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Presse, Web, Radios, TV, témoins comme ils peuvent hier soir ... À Versailles, l’ombre de 1919 plane sur un accord qui n’en est pas un, celui de la paix introuvable, pour un texte sans portée réelle. (le 18-06-2026)

 

Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, 

la dramaturgie compte !

 

 

 Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et la France n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron se félicite tout de même

sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir,

dans ce même décor,

n’a été signé qu’un "un pré‑accord".

pour ne pas dire comme nombre d'observateurs aujourd'hui

un simulacre. 

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

 

Comme le raconte FTV

sur son site destiné aux jeunes gens Lumni :

 

 

Hier soir encore,

l’Histoire ne s’est pas faite,

elle se fait à nouveau attendre !

Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée

parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix,

que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Sorry its not set :(

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie

a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes

et le mode de consommation des médias.

 

1973 : Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final…

qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 : Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard,

le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 :  Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire,

comme si de rien n’était.

 

2020 : Brexit Deal.

Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition.

Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, 

les miroirs,

et les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire "instrumentalisée".

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre….

d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias

ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé

sur les antennes et sur le web comme “historique”,

plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

Voir l'article

x (le 18-06-2026)

 

 Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, l

a dramaturgie compte !

 

 

 

Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et Paris qui n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron s'en félicite sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir, dans ce même décor,

n’a été signé qu’un « un pré‑accord ».

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

Avec la même envie de dire :

“Regardez, l’Histoire se fait ici.”

Comme le raconte FTv sur son site Lumni :

 

 

Hier soir encore, l’Histoire ne s’est pas faite, elle se fait à nouveau attendre. Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix, que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes et le mode de consommation des médias.

1973 – Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final… qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 – Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard, le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 – Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire, comme si de rien n’était.

2020 – Brexit Deal. Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition. Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, les miroirs, les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire instrumentalisée.

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre…. d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé sur les antennes et sur le web comme “historique”, plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

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x (le 18-06-2026)

 

 Le diable se cache dans les détails  ... 

C’est l’Iran qui impose l’heure de la signature :

minuit, heure de Téhéran.

Ce qui fait 22h30 à Versailles,

en plein milieu du dîner d’État

offert par le Président français à Donald Trump.

La symbolique plaît,

mais surtout, l

a dramaturgie compte !

 

 

 

Les sites web de la presse, les radios et TV d’info suivent,

tiennent l’antenne,

brodent,

tentent de commenter le fait que c’est bien l’Iran

qui a dicté le tempo,

Washington a accepté,

et Paris qui n’a finalement offert que le décor....

Mais le Président Macron s'en félicite sur ses réseaux sociaux ce jeudi

de son entregent avec ses collègues  ...

 

 

Le Palais où fut signé le Traité de Versailles en 1919,

ce texte colossal qui redessina l’Europe,

imposa des réparations,

créa des frontières,

et selon de nombreux historiens,

prépara malgré lui la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Mais hier soir, dans ce même décor,

n’a été signé qu’un « un pré‑accord ».

Un brouillon, un texte provisoire,

un document de travail.

Mais avec la même solennité que 1919.

Avec la même envie de dire :

“Regardez, l’Histoire se fait ici.”

Comme le raconte FTv sur son site Lumni :

 

 

Hier soir encore, l’Histoire ne s’est pas faite, elle se fait à nouveau attendre. Radios, TV, Web …

Les médias ont retransmis la dramaturgie,

l’ont subie,

voire amplifiée parce que c’est leur format.

Parce que le direct ne laisse pas le choix, que quand un pays impose minuit,

qu’un autre valide,

quand la France déroule le tapis rouge,

la machine informative se doit d’être en direct.

 

Mais ce n’est pas la première fois,

même si la technologie a révolutionné au fil des ans le métier des journalistes et le mode de consommation des médias.

1973 – Accords de Paris sur le Vietnam.

Les caméras filment la paix.

Deux ans plus tard, Saïgon tombe.

Déjà les médias avaient retransmis un final… qui n’était qu’un entracte.

 

 

1993 – Oslo.

La poignée de main la plus célèbre du monde.

Trente six ans plus tard, le processus de paix est en ruine.

Les médias n’avaient capté qu’un symbole.

 

Sorry its not set :(

 

2018 – Trump–Kim à Singapour.

Un sommet “historique”.

Un document signé,

et puis… rien.

 

 

La Corée du Nord continue à suivre sa trajectoire, comme si de rien n’était.

2020 – Brexit Deal. Un accord brandi comme un trophée.

 

 

Depuis, renégociations à répétition. Rare étaient les médias qui ont pu anticiper l’inachèvement.

 

Alors oui hier soir,

Versailles était splendide :

les dorures, les miroirs, les caméras et les micros même tenus en retrait.

Les chaînes d’info sont retrouvées à commenter une scène écrite par l’Iran,

validée par les États‑Unis,

et jouée à son corps défendant peut-être par la France,

pour ne pas dire instrumentalisée.

Une scène où la République française

n’était pas l’actrice principale,

mais le théâtre…. d’une nième tragédie comédie ?

 

 

 

Trop souvent le direct diffusé par les médias ne relate pas l’Histoire.

Le direct, c’est l’image,

l’Histoire, s’écrit les lendemains.

Parce que si tout est déclamé sur les antennes et sur le web comme “historique”, plus rien ne l’est.

 

Hier soir, Versailles a offert un décor splendide,

mais les dorures ne sont pas une garantie.

L’expérience montre que plus évènement diplomatique est spectaculaire,

plus il a de chances d’être, finalement, un rendez‑vous manqué.

Sud Radio, ce jeudi matin s’interroge :

 

 

 

Aux médias de se demander :

sommes‑nous là pour informer…

ou pour meubler le décor ?

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 18 juin 2026.

 

 

Voir l'article

Les Bleus, champions du terrain et du business, pros aussi sur les RS. Leurs ainés, qui ont conquis les 2 premières étoiles, sont désormais les stars des médias tradis. (le 17-06-2026)

 

 

L’empire State Building salue à Big Apple cette nuit

la victoire des Bleus.

Remake en vue des 2 précédentes étoiles ?

Quelles leçons sonnantes et trébuchantes

à retenir de l'histoire de l'équipe de France de football

vue des médias …

 

 

Le 12 juillet 1998,

la France se regarde dans le miroir du Stade de France

et se trouve belle, diverse, unie,

presque républicaine au sens classique du terme.

Les joueurs parlent encore comme des citoyens :

Zidane murmure :

"C’est magnifique…

je ne réalise pas. "

Une phrase d’homme,

pas de marque.

A l'époque, la FFF tient dans un couloir,

les droits TV plafonnent à 600 millions d’euros,

et la parole publique,

celle des joueurs comme celle des responsables politiques,

n’est pas encore passée par la machine à lisser du XXIᵉ siècle.

 

 

1998–2006 :

la parole libre,

ou l’illusion d’une République apaisée …

Les champions du monde deviennent des voix sur les grands médias,

elles incarnent une France qui croit encore à la parole spontanée.

Et continuer à les idolâtrer,

désormais en tant que commentateurs

Mais ils représentent déjà un investissement pour les organes de presse …

Bixente Lizarazu :

RTL & TF1 350 000 à 450 000 €/an,

Christophe Dugarry :

RMC 300 000 à 400 000 €/an,

Frank Lebœuf :

RMC, ESPN, L’Équipe

200 000 à 300 000 €/an,

Youri Djorkaeff :  

TF1 5 000 à 8 000 € par intervention,

 

2006–2014 :

Knysna, ou la naissance du soupçon …

La grève de l’équipe de France en 2010 en Afrique du Sud

n’est pas seulement une crise sportive,

c’est une crise politique,

un moment où la France découvre que ses héros peuvent se taire,

se retrancher, se barricader .

 

 

La FFF publie un rapport

de 62 pages,

les clubs embauchent, la LFP recense 78 communicants en 2014

et les droits TV explosent :

1,05 milliard € de revenus commerciaux pour l'Euro 2016 par exemple …

Plus l’argent afflue,

plus la parole se raréfie.

Comme en politique,

la communication devient un bouclier, un filtre, un écran.

 

Sorry its not set :(

 

2018 :

la deuxième étoile et l’avènement des joueurs‑entreprises.

La FIFA annonce 7,5 milliards d’interactions sociales autour du Mondial 2018.

Le football devient un marché global. Les joueurs deviennent des marques.

La parole devient un actif.

Kylian Mbappé,

c’est 110 millions d’abonnés,

250 000 à 500 000 € le post sponsorisé,

une influence supérieure à celle de nombreux responsables publics …

 

 

La Fédération Française de Football suit :

1 000 vidéos produites en 2022,

25 personnes dédiées au digital !

Le football parle désormais comme une multinationale.

 

Sorry its not set :(

 

2020–2026 :

la communication algorithmique :

football et démocratie sous tension

La Ligue de Football Professionnelle publie en 2023 :

92 % des joueurs professionnels ont un compte Instagram actif.

La FIFA ajoute :

38 % de la visibilité mondiale des compétitions provient des joueurs. Les clubs emploient 3 à 7 communicants,

des équipes vidéo internes,

des social- media managers dédiés aux joueurs.

Le football devient un laboratoire de la démocratie numérique :

une parole hyper‑visible, hyper‑contrôlée, hyper‑fragile.

Et tout le public suit, au-delà des médias traditionnels,

à l’image de  l’ami Fabrice Piguet,

chef cuisinier en Franche Comté,

docteur es cancoillotte …

 

 

Les ex-joueurs, eux, reviennent vers la radio et la télévision,

parce que les réseaux sociaux donnent la visibilité,

mais pas la légitimité.

La parole numérique est un cri,

et la parole radiophonique ou télévisuelle, une construction.

Emmanuel Petit :

RMC 350 000–450 000 €/an,

Bixente Lizarazu :  

RTL & TF1

450 000–600 000 €/an,

Rio Mavuba :

Canal+ 200 000–300 000 €/an,

Bacary Sagna :

L’Équipe 150 000–250 000 €/an,

Olivier Giroud :

TF1, M6, Canal+ (courtisé)

400 000–700 000 €/an,

Hugo Lloris : soirées internationales

300 000–500 000 €/an !

 

Sorry its not set :(

 

Sur le terrain ...

Salaire moyen Ligue 1 en 1998 :

40 000 €/mois

et en 2024 : 120 000 €/mois.

Salaire d’un titulaire des Bleus

en 2026 :

800 000 à 2 M€/mois.

Revenus FIFA 2022 :

7,6 milliards $.

Revenus UEFA 2022–2023 :

3,6 milliards.

Revenus FFF 2023 : 274 M€,

dont 60 M€ liés aux Bleus.

 

Sorry its not set :(

 

En 1998,

les Bleus parlaient comme des citoyens.

En 2026, ils parlent aussi comme des départements marketing,

à l’image d’Mbappé,

auteur ce mardi soir d’un doublé

dès l’entrée de l’équipe en compétition.

Pour le sélectionneur, 

ce jeune homme vaut de l'or !

 

 

Désormais recordman des buts,

le jeune homme originaire de Bondy explose les compteurs,

tous les compteurs !

Comme il le raconte au Parisien : 

 

 

Quand un joueur se lâche,

quand il oublie son conseiller digital,

quand il parle avec son cœur

et pas avec son contrat,

il n’y a qu’un endroit où cela résonne encore,

les médias tradis :

la presse écrite, la radio ou la télévision.

Là où,

à la différence des RS,  

la parole n’est pas un produit,

mais demeure un acte "politique"

et souvent de citoyenneté. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 17 juin 2026.

Voir l'article

"L'équilibre est une force" dit le slogan de l'eau d'Evian ... La réunion du G7 qui vient d'y débuter rafraichira-t-elle l'histoire des sommets souvent pollués ? (le 16-06-2026)

 

Il y a l’histoire que les journalistes racontent,

et celle qu’ils vivent.

G6, G7, G8, G20, OTAN, COP …

Les sommets internationaux ont toujours été présentés

comme des moments de solennité, de gravité, de diplomatie millimétrée.

 

Sorry its not set :(

 

Mais derrière les communiqués finaux,

derrière les photos de famille,

il existe une histoire parallèle,

une histoire que les historiens ne racontent pas,

mais que les journalistes, eux, n’oublient jamais.

 

Sorry its not set :(

 

En 1975 à Rambouillet :

le premier sommet…

et la première désillusion logistique.

On inaugure le G6.

On oublie d’inaugurer le chauffage.

Les radios installent leurs Nagra dans une salle glaciale.

Les photographes développent leurs pellicules dans des toilettes transformées en labo.

Les rédacteurs écrivent sur des tables bancales,

les doigts engourdis.

Un confrère dira :

"On a couvert un sommet mondial avec le confort d’un refuge de montagne."

 

Sorry its not set :(

 

En 1979 à Tokyo :

la chaleur, les câbles et les machines qui fondent !

Les magnétoscopes U‑Matic européens meurent sous l’humidité.

Les objectifs des photographes s’embuent comme des lunettes de piscine.

Les preneurs de son transpirent sous leurs casques,

les rédacteurs cherchent un coin d’ombre pour écrire.

Un technicien japonais compatissant avoue à ses collègues :

"Vos machines ne sont pas faites pour survivre ici."

Il est fascinant de réécouter le commentaire

d’Emmanuel de La Taille pour la TV française :

il est déjà question du prix du pétrole,

et son analyse résonne vraiment avec le contexte actuel !

 

 

En 1983 à Williamsburg :

le sommet invisible … 

Sécurité maximale :

les journalistes n’ont accès à rien,

les radios n’entendent rien,

les photographes ne voient rien,

et les rédacteurs n’ont rien à raconter.

C’est le premier sommet quantique :

il existe, mais on ne peut pas l’observer.

 

Sorry its not set :(

 

En 1989 à Paris :

bicentenaire de la révolution française,  

fin de la guerre froide…

et un micro trop ouvert !

Deux dirigeants discutent coiffure et ego,

le micro capte tout,

la bande circule dans les rédactions …

Mais personne ne la diffuse.

C'est la fin de la guerre froide,

pas de la bienséance.

L’incident concerne trois des participants,

les journalistes qui ont entendu la bande savent lesquels.

Mais aucun n’a jamais rompu la règle …

La paix mondiale tient parfois à un brushing.

Sur Antenne 2

Daniel Bilalian raconte une autre histoire …

 

 

1999 :

Cologne, le sommet noyé …

Pluie battante, tentes de presse inondées,

câbles dans l’eau.

Les radios posent leurs nagras sur des caisses pour éviter la noyade.

Les photographes protègent leurs boîtiers avec des sacs poubelle.

Les rédacteurs écrivent debout, faute de chaises sèches.

Un rédacteur en chef résume :

"On voulait un sommet historique, on a eu un sommet hydrologique."

 

Sorry its not set :(

 

En 2001 :

Gênes, le sommet où tout déraille

Manifestations, violences, zones rouges, zones noires.

Les radios cherchent un signal,

les photographes cherchent un angle,

les rédacteurs cherchent un sens

les plateaux TV s’improvisent dans des halls d’hôtel.

La diplomatie ressemble à un film catastrophe tourné sans budget.

 

Sorry its not set :(

 

En Italie après le drame du séisme en 2009 à L’Aquila :

le sommet en préfabriqué.

Le G8 se tient dans une caserne,

les radios enregistrent dans des préfabriqués qui sentent la peinture fraîche,

les photographes se battent pour un mètre carré de recul,

les rédacteurs écrivent sur des tables d’école.

Un ingénieur son confie :

"On a fait un sommet mondial avec le matériel d’un vide‑grenier."

N’empêche …

Les plus grands dirigeants de la planète étaient au rendez-vous pour épauler l’Italie !

 

 

Au Quebec en 2018,

Charlevoix, et son communiqué fantôme !

On publie un communiqué final,

puis on le retire,

puis on le republie,

puis on le re‑retire.

Les radios réenregistrent leurs reportages,

les photographes re‑taguent leurs photos,

les rédacteurs réécrivent leurs papiers en boucle.

Un journaliste québécois résume :

"On a fait trois sommets en une nuit, pour le prix d’un."

Et à l’antenne au JT,

le compte rendu fait à nouveau écho au contexte actuel :

Donald Trump, égal à lui-même …

 

 

L’histoire qui résonne fort aujourd’hui s’écrit aussi en 2019 à Biarritz :

l’apparition iranienne !

Le ministre iranien des Affaires étrangères arrive sans prévenir

après avoir vu le Président Macron à Paris.

Les radios sprintent pour trouver une prise,

les photographes sprintent pour trouver un angle… 

"J’ai fait 14 km dans la journée, sans quitter le périmètre de sécurité !".

Le journalisme, c’est aussi du sport.

Le reportage de France 2

le soir même raconte presque la même histoire que celle que nous observons aujourd’hui !

 

 

 

Il faudrait aussi évoquer  …

2021 pendant la pandémie de la Covid 

et le sommet organisé dans les Cornouailles.

Les chefs d’État posent masqués, puis démasqués, puis remasqués…

Ou en 2024, en Italie dans les Pouilles : le navire de la honte …

Un bateau censé loger 2 000 policiers se révèle insalubre :

toilettes bouchées, odeurs pestilentielles, cabines inutilisables.

La presse mondiale couvre le G7…

et le Titanic des forces de l’ordre, un quotidien italien titre :

"Le sommet qui coule !"

 

Sorry its not set :(

 

Les sommets internationaux sont peut‑être

des lieux où l’on décide du monde,

mais ce sont surtout des lieux où l’on découvre que,

même au plus haut niveau,

le réel adore se moquer des puissants,

comme des pros de l’info !

 

Thierry Mathieu 

e-crossmedia

le 16 juin 2026.

 

Voir l'article

Respecter davantage la diversité des opinions : CNews est mise en demeure par l'Arcom ... Une première dans le PAF ! (le 15-06-2026)

 

"Cinq thèmes ont occupé une place particulièrement importante à l’antenne en mars 2025 :

la sécurité, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, La France insoumise (LFI), les relations franco-algériennes et l’actualité politique.

L’analyse détaillée des séquences consacrées à ces thèmes met en évidence une large convergence des points de vue exprimés."

 

Voilà le constat de l’organe régulateur

qui vient donc de mettre en demeure CNews de se conformer à ses obligations de pluralisme des opinions.

C’est la premiere fois que l’arrêt du Conseil d’État du 13 février 2024 est appliqué.

Désormais l’Arcom doit tenir compte des interventions de l’ensemble des participants aux programmes diffusés,

y compris les chroniqueurs,

les animateurs

et les invités.

 

Sorry its not set :(

 

Comme l’explique le président de l’Arcom Martin Ajdari …

"Il ne s’agit pas d’attribuer une opinion politique à un intervenant,

ce qui est interdit

par le Conseil d’État.

Mais l’appréciation,

plus subjective,

doit se fonder sur l’analyse des propos tenus,

ce qui est une différence extrêmement importante".

L’étude a été menée sur une période d’au moins un mois sur les chaînes d’information et trois mois sur les chaînes généralistes.

 

Sorry its not set :(

 

Alors …

Les sages et les équipes de l’Arcom ont donc visionné pendant 4 mois plus de 168 heures de programmes de CNews,

en prenant en compte 146 émissions parmi les plus regardées.

Le but ?

Identifier les différents intervenants, la diversité des sujets traités, les points de vue diffusés à l’antenne, et surtout évaluer si de la place avait été laissée à la contradiction.

 

Sorry its not set :(

 

C’est en donnant suite à une intervention de Reporters Sans Frontières

que cette évolution intervient,

et dès la requête de l’ONG l’une des figures de la chaîne s’en était ému à l’antenne …

 

 

Comme le dit au Monde

Catherine Jentile de Canecaude,

grand reporter à TF1

et Présidente du groupe de travail

"Pluralisme et déontologie de l’information et des programmes"

de l’Arcom….

"Les chaînes sont libres du choix des thèmes,

d’accorder plus ou moins de temps d’antenne à des débats,

même si c’est une chaîne d’information.

Leur seule obligation est de respecter le pluralisme".

S’agissant du conflit en Ukraine,

l’Arcom a clairement noté la prépondérance des points de vue allant dans le sens d’une Union européenne illégitime et inefficace,

et les accusations d’instrumentalisation de la peur de la part de l’exécutif français

pour détourner l’attention des menaces intérieures.

 

Sorry its not set :(

 

"Encore une fois, le problème n’est pas la nature des propos tenus à l’antenne, mais l’absence ou la minimisation d’autres points de vue présents dans le débat sur les principaux thèmes abordés".

Le rôle des présentateurs est singulièrement mis en cause dans leur orientation durant l’animation des débats.

 

Sorry its not set :(

 

Mise en garde, mise en demeure, amende, retrait de fréquence …

En France, l’Arcom dispose d’un arsenal gradué pour garantir le pluralisme, apprécié globalement par le Conseil d’État.

Au Royaume‑Uni, Ofcom applique la due impartiality, beaucoup plus stricte, et peut retirer une licence comme pour RT UK. En Allemagne, les régulateurs des Länder et la KEK empêchent toute domination d’opinion via un contrôle serré des audiences et des contre‑points éditoriaux. En Italie, l’AGCOM surveille pluralisme et concentration, notamment autour de Mediaset, mais reste sous forte pression politique. En Espagne, la CNMC sanctionne fréquemment les manquements au pluralisme et peut imposer des messages correctifs. En Belgique, CSA et VRM contrôlent pluralisme, représentation et transparence de la propriété, avec sanctions graduées. En Suisse, l’OFCOM régule par concession et peut la retirer en cas d’atteinte à la formation libre de l’opinion.

 

Sorry its not set :(

 

Partout, les chaînes publiques (BBC, ARD/ZDF, SSR…) sont soumises à des obligations plus strictes que les privées,

les sanctions vont de l’avertissement à l’amende lourde,

jusqu’au retrait de licence ou de fréquence.

 

Sorry its not set :(

 

L’exigence commune :

empêcher la concentration excessive et garantir un pluralisme effectif, même si les méthodes varient fortement selon les pays.

En ce qui concerne CNews …

En cas de nouveaux manquements observés, l’Arcom pourra prendre des sanctions après une instruction par le rapporteur indépendant.

 

C’est en tous cas un chantier qui est en marche,

comme le Président de l’Arcom l’avait expliqué à l’Assemblée nationale en novembre dernier.

 

 

A l’approche de la prochaine élection Présidentielle

et des législatives qui suivront,

l’Arcom mettra en place à la rentrée une veille sur les quatre chaînes d’information de la TNT

c’est à dire BFM TV, CNews, LCI et franceinfo :

pour s’assurer qu’elles respectent bien toutes leurs obligations de pluralisme.

 

Sorry its not set :(

 

En cas de suspicion de manquement,

le régulateur indique qu’il approfondira ses observations

et pourra intervenir directement.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 15 juin 2026.

 

 

 

Voir l'article

Le "Scroll Teasing Dilemme" ... En tentant de conserver leurs publics via les RS, les médias tradis ne creusent ils par leur tombe ? Cas d'école quotidiens ! (le 15-06-2026)

 

Les applis

et les sites des grands médias

connaissent souvent des succès considérables,

avec parfois autant,

voire plus d’audience,

que leur version originelle …

Comme celle du 28 minutes d’ARTE,

dont l'équipe est à juste titre

très fière ! 

 

 

Mais le numérique dans sa globalité

est aussi devenu un concurrent.

En nourrissant les Réseaux Sociaux avec des déclinaisons courtes de leur offre,

ils jouent aussi

contre eux-même …

Les plateformes siphonnent leurs revenus

en captant désormais l’essentiel de la manne publicitaire.

 

 

Désormais les radios

ou les télévisions

publiques comme privées

et la presse écrite,

publique dans sa mission,

privée dans son modèle,

travaillent en effet chaque jour

pour TikTok, Instagram, YouTube et Facebook.

Elles leur offrent leurs images,

leurs extraits,

leurs analyses,

leurs visages,

leurs voix,

leurs unes,

leurs scoops,

leurs archives.

Mais en échange,

les plateformes leur prennent…

tout le reste :

l’attention, les données, et surtout la publicité.

 

 

Parce que chaque minute passée sur TikTok

est une minute non passée sur RMC

comme avec l’after foot de la coupe du monde,

RTL, Europe 1, NRJ, ICI, TF1, M6, Canal+, BFM TV ou France info.

Chaque euro publicitaire capté par Meta ou Google

est un euro qui n’ira pas soutenir

Le Figaro, Ouest‑France, La Voix du Nord, Nice‑Matin ou La Dépêche ou Le Parisien :

 

Sorry its not set :(

 

Il n’existe que quelques exceptions

où le réseau social permet au média traditionnel

de reconquérir son public devenu d’abord internaute.

Comme pour la matinale en radio,

quand France Inter annonce :

"Demain, Untel sera l’invité de Benjamin Duhamel",

ou quand RMC avec BFM TV promet un face‑à‑face musclé dans Apolline Matin.

Le public comprend l’enjeu,

l’heure, la valeur du direct :

le réseau social sert de panneau directionnel.

 

 

Ca marche aussi pour les grands événements :

l’Eurovision sur France Télévisions.

Roland‑Garros sur France TV aussi et avec Amazon.

TF1 mobilise ses réseaux sociaux pour The Voice, Koh‑Lanta,

Danse avec les stars,

et Canal+ joue la carte premium autour de la Ligue 1 durant la saison, du cinéma, des séries,

M6 chauffe ses communautés

pour Top Chef,

L’Amour est dans le pré

et évidemment les retransmissions gratuites des matchs de la Coupe du monde de football, qu’elle est la seule à proposer :

 

 

Et puis il y a les breaking news :

les réseaux sociaux alertent,

et les antennes expliquent.

Dans ces instants-là,

on revient vers France Info,

vers BFM TV, LCI,

vers Le Monde ou Libération,

parce qu’on cherche la fiabilité,

la durée, la hiérarchie.

Mais ce sont des exceptions,

des oasis, des respirations.

 

Sorry its not set :(

 

Le reste du temps,

les réseaux sociaux ne renvoient pas vers les médias :

ils les remplacent :

les RSN,

les Réseaux Sociaux Numériques

ne sont pas des relais, ce sont des médias parallèles,

autosuffisants,

qui fonctionnent selon trois lois simples :

le flux :

on scrolle, on ne clique pas vers l’extérieur. 

L’instantané :

on consomme des fragments, pas des formats longs.

Et l’autosuffisance :

tout est déjà là, dans la plateforme.

 

 

 

Le fragment devient la destination,

le teaser devient le produit,

et l’émission ou l’article complet… disparaît dans le bruit.

Comme l’intervention de la Boss du Politique à France Télévisions,

ce samedi soir sur le plateau de Quelle Epoque sur France 2 …

 

 

Aucune étude ne montre un retour significatif vers les antennes,

aucune donnée ne prouve qu’un extrait viral renvoi vers une émission entière.

Les réseaux donnent de la visibilité,

pas de l’audience,

pas de fidélité,

pas de durée.

 

Sorry its not set :(

 

Alors ...

Les médias ne sont-ils pas en train

de financer leur propre marginalisation ?

Ils doivent être présents sur les réseaux sociaux pour survivre symboliquement…

Mais cette présence affaiblit leur modèle économique.

Ils doivent nourrir les plateformes pour rester visibles

mais elles captent leurs revenus.

Ils doivent produire des fragments pour exister…

mais ces fragments remplacent leurs formats longs,

à de rares exceptions comme les JT de FTV par exemple désormais distribués sur YouTube.

C’est un piège,

un dilemme,

un paradoxe,

un cercle vicieux ...

 

Sorry its not set :(

 

A moins que radios, télévisions, presse écrite,

parviennent sur les Réseaux Sociaux à privilégier le teasing,

faire savoir leur savoir-faire,

leur valeur et leur ajoutée !

 

Sorry its not set :(

 

Ce que les plateformes ne peuvent pas offrir comme la durée,

la profondeur,

la nuance,

la hiérarchie,

l’incarnation,

la lenteur parfois…

Parce que si les médias continuent d’alimenter les réseaux sociaux sans valoriser leur propre rôle,

ils finiront par disparaître dans le flux …

qu’ils contribuent à nourrir.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 15 juin 2026.

 

Voir l'article

Quand les candidats à la Présidentielle parlent en direct aux électeurs via l'IA, en favorisant le nombrilisme et l'entre-soi. Quid du journalisme tradi ? (le 09-06-2026)

 

Les partis n’auraient-ils plus besoin des médias professionnels

pour parler aux électeurs ?

C’est en tous cas ce qu’ils disent,

c’est assumé,

revendiqué.

Et c’est un séisme pour le journalisme professionnel,

comme le sous-entend ce reportage

du 20 heures de France 2 .

 

 

Pour Renaissance,

Stanislas Guerini l’a déclaré publiquement :

"L’IA va transformer la manière dont nous faisons campagne."

 

Sorry its not set :(

Gabriel Attal résume la stratégie :

"On doit parler à chacun,

là où il est.

Or “là où il est”,

ce n’est plus seulement dans une matinale,

ni un JT,

ni dans un débat !

 

 

C’est sur X,  Instagram, TikTok, sur WhatsApp,

dans des flux personnalisés, invisibles,

non vérifiables.

L’IA écrit les tracts, calibre les messages,

répond aux commentaires.

 

 

La campagne devient une production éditoriale automatisée, sans médiation journalistique.

 

Du côté du RN :

l'IA pour saturer l’opinion d’images émotionnelles !

 

Sorry its not set :(

 

Jordan Bardella ne s’en cache pas :

"L’IA est un outil comme un autre. »

Un outil qui génère des images anxiogènes à la chaîne :

des rues en flammes,

des frontières poreuses,

des foules menaçantes.

Comme au lendemain des émeutes

suite à la victoire du PSG : 

 

 

POLITICO a compté :

23 images IA dans 81 publications.

Le RN n’a plus besoin d’un reportage,

ni d’un plateau,

ni d’un contradicteur.

Il travaille en fonction de l'algorithme

d’un électeur potentiel isolé devant son écran.

 

Sorry its not set :(

 

Pour LFI :

l’IA pour parler à un électorat multilingue

sans passer par les médias.

Jean‑Luc Mélenchon défend l'tutilité de l'IA,

comme ici lors d'une interview sur Brut :

 

 

Manuel Bompard parle d’accessibilité démocratique".

L’IA traduit automatiquement en arabe, turc, tamoul, portugais.

Une campagne multilingue,

à coût quasi nul,

sans passer par les médias traditionnels.

 

Sorry its not set :(

 

Trois partis,

trois stratégies…

une même révolution !

Ils ne se parlent pas,

ne se rejoignent sur rien,

s’opposent sur tout.

Sauf sur un point :

l’opinion publique est désormais sur les réseaux sociaux,

plus massivement que sur les médias traditionnels.

Sur TV 5 Monde

cette cadre de l'AFP pose la vraie question : 

 

 

Les partis n’auraient-ils donc

plus besoin des journalistes

pour atteindre les électeurs ?

C’est une révolution

politique,

médiatique,

démocratique.

 

Sorry its not set :(

 

Et c’est ici que se joue

la survie du journalisme professionnel.

Parce que pour la première fois,

chaque électeur reçoit son message,

dans sa langue,

avec ses préoccupations,

à n’importe quelle heure.

Au risque qu'elle devienne une campagne privée,

sur mesure.

sans contradiction,

sans contre‑champ...

 

Alors le journalisme professionnel perd sa fonction première :

mettre en commun ce que la démocratie disperse.

Ce n’est pas seulement une crise des médias,

c’est une crise du débat public.

 

Sorry its not set :(

 

Alors comment faire,

pour les journalistes,

dans ce nouveau contexte ?

Comment continuer à exercer un métier

fondé sur la vérification,

la contradiction,

la mise en perspective,

la déontologie,

alors que les partis s’adressent directement à l’opinion

dans des bulles numériques imperméables ?

 

Sorry its not set :(

 

En vrai

signe des temps ...

Les candidats adoptent le rôle des influenceurs sur le web !

Jacques Trentesaux,

co-fondateur de Médiacités,

a déjà estimé sur france info :

qu'il est temps d'éveiller l'esprit critique des citoyens. 

Ce qu'il dit à propos des "influenceurs"

peut s'entendre aussi à propos des politiques ...

 

 

Parce que la révolution est en marche,

et que si les partis prétendent stratégiquement

pouvoir se passer des médias professionnels,

les citoyens,

eux,

n’ont en réalité jamais eu

autant besoin de journalistes !

Ce que raconte magnifiquement 

la vidéo diffusée ce mardi par le groupe TF1

sur ses réseaux sociaux : 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 9 juin 2026.

 

Voir l'article

Il n'y avait pas de rendez vous dans 10 ans... Bruel est en garde à vue, mais présumé innocent ! De l'importance de la déontologie des médias pros face à la déferlante sur les RS ! (le 08-06-2026)

 

Il y a des journées qui révèlent l’état d’une société

mieux qu’un sondage,

mieux qu’un débat,

mieux qu’un discours.

Ce lundi 8 juin en fait partie.

Un nom s’impose,

partout,

en boucle :

Patrick Bruel.

 

Sorry its not set :(

 

Treize dossiers,

signalements,

récits.

Mais il n’aura fallu que deux minutes trente

pour que les réseaux sociaux transforment les bribes d'information

en condamnation définitive.

C’est le temps qu’il faut désormais

pour que la vindicte numérique accomplisse son œuvre.

Hurler, juger, condamner, 

sans élément sur le commencement de l’enquête,

donc sans preuve et évidemment sans nuance.

A l'instar de cette "influenceuse" sur TikTok : 

 

 

La "Bruelmania",

elle,

a même été un cas d'école sur le plateau de Bernard Pivot,

Il y a bien des années ...

 

 

Le cas Bruel n’est pas seulement une affaire.

C’est un thermomètre qui indique

que la température démocratique grimpe dangereusement,

et que la fièvre virale remplace peu à peu la justice.

Car les réseaux sociaux ne sont pas un tribunal.

Ils sont un accélérateur de fantasmes,

un espace où l’on confond accusation et vérité,

émotion et justice,

rumeur et information.

 

 

Et c’est précisément pour cela

que les médias professionnels sont devenus vitaux.

A une condition :

qu’ils existent aussi dans l’espace numérique.

Qu’ils ne se contentent plus d’être professionnels :

qu’ils soient audibles, lisibles, présents, massifs.

Qu’ils sachent inonder la toile

pour contrer le raz-de-marée de la vindicte populaire.

Comme l'intervention

de Laure Murat,

historienne française,

professeure à l'université de Californie à Los Angeles

sur France Télévisions :

 

 

Car à quoi sert la déontologie

si elle reste coincée dans un studio

ou seulement diffusée sur les canaux tradis ?

À quoi sert la nuance si elle n’atteint jamais les fils TikTok

et Facebook,

s'agissant de la génération qui suit Bruel ?

 

 

Quand la justice,

elle,

travaille,

et qu’elle le fait avec rigueur …

Jean-Marc Morandini, est condamné en 2025 pour corruption de mineurs.

Plusieurs cadres d’Ubisoft, le sont aussi en 2025 pour harcèlement sexuel.

Dans le monde du patinage artistique,

plusieurs condamnations ont été prononcées après les révélations de 2020.

Dans les fédérations sportives,

de nombreuses sanctions disciplinaires ont été actées

dans le football, le judo, la natation.

 

Sorry its not set :(

 

La sanction virale n’a souvent peu de rapport avec la réalité des faits,

la meute ne connaît qu’une loi :

l’émotion.

Elle ne vérifie rien,

ne recoupe rien,

ne contextualise rien,

ne distingue pas une accusation d’une preuve.

 

Sorry its not set :(

 

Et l’émotion n’a jamais rendu un verdict juste.

D’où le rôle vital et désormais stratégique des médias professionnels.

Ils sont la digue,

la dernière,

la seule.

Mais une digue n’est utile que si elle est visible.

Une digue n’arrête rien si elle reste hors champ,

ne protège personne si elle ne parle qu’à ceux qui l’écoutent déjà.

Le professionnalisme ne suffit plus. 

ll faut la présence, la réactivité, la pédagogie, la visibilité.

 

 

Sur RMC ce midi ,

l'avocate parisienne Sandrine Pégand ...

titulaire d'une Maîtrise de Droit

ainsi que d'un DEA

en Droits de l'Homme et Droit International privé :

 

 

Les médias en plus de leurs canaux propres doivent occuper la toile,

répondre vite, fort, à clair,

dire là où la foule se trouve :

sur TikTok, sur Instagram, sur X, sur YouTube :

"Attendez !

On enquête,

on vérifie,

on ne juge pas." 

 

 

Dans un monde saturé de vidéos virales,

de captures d’écran,

de threads anonymes,

la présomption d’innocence n’est pas un détail juridique.

C’est un acte de résistance, de civilisation, démocratique.

Mais elle ne survivra que si les médias professionnels

savent redevenir des phares, visibles, puissants, donc désormais numériques.

Parce que tenir la barre quand tout le monde hurle,

c'est essentiel.

 

Sorry its not set :(

 

 

"J'ai rencontré des tempêtes et des bourrasques
Comme vous, comme vous, comme vous
Chaque amour morte
À une nouvelle a fait place
Et vous, et vous, et vous ?" 

 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 juin 2026.

Voir l'article

Cher football ... Vers la 3eme étoile pour les Bleus ? A vivre en clair sur M6, mais pour l'ensemble des matchs, ce sera payant via beIN Sports. (le 07-06-2026)

 

Sorry its not set :(

 

 

Des millions de téléspectateurs se rassemblent

quand l’équipe de France joue,

mais se passionnent aussi pour les équipes du monde entier :

c'est tout l'intéret du Mondial,

tous les 4 ans !

 

Sorry its not set :(

 

 

Mais voilà ...
Pour vivre vraiment la compétition d’ici quelques jours,

il faudra faire avec la loi de l’Oncle Sam,

où le football n’est plus un événement populaire,

mais un produit premium.

Les droits qui ont explosé

ont contraint nombre de chaines de TV à s’effacer,

même si la plupart ont leur consultant "Bleu ex champion du monde" : 

 

Sorry its not set :(

 

 

Pour assister à l'ensemble de la compétition,

il faudra payer ! 

M6 sera la seule chaîne gratuite

mais avec seulement 54 matchs,

dont tous ceux des Bleus.

 

 

Pour cela la généraliste d’RTL Group a mis 120 millions d’euros sur la table,

soit près de 15 % de son chiffre d’affaires annuel.

Un pari immense, presque insensé, mais assumé.

Nicolas de Tavernost l’ancien patron qui a négocié le contrat l’avait dit :

“Le football reste un moteur d’audience incomparable.”

Et David Larramendy qui lui a succédé a ajouté :

"C’est un investissement majeur, mais cohérent avec notre stratégie."

 

TF1, la chaîne des grandes soirées,

celle qui a accompagné toutes nos émotions depuis 1978

avec les 2 sacres de 1998 et 2018 n’aura aucune image, aucun match, aucun ralenti.

 

 

Son patron Rodolphe Belmer

l’a dit sans détour :

“Nous ne pouvions pas suivre.

Les prix demandés n’étaient pas raisonnables."

Thierry Thuillier le directeur de l’info du groupe a dû s’adapter :

“Nous couvrirons l’événement autrement, en renforçant l’analyse et le décryptage.”

En réalité TF1 racontera l’épopée des Bleus… sans montrer les Bleus : un choc, un vide, une rupture.

 

France Télévisions,

le service public,

qui vient de nous offrir Roland‑Garros,

diffusera le Tour de France ...

 

 

Mais FTV ne relève pas le gant sur le ring des financiers du foot.

Delphine Ernotte la pédégère l’a affirmé :

“Le sport fait partie de l’ADN du service public.

Nous avons la responsabilité de rendre accessibles les grands événements à tous,

mais nous ne pouvons pas suivre l’inflation de certains droits sportifs.”

France TV,

comme TF1 ne se retire pas du sport, elle se retire d’un marché devenu délirant.

 

Quant à Canal+,

spécialiste du football, championne du ralenti, du décryptage, du mercato,

elle n’aura elle aussi, aucune image, pas de droits magazines, pas de résumés.

Se résumera-t-elle à des "à côté", comme elle en a déjà débuté les diffusions ? 

 

 

Un paradoxe,

quand on sait que qu’elle consacre chaque année

plus de 700 millions d’euros aux droits sportifs.

 

Reste beIN Sports,

la seule offre à proposer les 104 matchs,

dont 50 exclusifs.

Mais en payant son abonnement :

15 euros par mois.

 

Sorry its not set :(

 

Cérémonie d'ouverture ce jeudi.

Il faudra encore attendre pour soutenir les Bleus  ...

 

Sorry its not set :(

 

Le Mondial 2026 sera le plus cher de l’histoire,

le plus éclaté,

le plus nocturne pour nous,

du fait des décalages horaires,

le plus verrouillé !

L’accès aux images devient un luxe, où les chaînes historiques deviennent spectatrices.

 

Sorry its not set :(

 

Toujours est-il que l'hymne 2026 proposé pour les Bleus est prêt ...

 

 

Et que les affaires ont déjà bien débuté à l'approche de la compétition

comme le racontera M6,

ce dimanche soir. 

 

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 7 juin 2026.

 

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