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DIGITAL First : France Télévisions révolutionne son organisation pour capter les publics toujours plus adeptes du web . (le 11-05-2026)

 

L'objectif est clair, assumé, presque martelé :

mettre le digital au cœur de la stratégie.

 

Sorry its not set :(

 

"Cette nouvelle organisation vise à accélérer la stratégie numérique du Groupe.

Elle permettra d’être plus robuste face aux accélérations sectorielles

et plus à même de déployer sur tous les usages

et dans tous les environnements les missions

et l’utilité du service public de l’audiovisuel".

 

Sorry its not set :(

 

Pour Phillipe Martinetti,

désormais directeur délégué du pôle actualité :

"L’évolution des usages,
l’accélération technologique et l’impact croissant de l’intelligence artificielle
nous conduisent à ouvrir une nouvelle étape de notre développement :
l’ambition du "streaming-first".
Une stratégie pensée
pour mieux diffuser nos contenus,
renforcer leur visibilité et toucher les publics partout,
sur tous les écrans
et dans tous les usages du quotidien."
 

La nouvelle architecture de gouvernance

repose sur 2 pôles,

Actualités,

donc,

et Contenus.

Et ...
Puisque les jeunes ne viennent plus à la télévision,

c’est la télévision qui ira chez eux... 

France Télévisions vient aussi de signer un accord avec YouTube.

Là où les moins de 35 ans passent plus de temps que dans leur salon.

Les rendez‑vous emblématiques du service public

seront désormais disponibles sur la plateforme. 

 

Sorry its not set :(

 

Reste tout de même

un angle mort

pour avancer résolument vers la convergence

de tous les canaux …

La radio n’est pas concernée

à priori

puisqu’elle dépend d’une autre entreprise : Radio France.

Elle performe aussi dans la complémentarité,

mais seulement avec le web

comme en témoignent

les chiffres communiqués aujourd'hui.

Par exemple pour le réseau des radios locales :

 

Sorry its not set :(

 

Mais le rapprochement entre les radios et les télés publiques,

pourtant demandé par la tutelle depuis dix ans,

n'avance que lentement.

Même sur les deux dossiers censés symboliser la convergence :  

franceinfo,

toujours bicéphale,

avec deux cultures et deux chaînes de décision,  

ICI / France 3, où la coordination radio‑TV régionale

ne progresse qu’à petits pas.

FTV se désengage même budgétairement

des matinales des radios locales

qu’elle co-diffuse pourtant en région !

 

Sorry its not set :(

 

Il faut se souvenir que

jusqu’en 1974,

radio et télévision étaient réunies dans une seule maison,

l’ORTF.

Puis la séparation a créé plusieurs entreprises.

dont FTV et RF.

Ce sont aujourd’hui deux cultures,

avec chacune leurs conventions collectives,

et 50 ans d’histoire qui leur sont propre,

ce qui complique aujourd’hui la convergence.

 

Ailleurs en Europe,

on ne se pose plus la question,

on avance, on fusionne, on décloisonne.

On casse les murs,

parfois littéralement !

 

 

A Bruxelles,

la RTBF démarre ce 12 mai 2026

son installation dans

"Média Square",

un bâtiment entièrement pensé pour la convergence.

 

 

Un lieu où radio, télévision, web, production, post‑production, réseaux sociaux sont réunis

dans un même espace,

sur un même plateau,

autour d’une newsroom centrale.

 

 

Le digital n’est pas un service :

c’est le cœur du bâtiment,

physiquement placé au centre,

visible depuis tous les étages.

Les équipes circulent, se croisent, travaillent ensemble.

 

À Lausanne,

la SSR vient aussi d’installer la RTS

dans un ensemble flambant neuf,

conçu également pour réunir radio, télévision et web

dans un même écosystème.

Une newsroom unique,

des studios mutualisés,

des plateaux modulaires,

des espaces de production mobile‑first,

des zones dédiées aux formats courts.

Le digital n’est pas un département :

c’est la colonne vertébrale du bâtiment.

 

 

Les équipes TV travaillent à quelques mètres des équipes radio, et des équipes web.

Elles ne produisent plus pour un média,

mais pour un usage :

en mode "couteau suisse".

 

Sorry its not set :(

 

A Londres,

la BBC a transformé BBC Three

en pure player digital :

plus de chaîne linéaire, des formats courts, incarnés, testés, mesurés, ajustés.

 

Sorry its not set :(

 

En Allemagne,

ARD et ZDF ont créé depuis 10 ans déjà "funk",

une plateforme dédiée

aux 14‑29 ans.

Les journalistes TV y travaillent avec des créateurs web.

Résultat : des formats qui ressemblent à ce que les jeunes regardent vraiment.

 

Et à Rome,

la RAI a intégré des digital producers au cœur des rédactions TV.

Le réflexe

“comment ça vit sur le web”

est devenu biblique.

Mais la radio

comme en France

continue à courir après l’audience

dans son propre couloir.

 

Sorry its not set :(

 

Quand on regarde la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni …  

Partout radio + télévision + web avancent ensemble.

En France ce n’est plus seulement une question professionnelle,

c’est désormais un sujet de campagne présidentielle,

porté, discuté, contesté,

notamment depuis la publication du rapport du député de droite radicale Charles Alloncle

après les débats houleux de la commission d’enquête.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 11 mai 2026.

 

Voir l'article

Face à l'essor de la musique générée par l'IA, radios et régulateurs s'interrogent : Quid de la frontière fragile entre innovation et prédation, génie algorithmique ou machine à broyer les artistes ? (le 10-05-2026)

 

C’est une histoire belge,

mais pas seulement …

A Liège,

l’Orchestre Royal vient de créer

un "oeuvre" de musique dite "classique"

entièrement composée par l'intelligence artificielle.

sur le thème « What the Fake ? ».

Le concert était consacré aux plagiats

et autres contrefaçons en musique

et logiquement programmé

le 1er avril dernier !

 

 

Alors ...

A quand une une version rock’n’roll du Boléro de Ravel,

guitare électrique, batterie,

avec solo final façon métal ?

L’Intelligence Artificielle sait déjà le faire,

en imitant surtout les stars de la pop.

Près de la moitié des titres publiés chaque jour sur Deezer

sont créés de façon artificielle.

Et c'est assez simple

RTL / M6 a testé ...

 

 

Aux États‑Unis,

ça a commencé très fort.

 

Sorry its not set :(

 

Un matin, une chanson débarque sur les plateformes,

un titre de Drake avec The Weekend.

C’est tellement crédible que tout le monde se dit :

“Ah, ils ont sorti un duo surprise.”

Sauf que les deux artistes n’étaient même pas au courant mais les internautes en ont fait un vrai tube.

 

Sorry its not set :(

 

Même scénario avec Eminem :

des faux freestyles tellement bien imités que certains fans

ont failli appeler leur avocat

pour vérifier que Slim Shady n’avait pas été cloné dans un garage du New Jersey.

Il y a 3 ans déjà,

le DJ français David Guetta avait créé une mini-polémique.

Il avait diffusé durant un de ses concerts un couplet qu'il avait créé via un logiciel d’IA.

 

 

Taylor Swift, elle, a carrément eu droit à des faux messages vocaux, des faux discours, des faux titres…

Bref, une carrière parallèle, mais sans elle.

 

Et puis il y a eu les cas

“Musée Grévin numérique” :

Johnny Cash qui chante

Barbie Girl,

Frank Sinatra qui reprend Gangsta’s Paradise.

 

La canadienne auteure compositrice Grimes

qui a été la compagne d’Elon Musk de 2018 à 2021

a tenté une expérience :

“Vous pouvez utiliser ma voix avec l’IA,

je partagerai les revenus.”.

Cela a déclenché une avalanche de faux titres,

y compris pour des artistes qui n’avaient rien demandé.

 

Justin Bieber a dû, lui, expliquer à ses fans que non,

il n’avait pas sorti un album en une nuit…

 

Sorry its not set :(

 

Et pendant que l’Amérique du Nord vit cette comédie musicale involontaire,

la France commence à sentir le vent tourner.

Aya Nakamura a vu apparaître des titres “à la Aya” qui n’étaient pas d’elle.

Stromae, lui, a été imité avec une précision qui ferait rougir un sosie professionnel.

Orelsan, Jul, Damso, Clara Luciani, Hoshi, Zaho de Sagazan, Pierre de Maere

ont découvert comme Angèle

qu’un titre imitant leur voix

tournait partout,

comme le raconte BFM :

 

 

Crédible ?

En tous cas,

au-delà des geeks faussaires mercantiles,

certains musicologues entendent mener des expériences,

comme celle-ci

racontée par Radio Canada.

 

Sorry its not set :(

 

Avec l’IA,

un chercheur suisse a "fini" de composer il y a 5 ans déjà la Xème symphonie

qu'avant de mourir, Beethoven n'avait qu'à peine esquissée …

 

 

La technologie est capable du meilleur comme du pire.

Les radios françaises font leur part, ne jouent pas ces titres,

protègent la création,

la voix humaine, et l’incarnation

même si pour l’heure aucune régulation ne leur impose.

Nombre de plateformes tentent aussi de limiter les dégats.

 

Sorry its not set :(

 

Si ces "œuvres" générées par l’IA deviennent des tubes

c’est via les réseaux sociaux :

il suffit d’un like, d’un partage, d’un commentaire

pour que le contenu devienne viral, et du coup …

crédible !

C'est donc une question de

"citoyenneté numérique" !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 10 mai 2026.

 

 

Voir l'article

10 mai : 45 ans après l'élection de F Mitterrand et avec la révolution des usages, quid de la soirée du 2nd tour de la Présidentielle l'an prochain ? (le 09-05-2026)

 

La force des médias traditionnels

n'est plus tout à fait tranquille

même s'ils n'ont pas passé l'arme à gauche :

ils doivent faire l'union avec le web.

 

Sorry its not set :(

 

Le 10 mai 1981 reste un cas d’école !

Les rédactions savent qu’elles jouent gros :

première alternance sous la

Ve République,

concurrence féroce entre TF1, Antenne 2, France Inter et les radios périphériques.

La presse écrite doit encore attendre le lendemain

pour être lue,

le web n'existe pas !

 

Sorry its not set :(

 

RTL annonce le résultat dès

19 heures 49 !

Contrairement à la télévision qui n'est à l'époque que publique,

les radios privées ne sont pas tenues d’attendre le “top” officiel.

La rue Bayard tire la première, 

Europe 1 est en co-diffusion avec Antenne 2,

ce qui est une nouveauté.

Elle ne peut donc pas diffuser l'info déjà validée par les instituts de sondage.

France Inter, radio du monopole,

en co-diffusion avec TF1 respecte évidemment

l'heure fatitique et légale :

20 heures !

 

Sorry its not set :(

 

20 heures pile :

Antenne 2 marque tout de même l'histoire 

avec une image sobre

solennelle, presque liturgique :

 

 

Les équipes de reportage de France Inter sont bousculées ...

La foule de gauche en liesse les empêche d’approcher des podiums,

on leur hurle qu’ils sont

“la radio du pouvoir”

et donc de droite ...

Quel retournement de l'histoire, 

alors que le navire amiral de Radio France, 

est critiquée désormais

pour son éditorial

considéré comme trop à gauche !

 

Sorry its not set :(

 

Pour la première fois les duplex

tant en radio qu'en télévision se multiplient :

Solférino, Bastille, QG de Giscard, états‑majors,

et Château-Chinon :

 

 

TF1 sort aussi les premières infographies :

c’est l’émergence d’une sorte de PowerPoint

avant l’ère informatique !

 

Sorry its not set :(

 

Avec France Inter, 

la Une fait tout pour challenger

la 2, 

comme le rappelle "Quotidien" sur TMC : 

 

 

La soirée électorale devient aussi un montage vivant,

un récit polyphonique.

 

 

Il y a 45 ans,

la nouveauté c’était le direct...

 

Sorry its not set :(

 

L’an prochain ce sera l'éclatement

sur tous les écrans.

Les rédactions travaillent déjà sur des lives verticaux

pour TikTok et YouTube,

des plateaux hybrides radio/TV/web,

des cartes interactives personnalisées,

du fact‑checking incrusté en temps réel, 

des archives INA injectées automatiquement dans les flux numériques.

 

A un an du prochain scrutin

les médias se mobilisent déjà sur tous les supports,

comme le dit par exemple le directeur de l’info du groupe TF1.

 

Sorry its not set :(

 

Thierry Thuillier et ses équipes proposent

avec le vidéaste Gaspard G

un format inédit,

comme il l'explique sur ses réseaux sociaux :

 



La présidentielle 2027 sera la première

où TikTok, YouTube et Twitch

seront aussi structurants pour les 18–35 ans

que la télévision :

 

Sorry its not set :(

 

2027 sera l’avènement du

“signal vertical” :

l’annonce du résultat ne se fera plus seulement sur un plateau TV

ou à la radio,

mais aussi dans le format dominant de l’époque :

le vertical 9:16 : celui de TikTok, Instagram, YouTube Shorts.

Des notification push seront envoyées aux smartphones,

avec un lien vers le direct.

Déjà, un an avant, nous recevons ce type de message :  

 

 

Le téléphone fournira à chacun

les résultats de sa commune grace à la géolocaliation,

les extraits clés du débat précédent,

le rappel des promesses du candidat...

 

Sorry its not set :(

 

Les jeunes sur TikTok

ou sur leurs purs médias de référence,

les seniors sur la télévision linéaire ou à l'écoute de la radio,

les actifs sur les podcasts,

et sur les sites des journaux

qui jouent à plein désormais le live et les vidéos

et … les sceptiques sur les réseaux sociaux !

 

Sorry its not set :(

 

Présidentielle après présidentielle,

les médias,

traditionnels ou nouveaux, 

resteront ce qu’ils ont toujours été

dans les grands moments :

le lieu où un pays se regarde,

se raconte,

et parfois se surprend lui‑même.

Même si le résultat sorti des urnes

devait ne pas être une surprise …

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

Le 10 mai 2026.

 

Voir l'article

"Supprimer une des formations musicales de RF "! préconise Charles Alloncle : Un double bémol dissonant, pour qui à un peu de culture entre les oreilles ! (le 07-05-2026)

 

Pour nombre d'observateurs,

suivre cette proposition du rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public

ce serait prétendre sauver l’audiovisuel public

en coupant dans ce qui coûte le moins,

et rapporte le plus !

 

Sorry its not set :(

 

Le plaidoyer de Michel Orier,

directeur de la musique et de la création à Radio France,

sur France Musique.

 

 

Jusqu’en 1974 en effet,

l’ORTF n’était pas seulement un opérateur audiovisuel :

c’était aussi le premier réseau musical public de France,

avec un orchestre dans chaque grande implantation régionale.

 

Sorry its not set :(

 

Depuis,

leurs financements sont assumés par les collectivités locales.

Ce sont donc finalement toujours les contribuables qui payent !

 

Sorry its not set :(

 

Dans le nord il y avait l’orchestre ORTF Lille,

devenu aujourd’hui l'ONL :

quelques 120 000 spectateurs par an,

avec ses actions de proximité exemplaires dans toute la région,

ses tournées en Europe, en Amérique, ou en Asie.

En 1975, le passage sous la coupe de la région n’avait pas été si simple,

comme en témoigne cette archive de l’INA :

 

 

Idem entre autres

à Lyon, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Rennes

ou encore Nantes avec l’emblématique weekend annuel

de la "folle journée" …

 

 

Les quatre formations musicales de Radio France sont 

l’Orchestre National de France, le Philharmonique, le Chœur et la Maîtrise.

En tout , quelques 300 musiciens professionnels

et 180 jeunes à la Maîtrise,

c’est à dire moins de 1,5 % du budget de l’audiovisuel public.

 

Sorry its not set :(

 

1,2 million d’auditeurs suivent chaque année les concerts sur France Musique.

1 million de téléspectateurs pour les captations de concerts

pour France Télévisions et Arte

sans parler des podcasts et des replays qui génèrent plusieurs millions d’écoutes.

Les diffusions via l’UER atteignent des dizaines de millions d’auditeurs

dans plus de 40 pays

et les tournées du National et du Philharmonique touchent

jusu'à 150 000 spectateurs par an dans le monde entier.

 

 

Supprimer une formation

ferait économiser moins de 0,5 % du budget global

de l'audiovisuel public,

Un orchestre,

ça ne vend pas de shampoing,

ni du soda.

Mais ca mousse

et ca pétille !!!

Un chœur,

ça ne fait pas d’audience en prime time,

une maîtrise, ça ne génère pas de dividendes...

 

Sorry its not set :(

 

L'accès à la culture est trop souvent réduit au "divertissement" :

quid de la musique de répertoire,

de la création contemporaines et des commandes publiques,

sans les captations

et les diffusions gratuites pour le public ?

Elle seraient en large partie réservées

à ceux qui peuvent payer des abonnements sur des plateformes privées

ou des centaines d’euros leur place de concert

s’ils habitent à proximité des métropoles

des salles de concert ou des maisons d’opéra.

 

Et quid du rayonnement des musiciens français

en cas d’évènement planétaire ?

 

 

Un orchestre,

un chœur,

une maîtrise,

ce n’est pas une ligne Excel,

c’est un écosystème,

une mémoire,

un savoir-faire,

une mission de service public qui ne se reconstruit pas

une fois détruite.

Il serait évidemment regrettable

de mutualiser 2 chaines TV

pour des raisons économiques …

Mais se séparer de formations musicales, c’est privatiser une part de la culture.

 

Sorry its not set :(

 

Cela condamnerait aussi nombre d’artistes

au talent mondialement reconnu,

au nom d’une déraisonnable variable d’ajustement,

pour une économie marginale,

un patrimoine majeur serait fragilisé !

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 8 mai 2026.

Voir l'article

Réflexion, distanciation ... Chapeau aux pros de l'info français qui temporisent, sans sombrer dans le brouillard médiatique étasunien ! (le 07-05-2026)

 

Entre les déclarations

du Président des États‑Unis,

qui changent plus vite qu’un bandeau de breaking news,

et le porte‑avions français Charles‑de‑Gaulle  qui avance, lui, vers le détroit d’Ormuz,

il y a un gouffre !

Un gouffre entre le bruit et le réel.

Et ce gouffre,

les chaînes françaises parviennent plutôt bien

à le combler.

 

Sorry its not set :(

 

Le Charles‑de‑Gaulle

est en mer Rouge,

où un incident peut devenir une crise mondiale,

où transitent 20 % des flux pétroliers,

où la France engage un bâtiment majeur, avec ses marins,

ses avionses.

Et pendant ce temps,

à Washington,

les déclarations évoluent au rythme d’un fil X.

 

Sorry its not set :(

 

Le Président des Etats Unis annonce

vouloir “répondre avec force”,

et quelques heures plus tard,

il parle de

“désescalade possible”.

Puis, il assure qu’il n’a

“jamais parlé d’escalade”.

On n’est plus dans la communication,

on est dans le registre de la météo devenue aléatoire !

 

 

Franceinfo contextualise :

Trois extraits contradictoires diffusés côte à côte,

avec un journaliste qui conclut :

La position n’a pas changé,

la formulation oui."

C’est le service public sobre, rigoureux, utile.

 

 

Sur BFMTV,

la séquence est déroulée à longueur d’antenne :

avant, après, encore après...

Avec un bandeau qui se veut limpide :

“Le Président nuance ses propos”.

Traduction :

on vous montre,

comme on peut, 

et vous faites le tri ! 

 

 

Sur LCI, place aux experts :

Diplomates, militaires, correspondants…

Avant‑hier,

un ancien ambassadeur expliquait

que “la Maison‑Blanche teste des narratifs avant de les stabiliser”.

 

 

Sur CNews,

qui n’a plus de correspondant

pour témoigner de ce qui se passe sur les terrains,

les plateaux confrontent les interprétations.

La chaîne souligne que certaines déclarations américaines

sont destinées…

au public américain,

et donc

que vu d’ici,

il faut parfois traduire plus que commenter.

Comme le dit Henri Guaino ;

 

 

Pendant ce temps,

la Marine nationale,

elle,

ne débat pas,

elle agit.

Le Charles‑de‑Gaulle avance, escorté, dans une zone stratégique.

C’est un signal lourd.

Comme le raconte ce reportage

de RFI :

 

 

La séquence est propice pour rappeler le rôle de nos médias,

les vrais,

et non pas les auto-proclamés journalistes

qui polluent les réseaux sociaux !

Ces usurpateurs ne savent pas professionnellement

travailler les infos :

vérifier,hiérarchiser,

adopter une forme de sobriété,

et donc honorer leur responsabilité.

 

 

Les États‑Unis ont une communication présidentielle

très personnalisée,

immédiate,

très réactive

et souvent même très… créative.

Mais singée par l'IA iranienne :

 

La France, elle,

adopte une communication institutionnelle

et ses médias conservent leur mission d’observateurs critiques :

plus lente, plus stable, moins spectaculaire,

mais plus fiable pour comprendre ce qui se passe réellement.

 

 

Nos journalistes expliquent

que les mots américains ne sont pas toujours des décisions,

que certaines déclarations ne sont que des tests,

d’autres des pressions,

ou des réactions à chaud.

 

 

Pendant ce temps,

la France agit dans un cadre multilatéral,

avec des règles d’engagement,

avec des partenaires qui auront à s’exprimer.

 

Sorry its not set :(

 

Pour informer en ces temps troublés,

il faut savoir séparer l’écume des déclarations du courant profond des décisions : 

expliquer autant que faire se peut

ce qui est dit,

et ce qui est contredit…

 

Sorry its not set :(

 

Les chaînes françaises d'info continue

l’ont dans l'ensemble bien compris :

Franceinfo contextualise,

BFMTV séquence.

LCI expertise,

CNews débat...

 

 

Désormais,

le Charles de Gaulle est positionné,

ses Rafales sont prêts à intervenir.

Et ça,

ça ne va pas changer toutes les deux heures.

 

Thierry Mathieu

E-crossmedia

Le 7 mai 2026.

 

 

 

Voir l'article

BFMTV, LCI, CNews, Franceinfo : le public décroche, saturé de surchauffe. Les audiences reculent, le “too much” aussi. (le 06-05-2026)

 

Les chaînes d’info TV reculent ce mois-ci, toutes !

Une affaire de cardio,

de surmenage temporaire

sans doute ...

 

Sorry its not set :(

 

Comme si les téléspectateurs se disaient :

“Et si on arrêtait de courir un marathon en sprint permanent ?”

 

Versio audio :                                                                                                                   

 

Mars a été un mois survolté :

élections,

tensions internationales,

polémiques en cascade.

En avril,

l’actualité a levé le pied

comme si la météo anormalement chaude dans l'hexagone

invitait à la quiétude.

Et forcément,

quand l’actualité respire,

les audiences aussi.

On ne peut pas demander aux téléspectateurs

de rester en mode

“breaking news”

24h/24,

ils ne sont pas des piles rechargeables.

 

Sorry its not set :(

 

Et surtout :

la concurrence du web et des réseaux sociaux est devenue féroce, instantanée.

Les chaînes d’info ne se battent plus seulement entre elles :

elles se battent contre TikTok,

contre X,

contre Instagram,

contre les notifications qui surgissent comme des pop-ups dans un jeu vidéo.

 

Sorry its not set :(

Le web,

c’est l’info en mode “snack” :

12 secondes,

un emoji,

et un algorithme qui vous pousse …

Du coup,

l’actualité se consomme comme des chips :

sans faim,

mais c'est sans fin !

 

 

Et dans ce contexte,

chaque chaîne d’info découvre ses limites.

C’est particulièrement visible pour CNews.

La chaîne revendique un positionnement de

“média d’opinion”.

Aurait elle atteint son plafond de verre ?

Quand on parle surtout à ceux qui sont déjà d’accord,

on remplit vite la salle…

mais on ne pousse pas les murs.

 

 

Et puis il y a eu la commission d’enquête

sur l’audiovisuel public.

Ses auditions,

ses tensions,

ses polémiques ont été massivement relayées.

 

Sorry its not set :(

 

Les débats,

même houleux,

ont exposé au grand jour les méthodes,

les angles,

les accusations croisées.

Pendant ces quelques jours,

les téléspectateurs ont peut-être regardé les chaînes d’info…

comme les chaînes d’info se regardent entre elles :

avec un sourcil levé.

 

 

Pendant que les chaînes d’info s’agitent…

Les bons vieux 20 heures apparaissent

comme une force tranquille.

Ils sont plus calmes,

plus posés,

moins dans le rush de l’immédiat,

moins soumis à la tyrannie du bandeau rouge d’alerte permanente en bas de l’écran,

plus installés dans un rituel.

Les 20 heures de TF1

et surtout celui de France 2

se dégustent un peu comme une soupe reconstituante

après une journée de fast-food médiatique.

 

Sorry its not set :(

 

En direct

ou même en replay,

ils apparaissent comme des valeurs refuges.

Un moment où l’on remet les choses à plat.

Où l’on hiérarchise,

où l’on respire,

où l’on prend le temps de comprendre,

plutôt que de courir derrière l’actualité.

 

Sorry its not set :(

 

Les chaînes d’info ne sont pas en perte de vitesse,

elles changent de forme,

s’adaptent à un marché où l’attention est fragmentée,

volatile,

sollicitée de toutes parts.

 

Et ca ne date pas d'hier ...

 

 

Et ce ne sont sans doute pas les offres les plus bruyantes qui s’en sortiront le mieux,

mais les plus cohérentes.

 

Sorry its not set :(

 

Comme souvent :

dans un monde qui crie,

c’est la voix posée qu’on entend le mieux.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 6 mai 2026.

 

 

Voir l'article

Quel regard porter sur les médias depuis le début de la guerre d'Iran ? 1 er entretien avec Jérôme Godefroy : il a couvert pour Europe 1 et RTL plusieurs conflits. (le 05-05-2026)

 

Bientôt 70 jours de guerre en Iran,

et de directs sur les radios et télés.

Quel constat ?

Les médias peuvent-ils relater les faits en 2026,

mieux que durant les derniers conflits ?

Alors que l'information,

tributaire du marché  devenu toujours plus concurrentiel

lutte par ailleurs contre la suprématie du  web ?

 

Sorry its not set :(

 

Coup de fil à Jérôme Godefroy, 

Journaliste,

il a notamment travaillé,

de 1978 à 1986 à Europe 1

et de 1986 à 2010 à RTL.

"On tourne en rond !

On a conscience qu'on ne sait pas grand-chose

de ce qui se passe sur ce théâtre d'opération très vaste :

la région du Golfe Persique, Ormuz, les Émirats, l’Iran …

Et en ce qui concerne 

les États-Unis,

c'est encore pire que d'habitude puisqu’ autrefois,

les Américains faisaient des briefings

au département de la défense,

au département d'État,

à la Maison Blanche."

 

Sorry its not set :(

 

"Maintenant il n’y a plus rien de tout cela.

Tout repose sur des tweets que Trump pond de temps en temps,

des déclarations à droite

ou à gauche

qui sont totalement contradictoires,

et hop, dans les médias français comme partout,

puisque j’écoute et regarde aussi les américains notamment,

on ne fait en permanence que réagir sur la dernière déclaration,

la dernière publication :

ça tourne dans le vide.

Même si on a des connaissances,

une expertise militaire,

diplomatique,

commenter une actualité qui va dans tous les sens en permanence,

ça ne produit rien de bon !"

 

Sorry its not set :(

 

Comment comparer ce que nous avons entre les oreilles et sous les yeux

avec les conflits que vous avez connus à l’antenne ?

"J’ai couvert pour Europe 1 la guerre des Malouines en 1982…"

 

Sorry its not set :(

 

"Comme je le raconte sur mes réseaux sociaux,

les points de presse

et les communiqués des autorités militaires de Sa Majesté

étaient des prodiges de manipulation.

Jamais de mensonge,

mais une information minimum

ne confirmant jamais le détail des opérations en cours.

À Buenos Aires,

la dictature militaire argentine

propageait évidemment

un bla-bla inepte."

 

Sorry its not set :(

 

"Pendant la première guerre du Golfe en 90 et 91,

les journalistes étaient embarqués avec les unités combattantes.

Leur expression était sous contrôle des autorités militaires.

J’aime citer le cas du néo-zélandais Peter Arnett de CNN."

 

Sorry its not set :(

 

"Il racontait au téléphone

ce qu’il voyait depuis la fenêtre de son hôtel à Bagdad.

Mais il était le seul journaliste occidental

intervenant quotidiennement

du sol irakien…"

 

Sorry its not set :(

 

Si on compare ces expériences

à ce à quoi nous assistons

depuis le début de cette guerre en Iran ? 

"Aujourd’hui,

les équipes de radios et de télévisions françaises

qui sont aux Émirats arabes unis ou à Dubaï,

sont sur la plage et nous disent :

"voilà le détroit !",

sans plus d’élément en réalité à nous livrer,

sans pouvoir raconter de manière documentée ce qu’il s’y déroule."

 

Sorry its not set :(

 

C’est donc toujours compliqué en situation de guerre

de documenter ce qu’il se passe sur le terrain …

"La difficulté actuelle c’est aussi la nécessaire immédiateté,

du fait du flux continu des chaînes d’info 24 heures sur 24

qu’il faut bien nourrir,

et aussi des publications sur internet.

Si on se souvient de la seconde guerre mondiale,

il y a eu des témoignages et des images sur les combats,

sur la libération des camps,

sur la Shoa…"

 

Sorry its not set :(

 

"Idem pour le Vietnam..."

 

Sorry its not set :(

 

"Les documents n’ont pas été diffusés tout de suite,

souvent après les conflits.

La contrainte de l’immédiat n’existait pas.

Du coup aujourd’hui pour assurer les heures d’antenne en continu,

c'est forcément répétitif.

Dans ces conditions,

les médias audiovisuels du monde entier

sont obligés de meubler d’interminables heures d’antenne

avec des commentaires reposant sur très peu de faits avérés". 

 

Sorry its not set :(

 

"On a sorti de leur retraite d’anciens généraux

appelés à analyser une situation mouvante et floue

dont ils ignorent presque tout.

On mobilise des experts en tous genres

qui assènent leurs connaissances théoriques

faute de pouvoir les appliquer à la réalité.

Il n’y a plus de recul possible,

les intervenants font ce qu’ils peuvent

en fonction de ce que sont devenus les médias.

Tout cela a commencé

le 28 février de cette année.

Ça peut encore durer ..

longtemps !"

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia,

Le 5 mai 2026.

Voir l'article

Et si, noyés par les enjeux politicards, de vrais enjeux stratégiques et pragmatiques n'apparaissaient pas dans le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public, publié ce lundi ? (le 04-05-2026)

 

Missions immergées

sous l'iceberg glaçant du Rapport Alloncle :

2 dossiers essentiels de l'audiovisuel public

dont l'évolution est pourtant attendue par la tutelle

depuis des années

mais n'a été qu'assez peu prise en compte par RF et FTV. 

Sorry its not set :(

 

Version audio : 

 

 

Si les entreprises publiques

avaient réellement priorisé l’information continue

et l’action régionale,

le rapport Alloncle serait aujourd’hui

un document en large partie affaibli.

Depuis des années pourtant,

la tutelle attend 2 évolutions très précises :

rapprocher franceinfo TV et franceinfo radio,

et rapprocher France 3 et le réseau ICI pour l’action régionale.

Mais les entreprises

Radio France

comme France Téléfvision

ont temporisé,

contourné,

attendu “le bon moment”,

évité les conflits

et pendant ce temps, ces dossiers stratégiques ont vivoté.

 

Sorry its not set :(

 

Si le rapprochement

franceinfo TV / franceinfo radio

avait été mené

avec une rédaction unifiée,

une ligne éditoriale commune cohérente,

des moyens mutualisés,

une marque puissante en radio mais balbutiante en télévision consolidée.

 

Sorry its not set :(

 

Cela aurait insitiué un modèle de service public

sur l’info continue

conquérant face à la bataille entre CNews, BFM et Lci .

 

Sorry its not set :(

 

A propos de l’action régionale…

Si France 3 et le réseau ICI

avaient été rapprochés en s’appuyant sur leur maillage territorial unique,

leur force éditoriale incomparable,

leur exposition nationale

du local …  

Le rôle pilier en matière de proximité et démocratie,

qu’aucun acteur du privé ne peut économiquement challenger,

aurait été consolidé.

 

Sorry its not set :(

 

Mais il s’est agi avant tout

de ne pas bousculer les mammouths.

De ne pas ouvrir de fronts sociaux, déclencher de grèves,

continuer à acheter la paix sociale

face à des organisations syndicales souvent conservatrices,

très structurées,

et très efficaces

pour bloquer ce qu’elles considèrent comme des risques.

 

Sorry its not set :(

 

Un secteur a évolué :

le digital

C’est l’ironie de l’histoire.

Là où les structures traditionnelles ont résisté,

le numérique, lui, a avancé.

Parce qu’il a été confié à de nouveaux métiers,

à de nouveaux profils,

à de jeunes collaborateurs qui savent épouser l’air du temps.

 

Sorry its not set :(

 

Des équipes qui travaillent en mode agile,

testent, innovent,

et n’ont pas peur de casser les codes.

À la différence,

et je le dis avec respect,

de nombreux professionnels issus des anciens métiers de la radio et de la télévision,

pour qui chaque évolution ressemble parfois à une menace

plus qu’à une opportunité.

Le digital, lui, a avancé

parce qu’il n’avait pas à négocier avec l’histoire,

à composer avec des structures lourdes.

Il n’avait pas à gérer des équilibres internes vieux de trente ans.

Et c’est ce qui explique son succès.

 

Sorry its not set :(

 

L’info continue coûte trop cher,

comme l’action régionale.

C’est précisément pour cela

que la tutelle demandait ces rapprochements

et que leur absence affaiblit aujourd’hui le service public.

C’est là,

en partie,

que le rapport Alloncle trouve sa force.

Alors que si la révolution en interne avait été opérée,

il ne serait qu’un document technique,

un rapport de plus,

sans prise politique.

Mais ce n’est pas le cas,

et à l’approche de la présidentielle,

cela change tout. Pendant dix ans,

les priorités stratégiques n’ont pas été gérées comme telles,

et les attentes de la tutelle n’ont pas été honorées.

 

Sorry its not set :(

 

Le rapport Alloncle n’est pas fort par lui-même.

Il est fort parce que les entreprises ont laissé un vide.

Et la politique,

comme la nature,

n’aime pas le vide.

 

Sorry its not set :(

 

Par ailleurs ...

Charles Alloncle,

le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public

serait visé par une plainte pour "prise illégale d’intérêts".

Selon les informations du "Monde",
le député ciottiste est visé par une plainte,
déposée contre X,
ce samedi 2 mai,
devant le Parquet national financier,
faisant suite aux révélation du journal, 
révélations sur l’envoi de questions de Lagardère News
à des membres de la commission.
La société contrôlée par Vincent Bolloré est, elle aussi, ciblée.
 
Sorry its not set :(

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 04 mai 2026.

 

 

 

Voir l'article

Focus sur 3 leaders qui ont sévi à la TV alors qu'un fils TRUMP pourrait relancer l'émission qui a fait connaitre le Président. (le 03-05-2026)

 

Sorry its not set :(

 

Amazon va t elle ressusciter

The Apprentice,

l’émission qui avait propulsé Donald Trump

dans le paysage télévisuel américain ?

Son fils aîné, Donald Trump Jr., en serait le maître de cérémonie.

Le géant du streaming

réfléchit à capitaliser sur la marque Trump,

devenue un actif médiatique aussi puissant que clivant.

 

 

La télévision ne fabrique pas seulement des émissions,

elle fabrique des personnages.

 

Sorry its not set :(

 

Donald Trump, Silvio Berlusconi  ou Volodymyr Zelensky

sont arrivés au pouvoir après avoir occupé les écrans

et leurs parcours télévisuels ont laissé des traces très concrètes

dans leurs pratiques publiques.

 

Sorry its not set :(

 

Avant la politique,

il y a donc eu The Apprentice.

Une émission où Donald Trump incarnait un patron qui tranche, qui élimine, qui dramatise.

Le programme était monté

pour le présenter comme celui qui “voit tout,

comprend tout, tranche tout.

Sa fameuse formule “You’re fired!”

quand il éliminait un candidat

n’était pas seulement une réplique

et aujourd’hui ses limogeages rapides,

parfois annoncés sur les réseaux sociaux,

sont commentés comme une prolongation

de cette dramaturgie.

 

 

Dans l’émission,

tout tournait autour du présentateur.

Dans l’exercice du pouvoir

sa communication est également axée

sur la figure du dirigeant ...

 

 

Avec une forte présence médiatique

et un usage intensif des canaux directs.

 

Il y a aussi le cas en Italie

de Silvio Berlusconi. 

Le milliardaire a conceptualisé son ascension différemment :

gouverner comme on programme une grille télé.

Sans animer lui-même une émission à l’antenne,

il a créé Mediaset,

un empire audiovisuel qui a façonné l’esthétique

de la télévision italienne :

 

Sorry its not set :(

 

avec les variétés de Canale 5

leurs plateaux lumineux et leur ton chaleureux,

les journaux télévisés de ses chaînes,

où la hiérarchie de l’information construisait un récit optimiste

et même ses interventions téléphoniques en direct dans les talk-shows !

 

Sorry its not set :(

 

Il a importé dans la politique

les réflexes d’un constructeur d’empire audiovisuel.

Il décidait des formats, des tonalités, des visages.

De la même manière en politique,

il a choisi ses cadres,

imposé son rythme

et contrôlé le récit ..

 

.

 

En participant en France à la création de la 1ère version

de la 5 en 1986, 

il avait les mêmes intentions : 

 

 

En gouvernant

il a conservé les mêmes préceptes :

mettre en scène la réussite,

atténuer le conflit,

scénariser l’optimisme proximité,

humour, gestes spectaculaires,

une manière de gouverner où la communication occupe une place centrale, presque comme un format télévisuel.

 

Sorry its not set :(

 

Et puis

il y a le cas de Volodymyr Zelensky :

la fiction comme matrice de communication.

Son passé d’artiste lui a donné une grammaire de l’émotion et du rythme,

qu’il applique à la politique.

Il ne gouverne pas

“comme un acteur”,

mais comme un auteur :

celui qui écrit, cadre

et incarne le récit d’un peuple en guerre.

 

 

Les monologues face caméra,

adressés directement aux citoyens sont courts

les scènes de dénonciation de la corruption, filmées en plan fixe.

les séquences de mobilisation nationale,

structurées comme des appels à l’unité.

 

 

Quand un dirigeant vient de la télévision,

il n’arrive pas avec un simple programme.

Il arrive avec un vocabulaire visuel,

une grammaire narrative,

une culture de la séquence.

Et cette culture, on la retrouve souvent ensuite

dans sa manière d’exercer le pouvoir.

La télévision ne produit pas seulement des images.

Elle produit des réflexes,

des cadres,

des séquences.

Et parfois,

elle produit pour le meilleur

ou pour le pire ... des dirigeants.

 

Thierry Mathieu

e-crossmedia

le 3 mai 2026.

 

Voir l'article

Quand la réalité dépasse la fiction, et que la nature joue son rôle … Coup de cœur pour "Enchainés", la série de 6 épisodes diffusée par FTV, sur l’esclavage à la Réunion ! (le 01-05-2026)

 

Avec "Enchainés"

depuis ce mercredi sur sa plateforme,

France Télévisions célèbre les 25 ans de la loi Taubira,

sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage

en tant que crime contre l’humanité.

 

 

Lors du tournage il y a un an,

la nature a joué un grand rôle,

comme le raconte la réalisatrice Laure de Butler :

 

Sorry its not set :(

 

"Fin février 2025,

nous sommes en repérage au Maïdo,

le site qui domine les cirques dans les hauts à l’ouest de l’ile,

quand nous apprenons qu'un cyclone

Garance

doit toucher l’île dans la nuit."

 

Sorry its not set :(

 

"Après trois jours confinés,

enfermés,

sans aucune visibilité,

avec un vent d’une violence extrême,

nous avons découvert l’ampleur des dégâts :

la nature était ravagée."

 

Sorry its not set :(

 

"Notre décor principal,

la maison choisie pour l’habitation des maitres originaires de Bordeaux,

sur laquelle nous travaillions depuis deux mois,

est détruit."

 

Sorry its not set :(

 

"La case des esclaves que nous avions construite n’existe plus,

il ne reste qu’un amas d’arbres !

Nous avons repris les repérages,

reconstruit ailleurs,

réorganisé le plan de travail."

 

Sorry its not set :(

 

"Mais cette contrainte a eu un impact direct sur l’écriture.

Le début de la série devait initialement se dérouler en extérieur, avec une tempête vécue à ciel ouvert.

Mais cela n’était plus possible :

la nature était déjà dévastée.

Ayant moi-même vécu le cyclone de l’intérieur,

j’ai proposé de repenser cette ouverture en plaçant les personnages bourgeois à l’intérieur de la maison.

Cela nous a permis d’introduire une dimension symbolique forte,

presque comme dans le conte des Trois Petits Cochons :

les riches patrons, protégés dans une maison solide,

face aux esclaves, relégués dans des habitations précaires …

Ils finissent par investir la case du Maitre.

Cette opposition,

posée dès le départ,

a finalement servi la série."

 

 

"Le tournage a été retardé et particulièrement compliqué.

puisque partout sur l'ile, il y avait des travaux de reconstruction.

Les vols des hélicoptères qui cheminaient du matériel au-dessus de nos têtes

étaient incessants,

ce qui, évidemment,

posait un vrai problème pour une histoire censée se dérouler

en 1806 !"

 

 

"Mais au cœur de ces difficultés,

il y a eu une véritable solidarité,

une entraide presque décuplée,

comme si le cyclone avait renforcé nos forces vives

à l’image de ce que traversent les personnages dans la série.

Cela a été un déclencheur fort :

il a fallu faire front ensemble.

Et, d’une certaine manière,

c’était aussi quelque chose de très beau !"

 

Sorry its not set :(

 

"Cette histoire à 220 ans,

l'action de la série se déroule en 1806.

Il est temps de la raconter !"

dit le scénariste Alain Moreau.

Originaire de La Réunion

il a souhaité débunkariser un mythe longtemps véhiculé,

celui d'un esclavage soi-disant "plus doux" à La Réunion  :

"On disait que globalement, les maîtres étaient plutôt gentils

avec leurs esclaves.

C'est évidemment totalement faux."

 

Sorry its not set :(

 

"Enchaînés"

est disponible en intégralité depuis hier sur la plateforme France.tv  

 

https://www.france.tv/france-2/enchaines/saison-1/8402202-reparer.html

 

et sera diffusée à partir de mercredi prochain à 21.10

sur France 2,

puis localement ces prochaines semaines sur Réunion la 1ère

 

 

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