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Servir les publics contre les arnaques et usurpations d'identité : le rôle des médias traditionnels, face à la jungle du web ! (le 16-04-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Nos smartphones

sur lesquels nous écoutons la radio,

regardons les télévisions

et les vidos

lisons les articles de presse écrite

et les messageries sur les réseaux sociaux

sont devenus la première porte d’entrée des arnaques.

SMS frauduleux, appels usurpés, faux services clients, faux sites administratifs…

La vie numérique des Français ressemble de plus en plus à une jungle.

 

Sorry its not set :(

 

Et dans cette jungle,

une question revient :

qui joue encore le rôle de boussole ?

Qui aide à distinguer le vrai du faux,

et diffuse l’alerte légitime

de la manipulation ?

La réponse, malgré tout, reste la même :

les institutions gouvernementales qui alertent,

comme des associations,

et les médias traditionnels.

 

 

Parce que les arnaques numériques

sont désormais partout !

Les exemples français sont nombreux et très concrets,

souvent mis en lumière par les stations du réseau ICI

et leurs consœurs des quelques radios locales privées,

celles qui investissent encore dans l’info …

A Lille, des seniors ont été ciblés par de faux agents Enedis,

à Toulouse, des familles ont payé des centaines d’euros

sur de faux sites ANTS,

à Rennes, des retraités ont été victimes de faux conseillers bancaires,

en Île‑de‑France,

des milliers de personnes ont reçu des SMS frauduleux 

se faisant passer pour Ameli ou La Poste,

à Marseille, des vagues de faux appels

“EDF – coupure imminente”

ont touché des quartiers entiers.

 

Sorry its not set :(

 

Ces attaques ne sont plus exceptionnelles,

elles sont quotidiennes,

massives,

professionnalisées.

Et face à cette pression,

les médias traditionnels jouent un rôle stabilisateur

Quand TF1 enquête sur les faux livreurs Chronopost,

les signalements augmentent.

Quand France 2 montre comment un faux conseiller bancaire

peut vider un compte,

les banques renforcent leurs alertes.

Quand France Info, RTL ou France Inter expliquent le phishing,

des millions d’auditeurs comprennent enfin

les mécanismes de manipulation.

 

 

Ce sont des moments où l’information joue pleinement son rôle :

protéger, éclairer, prévenir.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce rôle devrait sans doute désormais devenir permanent.

Car les arnaques, elles, fonctionnent en continu,

s’adaptent,

se renouvellent,

se professionnalisent.

Pendant que les fraudeurs multiplient les faux comptes sur Facebook,

les faux services clients sur Instagram,

les vidéos trompeuses sur TikTok,

les médias traditionnels se doivent d’être présents, visibles, et de façon régulière.

Pas seulement pour raconter ce qui s’est passé,

mais pour anticiper, expliquer, accompagner au quotidien.

 

Sorry its not set :(

 

Des initiatives françaises montrent la voie,

c’est pour le coup surtout une question de proximité.

Le Parisien publie des alertes régulières sur les nouvelles arnaques SMS,

Ouest‑France a démonté les faux sites administratifs qui volent les données,

La Voix du Nord a documenté les arnaques aux faux agents Enedis,

les 44 locales du réseau de service public ICI relaient sur leurs antennes

et sur leur appli

les alertes locales en temps réel…

L’information servie aux publics peut être un outil de protection.

 

 

L’enjeu dépasse désormais la simple vigilance individuelle,

il s’agit de préserver la confiance dans les services publics,

de protéger les données personnelles,

de sécuriser les transactions bancaires

et de renforcer la résilience numérique du pays.

 

Sorry its not set :(

 

Dans cette mission,

les médias traditionnels ont un rôle institutionnel majeur : 

celui de garantir un espace d’information fiable,

loin du bruit,

loin des manipulations,

loin des pièges.

 

Sorry its not set :(

 

Dans la jungle numérique,

les Français ont besoin de repères.

Les médias traditionnels restent l’un des rares espaces

où l’information est vérifiée,

contextualisée,

expliquée.

Face aux arnaques qui se multiplient,

leur rôle n’est pas seulement d’informer :

il est de contribuer à protéger.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 16 avril 2026.

 

Voir l'article

“Notre‑Dame : sept ans après, ce que les médias ont vraiment appris” (le 15-04-2026)

 

Il y a sept ans,

presque minute pour minute,

les premières flammes s’élevaient au‑dessus de Notre‑Dame.

Et en quelques instants,

la planète médiatique entière s’est figée.

 

Sorry its not set :(

 

Les médias racontent tous la même scène :

la flèche qui tombe,

les pompiers qui entrent,

les Parisiens qui chantent.

France Info parle d’un “choc national”.

Le Monde publie une édition spéciale numérique en quelques minutes.

Ouest‑France, La Voix du Nord, Nice‑Matin ouvrent leurs sites avec des titres identiques :

“Notre‑Dame en flammes”.

À l’international, même tonalité :

la BBC évoque “a symbol of Western civilisation burning”.

CNN parle d’un “moment de communion mondiale”.

Et les chaînes italiennes, très sensibles au patrimoine, consacrent des heures d’antenne à la comparaison avec Florence 1966.

 

 

Hors attentats, guerres, catastrophes naturelles ou décès de figures globales,

l'incendie de la cathédrale demeure l’un des événements les plus couverts du XXIᵉ siècle.

Parce que Notre‑Dame n’est pas seulement française.

Elle est littéraire (Hugo), cinématographique (Disney),

religieuse, touristique, européenne.

Elle appartient à l’imaginaire mondial.

Les chiffres le confirment : des centaines de millions de téléspectateurs cumulés, des unes dans plus de 150 pays, des millions de messages sur les réseaux en 24 heures.

C'est un “événement total”, comme disent les chercheurs.

 

Sorry its not set :(

 

Les images ont fait l’événement.

Mais ce sont les voix,

celles des pompiers, des historiens, des témoins, des hommes de l'art

qui ont donné du sens.

 

Sorry its not set :(

 

France Inter,

France Info,

RTL,

Europe 1,

RMC,

Sud Radio,

France Bleu Paris , désormais ICI Ile de France

ont montré que la radio sait encore raconter l’émotion sans la surexposer.

 

Alors évidemment,

tout le monde a dit la même chose,

au même moment,

avec les mêmes mots.

Un événement de cette ampleur le justifiait…

mais il révèle aussi une fragilité :

la dépendance aux images virales qui saturent les m&édias parallèles

les réseaux sociaux qui ne sont qu'émotion

pas " information".

 

 

Dans un paysage médiatique fragmenté,

la tragédie de l'incendie de Notre‑Dame a prouvé qu’il existe encore tout de même des récits universels.

Des récits capables de rassembler CNN, France 2, la BBC et Al‑Jazeera autour d’un même symbole.

 

 

Au temps de la reconstruction

les médias français ont redécouvert le “temps long” :

le chantier, les artisans, les choix politiques, les débats esthétiques.

Un journalisme patient, presque pédagogique,

qui a trouvé son public.

 

 

Sept ans après,

Notre‑Dame reste un miroir.

Un miroir de ce que les médias savent faire de mieux,

informer, rassembler, raconter,

et de ce qu’ils doivent encore apprendre,

hiérarchiser, contextualiser, résister à la tentation du spectaculaire.

L’incendie a été un choc.

Sa couverture médiatique,

elle, restera un cas d'école,

sinon une leçon.

 

Thierry Mathieu 

e-crossmedia

le 15 avril 2026.

 
 
Voir l'article

Sondage Médiamétrie : focus sur les Musicales. Vu d'ici, et ailleurs ... Mêmes combats ! (le 14-04-2026)

 

Les radios musicales bataillent contre la montée du web,

du streaming,

des plateformes.

 

Sorry its not set :(

 

Cette révolution rebat les cartes,

redistribue les rôles,

et force chacune à se réinventer : 

depuis 20 ans la statue du commandeur se fissure.

 

Sorry its not set :(

 

Autrefois prescriptrices,

les radios sont challengées,

et sur certaines générations même dépassées,

par Spotify, YouTube, Apple Music, Deezer, TikTok :

les plateformes ont capté le temps,

l’attention, 

la data.

 

Les radios jeunes ont réagi les premières.

 

 

NRJ

qui selon Médiamétrie ce matin ne peut plus revendiquer

4 millions d'auditeurs,

même si elle reste 4me radio de France,

travaille pourtant son repositionnement.

Incarnation,

vitrine de stars,

elle a déjà renforcé ses NRJ Music Awards

avec Rihanna, Bruno Mars,

Dua Lipa.

 

 

Skyrock

seule Musicale réellement gagnante de cette vague de sondage

a transformé Planète Rap en machine à créer du buzz,

accompagnant Booba, PNL,

Aya Nakamura, Gazo.

la station bétonne également son interactivité

tant à l'antenne, 

que sur le web.

 

 

Fun Radio qui vit une mauvaise séquence lors de ce sondage

continue pourtant à capitaliser sur l’électro avec David Guetta, Martin Garrix, Calvin Harris.

 

Sorry its not set :(

 

Les radios adultes doivent mener un autre combat,

contre la fragmentation, la concurrence des playlists

"feel good ",

l’idée que l’ambiance peut être automatisée.

 

 

Nostalgie après avoir beaucoup progresé ces dernieres années, 

se trouve aujourd'hui en difficulté.

Elle a pourtant consolidé son ADN années 80

avec Queen, Madonna, Goldman, Céline Dion devenant une valeur refuge dans un monde saturé.

 

 

Chérie FM a misé sur la douceur,

les voix féminines,

les balades modernes avec Adele, Pink, Vianney, ou Calogero

pour créer un cocon sonore que les plateformes ne savent pas reproduire.

 

 

RTL2 a renforcé son territoire pop‑rock

avec Coldplay, Muse, Indochine,

devenant la radio des actifs qui veulent du rythme

mais pas du bruit.

Elle investit le terrain du crossmedia avec sa matinale

Co diffusée sur W9.

 

Sorry its not set :(

 

À l’étranger,

même mouvement !

Aux États‑Unis,

les formats "Adult Contemporary" survivent

grâce à des artistes transgénérationnels :

Adele, Bruno Mars, Taylor Swift.

Offre d’iHeartMedia,

KIIS‑FM reste la musicale la plus puissante du pays

grâce au poids du marché de Los Angeles et à sa programmation pop très fédératrice.

 

Sorry its not set :(

 

En Grande Bretagne,

BBC Radio 2,

la station adulte la plus puissante du pays,

résiste grâce à ses incarnations :

Zoe Ball,

des interviews exclusives,

des sessions live avec Adele,

Ed Sheeran ou Elton John.

 

 

BBC Radio 1, elle, mise sur ses Live Lounge

avec Billie Eilish, Dua Lipa,

Sam Smith,

devenant un écosystème vidéo autant qu’une radio :

les plateformes forcent à devenir un média total.

 

En Espagne

Los 40 bâtit sa puissance sur des partenariats

avec Shakira, Rosalía,

Enrique Iglesias, Aitana :

les Premios Los 40 sont devenus un moment de communion nationale.

 

Sorry its not set :(

 

Cadena Dial mise sur la pop latine douce

avec Pablo Alborán, Laura Pausini, ou Alejandro Sanz

pour conserver un lien émotionnel fort.

 

Et en Italie,

Radio Italia fait de la musique italienne son ADN,

avec Eros Ramazzotti, Laura Pausini, Tiziano Ferro, Ultimo.

RTL 102.5,

la plus puissante du pays,

championne du crossmédia,

a développé un modèle hybride radio‑TV, avec des studios filmés, des artistes en live, des événements géants.

 

 

Pour les adultes,

R101 et Radio Monte Carlo misent sur l’élégance,

les voix internationales,

les formats premium.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis il y a chez nous le cas FIP,

un miracle français,

une radio unique au monde.

FIP rassemble plus de 800 000 auditeurs quotidiens,

même si le sondage de ce mardi marque une pause,

avec des auditeurs qui restent à l'écoute très longtemps

Une offre de service public qui mélange

jazz, rock, musiques du monde, électro, classique, sans animateurs bavards,

sans matinale,

sans hits imposés :

de Nina Simone à Massive Attack, de Sting à Ibrahim Maalouf, sans rupture…

FIP est reconnue comme un cas d’école mondial :

la preuve qu’une programmation humaine, exigeante, cohérente, peut résister à l’algorithme.

Les artistes eux‑mêmes

comme Agnes Obel, Thomas Dutronc,

ou Sting saluent régulièrement son rôle unique.

 

 

À l’inverse,

il y a le cas de Mouv’

dont on ne parle plus via Médiamétrie

mais qu'il ne faut pas oublier !

Cette offre de Radio France

pensée pour les jeunes,

a été repositionnée

plusieurs fois :

rock, talk jeune, hip‑hop.

Mais face à TikTok, YouTube, Twitch, les usages ont basculé.

Le Mouv’ n’a jamais trouvé sa place durable en FM.

 

Sorry its not set :(

 

Alors Radio France a tranché :

Mouv’ n’est plus une radio FM,

mais une marque 100 % web,

un média numérique,

un producteur de contenus.

C’est une bascule symbolique :

la FM n’est plus le passage obligé pour toucher les jeunes !

 

 

Pendant ce temps,

les plateformes continuent leur ascension

en gagnant la bataille de la personnalisation,

de la disponibilité

et de la data.

Alors les radios se doivent de changer de stratégie.

Elles ont misé sur l’incarnation,

sur le direct,

sur les événements,

sur les artistes,

sur les moments uniques.

L’avenir ne se joue plus sur la musique…

Mais sur ce que les plateformes ne pourront jamais offrir :

une voix, un rire, un rendez‑vous, un lien humain.

 

Sorry its not set :(

 

Les radios musicales aux formats jeunes ou adultes ne sont plus les reines,

mais elles ne sont pas déchues.

Elles se transforment,

se spécialisent,

se réinventent.

Dans ce monde où l’audio est partout,

elles rappellent

une vérité simple :

la technologie peut tout remplacer…

sauf l’émotion partagée.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 14 avril 2026.

Voir l'article

Généralistes et Musicales malmenées : le sondage Radio de Médiamétrie montre que les stations qui honorent leur ADN résistent tout de même à la révolution du mode de conso des médias. (le 14-04-2026)

 

La radio n’est plus un média d’habitude,

mais de preuve.

Chaque minute doit démontrer sa valeur,

sinon l’auditeur

surtout celui de la plus jeune génération

disparaît,

happé par Spotify, YouTube, TikTok ou un podcast natif.

C’est un consommateur souverain,

un curateur,

un programmateur de sa propre bande‑son.

 

Sorry its not set :(

 

Dans ce paysage,

la promesse éditoriale n’est plus un slogan :

c’est un contrat de performance.

Et les radios françaises en font chaque jour l’expérience.

Les chiffres publiés ce mardi par Médiamétrie le démontrent.

Le tableau des audiences, en bas de cet article.

 

France Inter reste puissante et leader même si elle accuse une légère baisse sur un an ,

mais son leadership n’est plus intangible.

Les ajustements récents montrent que même la première radio de France

doit désormais corriger vite, expliquer, réaffirmer sa ligne pour ne pas décrocher. 

 

Sorry its not set :(

 

Toujours deuxième sur le podium RTL rebondit

en assumant une promesse populaire, lisible, incarnée.

 

 

Elle fait jeu égal avec Franceinfo

qui profite de l’actualité dense tant au Proche Orient que dans l’hexagone.

 

 

Média d’autorité

la radio d’info continue du service public clarifie son rôle

dans un univers saturé d’infos.

 

Europe 1 semble stagner sur cette vague

avec 30 000 fidèles perdus en un an,

mais la grande généraliste du groupe Bolloré 

a su repositionner sa promesse éditoriale claire,

revendiquée, cohérente, politiquement marquée

et conquiert son public.

 

Sorry its not set :(

 

La station est de retour dans le jeu des "grandes",

et a la capacité de menacer RMC sur son propre terrain.

 

Promesse tenue :

France Culture n’en finit plus de conquérir de nouveaux auditeurs !

 

Sorry its not set :(

 

 

France Musique est stable, 

et conquiert même quelque part de marché sur sa cible 

face à sa concurrente du privé

Radio Classique :

 

 

Mais ...

La grosse progression de cette vague est signée Radio Nova .

L’arrivée de Guillaume Meurice lui permet de doubler son audience

en passant de quelques 800 000 auditeurs

à 1,6 en un an ! 

 

 

Du côté des musicales justement,

la nouvelle règle du jeu imposée par le marché est de plus en plus limpide

et fragile .

 

 

NRJ signe une mauvaise performance sur cette vague

en passant en dessous des 4 millions d’auditeurs,

même si elle demeure 4 eme radio de France.

Sa sœur Nostalgie perd également beaucoup de fidèles

alors que la saison dernière elle était en conquête permanente.

 

 

Les radios musicales ne peuvent plus gagner

avec leur simple flux et leur programmation musicale :

Pour les amateurs d'audio

qui préferent souvent désormais les plateformes,

l’algorithme fait mieux.

Elles ne se maintiennent que lorsqu’elles misent sur l’incarnation,

les événements, les exclusivités.

Skyrock résiste parce qu’elle reste fidèle à son ADN :

le rap, la rue, la proximité :

une promesse simple, lisible, tenue.

 

 

Elle profite peut-être de la chute de Fun Radio

300 000 auditeurs perdus en un an.

La musicale d’RTL Groupe performe généralement

quand elle assume son territoire électro‑dance,

pas quand elle tente de ratisser trop large :

l’arrivée de Cyril Hanouna semble brouiller l’image de la station.

 

 

RTL2 reste solide

grâce à une identité pop‑rock stable, rassurante, cohérente.

 

Sorry its not set :(

 

Les locales,

elles,

se doivent de booster leur avantage compétitif,

leur valeur ajoutée :

le territoire.

ICI qui entreprend de renouer avec son ADN

retrouve un peu le sourire avec quelques 17 000 auditeurs 

et compte au total 2,3 millions de fidèles.

Sa performance est singulière 

et positive, 

contrairement en l'ensemble des généralistes: :

ICI : la seule de toutes les généralistes à gagner des auditeurs sur un an !

 

Sorry its not set :(

 

Les 44 radios de service public de proximité réparties dans l’hexagone

progressent en effet quand elles incarnent vraiment le local.

Elles ont reculé quand la stratégie de leur tête de réseau

a imposé une trop large nationalisation de l’offre.

 

Les indépendantes comme Alouette, Radio Scoop, 100%, RCF ou Radio Bonheur

performent lorsqu’elles jouent leur carte unique :

proximité, services, ancrage.

 

 

Mais celles qui se contentent d’un flux musical

et singent les grands réseaux sont écrasées par les plateformes voient leurs audiences s'affaiblir dangereusement.

 

Les jeunes générations réécrivent les règles.

Elles veulent l’audio piloté par elles,

pas par une grille.

Elles veulent l’audio comme un service,

pas comme un rendez‑vous.

Elles ne pardonnent plus l’ennui, la redite, la lourdeur.

 

Sorry its not set :(

 

La radio n’est plus un flux :

c’est un réservoir de moments

à piocher, découper, partager, réécouter.

Le média radio doit prouver, chaque jour,

pourquoi il existe encore

et offrir ce que les plateformes n’offriront jamais :

des voix, du direct, du local, de l’incarnation, de l’imprévu.

 

Sorry its not set :(

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 14 avril 2026

 

Voir l'article

Les lignes éditoriales des radios, à la manière des algorithmes, favorisent elles l'entre-soi ? Démonstration, par l'absurde (?), après la commission sur l'audiovisuel public. (le 10-04-2026)

 

Il y a des moments où l’actualité ne révèle pas seulement ce qui se passe…

Elle révèle qui parle,

et à qui.

La fin de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en est un parfait exemple.

 

Sorry its not set :(

 

Écoutons France Inter.

La station publique reste fidèle à sa ligne :

déontologie,

neutralité affichée même si elle est contestée

puisque beaucoup la considèrent trop à gauche,

pédagogie.

Elle parle aux auditeurs exigeants,

diplômés,

urbains,

attachés au service public,

à la cohérence éditoriale,

à la qualité de l’information.

Inter raconte une commission qui a parfois viré au procès politique,

qui a mis en cause le travail des journalistes,

qui a confondu critique

et soupçon.

Elle défend son cœur de cible :

un public qui veut comprendre comment on fabrique l’info,

et pourquoi la méthode compte autant que le résultat.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale de France Inter,

de Patrick Cohen,

personnellement mis en cause,

et auditionné par la commission : 

 

 

Europe 1,

qui se revendique

"média d'opinion"

comme sa soeur en TV CNews

parle à une cible plus politico‑sensible,

plus réactive,

plus attentive aux rapports de force qu’aux mécanismes internes des rédactions.

Europe 1 met en avant un rapporteur "clivant",

un rapport menacé d’être enterré,

des tensions entre groupes parlementaires.

Elle insiste sur les enjeux financiers,

les milliards du service public,

les déficits.

C’est une ligne éditoriale plus frontale, plus politique,

qui parle à un public en quête de récit,

de confrontation,

de décisions qui tranchent.

 

Sorry its not set :(

 

Témoin,

l'édito à la matinale d'Europe 1

de Laurent Tessier,

Rédacteur en chef de l’émission

"Pascal Praud et Vous" :

 

 

Au fond,

les deux radios ne racontent pas la même histoire…

Parce qu’elles ne parlent pas au même monde.

France Inter parle du métier,

pour un public qui valorise la rigueur et la nuance.

Europe 1 parle du pouvoir,

pour un public qui veut comprendre qui gagne,

qui perd,

et pourquoi ça chauffe.

 

Sorry its not set :(

 

Deux lignes éditoriales.

Deux cibles.

Deux récits...

Suivis par d'autres médias qui eux-aussi ont relaté le feuilleton

de façon bien différentes voire opposées,

suivant leurs publics !

 

Comme Yann Barthez sur TMC

du groupe TF1

 

 

Ou Gilles Verdez

chez Cyril Hanouna sur W9 : 

 

 

La commission d’enquête

aura donc aussi illustré la manière dont chaque média parle à sa cible,

qui,

comme sur les réseaux sociaux,

se regarde elle‑même,

en choisissant donc de porter des oeillères.

Le public n'est-il pas un fervent acteur

de "l'entre-soi",

tant dénoncé pourtant

lorsqu'il s'agit des médias ... 

 

Sorry its not set :(

 

lllustration ? 

Selon l'analiste d'opinion Paul Cébille, 

qui a travaillé pour l'IFOP ...

"Le rapporteur UDR

Charles Alloncle

est passé de 4 500 abonnés sur X en janvier 2025

à plus de 77 000 aujourd’hui.

Une progression inédite,

sans équivalent chez les autres députés."

 

Sorry its not set :(

 

"À titre de comparaison,

Jérémie Patrier-Leitus,

qui préside la commission,

est quant à lui passé de 3 500

à 7 600 abonnés sur la même période.

Charles Alloncle figure désormais dans le top 40

des députés les plus influents

sur X,

juste devant son collègue du RN Sébastien Chenu."

 

Le député - rapporteur de la commission Alloncle

sera sur le plateau de T18,

ce dimanche à midi.

 

 

Avec cet extrait - teasing diffusé par la chaîne 

sur ses réseaux sociaux où il assure être contre

la privatisation du service public. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 11 avril 2026.

 

 
Voir l'article

Et maintenant rdv d'ici un mois pour un rapport sur l'audiovisuel public ... ou pas ! Tout ça pour ça ? (le 10-04-2026)

 

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public

s’est refermée avant‑hier

dans un climat électrique.

Deux mois de tensions, de clashs, de soupçons,

et une question qui plane désormais au-dessus de tout :

que peut-il réellement en sortir pour le service public ?

Surtout si le rapport final ne voit jamais le jour !

 

Sorry its not set :(

 

Car au fil des auditions,

une mécanique de défiance,

de soupçon

s’est installée.

Nombre d’observateurs y ont vu des ressorts familiers :

la dénonciation d’un entre‑soi,

l’idée d’un système verrouillé,

la mise en cause des élites médiatiques.

Une rhétorique qui rappelle les réflexes poujadistes de la vie politique française.

 

Sorry its not set :(

 

Les exemples sont nombreux.

L’audition de Delphine Ernotte,

d’abord.

Un échange tendu, presque électrique.

 

 

 

Puis vient Patrick Cohen.

Le journaliste dénonce des “méthodes de barbouzes”.

 

Xavier Niel, ensuite, qui lâche, excédé :

“C’est un cirque”.

 

Et puis l’incident majeur :

le rapporteur qui met en cause

le Président de la commission lui‑même,

évoquant des proximités supposées avec un groupe audiovisuel privé.

 

 

Séance suspendue.

Députés outrés.

Rappel à l’ordre de la présidente de l’Assemblée.

À ce moment‑là,

la commission ne contrôle plus son propre récit.

 

Sorry its not set :(

 

Alors,

que peut-il sortir d’un tel capharnaüm ?

Une commission d’enquête est, par nature, un outil accusatoire :

elle cherche des responsabilités, des manquements, des fautes.

Elle interroge vite, coupe, relance.

Et quand tout cela est filmé, tweeté,

découpé en extraits viraux,

la tentation du clash devient presque structurelle.

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’a rappelé le député de gauche,

de la 3ème circonscription

du Val-d'Oise,

Emmanuel Maurel :

 

 

Résultat :

l’audiovisuel public n’a pas été analysé,

il a été suspecté.

Les dirigeants auditionnés n’ont pas été entendus,

ils ont été mis en accusation.

Et la commission, au lieu d’éclairer,

a parfois donné le sentiment de vouloir démontrer.

 

 

Mais la vraie question est ailleurs,

simple, brutale et essentielle :

que restera‑t‑il de tout cela pour le service public…

et donc pour les publics ?

Car si le rapport final ne devait pas être publié,

ce serait un précédent rare,

et un vide politique.

Pas de diagnostic partagé.

Pas de recommandations formalisées.

Pas de base commune pour réformer.

Rien....

Juste des tensions, des extraits viraux,

et une impression de chaos institutionnel.

 

 

Pour les entreprises publiques,

ce serait un brouillard.

Pour les salariés, une inquiétude.

Pour les citoyens,

un signal troublant :

une commission qui s’enflamme,

mais qui ne produit pas.

Une enquête qui accuse,

mais qui ne conclut pas.

Un Parlement qui interroge,

mais qui ne transmet rien.

 

Sorry its not set :(

 

Alors …

Le format même de la commission d’enquête

est‑il adapté à un sujet aussi complexe que la gouvernance de l’audiovisuel public ?

Peut‑on réformer un secteur stratégique avec un outil conçu pour chercher des coupables ?

Et surtout :

comment reconstruire quelque chose d’utile pour les publics,

après deux mois où l’on a davantage vu des affrontements que des solutions ?

 

Sorry its not set :(

 

Parce qu’au fond,

la mission était simple :

comprendre, clarifier, proposer.

Et aujourd’hui, on ne sait même pas si le rapport existera !

C’est peut‑être là le point le plus inquiétant :

cette commission n’a pas seulement révélé les tensions autour de l’audiovisuel public,

elle a sans doute préfiguré la tonalité des mois à venir :

une politique du soupçon,

des débats transformés en combats,

des auditions en arènes.

 

Sorry its not set :(

 

Si c’est le prélude à la prochaine campagne présidentielle,

alors ce que nous avons vu n’était pas un accident…

mais un avant‑goût,

ou plutôt un avant dégôut !

Nous sommes à un an "pile" 

de la date annoncée

pour le 1er tour de la Présidentielle 2027 :

le 11 avril.

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 10 avril 2026

 

 

Voir l'article

Fin de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public : la tragi-comédie politico-médiatique aura-t-elle quelque conséquence ? (le 08-04-2026)

 

Cinq mois d'un feuilleton

qui d'emblée s'est avéré être de série B,

soixante-sept auditions,

souvent heurtées,

parfois utiles tout de même,

mais qui ont surtout mis en lumière

un paysage institutionnel sous tension !

 

Sorry its not set :(

 

Tout commence avec une vidéo volée :

deux journalistes de Radio France et France Télévisions

qui discutent dans un café parisien

avec des députés du PS…

Le parti Ciottiste crie au complot médiatique.

 

Sorry its not set :(

 

Résultat :

une commission censée examiner la neutralité du service public.

Sur le papier dans le fond,

c’est sérieux.

Dans les faits et la forme,

cela devient un ring.

Dès les premières auditions,

le ton est donné.

Et au fil des semaines,

le rapporteur Charles Alloncle député UDR de l'Hérault

multilplie à chaque séance les questions à charge.

 

 

Même si elle n'a pas de pouvoir sur la commission,

par principe indépendante,

la présidente de l’Assemblée doit le rappeler à l’ordre,

comme elle l’explique

sur France Inter.

 

 

Le président de la commission suspend même les travaux

durant un mois

pour “retrouver un cadre digne”,

sans réel résultat positif

jusqu’à ce jour.

Il ne cache pas la différence de méthode

qu’il regrette entre lui

et le rapporteur,

comme sur RTL.

 

 

Ces mois de foire d’empoigne

ont fourni des moments "culte".

Pour Xavier Niel, excédé, la commission ressemble à un “cirque”.

 

 

Delphine Ernotte parle d’un “prisme de l’anecdote”

et d’un travail “biaisé”.

"Je n'ai jamais subi de pression politique", affirme-t-elle par exemple

devant les députés de la commission d'enquête.

 

 

Patrick Cohen lui,

dénonce des “méthodes de barbouzes”

et une opération de propagande.

Comme il le dit sur RMC :

 

 

67 auditions,

234 personnes entendues,

et une impression persistante

que chacun joue dans un film différent.

Les uns cherchent des preuves de partialité,

les autres tentent d’expliquer comment fonctionne réellement une rédaction.

Résultat :

un dialogue de sourds,

retransmis en direct sur les réseaux,

où chaque clash ou prise de parole d’une personnalité

devient un clip.

 

 

Europe 1 qui se dit désormais média "d'Opinion" 

apporte son soutien implicite au rapporteur,

et à Sarah Knafo proche d'Eric Zemmour

qui souhaite privatiser le service de l'audiovisuel public :

 

 

Alors, qu’a‑t‑on appris au fond ?

Oui, il existe des zones grises :

les cumuls d’activité de certaines figures,

les contrats de production à clarifier,

la gouvernance des entreprises.

le mode de nomination des dirigeants,

la place de l’exécutif,

le rôle des conseils d’administration,

la capacité stratégique des entreprises publiques…

Il est indispensable de définir clairement ce que la Nation attend de son audiovisuel public :

information, culture, cohésion, innovation numérique.

Ces priorités doivent être explicites, assumées et accompagnées de moyens adaptés.

 

Sorry its not set :(

 

L’État doit fixer le cap,

pas tenir la barre.

Il est légitime qu’il définisse les missions

comme par exemple les rapprochements de Radio France et de France Télévisions

sur l’info continue et l’action régionale,

qu'il garantisse l’indépendance et contrôle l’usage des fonds.

Mais sans devenir opérateur.

Dans ce cas, il fragilise la confiance,

nourrit le soupçon

et brouille la frontière entre information et pouvoir.

 

Sorry its not set :(

 

Le démantèlement de l’ORTF

il y a 50 ans

visait précisément à séparer l’État opérateur

de l’État garant.

Le 3 juillet 1974,

Jacques Chirac alors Premier ministre,

annonçait la suppression de l'office ( Archive INA ).

 

 

Reste une question institutionnelle majeure :

que se passerait‑il si le rapport final ne paraissait pas ?

Cela signifierait que les membres de la commission

jugent le rapport trop déséquilibré pour être publié.

en attendant ...

Pépite sortie du placard aux archives de Canal +,

ce sketch des Guignols de l’info qui, il y a 30 ans déjà,

se posaient de questions sur l’audiovisuel public …

 

 

La commission s’achève

ce 8 avril 2026.

Le débat, lui, commence à peine.

L’enjeu n’est plus de commenter les tensions,

mais de construire une trajectoire claire

pour un audiovisuel public moderne,

indépendant

et pleinement aligné avec les attentes démocratiques du pays.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 avril 2026

 

 

Voir l'article

“Utile, mais fragile" : voilà l’équation française pour les pros de l'info, comme le révèle une étude pour les Assises du Journalisme à Tours. (le 07-04-2026)

 

“Utile, mais fragile : l’équation française du journalisme”

Selon le dernier baromètre Viavoice,

publié à l’occasion Assises du journalisme qui se tiennent à Tours,

89 % des Français estiment que le journalisme est un métier utile.

C’est un chiffre fort, presque historique.

Il dit quelque chose d’essentiel :

malgré les crises,

malgré la défiance,

malgré les réseaux sociaux,

la société française continue de reconnaître

la valeur démocratique du travail journalistique.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce chiffre en cache un autre,

plus inquiétant :

un Français sur deux déclare ne pas être prêt à payer

pour une information de qualité.

Même si la vérification de l'info par des pros est jugée indispensable ...

 

Sorry its not set :(

 

Mediapart,

Cash Investigation, sortent des affaires majeures 

Le Monde,

Libération,

Radio France

ou France Télévisions

développent

des cellules de vérification et d'investigation devenues des références.

 

Sorry its not set :(

 

Franceinfo,

avec son “Vrai ou Fake”,

joue un rôle central dans la lutte contre les intox virales.

La Voix du Nord, Ouest-France, ou Nice-Matin par exemple

comme France 3

ou le réseau ICI

comme les 1ères outremer

montrent que l’information locale reste un pilier de cohésion sociale.

Brut, Konbini ou HugoDécrypte réussissent sur le web

à toucher des publics jeunes, souvent éloignés des médias traditionnels.

 

Sorry its not set :(

 

Mais

comme le souligne le sondage, 

la reconnaissance du journalisme professionnel n'induit pas un soutien :

La génération des 35-49 ans a grandi dans un univers où l’information semblait gratuite, illimitée, disponible en un clic.

Depuis une vingtaine d’années les réseaux sociaux ont brouillé les frontières

entre contenu, opinion, témoignage et enquête.

Les catégories populaires se sentent moins représentées dans les récits médiatiques,

et donc moins enclines à soutenir financièrement

des médias qui ne parlent pas suffisamment d’elles.

 

Sorry its not set :(

 

Ces publics expriment régulièrement l’idée

que les médias

“ne parlent pas d’eux”,

des sujets qui les concernent :

les conditions de travail, la précarité, la mobilité,

l'accès aux services publics sont souvent traités sous l’angle du fait divers, de la crise ou du conflit social.

Cela donne une impression d’invisibilité ou de caricature.

 

Sorry its not set :(

 

Il faut dire que la sociologie des rédactions françaises est très homogène :

diplômés,

urbains,

issus des classes moyennes et supérieures.

Pour beaucoup,

cela crée un écart d’expérience

avec les réalités vécues par les ouvriers, employés, travailleurs précaires.

Les catégories populaires reprochent souvent aux médias de se concentrer sur :

la politique nationale plutôt que la vie quotidienne,

les débats idéologiques plutôt que les problèmes concrets,

les polémiques plutôt que les solutions

ou les centres-villes

plutôt que les périphérie….

 

Sorry its not set :(

 

Indispensable, mais en l’état pas utile à financer …

Le risque : une dépendance accrue à d’autres financements

Si le public ne finance pas l’information,

d’autres le feront.

Et ces “autres” existent déjà :

les grandes plateformes numériques,

qui captent l’essentiel de la publicité,

les groupes industriels ou financiers, qui rachètent des médias pour peser sur l’agenda public,

les influenceurs, qui produisent des contenus sponsorisés sans toujours le dire

et surtout les algorithmes, qui privilégient l’émotion au détriment de la vérification.

 

Sorry its not set :(

 

Gare à cette information “gratuite”

qui peut alors devenir la plus coûteuse :

coûteuse en indépendance, en pluralisme, en qualité.

Parce qu’un métier utile mais non financé

devient un métier vulnérable.

Et un métier vulnérable devient un métier dépendant.

Et un métier dépendant n’est plus un contre-pouvoir.

 

Sorry its not set :(

 

Le défi à relever pour la profession apparaît clair :

transformer une utilité "déclarée"

en utilité "partagée",

soutenue,

assumée, 

pour que le journalisme reste ce qu’il doit être :

un bien commun, un outil de compréhension, un rempart démocratique.

 

L'enquête a été réalisée en ligne du 16 au 20 mars par ViaVoice pour les Assises du journalisme de Tours, en partenariat avec Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et Ouest France, auprès de 1 001 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus en France métropolitaine. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas, appliquée aux critères suivants : sexe, âge, CSP, région et catégorie d'agglomération.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 7 avril 2026.

Voir l'article

35 ème jour de guerre en Iran, les répercussions se mondialisent : info digitalisée et pour beaucoup déprofessionnalisée ... Quelle révolution par rapport au dernier conflit planétaire ! (le 03-04-2026)

 

Les conflits aujourd'hui se déroulent partout à la fois :

sur les terrains mais aussi les écrans, dans les récits, via les algorithmes.

C'est la cas du conflit en Iran qui tend à se mondialiser.

À la fin des années 1930,

l’information n'avançait qu'au rythme d'un train postal.

On attendait le journal du matin comme on attend une lettre.

Les correspondants envoyaient leurs dépêches par télégraphe.

Et les radios nationales la BBC, Radio‑Paris, la Reichsrundfunk structuraient le récit du monde.

Comme le Président du conseil Daladier le 10 septembre 39

avant la déclaration de guerre du 3 octobre :

 

 

Mais quand Hitler, quelques mois plus tôt avait annexé les Sudètes,

les journaux français n'avaient que quelques photos

en noir et blanc,

souvent floues, et des cartes dessinées à la main.

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui,

quand un missile frappe une base américaine en Irak

ou un port du Golfe,

les images circulent en quelques secondes :

 

 

La presse n’a plus le monopole du visible.

En 1939, les journaux titrent sur "l’incident de Gleiwitz",

cette opération montée par les nazis pour justifier l’invasion de la Pologne.

Et c’est pourtant la main mise sur une station de radio qui est le déclencheur prétexte  

à l’époque

de la seconde guerre mondiale.

 

Sorry its not set :(

 

Comme Patrice Gélinet

le raconte, sur France Inter :

 

 

Aujourd’hui,

une opération de désinformation similaire

serait disséquée en quelques heures.

 

Sorry its not set :(

 

La presse n’est plus seule à diffuser,

mais elle reste la seule à devoir répondre de ses erreurs…

Dans les années 1930,

les États contrôlaient l’information.

En France,

le gouvernement Daladier impose la censure militaire,

en URSS, la Pravda est la voix du pouvoir,

en Allemagne,

Goebbels orchestre la propagande.

Et la radio est l’outil qu’il exploite :

 

 

Aujourd’hui,

les États tentent encore d’influencer,

mais ils ne contrôlent plus vraiment.

La guerre en Iran se joue aussi

sur X, sur Telegram, sur TikTok !

Les Gardiens de la Révolution publient leurs vidéos,

le Pentagone diffuse ses images de drones,

les milices pro‑iraniennes postent leurs communiqués en direct.

Auxquels s'ajoutent des milliers de comptes anonymes

qui n’ont aucune idée de ce que vérification de l’information ou déontologie veut dire :

ils amplifient,

déforment,

manipulent !

 

Sorry its not set :(

 

La presse doit naviguer dans un océan où chacun fabrique son propre récit.

Autre différence majeure :

la vitesse !

En 1938,

un journal pouvait attendre

24 heures pour analyser les accords de Munich.

 

Sorry its not set :(

 

Aujourd’hui,

quand un navire est touché dans le détroit d’Ormuz,

les rédactions doivent publier en quelques minutes...

 

 

Le risque ?

L’emballement,

l’erreur,

la surinterprétation.

Lorsqu’une explosion frappe un site militaire en Iran,

trois versions circulent immédiatement : 

accident technique, attaque israélienne, sabotage interne.

La presse doit trier, vérifier, recouper …

Pendant que les réseaux sociaux tranchent déjà.

 

 

La presse n’est plus en avance,

elle est en résistance :

c’est une question de confiance !  

En 1939,

un éditorial du Temps ou du New York Times pouvait orienter une nation.

Aujourd’hui, un éditorial se perd dans un flux continu.

Chaque information est contestée,

chaque analyse est suspectée de parti pris.

Mais l’histoire enseigne aussi que le questionnement n’est pas toujours dénué de sens.

En témoigne cette archive disponible grâce à l’INA…

 

 

Enfin,

il y a évidemment la transformation du métier lui‑même.

En 1938, une rédaction devait savoir écrire, enquêter, vérifier.

En 2026, elle doit aussi analyser des images satellites,

décrypter des vidéos truquées

par l’IA,

comprendre les réseaux sociaux,

suivre des flux multilingues.

Quand une vidéo montre un drone exploser

au-dessus d’une base américaine,

la presse doit vérifier :

Est‑ce la bonne date,

le bon lieu,

la bonne séquence ?

Ou est-ce une image recyclée d’un autre conflit ?

 

Sorry its not set :(

 

La presse n’est plus seulement

un métier :

c’est une discipline.

Elle n’est plus seule à raconter,

même elle est seule à devoir rendre des comptes.

Et dans une guerre qui se joue autant sur le terrain que dans les récits, 

ce rôle-là est vital.

Ce dont parle sur LCI

Hirbod Dehghani-Azar,

fils d’un officier de l’armée iranienne exécuté par les mollahs en 1982.

et avocat franco-iranien

 

 

La presse d’avant la seconde guerre mondiale

racontait un monde qui se préparait à basculer.

Celle d’aujourd’hui rend compte d’un monde qui bascule en temps réel. Et c’est peut-être là,

dans cette tension permanente,

que se joue sa nouvelle responsabilité :

aider à comprendre,

plutôt qu’à simplement voir.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 3 avril 2026.

Voir l'article

"Proximité" : Pinçage de nez, dans l'intra périph parisien, pour les 60 % de nos concitoyens de la France dite "Périphérique." Quid de l'audiovisuel public ? Edito. (le 02-04-2026)

 

L’audiovisuel affronte une transformation profonde,

marquée par des réformes successives,

des contraintes budgétaires accrues

et une réorganisation structurelle imposée

pour les entreprises publiques, au plus haut niveau de l’État.

Constat :

l’action régionale demeure la variable d’ajustement.

Le retrait fincancier de France Télévisions de la Co diffusion des matinales du réseau ICI,

les ex France Bleu,

en est l’illustration la plus récente.

Ce dispositif,

a pourtant été salué pour sa capacité à renforcer la présence du service public

dans les territoires,

et a permis à France Télévisions de faire beau semblant auprès de la tuelle

en démultipliant à assez faible coût

ses heures de diffusion de programmes de proximité.

Mais les désormais

42

"ICI Matin"

n’ont pas su conquérir leur public :

A peine plus de 60 000 télespectaeurs ...

Faute de stratégie partagée entre les 2 entreprises,

d’une stratégie côté Radio France qui a éloigné les 44 stations

de leur mission de radio généraliste

conçues depuis leurs terrains en singeant les réseaux musicaux,

surtout du fait du manque d'un plan d’action efficace

en termes de rapprochement des équipes …  

 

Et aussi par manque d’investissement de la part de France Télévisions

pour que la valeur ajoutée de l’image à l’antenne,

comme elle sait pourtant le faire dans ses 9 stations ultramarines,

crève l’écran.

Ce projet frappé pourtant au coin du bon sens

se trouve fragilisé

au moment même où la demande de proximité

n’a pourtant jamais été aussi forte.

 

Cette décision s’inscrit dans une logique plus large,

que l’on peut qualifier de jacobine :

une tendance structurelle à la centralisation des arbitrages,

des moyens et des priorités.

Une logique qui,

volontairement ou non,

contribue à réduire la visibilité

de ce que Christophe Guilluy a conceptualisé

comme étant

la France périphérique,

ces territoires situés hors des grandes métropoles,

où se joue pourtant une grande partie de la cohésion sociale du pays.

 

Depuis vingt ans,

les réformes de l’audiovisuel public ont souvent privilégié les enjeux nationaux,

les stratégies numériques globales,

les obligations de production

ou les impératifs de rationalisation.

Dans le même temps, les équipes en région ont vu leurs moyens se contracter,

leurs effectifs diminuer,

leurs marges de manœuvre contraintes,

leurs parts d’antenne produites localement réduites.

Le paroxysme étant la période des gilets jaunes

durant laquelle

les samedis après-midi

les radios locales devaient

pour des raisons économiques

diffuser le programme envoyé par la maison de la radio,

sans pouvoir rendre compte de leur propre actualité,

sur tous leurs ronds-points

où s’exprimaient les colères de leurs publics,

en large partie de leurs auditeurs.

 

Or, la mission de service public repose sur un principe fondamental :

garantir à tous les citoyens un accès équitable à une information fiable,

pluraliste et ancrée dans les réalités locales.

Ce principe ne peut être pleinement respecté

que si les antennes régionales disposent des ressources nécessaires

pour couvrir les territoires,

comprendre leurs dynamiques et représenter leur diversité.

Le nouvel état-major installé depuis quelques semaines

à la direction du réseau ICI

devrait, dit-on, en faire son crédo :

sinon la messe sera dite …

Rendez-vous d'ailleurs le 14 avril prochain

à la prochaine vague de Médiamétrie...

 

La création de la holding France Médias,

puis la fusion annoncée pour cette année 2026,

ont été présentées comme des leviers de modernisation et de coordination.

Mais elle est désormais relèguée aux calendes grecques.

Dans tous les cas,

elles n’auraient pu produire leurs effets

que si la proximité avait été considérée non comme un coût,

mais comme un investissement stratégique,

démocratique.

 

Car ,

affaiblir la présence régionale du service public,

c’est prendre le risque d’accentuer

le sentiment d’invisibilité déjà exprimé par une partie du pays.

C’est réduire la capacité de l’audiovisuel public

à refléter la pluralité des territoires.

C’est, enfin, fragiliser un lien essentiel entre les institutions et les citoyens.

 

L’enjeu dépasse donc

la seule organisation interne des entreprises publiques.

Il touche à la représentation du pays,

à l’équilibre territorial,

à la confiance dans les institutions.

Et il appelle une question simple,

mais déterminante :

quelle place souhaite-t-on accorder à la proximité

dans le futur audiovisuel public ?

La réponse à cette question,

posée avant-hier d’ailleurs à l’Assemblée nationale

par nombre de responsables

dont le nouveau directeur du réseau ICI,

devant la commission d’enquête sur le service de l’audiovisuel public,

conditionnera la capacité des entreprises publiques

à remplir leur mission dans toutes les régions,

pour tous les publics, et au service de l’intérêt général.

 

Il est sans doute urgent

de ne pas attendre !

Que l'état,

la tutelle,

puisse imposer un cap aux entreprises,

tout en les dotant des moyens nécessaires,

pour honorer leurs missions de services publics.

Surtout,

hors "intra périph" parisien !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 2 Avril 2026.

 

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