its not set :(

 

Parce que pendant que le Parlement s’interroge,

pendant que les dirigeants s’expliquent,

pendant que les syndicats s’enflamment,

le web, lui, n’attend personne.

Et dans ce paysage,

l’audiovisuel public n’a

ou plutôt

n’aura

sans doute plus le choix :

changer, ou être changé…

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 28 avril 2026.

 

 

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